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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 22:12

Du 22 juillet au 18 août 2013

 

Nous n’avions pas prévu de rester aussi longtemps dans le pays, mais le retard du cargo avec notre camping-car, les routes de montagnes interminables et les rencontres avec les colombiens ont modifiés nos plans.

 

map colombie

 

Que dire donc de ce pays tant redouté par les gens ? C’est un tort ! Nous avons reçu ici un accueil comme jamais auparavant durant notre voyage. Les habitants sont d’une générosité incroyable, ils sont curieux de nous, chaleureux et aimables. On nous a offert plus d’une fois l’hospitalité, des repas et même des cadeaux, sans était même gênant.

 

Quant au pays lui-même, nous n’avons pas été subjugués. A part Carthagène, la cathédrale de sel de Zipaquira et la route montagneuse avant la frontière, le reste ne nous a pas éblouis.

 

1 Cartagène24 Zipaquira2

 

8 entre Popayan et Ipiales2

 

Nous serons avant tout marqués par les rencontres faites dans le pays : Alejandra, son mari, ses enfants et sa famille, ainsi que le personnel du resto la nuestra molienda. Hernando, Diana et leurs enfants, Wilfried, Myrta et leur fils et beaucoup d’autres rencontres plus furtives.

Sans compter que nous avons retrouvé nos amis français Anne, Stéphane et leurs enfants, et que nous voyageons toujours avec Gaël, Audrey et Jules, ce qui rend l'aventure encore plus agréable.

 

 

3 La route 4562-Am-sud-nord 0048

 

 

 

 

3 lac collima2

 

Pour ce qui est de la nourriture, nous pouvons manger pour 3€ un menu dans un resto. Les supermarchés sont très bien achalandés, on trouve pas mal de produit carrefour et géant casino.

 

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

Pour les infos pratiques c’est là :

 

 

Dates

 

Du 22 juillet au 18 août 2013

Monnaie

 

Pesos colombiens (2400pesos = 1€)

Carburant

 

 Environ 1€ le litre.

 

Gaz

 

Difficile à trouver et quand ils veulent bien nous remplir les bouteilles !

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages très faciles. Peu de campings. On peut en général stationner sur les stations services ou devant les sites touristiques.

Routes

 

    Etat correct dans l’ensemble, quelques topes parfois. Les routes sont souvent encombrées de camions qui ralentissent fortement la circulation.

Sécurité

 

Aucun soucis dans tous le pays.

 

Eau

 

Non potable en général.

On trouve des garafons de 20 litres dans certains endroits et des pacs en plastique de 6l dans les supermarchés.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services. 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible près de certains hôtels ou restaurants, les gens donnent volontiers leur code internet. Il y a des cyber cafés un peu partout pour moins d’1e de l’heure.

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés partout dans les villes. Les produits importés sont assez chers.

On trouve des bons produits dans les marchés des villages. Les menus dans les resto (comidares) sont à moins de 3€ environ.

Mécanique

 

  Réparation du marche-pied (contacteur de fin de course).

  Un éclatement de pneu arrière.

Santé

 

Une gastro pendant 1 jour pour Théo, Vatea et Vivi

Electricité

 

110 volt

 

 

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 20:19

Du 8 au 18 août 2013

 

Bogota

Après la cathédrale de sel de Zipaquira et après avoir dit aurevoir à nos amis colombiens, nous descendons sur Bogota pour visiter son centre historique et le musée de l’or.

On ne sait pas encore dans quoi on s’embarque…

 

1 Bogota

 

Après avoir traversé Bogota dans les bouchons, nous arrivons devant le musée, il y a un trafic d’enfer et pas de place de parking suffisamment grande pour les 2 camping-cars. Nous décidons de quitter la capitale au plus vite, trop stressante pour la conduite. Nous n'apercevrons que rapidement la plaza de Bolivar.

 

1 Bogota1

 

On perd Gaël et Audrey. Nous essayons de quitter la ville mais on se trompe de direction, le gps dans ces circonstances nous fait prendre des routes illogiques. On mettra 4h à sortir de se merdier.

Nous arrivons à Granada en fin de journée. On se pose sur une station service pour la nuit. On ne sait toujours pas où se trouve nos amis.

 

1 route de montagne

 

Le lendemain, lorsqu’on reprend la route, un camping-car nous double en klaxonnant, c’est eux, incroyable !!! Ils ont dormi eux aussi à quelques kilomètres de nous. Ils ont pu néanmoins trouver un parking pas très loin du musée et ont pu le visiter.

Nous roulons ensuite une bonne partie de la journée en pleine montagne, le panorama est fabuleux, il y a des champs entiers de café, de bananiers et de cocas. Mais ça roule doucement à cause des camions, des montées et des descentes.

 

1 route de montagne1

 

En fin de parcours, les freins lâchent sur les 2 camping-cars, ça devient limite. Gaël et Audrey s’arrêtent, nous continuons car nous sommes proches de la ville, c’est un peu moins pentu.

 

1 route de montagne2

 

     

Salento  

On arrive à Salento, un petit village de montagne, incontournable des voyageurs. C’est la feria demain et le bivouac que nous avions est pris par les stands. Nous nous garons donc juste à 1km du village devant un petit baraquement d’artisanat. Les vendeurs sont supers accueillants, on nous offre le café. Gaël et Audrey finissent par arriver aussi.

On passe une bonne nuit. Le matin, nous partons à pied vers le village. On se balade dans les rues. Il y a pas mal de boutiques très jolies avec l’artisanat local.

 

2 Salento

 

2 Salento1

 

On monte les nombreuses marches menant au mirador, il y a une très belle vue sur Salento et les montagnes alentours, ainsi que des balançoires.

 

2 Salento2

 

Vers midi, nous allons manger dans un petit resto. La spécialité ici c’est la truite.

 

2 Salento3

 

De retour au bivouac, Gaël et Audrey  s’aperçoivent qu’on leur a volé le gps, la Gopro et leur pc. Ils pensent avoir laissé la portière ouverte. Sale coup pour eux !

On quitte Salento direction Montenegro, on souhaite visiter une finca de café et y stationner pour la nuit. Malheureusement c’est fermé. On bivouaque donc sur le terrain d’une petite auberge, au milieu des bananiers.

 

 

Lago de Calima

Le matin, il pleut, impossible donc de visiter une plantation de café de la région.

On trace vers le lac de Calima. On fait le tour du lac avant de trouver un stationnement au bord.

 

3 lac collima

 

Les enfants sortent leurs jouets, Théo son cerf-volant et nous les filles, nos fils de macramé.

En fin de journée, des amis français arrivent avec leur camping-car. Nous les avions rencontrés en France avant le départ et espérions se retrouver durant le voyage.

 

3 lac collima1

 

Nous discutons donc tous ensemble de nos expériences puisqu’ils viennent du sud et nous du nord.

Le lendemain, nous restons tous  au bord du lac. Le bivouac est tranquille on en profite.

Les garçons réparent notre escalier qui ne remonte de nouveau plus, les filles font des bracelets et les enfants jouent ensemble à construire une cabane.

Nous passons 2 jours comme ça, il fait très beau la journée, le soir nous faisons un feu de camp.

Le dernier matin, on dit au revoir à Anne, Stéphane, Hugo et Rémy, ils remontent alors que nous descendons.

 

3 lac collima2

 

Gaël, Audrey et nous partons dans la ville de Buga, à quelques kilomètres du lac. Nous avons besoin de faire une grosse lessive. Nous déposons notre linge que nous récupérerons demain. On va faire des courses au supermarché et allons ensuite stationner sur le terrain de la police municipale.

 

4 Buga

 

Pas vraiment d’intérêt cette ville mais on est obligé d’attendre notre linge.

 

 

Popayan

Nous quittons la ville le lendemain après-midi, nous roulons plus de 3h avant d’arriver à Popayan, la ville blanche. On stationne dans une rue assez tranquille, devant la police. Pas vraiment charmant comme bivouac mais au moins nous sommes proche du centre historique.

Le matin, on part à pied donc visiter le centre. Tout est blanc !!! La cathédrale, les églises, les maisons des rues… C’est assez agréable de s’y balader.

 

7 Popayan

 

7 Popayan1

 

7 Popayan2

 

7 Popayan3

 

En début d’après-midi, nous roulons vers le parc national de Puracé, mais la route devient une longue piste qui grimpe dans la montagne. On décide de faire demi-tour avant de s’engager plus loin.

Nous retraversons Popayan pour rejoindre la panaméricaine.

On se pose sur un bas côté pour la nuit, devant un petit snack.

 

On reprend la route à 9h et traversons de splendides paysages montagneux. Les arbres sont couverts de jolies fleurs jeunes. Mais le trajet est long et toujours aussi fatiguant avec tous ces camions, il fait en plus très chaud.

 

8 entre Popayan et Ipiales

 

8 entre Popayan et Ipiales1

 

8 entre Popayan et Ipiales2

 

8 entre Popayan et Ipiales3

 

 

Pasto

A 17h, on s’arrête à Pasto, au Centro Ambiental Chimayoy. C’est un super petit parc où il y a de nombreux jeux pour les enfants, des sentiers de rando et une vue sur le volcan. Une halte vraiment agréable après la longue route.

 

8 entre Popayan et Ipiales4 

8 entre Popayan et Ipiales5

 

 

Sanctuaire de Las Lajas

 

8 entre Popayan et Ipiales6

En reprenant la panam le lendemain, nous faisons notre dernière étape dans le pays : le sanctuaire de Las Lajas, une impressionnante cathédrale construite dans un canyon.

Nous prenons juste la mythique photo car nous souhaitons quitter le pays aujourd’hui.

 

8 entre Popayan et Ipiales7

 

En effet, un important blocus se prépare dès demain, les routes du pays vont être bloquées. Ce sont les paysans qui manifestent. (ndlr : nous avons bien fait car à ce jour, le 31 août,soit 2 semaines plus tard, les voyageurs que nous connaissons sont toujours bloqués en Colombie).

 

Frontière

 

8 entre Popayan et Ipiales8

 

L’après-midi, nous voilà à la frontière. Toujours les mêmes démarches et aucun frais d’entrée et de sortie, l’assurance pour 1 mois nous coutera 7 dollars. Ca sera assez rapide si ce n’est qu’à la dernière étape, celle de l’entrée du véhicule dans les pays, un problème électrique survient, les ordinateurs ne sont donc plus accessibles. On attend 3h avant que cela ne soit résolu. Une perte de temps qui m’agace profondément.

 

16h30, nous quittons la zone frontalière, nous voilà en EQUATEUR !!!

 

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 19:12

Du 3 au 8 août 2013

 

Après avoir quitté notre ami Roby, nous arrivons 3h plus tard à Zipaquira, petit village charmant et tranquille à 48km de Bogota. Nous allons directement au supermarché pour faire le plein de courses et à notre grande surprise, nous y retrouvons Gaël et Audrey.

 

Nous partons ensemble dans le centre ville où se tient un grand marché artisanal que nous visitons.

En soirée, nous bivouaquons sur le parking d’un petit musée situé juste devant l’entrée de la cathédrale de sel.

 

4-Zipaquira.jpg

 

A 9h30, nous visitons cette fameuse cathédrale.

C’est une prodigieuse mine de sel située dans la colline du Zipa (le plus haut dignitaire indigène), à 2652 m d’altitude. Sa structure, un mélange de précision d'ingénierie et d'histoire, a été déclarée Première Merveille de Colombie le 4 février 2007.

En 1995, la nouvelle Cathédrale de Sel a été inaugurée, en raison de l'instabilité de la première mine. Cette nouvelle édification se trouve à 180 m sous terre. Pour la construire, 250 000 tonnes de roches de sel ont été extraites. Cette mine est la plus importante réserve de roche de sel dans le monde.

 

4 Zipaquira1

 

L'histoire de l'exploitation de cette mine remonte au temps précolombien, traverse les colonies et les républiques pour se poursuivre encore aujourd'hui. Ce sont les anciens indigènes Muiscas qui ont les premiers bénéficiés de cet énorme gisement de sel pour devenir une des plus prospères sociétés préhispaniques de leur temps.

Cette accumulation de sel en pleine cordillère colombienne orientale s'est formée il y a 70 millions d'années alors qu'une mer intérieure qui recouvrait toute la région existait encore. Quand la cordillère orientale s'est formée, cette mer s'est asséchée pour laisser un énorme dépôt de sel qui a été recouvert par de la terre et de la boue, et s'est solidifié jusqu'à se transformer en roches de sel.

En entrant dans la Cathédrale une odeur minérale nous enveloppe et l'obscurité s'empare de tout. Puis un jeu de lumière révèle la roche taillée et les tunnels qui abritent les stations du chemin de croix. Ils débouchent sur trois nefs : celle de la naissance et du baptême, celle de la vie et de la mort, et celle de la résurrection, chacune avec son autel. Nous sommes impressionnés car la cathédrale est en fait gigantesque.

 

4 Zipaquira2

 

Chacune des nefs expose des sculptures magnifiquement taillées par des mineurs et des sculpteurs parmi lesquelles la Piété se distingue en révélant un visage aux traits indigènes marqués, en honneur aux Muiscas qui ont les premiers profité des fruits du sel. Il est également possible d’observer l’Ange Gardien taillé en 1950 par le sculpteur italien Ludovico Consorte ainsi que l’imposante croix de l’Antéglise.

 

4 Zipaquira3

 

Le miroir d’eau est une des autres grandes curiosités, auparavant utilisé comme saumure (lieu de saturation du sel), ses alentours sont illuminés pour se refléter dans l’eau immobile et créer un saisissant effet d’optique qui donne l’impression de nager dans un vide souterrain.

Notre visite se termine par un show son et lumière au plafond d’une des salles. Il est 11h quand nous sortons de la mine.

 

4 Zipaquira4

 

Nous retournons tous au camping-car pour manger avant d’aller se balader un peu dans les rues du centre.

 

Zipaquira a été déclarée « Ville de blancs » par les Espagnols, par décret du vice royaume et c'est plus tard le sel qui a permis de financer les campagnes libératrices de Nariño et de Bolivar qui ont conduit à l'indépendance de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou et du Venezuela il y a 200 ans. La ville conserve de nombreuses constructions du temps des colonies et une place principale (la plaza mayor ou des comuneros), protégées par la mairie. L'architecture est rehaussée par ses balcons, ses fenêtres en prie-Dieu et ses larges murs.

 

4 Zipaquira5

 

Nous commençons par admirer l’église sur la place principale, l’intérieur est majestueux tout fait de belles pierres.

 

4 Zipaquira7

 

En faisant un peu de shopping, nous trouvons enfin des chaussures de marche pour les enfants à des prix très corrects et une veste d’hivers pour Pierre.

 

 

De retour au bivouac, nous sommes abordés par 2 familles colombiennes. Ils sont très intéressés par notre voyage, curieux de voir l’intérieur des 2 camping-cars. Ils nous proposent de nous emmenés boire un verre puis d'aller se balader dans un grand centre commercial. Nous partons donc tous dans les pick-up de nos hôtes. On fait le tour des galeries marchandes, ils offrent des glaces aux enfants…

 

4 Zipaquira8

 

Nous allons ensuite dans une sorte de grande salle de jeux, ils offrent à nouveau plusieurs attractions aux enfants (auto-tamponneuses, toboggans,... Nous sommes un peu mal à l’aise de temps de générosité.

 

4 Zipaquira9

 

4 Zipaquira10

 

  Mais ça n’est pas tout, en quittant le centre commercial, ils nous amènent au restaurant, nous nous régalons de poulet, frittes et riz. Ils refusent au final que nous payons la note.  

Ils nous ramènent au camping-car, on se donne rendez-vous demain pour aller visiter leur finca.

 

La nuit qui s’écoule ne se passe pas bien pour Vatea qui est malade, une sorte de gastro avec des vomissements toutes les heures.

 

Au réveil, Hernando, sa femme Diana et leur fille viennent nous chercher pour aller visiter leur plantation de pommes de terre. Etant épuisés par cette nuit mouvementée, nous restons au camping-car. Théo les accompagne avec Gaël, Audrey et Jules.

 

4 Zipaquira11

 

Vers 11h, c’est Wilfried, sa femme Mirta et leur fils qui arrivent. Ils insistent pour qu’on les accompagne en ville. On va boire un délicieux café colombien et Wilfried nous offre un coffret des meilleurs cafés du pays. On passe 1h à la banque avec eux, ils doivent réglés quelques affaires. Je suis très fatiguée et Vatea n’est toujours pas bien.

 

A midi, ils nous invitent à nouveau dans un très beau resto. L’autre famille nous y rejoint avec Gaël, Audrey, Jules et Théo. On va ensuite dans un petit garage où Gaël doit faire une réparation.

Nous repartons de notre côté à pied vers Mauro pour nous reposer. Mais le répit sera court puisque Wilfried vient nous chercher pour aller visiter sa finca. Il possède des vaches laitières et des chevaux.

Je n’ai pas très envie, n’étant pas en forme, mais nous sentons bien que nous n’avons pas le choix.

 

On part donc avec leur voiture à quelques km de là. L’endroit est très beau. Wilfried nous fait faire un tour sur son cheval, puis nous explique la race française et américaine de ses vaches.

 

4 Zipaquira12

 

4 Zipaquira13

 

4 Zipaquira14

 

Il est 19h lorsqu’il nous ramène au camping-car. Nous avons décliné leur invitation au resto, trop fatigués ! Gaël et Audrey bivouaquent dans le garage, le portail étant fermé, nous ne pourrons pas les voir.

 

Le lendemain matin, Diana vient nous voir pour nous dire que Gaël et Audrey ne sont pas dans leur camping-car, elle semble inquiète. On va voir et on trouve un mot expliquant qu’ils sont partis en bus à Bogota pour aller acheter une pièce mécanique.

 

Nous allons ensuite chez le coiffeur avec Vatea et faisons une petite balade dans les rues du centre. Au retour, la responsable du musée nous signale que nous ne pouvons plus rester stationner là. Nous migrons devant le garage du mécano et attendons là le retour de nos amis français.

N’ayant pas eu de connexions depuis un petit moment, on se rend au cybercafé du coin pour donner des nouvelles à la famille et voir si nous avons reçus des mails importants, notamment de Gaël et Audrey.

Ils arrivent en milieu d’après-midi, ça a été compliqué pour eux de trouver les pièces.

 

Une nouvelle nuit misérable passe pour Théo et moi. A notre tour d’être super malades.

Du coup, le lendemain, je passe la journée tranquille dans Mauro garé dans le parking du mécano, pendant qu’ils réparent le camping-car de Gaël et Audrey. Diane et Hernando viennent nous rendre une visite amicale et nous offrir des fruits.

 

Nous dormons une dernière nuit à Zipaquira. Au matin, tout le monde se sent mieux, on part faire des courses au supermarché avant de dire au revoir à nos amis colombiens. Nous recevons encore des cadeaux : une grande couverture polaire, un paquet de café et de biscuits.

 

Cette rencontre restera extraordinaire et nous sommes d’accord pour décerné la médaille de la gentillesse et de la générosité aux colombiens.

 

2-Am-sud-nord 0048

 

Nous nous mettons maintenant en route pour la capitale, Bogota !!! Houla lala !!!....

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 23:06

Du 27 juillet au 3 août 2013

 

Nous avons quitté Cartagène après avoir rangé nos camping-cars et roulons vers l’Est.

A 16h, nous arrivons au volcan Totumo, c’est un petit dôme crachant une boue argileuse dans laquelle il est bon de se tremper.

 

2 Volcan Totumo

 

La première impression est surprenante, on flotte et il est même difficile d’avancer. Nous voilà donc tous les 8 (avec Roby, Gaël, Audrey et Jules) à faire trempette dans la boue. Un bon moment de détente et de rigolade. On essaiera même de faire la course d’un bout à l’autre de la cuvette.

Nous restons une bonne heure et demie. La sortie est tout aussi folklorique puisque nos maillots glissent sous la texture de l’argile.

 

2 Volcan Totumo1

 

2-Am-sud-nord 0102

 

Il fait nuit quand on part se rincer dans le lac situé en contrebas. La douche dans le camping-car sera plus que nécessaire, on a de la boue jusque dans les oreilles.

On passe tous la nuit sur le parking, seuls et au calme.

 

2 Volcan Totumo2

 

Le lendemain, on quitte Gaël et Audrey qui partent réparer leurs amortisseurs dans un garage repéré sur la route, on se retrouvera plus loin.

 

3 La route 45

 

Avec Roby, nous nous rendons sur la côte caraïbe, à Santa Marta. Nous voulons voir le parc national de Tayrona. Nous savons qu’il y a plusieurs entrées, nous sommes un peu perdus avec le GPS qui nous fait faire n’importe quoi. Nous entrons par Bahia Concha, l’entrée du parc se trouve au bout de 5km de mauvaise piste. Nous payons 15000 pesos pour entrer et stationnons sur le parking, le camping étant similaire et cher (30000pesos).

 

3 La route 451

 

Nous allons nous baigner car il fait chaud, mais nous sommes déçus par la baie qui n’est pas exceptionnelle. Trop tard pour bouger, nous restons là pour la nuit. Roby sortira le barbecue pour faire des hamburgers maison.

Nous comprenons que l’entrée intéressante du parc se trouve à l’opposé du parc, 2h de route plus loin. Le prix y est aussi presque 10x plus élevé.

On capitule, on ne visitera pas Tayrona et le lendemain nous commençons notre route vers le sud du pays.

Nous ferons 3 jours de route intensive traversant montagnes et petits villages, stationnant sur les aires des stations services Terpel pour la nuit.

 

3 La route 452

 

C’est long et fatiguant, il y a beaucoup de poids lourds et parfois nous roulons au pas d’homme.

 

3 La route 453

 

 

Le 3ème soir, nous arrivons à Villeta, nous trouvons un parking sympa à côté d’un restaurant « nustra molienda ». Il y a une aire de jeu pour les enfants, un grand terrain de paintball, un mur d’escalade et du wifi.

L’équipe nous accueille avec beaucoup de sympathie, nous offrant la boisson locale, la panela, faite à base d’eau, de jus de citron vert et de sucre de canne.

 

3 La route 454

 

Nous faisons connaissance avec le patron et sa femme, ils sont très intéressés par notre voyage car ils projettent de faire de même dans le nord du continent.

Les gens sont tellement généreux, accueillants, l’endroit est sympa, nous décidons de rester là pour la journée, histoire de se reposer aussi un peu de la longue route que nous venons de faire.

De plus, nous avons pu avoir des nouvelles par mail et skype de Audrey et Gaël qui ne sont pas loin derrière, ça leur permettra de nous rattraper.

 

3 La route 457

 

La journée se passe donc tranquillement, on fait de l’internet, on sort les vélos pour les enfants, on bricole, j’en profite pour  écrire sur le camping-car les pays que nous avons traversés.

 

Le bivouac est tranquille. Le lendemain, nous pensons partir quand le patron vient nous voir pour nous inviter dans son resto. Le menu est super copieux : soupe en entrée, demi poulet, riz et banane plantain pour le plat. On est tellement repu que nous ne sommes plus trop motivés à bouger. On discute donc avec nos nouveau amis toute l’après-midi, toute leur famille profitant de visiter le camping-car.

 

3 La route 455

 

Le soir, à la fin de leur service, ils viennent nous dire aurevoir, les adieux sont émouvants car ils font tous une prière à voix haute en se tenant la main pour que notre voyage se passe bien. J’en ai les larmes aux yeux, on est tous très émus.

 

3 La route 456

 

Le matin, Roby décide de partir vers la frontière, il doit être au Chili en septembre, la route est donc longue pour lui. On le reverra là-bas d’ici quelques mois.

Nous partons en direction de Zipaquira, où l’on s’est donné rendez-vous avec Audrey et Gaël…

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 23:15

Du 22 au 27 juillet 2013

 

La Colombie jouit d’une réputation peu enviable, détenant le record de production mondiale de cocaïne, avec, en corollaire, une violence et une instabilité chroniques. Mais il serait injuste de la résumer à cette image. C’est aussi ici que la légende de l’Eldorado a pris racine, l’attrait des richesses inépuisables captivant l’imagination des conquistadors.

 

4ème pays d’Amérique du sud par sa superficie, la Colombie bénéficie d’un accès aux océans pacifique et atlantique. Au sud se déploient les profondeurs de la jungle amazonienne. 3 cordillères traversent le pays. Au nord, la sierra nevada de Santa Marta, la plus haute chaîne côtière du monde, dresse ses crêtes en bordure d’océan.

 

Nous entrons donc en Colombie par le port de Cartagène.

 

Nous avons quitté notre bateau et après avoir récupérer nos passeports au service d’immigration et pris connaissance avec Manfred, notre transitaire pour les démarches de récupération du camping-car, nous partons en taxi en direction du centre ville pour nous trouver un hôtel. Nous sommes avec Roby, Audrey, Gaël et Jules.

 

Cliquez ici pour les informations sur le passage de Panama en Colombie.

 

Malgré que nous ayons plusieurs adresses, les hôtels sont soit trop chers, soit complets. Avec Audrey, nous partons à pied à la recherche donc d’un logement digne et économique, il nous faut 3 chambres puisque Roby est là aussi.

Nous dénichons enfin un petit hôtel sympa dans le centre, quartier populaire de Getsemani, ça semble assez neuf, propre, les chambres sont spacieuses, il y a du wifi, la clim (là c’est obligatoire vu la chaleur ambiante) et même une grande terrasse sur le toit où l’on peut disposer de la cuisine extérieure, tout ça pour 35€ (négocié), le pied !

 

1 Cartagène

 

Nous partons tous ensuite au resto, une petite pizzeria tenu par un italien de Rome, délicieuses !

A 14h, nous avons rendez-vous avec Manfred dans un supermarché où il y a une cafèt.

Pour les démarches, seuls les propriétaires des véhicules doivent être présents. Les hommes restent donc à l’hôtel avec les enfants, ce qui est nettement plus simple.

Roby, Audrey et moi apprenons que le cargo n’arrivera à priori que le 24, avec donc 5 jours de retard. Pour l’instant nous n’avons rien à faire qu’attendre.

 

Avant de rentrer, nous faisons quelques courses au supermarché, il y a pas mal de produits « géant casino » en bio en plus.

Manfred nous raccompagne à l’hôtel en fin de journée, nous allons tous ensemble manger en ville dans une comidores (cantine), puis marcher dans le centre historique.

 

 

Cartagène est vraiment une ville agréable, vivante, lumineuse et chaleureuse. Elle est aussi belle que romantique. Postée sur la côte caraïbe, saturée de chaleur, de musique et de rêves fébriles, cette cité fortifiée est un authentique musée à ciel ouvert, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Il suffit d’arpenter ses rues pour voir resurgir tout un monde de pirates sanguinaires, de galions chargés d’or et de duels sous les palmiers. Principal port colonial de la côte caraïbe, cartagène est une cible idéale pour les pirates. Au 16ème siècle, les Espagnols décident alors d’édifier des fortifications . Il faudra plusieurs décennies pour achever le plus formidable ensemble de remparts et de bastions des 2 Amériques.

 

1 Cartagène1

 

La puerta del reloj (porte de l’horloge) reliait par un pont levis la cité fortifiée au quartier plus polpulaire et pauvre de Getsemani. La vieille ville compte des dizaines de demeures coloniales, d’édifices et de monuments passionnants.

Lorsque nous arrivons sur cette place, nous avons la surprise d’assister à un feu d’artifices.

Pour la suite de notre balade, la ville est toujours très animée et chaleureuse.

 

  1 Cartagène2

 

1 Cartagène3

 

1 Cartagène4

 

1 Cartagène5

 

2ème  jour, nous retournons dans le centre historique, histoire d’y sentir l’ambiance de jour. C’est un peu moins charmant que la nuit. Nous mangeons en ville à midi et retournons voir Manfred à 14h.

Il nous explique la paperasse, les taxes à payer, une à la compagnie Naves (presque 100$), l’autre au port pour les frais de débarquement et stationnement… (200$), quel business, on est dégoutés !!!

Nous devrons nous rendre au port (ça sera nos hommes) avec un pantalon et des chaussures fermées et une attestation  prouvant que nous avons bien une assurance santé-rapatriement.

Ca tombe super bien, nous n’avons rien de tout ça sur nous, tout étant dans le camping-car.

Il faudra que nous achetions des chaussures, Pierre mettra mon pantalon survêt et Gaël un jeans à Roby. Jacqui, la maman de Pierre s’occupe de contacter l’assurance pour qu’elle nous envoit au plus vite une attestation par email.

Nous refaisons des courses pour cuisiner sur la terrasse de l’hôtel, bien que les restos soit très bon marché ici (3 ou 4 € le menu du jour), ils proposent toujours le même genre de plat et les enfants font toujours un gros gaspillage.

Le soir, ça sera donc repas sur la terrasse tous les 8, Roby ouvrira une bonne bouteille de vin.

 

1 Cartagène6 

1 Cartagène7

 

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3ème jour, nous restons au frais à l’hôtel pratiquement toute la journée, dehors il fait étouffant. Les enfants jouent dans le couloir ou sur la terrasse. Nous, on mettra un peu le site à jour.

Nos amis allemands sont arrivés aussi hier, ils ont débarqué de leur voilier 1 jour après nous. Nous sommes donc maintenant 4 véhicules. Cela justifiera le prix que Manfred nous fait, à savoir 100$ par camping-car au lieu de 150$.

 

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4ème jour, le cargo est arrivé. Nous pouvons commencer les papiers, payer, obtenir le bill of loadding et préparer l’inspection de demain avant de récupérer notre Mauro.

Il n’y a pas spécialement beaucoup de choses à faire, mais il faut se rendre à différents endroits et l’attente est souvent longue.

Le soir, nous retrouvons les allemands, Michaëla et Felix pour prendre un verre sur la place au bout de notre rue. Il y a des petits vendeurs de brochettes, hamburgers et autres nourriture locale délicieuse.

 

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On boit tous quelques bières, un Colombien arrive pour nous faire goûter son alcool. On discute et sympathisons avec lui.

Nous rentrons ensuite à l’hôtel, la nuit sera courte puisque demain nous devons être avec Manfred dès 6h30 pour l’inspection des véhicules au port. Nous avons récupéré les clés de Felix, il ira pour nous tous à l’agence pour assurer les camping-cars. C’est quand même cool d’être à plusieurs !!!

 

 

5ème jour, 6h30, on attend Manfred. On se rend au port où se trouvent les camping-cars. On apprend que l’inspection à été faite (visiblement sans nous et donc l’intérieur n’a pas été vérifié). Nous sommes tout de même bloqués au port car il y a des créneaux horaires pour en sortir.

Nous allons ensuite dans un bâtiment afin de récupérer le papier qui valide l’inspection, encore une attente interminable. On y est rejoint par Felix et Michaëla.

Après cela, nous rentrons à l’hôtel, nous irons manger un bout rapide au resto avant que nos hommes ne repartent vers 14h au port avec Manfred récupérer les véhicules.

Je resterai avec Audrey et les enfants à l’hôtel, nous avons rendu la chambre mais nous pouvons disposer de la réception. Il y a 2 grands canapés, le wifi et la télé. Nous pensions que cela serait rapide mais ça n’est qu’à 19h que nous avons des nouvelles. Ils sont sortis du port mais le camping-car de Gaël et Audrey a un problème et cela a retardé la procédure. Leur pare-choc arrière a été arraché. Ils ont essayé de faire intervenir l’assurance, mais ça risque de ne pas fonctionner.

Le camping-car de Roby, celui des allemands et le nôtre en revanche n’ont rien.

Nous les rejoignons donc en taxi vers 19h30 devant le domicile de Manfred, c’est un petit parking près d’une église, assez tranquille.

 

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On est content de retrouver notre camion, on range le porte-vélo que nous avions démonté, on refixe les vélos avant d’aller manger un morceau au resto en face. Nous faisons rapidement quelques courses dans un petit supermarché puis rentrons nous coucher dans notre bon vieux Mauro, ça fait du bien de retrouver un bon lit…

 

 

6ème jour, nous passons la matinée à terminer de ranger, vider la valise, passer le balais et nettoyer surtout le frigo qui n’avait pas refroidit( normal nous avions éteint l’arrivée du gaz), résultat des petits vers gambadent à l’intérieur (humm charmant !).

Gaël, lui, répare son pare-choc.

 

A 11h, nous quittons Cartagène, direction le volcan Totumo… L’aventure reprend, nous sommes toujours tout les 8 !!!

 

 

 

 

 

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Colombie
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