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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:07

map-perou.png

 

Nous avons d’abord été déçus par le Pérou, mais en arrivant par le nord, la route est monotone le long de la côte désertique et les villes sont salles. Il n’y a pas grand-chose à y découvrir à part le musée des seigneurs de Sipan.

 

Nous avons ensuite repris goût à la plage à la station balnéaire de Huanchaco. La ville de Trujillo est aussi intéressante avec ses sites archéologiques, Chan Chan et Huaca de la luna. On y trouve de tout, c’est d’ailleurs là que nous avons pu changer nos pneus !

 

Nous avons ensuite fait un crochet dans la cordillère blanche, en passant par le canyon del pato et ses 38 tunnels, passables sans problème. Nous avons adoré le parc national de Huascaran, même si pour en visiter les plus belles lagunes nous avons du faire de la piste. Le Calejon est quant à lui parfaitement goudronné tout le long de la cordillera blanca.

 

La petite réserve de Lachay, une oasis au milieu du désert, au nord de Lima, vaut également la visite.

Ainsi que le parc national de Paracas

 

Nous ne sommes pas friands des grosses villes et avons délibérément décidé de zapper Lima, trop tentaculaire et dense pour nous.

 

Pour se défouler un peu, une virée vers la laguna de Huacachina a été forte en sensation, buggy à toute vitesse et descente rapide dans les dunes de sable.

 

Nous avons pris la direction de Cusco en passant par Nazca, cette ville n’a que peu d’intérêt si on ne fait pas le survol des lignes en coucou. Les 2 jours de routes à travers les Andes ont été éprouvants à cause de l’altitude. A refaire, nous passerions directement de Arquipa à Cusco.

 

La région de Cusco a été un véritable coup de cœur, nous sommes restés 2 semaines. Cette ville coloniale, capitale de l’empire inca, est très agréable et le camping a permis de nombreuses belles rencontres. La vallée sacrée en direction du Machu Picchu est aussi extraordinaire, il y a tellement de sites à voir autour de Cusco. Il se dégage dans cette région une atmosphère tellement particulière, mystique et paisible. Difficile d’en partir.

 

Parlons de notre expédition au MP, aucun regret quant au choix de faire la route en camping-car. Il parait que c’est pire que la route de la mort en Bolivie, mais nous l’avons fait sans difficulté malgré nos 7,2m de long. Une super expérience faite avec 2 autres familles. Le MP nous a procuré une grande émotion, ce site est exceptionnel !

 

Nous avons ensuite roulé vers le canyon de Colca, mais avons pris une piste en bon état de 200km à travers la pampa, passant par Espinar, cet itinéraire est plus court en km mais sans doute équivalent en temps. Les paysages y sont saisissants et on peut voir de nombreux camélidés.

La route le long du canyon est tout aussi spectaculaire avec, le clou final : la cruz del condor. Idéal pour passer une nuit en pleine nature, seul au monde. Le moment idéal pour apercevoir le condor emblématique, de 9 à 10h !

 

Nous avons fait ensuite un saut vers Arequipa, ville coloniale sympa où il est bon de se balader. Le musée de la momie Juanita était intéressant et nous regrettons de ne pas avoir fait la visite du monastère (trop cher pour nous).

 

Enfin, le petit village de silustani et ses chullpas étaient une halte tranquille et agréable et pour finir Puno d’où l’on a pu visiter les célèbres îles flottantes.

 

Voilà notre parcours en quelques lignes, mais que dire de plus…

 

 

Nous avons adoré le Pérou, ses habitants en tenues traditionnelles, la nourriture et surtout les ceviche sur la côte, les truites vers le lac Titicaca.

 

Les paysages variés : déserts côtier, hauts sommets andins, comme ceux enneigés de la cordillère blanche, canyon, lagunes… que des merveilles.

 

Sans oublié que le Pérou regroupe des vestiges de plusieurs civilisations précolombiennes : incas bien sûr, mais aussi Moches, Nazcas, Chavin, Chimus, Paracas…

Bref, le monde des merveilleuses citées d’or !

 

Cusco a été notre ville préférée, un vrai bonheur à visiter, sa plaza de Armas, immense, est magnifique. Le marché San Pedro et son quartier San Blas nous ont permis des heures de balade.

L’artisanat ici est varié et très bon marché, on a pu se faire plaisir et penser à la famille.

 

Notre bémol dans le pays: le prix du carburant est élevé. Nous trouvons aussi que le prix des entrées de sites est exagéré. Le système du bolleto regroupant plusieurs sites est une arnaque, le tarif est cher et en plus la validité très limité dans le temps, difficile de pouvoir tout visiter tranquillement et impossible de payer les entrées individuellement.

 

Pour les supermarchés, il y en a essentiellement dans les grandes villes de la côte, difficile ensuite d’en trouver dans les terres. Il y a cependant de nombreux marchés et des tienda, mais on ne trouve pas tout.

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

Pour les infos pratiques c’est là :

 

 

Dates

 

 Du 19 septembre au 11 novembre 2013 = 53 jours et 4500km parcourus. 

Monnaie

 

 Soles (3,7 soles = 1€)

Carburant

 

 Environ 1,10€ le litre. Ici c’est en galon.

 

Gaz

 

Il y a des stations dans certaines grandes villes, en périphérie. Voir dans nos bivouacs les coordonnées GPS.

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages sur les plazas de Armas des petits villages, dans les parcs nationaux, sur certaines plages. Pour les grandes villes, il y a soit camping soit parking d’hôtel, il y a moyen de négocier les tarifs.

Routes

 

    L’état des routes goudronnées est parfois à désiré mais dans l’ensemble ça va. Nous avons payé environ

   86 soles de péages (22€) durant nos 53 jours dans le pays.

   Pour les routes secondaires, ça va de la bonne piste à la piste carrément pourrie.

   Attention, certaines routes comme celles de la cordillère blanche, vers le canyon de colca ou entre   

   Nazca et Cusco peuvent atteindre des altitudes supérieures à 4000m, bien anticipé votre bivouac et  

   respecté les paliers surtout en venant de la côte !

Sécurité

 

Aucun souci dans tous le pays.

 

 

Eau

 

Non potable. Filtrer avec katadyn ou acheter des bouteilles en bidon de 6l au supermarché.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services.

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans les campings ou en demandant aux hôtels, dans certains restos,…

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

Les cybercafés sont courants et très bon marché (quelques centimes de l’heure).

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés essentiellement dans les grandes villes de la côte (Metro censosud, plaza vea ou Mega). Dans le centre du pays, il y a des tiendas partout et les marchés sont très bien fourni en fruits et légumes ou autre produits du quotidien.

Dans l’ensemble les produits locaux sont très bons marchés. On peut manger un completo (entrée, plat, boisson ou/et dessert) dans les marchés ou dans des bouiboui pour moins de 2€.

Les ceviche sur la côte sont parmi les meilleurs du continent.

Mécanique - entretien

 

  Nettoyage du frigo (paraffine dans la tuyauterie), changement des 4 pneus arrière

  (+stockage de 3 pneus de secours), changement du filtre à gasoil, vidange de la

  boîte de vitesse.

Santé

 

Quelques épisodes de tourista chez nous 4.

Le soroche a eu raison de nous à la cordillère blanche et sur la route entre Nazca et Cusco.

Electricité

 

220 volt, enfin !

 

 

 

 

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 19:57

Du au novembre 2013

 

Le lac Titicaca est le lac navigable le plus haut du monde (3810m), d’une superficie de 8560 km2, profond de 15 à 275m, entouré de montagnes enneigées, était un lac sacré pour les incas.

L’histoire raconte que le Titicaca « puma de pierre » vit naître la dynastie des incas. En fait, il y a très longtemps, le lac était une très grande vallée fertile,  les dieux avaient interdit aux hommes de monter dans les montagnes. Ceux-ci ayant un jour désobéis furent mangés par des pumas. Le dieu soleil, voyant ça, se mit à pleurer et rempli la vallée d’eau avec ses larmes, c’est de là qui vinrent le premier homme inca et la première femme inca. Les pumas étaient noyés et changés en pierre ! Belle histoire non ? Digne d’un Disney…

 

titicaca 

Le lac est aussi un paradis zoologique : grues, hérons, mouettes, ibis, canards, crapauds comestibles et des dizaines d’espèces de poissons comme la perche et la truite.

La plante est un roseau, le totora, utilisé dans la construction des îles flottantes, des cases (maisons), des embarcations, en vannerie et même dans la cuisine ou pour nourrir le bétail.

 

 

Nous arrivons à Puno dans la matinée. Perchée à 3827m d’altitude et située en amphithéâtre sur la rive ouest du lac Titicaca, Puno est une halte obligatoire pour qui veut profiter du lac et ses célèbres îles flottantes. C’est aussi pour nous la dernière ville étape au Pérou avant le passage en Bolivie.

 

La ville est dense et nous sommes vendredi, un bivouac sauvage devant l’embarcadère ne nous parait pas approprié, trop de risque de bruit.

 

Nous allons donc, comme pas mal de voyageurs, nous garer dans le jardin de l’hôtel « Sonesta Posada del Inca ». Il est en dehors du centre ville (5km) mais à l’avantage de se trouver juste au bord du lac. Nous bénéficions donc d’une belle vue, de tranquillité, de douche chaude, de wifi et même des lamas broutant dans le jardin juste à nos côtés. Vraiment un très bel hôtel.

 

hôtel puno

 

hôtel puno1

 

hôtel puno2

 

Après le repas du midi, nous filons avec  un colectivo vers le centre. Pas grand-chose à faire ici, nous flânons dans la rue piétonne qui mène à la Plaza de Armas.  La cathédrale de style baroque métissé présente une façade assez étonnante avec ses pierres roses et ses sirènes qui jouent du charango.

 

    27 Puno et les ïles flottantes Uros 

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros1

 

Bref, nous n’en profitons pas vraiment puisque la plaza de Armas est aujourd’hui investie par des écoles primaires pour un concours de chants et de poèmes. Mais c’est très sympa de voir tous ces bambins en costumes traditionnels pousser la chansonnette. On peut dire que les péruviens ne passeront jamais à la Star Académie…

 

Nous poussons vers le haut de la ville, il y a un mirador, celui du condor (kuntur wasi), dont les escaliers n’en finissent plus. Mais nous sommes récompensés par la vue sur toute la ville et le lac en face.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros2

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros3

 

Nous revenons ensuite vers les rives du lac, on longe les petits marchés, passons près d’un toboggan géant où les enfants s’éclatent, puis marchons le long du malecon bahia de los incas, c’est une promenade piétonne sur les berges du lac. Nous allons à l’embarcadère prendre des infos pour visiter les îles flottantes demain (prix et horaires du bateau).

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros4

 

 

Pour le retour, les enfants souhaitent prendre un touc-touc, ça faisait longtemps et ils adorent. Pour moins de 2€, il nous ramène à l’hôtel.

 

Nous faisons la connaissance de Catherine, qui est garée là aussi et qui voyage seule avec son camion Mercedes. Elle vient du Sud et est arrivée récemment au Pérou.

Nous retrouvons aussi par hasard les 2 couples de français rencontrés à Arequipa, ils logent ici à l’hôtel. Nous faisons un apéro dans le camping-car tous ensemble.

 

Le soir, nous profitons du grand salon de la réception avec sa cheminée et son atmosphère reposante pour mettre à jour le blog et discuter avec Catherine. Les enfants se gavent de mate de coca à la disposition des clients.

 

Le lendemain, nous nous ne levons tôt pour prendre le bateau nous menant sur les îles flottantes de los Uros.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros5

 

Uniques au monde, ces îles artificielles, 63 au dernier comptage, sont habitées par quelque2500 personnes. Elles sont constituées d’une couche compacte de roseaux (totora) de 3 m d’épaisseur, chaque île est ancrée au fond de l’eau par des poteaux en eucalyptus pour éviter qu’elle ne dérive avec le vent. Sa durée de vie est d’environ 50 ans, mais régulièrement ses habitants doivent rajouter une couche de roseaux.

A l’origine les Uros étaient un peuple qui se sont installés ici pour fuir les incas.

 

La lancha, pour quelques euros, met 30 minutes pour arriver aux îles. C’est assez impressionnant ces minuscules bouts de terre flottant sur l’eau.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros6

 

Nous sommes accueillis par une famille, en fait chaque jour il y a une rotation dans la communauté pour recevoir les touristes. On commence par nous expliquer la fabrication des îles, la vie dans la communauté et on nous invite ensuite à acheter l’artisanat local présenté par les femmes.

Quelle impression étrange lorsqu’on met les pieds sur ces radeaux spongieux, la marche est plus lente, ouatée et précautionneuse.

On fait un peu le tour de l’île, enfin 20m2 c’est vite visité, et on finit par acheter un de leur joli mobile fait en totora représentant les barques locales.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros7

 

Au bout d’une trentaine de minutes, on nous propose de prendre justement une de ces barques en totora moyennant un petit supplément pour aller sur l’île principale.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros8

 

Là, il y a un restaurant et de quoi acheter encore des souvenirs typiques. Le rituel est donc toujours le même pour les touristes, tout est conçu pour nous faire débourser, mais en même temps cette communauté vit du tourisme et de la pêche et il est intéressant de voir leur mode de vie tout de même écologique puisqu’ils filtrent l’eau du lac, s’éclairent à la bougie ou aux panneaux solaires et leur maison, leurs meubles sont fait en roseaux.  

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros9

 

Nous rentrons vers midi, ravis de cette visite malgré son aspect très commerciale. Nous ne faisons pas les îles de Taquile et d’Amantani, qui sont elles, de vraies îles au milieu du lac et encore habitées par des populations très traditionnelles.

 

Dans l’après-midi, nous avons la visite de Monique et Pierre, rencontrés sur la route d’Arequipa. On discute un bon moment ensemble dans le salon de l’hôtel.

 

Le lendemain, après une matinée école, nous saluons Catherine qui continue sa route vers le nord.

Nous envoyons les devoirs du CNED par internet et allons ensuite visiter le Yavari, ancré juste face à notre hôtel.

 

Le Yavari est un bateau dont les pièces (2766) furent fabriquées en Angleterre et acheminées ensuite par bateau, train, puis à dos de mules à travers les Andes jusqu’au lac Titicaca pour servir de bateau touristique. Cette folle expédition dura 6 ans ! Au début, le bateau fonctionnait à la crotte de lama séchée, puis le moteur à vapeur fut changé pour un semi-diesel, une pièce de collection aujourd’hui.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros10

 

Le bateau a été abandonné dans un coin du port de Puno, puis récupéré quelques années plus tard par une anglaise passionnée qui, soutenue par la marine de guerre, entama la rénovation du Yavari.

On visite le salon, l’impressionnante salle des machines, le pont supérieur et la cabine de pilotage.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros11

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros12

 

Le lendemain, nous quittons le campement vers 9h30 et allons faire le plein de courses avant de nous rendre à la frontière bolivienne.

Le Pérou touche à sa fin et comme toujours, nous sommes un peu nostalgiques…

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:52

Le 7 et 8 novembre 2013

 

Nous roulons toute l’après-midi, passant par des paysages très agréables et notamment la laguna Lagunillas où nous verrons de nombreux flamants roses.

 

25-de-Arequipa-a-Puno.jpg

 

25 de Arequipa à Puno1

 

Nous arrivons ensuite dans la ville de Juliaca, une véritable horreur à traverser. Nous n’avions jamais vu de route dans un village en si mauvais états !!! Mais pas le choix, nous devons passer ici pour se rendre à Puno, au bord du lac Titicaca.

Nous perdons pas mal de temps à cause de la circulation dans Juliaca. Si bien que le soir tombe et qu’il nous faut trouver un bivouac. Ce village est absolument contre indiqué car trop d’insécurité apparemment.

 

A une trentaine de kilomètres, il y a une petite lagune, lago Umayo. Au bord, se trouve les chullpas de Sillustani. Les chullpas sont en fait des tours funéraires dans lesquelles les Collas et les Aymaras étaient inhumés au plus près du ciel (période préinca). Plus tard, ce sont les incas qui construisirent des tours semblables mais plus belles et plus hautes (jusqu’à 12m), avec des pierres polies parfaitement agencées.

On en compte une cinquantaine sur le site.

Les tours recevaient plusieurs corps, de 3 à 12, sans doute membre d’une même famille, momifiés et placés en position fœtale, face à une unique entrée tournée à l’Est, là où chaque matin, le soleil renaissait, et avec lui, les morts à la vie.

 

Bien que cela soit en fait un cimetière, nous décidons de nous poser sur le parking du site pour la nuit. La route est une petite piste facile de 15km menant uniquement vers ce lieu. Nous sommes tranquille et au calme.

 

Au réveil, nous allons donc visiter les chullpas.

 

26 Chulpas de Silustuani

 

26 Chulpas de Silustuani1

 

Empreint d’une grande sérénité, ce site occupe une presqu’île accidentée cernée par les eaux bleues du lac d’Umayo, à 4000m d’altitude. Il est vraiment très plaisant de s’y promener.

 

26 Chulpas de Silustuani2

 

26 Chulpas de Silustuani3

 

Au retour, Vatea s’offre un petit taureau en terre cuite. Dans cette région, c’est un porte bonheur que l’on place sur le haut de la porte d’entrée des maisons.

 

En fin de matinée, nous arrivons à Puno et découvrons l’immense lac Titicaca…

 

map arequipa puno 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:05

Du 4 au 7 novembre 2013

 

Arequipa est la 2ème plus grande ville du Pérou, elle veut dire en quechua « vous pouvez rester ». Cette perle des Andes sèches est située à 2000 m d’altitude, au pied de nombreux volcans, dont le Misti (5825m), le Chachani (6075m) et le Pichu-Pichu (5664m).

Arequipa est tout ce que n’est pas Lima : le climat y est tempéré et sec, la ville bénéficie de 300 jours de soleil sur l’année, la ville est à taille humaine, ici tout peut se visiter à pied.

 

Son nom de ville blanche vient du fait que la construction de la plupart des monuments a été faite avec la pierre volcanique blanche, le « sillar ».

Bien qu’elle ait souffert de nombreux séismes meurtriers, dont le dernier tout récemment, Arequipa a toujours relevé le défi et son dynamisme actuel surprend.

 

Arequipa a été déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

 

Nous arrivons dans la ville en milieu d’après-midi et allons nous garer dans le parking de l’hôtel Las Mercedes. Ici le camping-car sera gardé, nous avons en plus du wifi, un jardin agréable et des douches chaudes.

 

24 Arequipa1 

 

Le matin, nous allons visiter le cercado (centre historique), Arequipa est une ville se prêtant merveilleusement à la marche. La plaza de Armas fait partie des plus jolies du Perou, avec ses arcades qui n’en finissent pas, sa cathédrale aux 2 clochers, ses grands palmiers, sa fontaine et la vue sur le volcan Misti.

 

24 Arequipa2

 

La cathédrale a été reconstruite après le séisme de 2001 qui avait fait tomber ses 2 clochers en sillar. Elle exhibe ses 70 colonnes, ses 3 portes et ses 2 arcs latéraux sur tout un pan de la plaza de Armas, une façade de 108m au total, mais qui n’est en fait qu’un décor puisque c’est le côté de l’église.

A l’intérieur, magnifique autel en marbre de carrare et de grandes orgues fabriquées en Belgique (clin d’œil à mes parents).

 

Nous marchons ensuite dans les petites rues du centre et découvrons les nombreuses casonas. Ce sont en fait des édifices, palais et hôtels particuliers de style colonial qui ont été investis par des banques ou des sièges sociaux d’entreprises. Il en est ainsi de la belle casa Goyeneche (banque de réserve du Pérou), de la casa Tristan del Pozo (banco continental) avec son splendide portail ouvragé, ses portes et fenêtres anciennes en bois ciselé. Cette demeure était autrefois occupée par la famille de l’écrivain Flora Tristan.

 

24 Arequipa3

 

Nous arrivons au nord du centre ville, à la plaza San Fransisco, il y a pas mal de boutiques d’artisanat dans lesquelles nous flanons. Plus loin, le complejo et iglesia San Fransico, ce complexe comprend l’église franciscaine de style mudéjar (style arabe andalou), le couvent et un petit temple.

 

24 Arequipa4

 

En revenant vers la place, nous passons devant le superbe et immense Monasterio de Santa Catalina. Nous y faisons la connaissance d’un agent de la circulation très sympathique.

 

24 Arequipa5

 

Pour la petite histoire, ce couvent dominicain, véritable ville dans la ville (20000 m2) et forteresse religieuse unique en son genre, avec ses rues, ses cellules privatives et ses cloîtres, a été fondé en 1579 par une riche veuve. Durant 4 siècles, 170 nonnes et leurs 300 servantes y vécurent à l’abri de tous les regards et interventions extérieurs. Les religieuses issues des grandes familles d’ascendance espagnole devaient verser une dot conséquente au moment de prononcer leurs vœux. En contre partie, elles étaient autorisées à avoir jusqu’à 4 servantes ou esclaves, elles aussi emprisonnées.

Aujourd’hui, une partie du couvent abrite encore une trentaine de religieuses. Depuis la visite du pape Jean-Paul II en 1985, elles ont le droit de parler et de sortir.

 

De retour sur la plaza de Armas, nous visitons selon nous la plus belle église de la ville, La Compania. Cette église jésuite possède une façade splendide de style baroque métissé.

 

24 Arequipa6

 

Enfin, nous rentrons vers l’hôtel en faisant un crochet par le grand mercado. Nous aimons toujours autant nous mêler à la population locale au milieu du marché très coloré et animé, de tous les fruits et légumes disposés en pyramide.  J’achète des fraises, des bananes et des figues.

 

24 Arequipa7

 

Nous passons devant l’église de La Merced et rentrons pour manger au camping-car.

Nous profitons un peu d’internet pour skyper la famille avant de repartir en ville visiter les musées.

 

Pierre, fatigué, se repose. Je visiterai en premier avec les enfants un petit musée d’archéologie (museo arqueologia de la universidad catolica Santa Maria). Ce petit musée, gratuit et méconnu, abrite de beaux objets et notamment des momies du désert antérieures à la civilisation inca. Elles se sont bien conservées en raison de la sécheresse.

 

Les enfants étant fascinés par les momies, nous partons ensuite au Museo Santuarios Andinos. C’est en effet dans ce musée (le plus visité d’Arequipa) que l’on peut voir la célèbre momie « Juanita », émouvante « Princesse des glaces », découverte accidentellement en 1995 au sommet du volcan Ampato (6300m). Pendant près de 550 ans le volcan a gardé en son sein cette fillette inca âgée d’environ 12ans. Pourquoi de tels sacrifices ? Elle a été offerte à l’Apu Ampato (les montagnes sont considérées comme des dieux) par les prêtres incas de l’époque pour calmer les catastrophes naturelles que les incas pensaient être provoquées par les dieux.

 

sans-titre.png

 

Un petit film nous est présenté pour expliquer que Juanita a dû voyager de Cusco accompagnée d’une cour. Un voyage éprouvant dans la haute montagne mais elle était consciente qu’elle établirait un contact privilégié avec les dieux. Après de grands rites, elle dût être endormie ou peut-être droguée à la coca et chicha avant de recevoir le coup de grâce dans la tempe droite. Les riches étoffes qui l’enveloppaient sont exposées au musée, ainsi que les différentes offrandes avec lesquels elle était enterrée en position fœtale. Juanita, quant à elle, est conservée dans un caisson transparent à -20°C.

 

sans-titree.png

 

C’est l’éruption du volcan Sabancaya à côté de l’Ampato qui a rendu possible cette découverte, ayant mis à nu la momie jusqu’alors conservée dans la glace.

La princesse des glaces n’était pas la seule à subir ce genre de sacrifice, c’était assez courant chez les incas. Mais elle est la mieux conservée des 18 momies découvertes à ce jour sur les hauts sommets andins.

 

Après cette visite très instructive, nous nous baladons à la tombée du soir vers la Plaza de Armas, c’est très beau lorsque la ville s’illumine. Nous faisons également connaissance avec 2 couples de français venus en voyage organisé pendant 3 semaines dans tout le Pérou.

 

24 Arequipa8

 

Le lendemain, nous prenons un taxi direction le quartier résidentiel de Yanahuara (nord-ouest du centre). Il y a là une belle église en lave blanche avec une place bordée de palmiers, mais surtout un mirador avec une vue superbe sur la ville et sur les 3 volcans. Ici, je fais également l’acquisition de quelques pierres semi-précieuses pour la fabrication de mes macramés. Au Pérou, leur prix est dérisoire.

 

Nous continuons à pied notre balade dans le secteur, le long de l’avenida Ejercito. Nous espérons trouver un nouvel objectif pour l’appareil photo qui est dans un sale état… Bredouilles, même dans le grand centre commercial (Real Plaza), nous ne trouvons pas !

 

En fin de journée, je profite du jardin pour faire sécher le linge lavé à la main !!!

 

Le soir, nous décidons de faire plaisir aux enfants : nous allons manger au McDo !

 

Au réveil le lendemain, nous quittons le parking de l’hôtel et nous arrêtons au grand supermarché Metro pour refaire le plein. Les grands centres commerciaux existent essentiellement sur les villes de la côte péruvienne, dans le centre, il n’y a pas grand-chose.

 

En route maintenant vers le lac Titicaca…

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 21:22

Le 4 novembre 2013

 

Nous quittons le canyon de Colca et sa vallée pour nous rendre à Arequipa.

 

  23 route de Civay à Arequipa

 

La route traverse une réserve qui s’étage entre 2800 et 6050m d’altitude, sur une superficie de 367000 hectares. Nous passons donc un col avec un nouveau  record d’altitude pour nous : près de 4900 m d’altitude !

 

23 route de Civay à Arequipa1

 

Le parc a pour but de protéger les vigognes, mais il constitue aussi la première réserve d’eau de la ville d’Arequipa.

 

23 route de Civay à Arequipa2

 

23 route de Civay à Arequipa3

 

Les paysages sont toujours aussi beaux, nous avons une vue magnifique sur les volcans les plus célèbres de la région dont certains en activité : le Misti (5825m, emblème de la ville d’Arequipa à la forme parfaite de pyramide, son nom veut dire « El Señor »), le Chachani (6075m) et la chaîne des volcans Hualcahualca, Sabancaya et Ampato (6380m) où la princesse de glace (momie Juanita) a été retrouvée (voir le prochain article).

 

23 route de Civay à Arequipa4

 

23 route de Civay à Arequipa5

 

Sur le trajet, nous rencontrons un couple de retraité venant d’Arequipa, nous nous arrêtons sur la route le temps de discuter un peu. Ils nous rachètent pour moitié prix notre boleto pour le canyon, cool tout le monde est gagnant !

 

En périphérie de la ville, nous faisons de grosses courses au supermarché Metro où nous retrouvons de grands centres commerciaux.

 

Le bivouac habituel des voyageurs ici est le parking d’un hôtel situé en plein centre. Nous galérons pas mal à trouver l’entrée qui se trouve en fait sur l’avenue principale où les voitures roulent trop vite. Bref, nous entrons enfin dans la cour de l’hôtel « Las Mercedes » au bout d’une heure. C’est un peu petit mais nous avons l’avantage d’être en sécurité, avec la douche et le wifi et à 2 pas du centre historique.

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:26

Du 1er au 4 novembre 2013

 

Ciselé au cœur des montagnes, le Colca est le second canyon le plus profond du monde (3400m), après celui de Cotahuasi (3535m) situé non loin d’ici. Il s’étire sur une centaine de km.

Deux fois plus haut que le grand canyon du Colorado, il est tout de même moins impressionnant car il ressemble plus à une vallée qu’à une gorge.

Le canyon est également habité, 14 villages occupent ses flans. Ils ont été créés à l’époque par les conquistadors, utilisant la population indigène pour le travail dans les mines d’or, d’argent et de cuivre. La vallée fertile permettait aussi l’agriculture en terrasse encore utilisée aujourd’hui par les habitants de la région.  

 

colca_02_carte.jpg

 

Nous sommes donc arrivés à Chivay en fin de journée, village aux portes du canyon de Colca, à 3640m d’altitude. Nous cherchons un bivouac pour la nuit. On se gare sur la plaza de Armas face au commissariat.

Pierre ira ensuite se balader avec Vatea le long de la ruelle principale, il y a de jolies statues représentant les costumes traditionnels.

 

22 vallée de Colca1

 

22 vallée de Colca

 

22 vallée de Colca2

 

22-vallee-de-Colca3.jpg

 

Le lendemain matin, nous faisons connaissance avec Jean-Claude, sa femme et leur fille qui voyagent en voiture dans le sud du continent. On discute ensemble avant de faire une dernière balade dans la ruelle et du côté du marché. Les « cui » (cochons d’inde) sont déjà en train de cuire dans les marmites… Les femmes portent de jolis chapeaux brodés à large bord.

 

22 vallée de Colca4

 

22 vallée de Colca5

 

On roule ensuite 8 km vers le village suivant, Yanque, après s’être acquitté du billet d’entrée dans le canyon (70 s par adultes). Cet argent reviendrait aux villages de la vallée pour financer les routes et le développement touristique.

 

22 vallée de Colca6

 

Yanque est minuscule et tranquille, à 3417m, on s’y arrête pour manger. Théo fera quelques photos avec les rapaces contre quelques Soles. La petite église franciscaine est mignonne et la vue, assez dégagée, offre un panorama sur les montagnes enneigées.

 

22 vallée de Colca7

 

22 vallée de Colca8

 

Nous allons ensuite vers les thermes du village. Il y a 2 côtés : la piscine aménagée et les bains situés à même le rio Colca, plus intéressants que ceux de la Calera à Chivay. Néanmoins, Pierre n’est pas très motivé car il y a du monde et du vent aujourd’hui, nous passons notre chemin.

 

22 vallée de Colca9

 

La route devient ensuite une piste en assez bon état, mais les paysages sont spectaculaires et très changeants le long du canyon, terrasses agricoles, montagnes et volcans enneigés à près de 6000m... On prend de plus en plus de hauteur et il fait très chaud. Nous traversons différents petits villages dont celui de Maca qui retiendra notre attention car sa petite place toute tranquille possède des pavés gravés de différents dessins symboliques du pays.

 

22 vallée de Colca10

 

22 vallée de Colca11

 

machu-picchu 3650

 

Nous nous étonnons de ne pas voir de véhicules sur la route et très peu de personnes, mais c’est en fait le jour des morts, ce qui explique qu’il n’y a aucune activité aujourd’hui.

Nous profitons donc de cette solitude sur la route et les différents points de vue sur le canyon.

 

22 vallée de Colca12

 

22 vallée de Colca13

 

machu-picchu 3718

 

machu-picchu 3678

 

Malheureusement, nos photos ont perdus en qualités et Pierre devenu perfectionniste à ce sujet s’en agace. En effet, l’appareil étant tombé, l’objectif abîmé ne tient plus sur le boîtier et ne fait plus correctement la mise au point. Il va être urgent pour nous d’en acheter un neuf. Aïe le budget !

 

22 vallée de Colca14

 

22 vallée de Colca15

 

 

Enfin vers 16h, nous arrivons au but, la Cruz del Condor et son mirador.

 

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22 vallée de Colca17

 

Là, le temps se fige, tant le décor est impressionnant : le rio Colca n’est qu’un mince filet d’argent, les condors, profitant des courants ascendants, hissent sans effort leur énorme carcasse, ailes de plus de 3 mètres étales et immobiles, jusqu’au sommet de la paroi.

 

Ici les murs de l’abîme s’élèvent, côté mirador, à 1200m et, en face, à 3000m. La polémique est que le Grand canyon est moins profond mais comporte 2 versants d’une hauteur vertigineuse. Ici il n’y en a qu’un, mais plus haut !

 

Le mirador comporte un parking assez vaste, nous nous posons là pour la nuit. Durant la fin d’après-midi, nous passons pas mal de temps au bord du canyon, admirant quelques condors haut dans le ciel. Le temps s’est arrêté, il fait beau et nous sommes seuls. La plupart des touristes ne viennent que le matin par convois en colectivos. Nous profitons donc tranquillement de la quiétude du lieu.

 

22 vallée de Colca18

 

Un début de nuit pas banal nous attend : Pierre s’étant juste déplacé un peu sur le parking a oublié de remettre le frein à main (il faut dire qu’il est malade ce soir). Après s’être tous couchés au bout de quelques minutes, le camping-car s’est mis à reculé ! Nous avons tous cru durant un quart de seconde que quelqu’un nous secouait, petite frayeur donc avant de reprendre nos esprits !!!

 

7h du matin, les premiers cars arrivent, il y a au moins 200 personnes espérant apercevoir les condors.

Mis à part le monde, nous ne seront pas déçus, ils volent et passent proche de la paroi à quelques mètres de nous. Bien plus visible qu’hier donc.Il y a même un condor royal, avec sa colerette blanche.  

 

  22 vallée de Colca19

 

Nous restons là toute la matinée et changeons de point d’observation pour aller un peu plus haut. Encore une belle surprise, 3 condors sont là, posés sur un promontoire rocheux, juste en face de nous. Impressionnant de les admirer, leurs ailes sont gigantesques.

 

22 vallée de Colca20

 

22 vallée de Colca21

 

Satisfaits de notre rencontre avec les condors, nous décidons de quitter l’endroit.

Nous roulons un peu plus loin car il y a un autre mirador, celui de Tapay qui offre aussi un très beau point de vue et la possibilité de voir l’oiseau emblématique.

 

22 vallée de Colca22

 

Après quelques photos, nous nous rendons au dernier village du canyon : Cabanaconde (c’est d’ici que partent les sentiers pour aller au fond du canyon), mais celui-ci est en travaux ce qui nous oblige à faire demi-tour.

 

On repart vers Yanque. Le temps se gâte, il pleut, ce qui nous démotivera une fois de plus de faire les thermes. On fait de l’école et des jeux de société.

Nous passons la nuit là.

Seulement ne vous laissez pas tromper par la tranquillité du village ! A 6h du matin, la musique locale de la mairie raisonne dans les hauts parleurs de la plaza de Armas et signale les évènements de la semaine. Incroyable un truc pareil, dans ce minuscule bled où il n’y a pratiquement personne ! Bref, ce désagrément n’était pas unique puisqu’il nous a été confirmé par d’autres voyageurs ayant bivouaqué là aussi.

 

Bref, nous quittons Yanque, repassons par Chivay et disons adieu au canyon de Colca. Le boleto acheté en arrivant nous ne aura donc pas été utile puisque nous n’avons eu aucun contrôle, sans doute parce que c’était la fête des morts.

 

Direction maintenant Arequipa…

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 18:41

Du 31 octobre au 1er novembre 2013

 

Nous quittons Cusco avec une petite pincée au cœur, ici nous sommes restés 2 semaines et avions nos habitudes. Mais il nous faut avancer et ne plus prendre de retard.

 

Nous partons donc vers le Canyon de Colca et décidons de passer par la route secondaire, plus courte mais qui est en fait une piste de terre à travers la pampa. D’autres voyageurs nous ayant affirmé qu’elle était bien praticable pour nous. Cela nous permettra en outre de mieux profiter des paysages sauvages qu’offrent les hauts plateaux andins avec leurs nombreux volcans enneigés.

 

map Cusco Chivay

 

Nous bifurquons à la ville de Sicuani, c’est à peu près ici que la route non goudronnée commence.

Effectivement, les paysages sont assez impressionnants. De grandes étendues de pampa avec de-ci de-là des troupeaux de lamas et d’alpagas.

 

La piste est en effet en bon état, nous roulons bien et gagnons en altitude, mais cela nous ne gêne pas trop étant donné que nous étions habitué à 3600m sur Cusco.

 

21 route entre Cusco et Chivay

 

Le soir tombe, nous roulons jusqu’à atteindre le village de Espinar. On trouve une station service qui accepte que nous bivouaquons dans son parking surveillé.

 

Le lendemain, nous reprenons la route après avoir tourné quelque peu dans le village. Ici les panneaux routiers sont pratiquement inexistants et il est parfois difficile de savoir dans quelle direction aller, surtout que le GPS n’a pas vraiment connaissance de cette piste.

 

On fini par s’orienter grâce à Map Source sur notre ordinateur et continuons donc  notre chemin sur la piste.

Les paysages sont magnifiques, nous ne croisons personnes, juste des troupeaux d’alpaguas. Nous battons même notre record d’altitude : 4850m ! Plus haut que le Mont Blanc…

 

21 route entre Cusco et Chivay1

 

21 route entre Cusco et Chivay2

 

21 route entre Cusco et Chivay3

 

21 route entre Cusco et Chivay4

 

21 route entre Cusco et Chivay5

 

21 route entre Cusco et Chivay6

 

21 route entre Cusco et Chivay7

 

Nous arrivons près d’un pont qui emjambe le rio colca. Il est en construction et il est impossible de passer. On s’inquiète un peu de devoir faire demi-tour vu le chemin parcouru. Pierre explore un peu les lieux avant de tenter une petite piste. Fausse issue, on fait demi-tour. On tente une seconde fois un chemin qui monte. Cela nous fait passer devant un barrage.

 

21 route entre Cusco et Chivay8

 

Nous ne sommes toujours pas certains du bon itinéraire mais la route semble aller dans la bonne direction. Un garde nous rassure, c’est bien par-là, mais la route est encore longue. Peu importe, les paysages en valent la peine…

 

21 route entre Cusco et Chivay9

 

21 route entre Cusco et Chivay10

 

21 route entre Cusco et Chivay11

 

Finalement, nous ferons près de 200km de piste avant d’arriver à Chivay, le village d’entrée de la vallée de Colca.

Aucun regret sur le choix de cet itinéraire vu la beauté du décor et les centaines de camélidés croisés sur notre route. Nous étions pratiquement seuls tout le temps, au beau milieu de la pampa. 

 

 

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:11

Du 22 au 31 octobre 2013

 

Nous retrouvons notre Mauro au camping de Santa Teresa, après notre grande virée au Machu Picchu.

 

En arrivant, on se rend compte d’une fuite de gaz au niveau de l’arrière du frigo (notre bouteille de gaz s’est vidée complètement et le frigo est en échec), Pierre et Ronan répare le problème dans l’après-midi.

 

La fin de journée se passera tranquillement, sous une chaleur tropicale, on partage l’apéro tous ensemble le soir.

 

Le matin, le frigo s’est de nouveau arrêté, nous le redémarrons et en quelques minutes, le feu se déclare à l’arrière. Heureusement que Pierre s’en aperçoit de suite. En fait, la fuite est réapparue et un court circuit à du se produire, on a frôlé la cata !!! On débranche le gaz au niveau du frigo, nous irons réparer cela à Cusco. On file nos denrées à Karine qui les stocke chez elle.

 

Nous partons dans la matinée avec Danielle et Louis pendant que Théo restera avec « les 4 mouss » pour profiter des bains thermaux du village. On se retrouvera ce soir à Ollantaytambo.

 

Nouveau dossier22

 

Nouveau dossier23

 

Nouveau dossier24

 

 

La route du retour se passera bien, la traversée de la rivière se fera avec moins de stress qu’à l’aller.

 

17route du retour

 

17route du retour1

 

On s’arrête une petite heure pour manger à l’entrée de Santa Maria et passons dans les montagnes moins embrumées que pour venir.

 

17route du retour2

 

17route du retour3

 

Nous nous posons sur le parking du site archéologique de Ollantaytambo vers 17h30. Nous n’avions pas visité ce joli petit village typiquement inca en venant. Nous y passons la nuit pour en profiter un peu mieux demain.

Théo arrive avec nos amis vers 18h30. Toujours un peu fatigués par notre périple, nous nous couchons tous de bonne heure.

 

Le lendemain, il pleut. Nous partons tout de même visiter le village, après avoir fait école. Malheureusement la visite de la forteresse nécessite le billet touristique à 70 soles par personne, il est valable 2 jours et permet de visiter également d’autres sites de la vallée sacrée comme la citadelle de Pisaq, les ruines de Yucay ou les terrasses de Moray que nous avions fait à l’aller. Mais c’est un peu cher pour nous 4 et décidons de ne pas le faire, on peut déjà voir une belle partie du site depuis l’extérieur.

 

18Ollantaytambo

 

18Ollantaytambo1

 

On se balade donc dans les petites ruelles du village et admirons les étales des vendeurs d’artisanat local. Vatea s’achète un petit tapis et Théo une taie d’oreiller brodée.

 

Nous allons ensuite au marché faire quelques courses. C’est toujours un plaisir toutes ses couleurs et l’animation crée par les habitants habillés en tenue traditionnelle, y compris les hommes, ce qui est rare.

 

18Ollantaytambo2

 

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Louis nous dégote un petit resto où le menu n’est qu’à 1,5€. On a la soupe, le plat, un dessert et une boisson (la chicha non alcoolisée). De retour au camping-car, nous reprenons la route vers Pisaq.

 

Pour les même raisons, nous ne visitons pas la citadelle mais nous bivouaquons juste en face, ce qui offre déjà une vue sur les ruines assez sympa. Nous passons devant les maisons construites en adobe, ici ils font des dessins symboliques sur leur façade.

 

19 Pisac

 

19 Pisac1

 

19 Pisac2

 

Après une bonne nuit, nous repartons tous vers Cusco.

 

20 retour Cusco

                                   Arrivée sur Cusco, on peut voir l'ensemble de la ville en contre-bas 

 

Retour donc au camping où il y a à nouveau de nombreux voyageurs. Nous faisons de nouvelles connaissances.  Jean-Pierre (père Noël) et Annie, Françoise et Jacky, Les Akili family avec leurs 2 enfants.

 

20 retour Cusco1

 

Le soir, apéro tous ensemble (près de 15) dans le bus taille américaine de Jacky, un vrai salon !!!

 

Nous passons, comme avant le Machu Picchu, de bons moments au Quintalala, 6 jours en tout.

La pluie venant cette fois parsemer nos journées, mais cela ne nous empêche pas Karine et moi de nous balader en ville régulièrement pour y faire de nouveaux achats (essentiellement des souvenirs et des cadeaux pour les proches). Comment ne pas craquer vu les prix de l’artisanat ici. Il faut tout de même se retenir puisqu’il paraît que c’est encore moins cher en Bolivie (comment c’est possible ?).  

Pierre s’offrira un charango, mais pas en carapace de tatou, on n’est pas pour l’exploitation animalière !!!

 

Nous passons pas mal de temps à faire école, profitant de la connexion pour envoyer les devoirs. Je mets le blog à jour et m’essaie à faire de nouveaux macramés avec des pierres. On fait de grosses lessives (draps, serviettes, ect…) et Pierre se fait une nouvelle coupe chez le coiffeur.

 

Petit à petit tout le monde continue sa route, il faut d’abord dire au revoir aux 4 mouss, puis à Danielle et Louis.

 

machu-picchu 2792

 

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On profite aussi d’être à Cusco, là où il y a un bon diéséliste que nous avions vu avant pour le changement du filtre à gazoil. Il nous change l’huile de transmission.

 

Enfin, nous allons voir un tourneur pour réparer la pièce défectueuse sur le frigo. Nous avons en fait constaté que le filetage d’une des pièces était écrasé, laissant s’échapper le gaz. Pour quelques soles, le tourneur nous refera tout le pas de vis et plus de fuites !!! Nous pouvons donc remplir nos bouteilles de gaz à la sortie de la ville et repartir chargés pour plusieurs semaines !!!

Le soleil étant revenu sur Cusco, nous décidons de rester une dernière journée (la 6ème). Nous recevons un mail de Nico, rencontré aux USA à Yellowstone (ça date !!!). Il est en fait à Cusco pour quelques jours et a rencontré nos amis belges qui leurs ont dit que nous étions dans les parages, incroyable !!! On lui répond pour lui expliquer où l’on est.

 

Le lendemain, 8h, Nico frappe à la porte, trop cool !!! Il est venu nous dire bonjour. Il est en voyage organisé pour 3 semaines, un peu trop speed pour lui. On discute toute la matinée, heureux de se retrouver plus d’1 an après, c’est fou les coïncidences…

La surprise en plus ce matin, un troupeau d’alpagas et de lamas venus brouter dans l’herbe du camping.

 

20 retour Cusco2

 

20 retour Cusco3

 

20 retour Cusco4

 

Après quelques photos, des au revoir à tout le monde (J-P, Annie, Françoise, Jacky et Nico), nous reprenons enfin la route.

 

machu-picchu 2886

 

On sera resté plus de 2 semaines dans la région (Cusco et vallée sacrée), notre endroit coup de cœur au Pérou pour la beauté et la richesse des lieux mais aussi et surtout pour les rencontres avec de nombreux voyageurs avec qui nous avons partagé de bons moments.

 

Nous faisons quelques courses au supermarché et partons en direction du Canyon de Colca pour y rencontrer les fameux condors des Andes et le second canyon le plus profond du monde…

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 20:23
Du 20 au 22 octobre 2013
 
Nous venons de quitter le camping de Santa Teresa après un bon repas de spaghettis bolognèse.
 
Nous prenons tous les 10 ( nous sommes 3 familles) un collectivo  pour quelques € qui nous amène en moins de 30 min à Hydroelectrica, là où la route s’arrête définitivement. Seul le train passe dans la montagne pour se rendre au village de Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu. Nous avions opté pour cette solution qui est la plus économique pour se rendre au Machu Picchu, le train étant
totalement hors de prix !
 
16 MachuPicchu1
 
Nous devons maintenant marcher 12km jusqu’au village, le long de la voie ferrée. Même si c’est plat, les cailloux et certains passages sur les rails directement au-dessus de la rivière rendent la marche un peu fatigante. On verra passer le train à 2 reprises, à quelques centimètres de nous. Les enfants suivent d’un bon rythme, Gabin aura parfois des petits coups de fatigues, Karine le porte pour l’aider. C’est tout de même plus motivant d’être plusieurs, surtout pour les enfants qui peuvent discuter entre eux.
 
16 MachuPicchu2
 
16 MachuPicchu3
 
Il fait beau et la marche permet d’admirer le paysage magnifique et la végétation tropicale qui nous entoure. On ne le sait pas encore mais le site du Machu Picchu est juste sur notre droite et en regardant bien, on devine les premières terrasses du site. On ne pourra s’en rendre véritablement compte qu’à notre retour, ayant de meilleurs repères sur la cité.
On fait une petite pause goûter à mi-chemin.
 
mp
 
Nous arrivons à Aguas Calientes vers 16h30, nous avons marché un peu plus de 3h. Aguas Calientes a été rebaptisé Machu Picchu Pueblo. Ce petit village a quelques chose de totalement dépaysant, cela nous fait penser à un petit village de station de ski, ambiance très chaleureuse le soir avec ses petites boutiques toutes illuminées.
 
16 MachuPicchu14
 
On se cherche un hôtel pas trop cher et rapidement, nous optons pour celui conseillé par d’autres voyageurs : Hostal Angie’s, situé juste en face de la place principale du village. Nous avons une chambre pour nous 4 avec salle de bain pour 80 soles (21€).
 
Après avoir pris chacun nos quartiers, nous allons sur la place acheter nos billets d’entrées pour le MP. Mais là, gros soucis, on ne veut pas nous vendre de tickets pour les enfants car nous n’avons pas les passeports originaux, seulement une photocopie couleur. Nous ne comprenons pas, pour nous adultes, cela ne pose pas de problème, mais les enfants si !!! Après plus de 30 minutes de discussion avec la police locale, ils finissent par nous accompagner à la billetterie et autorise la vendeuse à nous délivrer des tickets pour les enfants. C’est assez aberrant cette histoire, d’autant plus que Vatea et Gabin ne payent pas l’entrée vu leur âge. Bref, nous sommes soulagés après ce gros coup de stress. Nous n’imaginions pas faire les 12km de retour bredouille !
 
Nous voilà donc tous avec notre pass d’entrée pour le site (35€ par pers). Ronan et moi avons pris le billet pour accéder en haut du MP (40€), le point le plus élevé du site, la Montana. Je préférais le Wayna Picchu (la petite montagne juste face aux ruines, celle du fond sur les cartes postales), mais c’est complet et aucune place dispo avant 1 mois !!! Le Wayna picchu (montagne jeune) c’est le pain de sucre du MP, la majesté du site.
 
Il nous faut encore prendre le ticket de bus (8€) car les 4000 marches depuis le village pour monter au Machu sont raides et irrégulières, on ne se sent pas de le faire de bon matin avec les enfants. On ne prend donc qu’un aller, se disant qu’on les descendra au retour.
 
Nous allons ensuite acheter quelques provisions pour se faire des sandwichs demain, puis allons manger un morceau dans le village et enfin aller nous coucher. Demain, nous prenons le premier bus, il faut donc se lever très tôt.
 
Réveil à 4h30, nous devons être au bus à 5h car il y a déjà à cette heure très matinale une file d’attente pour le premier départ à 5h30.  
Ca grimpe sec (voir le grand zigzag sur les 1ères photos prises en haut du site), à 6h, nous sommes devant l’entrée, il y a déjà un monde de fou, les courageux qui sont monté à pied sont en fait déjà là !
 
Mais évoquons d’abord le site, le Machu Picchu, cité inca, une des 7 nouvelles merveilles du monde, appartenant à la famille des grandes cités perdues, monument précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud ! Il est impossible de venir au Pérou sans visiter ces ruines légendaires. Un site tutoyant le vide et les nuages. Bref, les superlatifs ne manquent pas pour le décrire. Le pays a célébré en 2011 le centenaire de la découverte du site. Le succès touristique ne fait qu’augmenter, menaçant le MP de dégradation. Du coup, le nombre de visiteurs est limité à 2500 par jour, ce qui est déjà trop d’après l’UNESCO.
 
Pachacutec, 9ème empereur inca, serait à l’origine de la construction du MP au XVè S. Environ 1800 personnes vivaient ici au temps de sa splendeur. En plus du développement et de l’organisation du village (garnisons, greniers, cultures, aqueducs, prisons…) les Incas édifièrent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les fortes pluies. Tout s’organisait ici selon la grande trilogie : soleil, terre, eau. C’était aussi d’excellents astrologues.
La question est, pourquoi le MP a-t-il été abandonné par les incas ? On n’a pas de certitudes mais il semblerait qu’ils aient fuit la cité de peur qu’elle ne tombe entre les mains des envahisseurs espagnols…
 
Après cette parenthèse historique, nous voici sur le site quasiment au levé du soleil. Nous découvrons le site sous la brume, d’abord  le quartier des agriculteurs avec  ses terrasses. Les lamas et les alpagas nous accueillent avec nonchalance.
 
16 MachuPicchu4
 
Nous commençons par monter vers l’Inti Punku (porte du soleil), tout en haut du siteà 1h30 de marche des ruines. La brume se lève peu à peu laissant doucement le site se dégagé, c’est magique.
 
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Nous arrivons tout en haut, essoufflés, bien que nous ne soyons pas à 3000m d’altitude.
 
16 MachuPicchu6
 
machu-picchu 2079
 
mp1
 
Nous passons tous un bon moment là-haut, admirant l’ensemble de la cité. Il y a même un petit halo solaire juste sous nos pieds. Tout est maintenant dégagé et complètement ensoleillé.
 
On redescend, direction le pont des incas, de l’autre côté. Nous avons toujours une vue d’ensemble magnifique sur le site.
 
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L’accès au pont est très étroit et dangereux, il est d’ailleurs interdit depuis peu de le franchir car des accidents mortels s’y sont produits.
 
16 MachuPicchu10
 
Nous nous posons sur une des terrasses en hauteur pour manger nos sandwichs. Ronan commence sa montée de la Montana (Cerro Machu Picchu) qui culmine à 3140m. Le panorama de là-haut offre une vue époustouflante sur le MP et toute la vallée qui l’entoure. Je ne ferai finalement pas l’ascension avec lui. Nous l’entendons le temps de manger, profitant de l’incroyable vue.
 
machu-picchu 2262
 
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Au bout d’une bonne heure, le ciel commence à s’assombrir. Nous décidons de descendre sur les ruines pour les visiter. Théo reste avec Karine et ses enfants. Nous sommes avec Danielle et Louis.
Quelques minutes plus tard, une averse torrentielle s’abat sur nous et ne cessera plus. On fera la découverte des ruines au pas de courses sous nos ponchos de fortune (j’ai oublié de donné celui de Théo). En moins d’1h, le site sera totalement déserté !
 
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mp2
 
A l’entrée, il y a une queue de presque 2h pour prendre le bus qui nous redescend au village. Nous n’avions pas pris nos billets retour, ce qui n’arrange rien. Une partie d’entre nous attendra là pour faire la descente en bus, Pierre, Vatea, Théo, Ronan et moi entamons les 4000 marches sous la pluie et dans la boue pour regagner au plus vite notre hôtel. Nous sommes trempés !
 
16 MachuPicchu13
 
Il nous faudra 45min pour arriver, finalement bien avant nos amis.
Une bonne douche chaude et à seulement 15h nous serons tous au lit pour une bonne sieste bien méritée et contre laquelle nous ne pouvons même pas lutter.
En soirée, nous partons tous au marcher pour racheter quelques provisions pour la route de demain et allons manger au restaurant. On ramènera des pizzas aux enfants restés dans la chambre. Nos vêtements sont trempés et nous n’avons pas de rechange, ils sont donc mieux au chaud et au sec dans leur pyjama.
La nuit sera bien reposante pour nous tous. Le lendemain, avec nos habits mouillés, nous entamons dès 9h30 les 12km qui nous ramène au camping et donc vers notre maison roulante. Le soleil est timidement revenu, même si une pluie fine se pointe de temps en temps, nos affaires peuvent sécher directement sur nous.
Voilà, le Machu Picchu était pour nous une belle aventure dans tous les sens du terme, cela faisait partie des incontournables de notre voyage, on l’a fait et ça restera un grand moment !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 18:28
Du 18 au 20 octobre 2013
 
Nous quittons le camping de Cusco dans la matinée. Nous faisons la route avec nos amis voyageurs Karine, Ronan et leurs 2 enfants Eloïse et Gabin (les 4 mouss), ainsi que notre couple chouchou de retraités Danielle et Louis (au temps pour nous) que nous retrouverons plus loin.
 
La route vers le Machu Picchu est longue, 230km environ dont 30 km de piste incroyable. Ce trajet nécessite un aller-retour car au bout de cet itinéraire, il n’y a plus rien, seul le train peut accéder directement au site mythique. Nous prenons la décision d’aller jusqu’au bout de ce qui est possible avec notre camping-car, c'est-à-dire le village de Santa Teresa et de faire le reste du trajet le long de la voie ferrée à pied, 12km. Une véritable aventure dans notre voyage…
 
map-machu.png
 
Les paysages sont spectaculaires tout au long du trajet et vous comprendrez pourquoi cet article, cette fois, ce passera de longs textes, il y a surtout beaucoup de photos…
 
 
Moray
     
Notre première étape vers la vallée sacrée : les terrasses concentriques de Moray.
Le village perdu au milieu des montagnes est mignon comme tout avec sa petite église coloniale,
 
12 Route+Moray2
 
12 Route+Moray1
 
perou 0290
 
mais celui-ci est surtout réputé pour ses énigmatiques ruines disposées en cercles concentriques et s’enfonçant de 150m dans la terre. Il s’agissait en fait d’un centre expérimental d’agronomie inca. En fonction de leur orientation, ces terrasses bénéficiaient de climats différents, créant ainsi les conditions optimales pour les cultures incas.
 
Pour y accéder nous traversons des immenses champs de cultures et croisons de nombreux habitants et leurs troupeaux, de moutons, ânes, cochons ou vaches.
 
12 Route+Moray3
 
12 Route+Moray4
 
12 Route+Moray5
 
12 Route+Moray6
 
C’est la fin de journée, nous marchons autour du site, puis prenons l’apero dans le camping-car de nos amis français et passons la nuit sur le parking du site.
 
12 Route+Moray7
 
La nuit est calme et reposante, le soleil du matin nous permet de faire des photos plus lumineuses des terrasses avant de partir.
 
12 Route+Moray8 
 
Las Salinas de Maras
 
On se met ensuite en route pour les salines, non loin d’ici.
 
13 Route+Salinas
 
13 Route+Salinas1
 
C’est une carrière de sel accrochée à la montagne absolument incroyable qui était déjà exploitée par les incas. Une grande tache blanche au milieu des montagnes ocre. Ici l’eau salée surgissant du sol est stockée dans des petites piscines et, sous l’effet du soleil, l’évaporation permet la récolte du sel qui est traité et vendu sur les marchés par les habitants du village.
 
13 Route+Salinas2
 
13 Route+Salinas3
 
13 Route+Salinas4
 
13 Route+Salinas5
 
13 Route+Salinas6
 
C’est assez étonnant de voir des salines en plein milieu de la cordillère des Andes, ainsi que marcher le long de ces piscines accrochées au flan de la montagne et de voir les locaux ratisser le sel. Il faut penser à mettre des lunettes de soleil tellement la réverbération est éblouissante. En chemin, Théo a ramassé un peu de sel en souvenir.
 
14 Route vers Santa maria 
14 Route vers Santa maria1
 
Notre route continue dans l’après-midi. Nous passons la ville d’Urumba et nous sommes étonnés d’y trouver tout le nécessaire présent dans les grandes villes. C’est la première ville que nous traversons sur la vallée sacrée de l’inca.
 
14 Route vers Santa maria2
 
Un peu plus loin, Ollantaytambo, petit village inca magnifique, mais vu l’heure, nous décidons de ne le visiter qu’au retour. Je vous en parlerai donc prochainement…
 
La route devient de plus en plus incroyable, on grimpe en lacet dans la montagne. Les sommets enneigés se dévoilent peu à peu.
 
14 Route vers Santa maria3
                                    la route en bas, puis en haut, de l'autre côté de la montagne. 
 
14 Route vers Santa maria4
 
De l’autre côté, la vallée s’embrume, nous roulons malgré le soir qui tombe.
 
14 Route vers Santa maria5
 
Les 4 enfants à l’arrière regardant un dessin animé, de ce fait ils ne se rendent pas trop compte des effets de l’altitude.  
 
14 Route vers Santa maria6
 
14 Route vers Santa maria7
 
 
Nous arrivons à Santa Maria vers 19h30, tous très fatigués. C’est ici que nous passerons la nuit, devant la police. C’est aussi ici que s’arrête la route asphaltée. On prend l’apéro dehors tous ensemble, il faut étonnamment très chaud ici.
 
9h le lendemain matin, nous attaquons la piste, le précipice vers le rio Urubamba nous donne parfois des frissons. Mais dans l’ensemble la route est en assez bon état.
 
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15 route santa teresa
 
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Nous traversons plusieurs passages de guet où le débit des cascades reste modéré.
A mi-chemin, nous tombons sur un pont indiquant 3 tonnes max, nous en faisons 4,5 ! Hors de question vu la configuration du ponton en bois de passer. Après examen des lieux, nous tentons de passer la rivière. Après un petit stress et beaucoup de piqûres de moustiques et autres bestioles tropicales, nous franchissons le passage sans problème, ouf !!!
 
Voir la video de la route ici 
 
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Nous arrivons au camping de Santa teresa, le Inca Tour Oficial Hospedaje vers 11h. On y retrouve Danielle et Louis arrivés hier soir. Ici la chaleur et les moustiques (mouches de sable) sévissent gravement !!! Nous nous badigeonnons de répulsifs, mangeons rapidement des spaghettis histoire de nous donner des forces et préparons nos sacs à dos de routard.
 
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Début d’après-midi, nous sommes tous les 10 en route vers Aguas Calientes, le village au pied du Machu Picchu…
 
 
 
 
 
 
 
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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Perou
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