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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:57

          Du 29 mars au 4 avril 2014  

Nous sommes en route pour Puerto Natales au Chili, notre 5èmepassage dans ce pays.

En quittant El Calafate, sur la route, il se met à neiger, ça faisait longtemps pour nous, les enfants ont envie d’aller toucher la neige, on s’arrête quelques minutes. Après un certains nombres de kilomètres, elle a déjà disparu…

6 retour El Calafate et route vers Chili

Il y a 3 passages dans cette région pour se rendre au Chili, à Puerto Natales, nous choisissons la frontière du Passo Dorotea, après la ville de Rio Turbio, la route y est totalement goudronnée.  Ca se passe très rapidement avec une fouille rapide du camping-car toujours à la recherche de nourriture en provenance d’Argentine. Avec l’habitude maintenant, nous essayons de ne pas trop nous charger avant le passage et cachons le peu de chose qu’il nous reste.

1 Frontière + Puerto Natales

Nous arrivons à Puerto Natales en fin de journée et allons bivouaquer directement face au fjord.

Puerto Natales est une petite ville portuaire tranquille située au bord de la mer, un fjord en réalité et face aux Andes de Patagonie. C’est le point de départ d’excursions vers des glaciers de la région et surtout vers le magnifique parc national Torres del Paine.

1 Frontière + Puerto Natales1

peuerto-natales-et-punta-arenas 9626

Après une bonne nuit de sommeil malgré le vent patagon, nous allons faire les courses au supermarché (Unimarc), mettons de l’essence, trouvons une connexion internet sur la jolie place centrale, retirons du cash,…

La journée passe et nous nous mettons en route pour le parc vers 19h30. Il y a 120km pour se rendre à l’entrée, dont la moitié sur du ripio. Le parc fermant à 21h30 (mais la barrière reste ouverte), nous espérons ainsi passer sans payer car l’entrée est assez chère (plus de 40€ à nous 4). Nous avons acheté le pass pour tous les parcs du Chili mais Torres del Paine est une exception.

mapa-torres-del-paine

Ce parc est en effet un des plus beaux du Chili. La diversité des paysages, la richesse de la faune et de la flore lui vaut sa réputation mondiale auprès des amateurs de randonnées et de grands espaces. Les emblématiques Torres del Paine ( tours du Paine) semblent menacer le ciel de leur sommet acérés. C’est eux qui ont donné le nom du parc, ils sont au nombre de 3 et culmine à 2850m, 2800m et 2243m d’altitude. Ils font partie d’une vaste de chaine de montagne à laquelle appartiennet aussi les 3 Cuernos del Paine (cornes du Paine). La formation de ces montagnes fut accompagnée de l’apparition de nombreux lacs et glaciers.

La végétation ici varie selon l’altitude. On trouve dans le parc plus de 200 espèces de plantes et arbres, 180 espèces d’oiseaux (condors, nandous, cygnes), 25 espèces de mammifères (puma, guanaco, renard, petit loup, chat sauvage…).

Nous arrivons au parc vers 22h par l’entrée principale, la porteria Laguna Amarga (il y a 4 entrées au total), après presque 3h de route (on roule doucement sur le ripio). On est passé sans payer. Il fait nuit et allons directement bivouaquer sur le grand parking de l’hôtel Las Torres, c’est de là que partent la plupart des grands treks de plusieurs jours.

Au réveil, j’ai droit à des supers câlins des enfants car aujourd’hui, 31 mars, c’est mon anniversaire !

On se met en route vers le centre du parc, nous allons le traverser en camping-car jusqu’au Lago Grey et faire ensuite le même chemin en sens inverse pour ressortir du parc à la nuit tombée et ne pas avoir de contrôle des guardaparques à la sortie. En tout, 170km aller-retour sur de la piste.

En quittant le parking de l’hôtel, nous apercevons les 2 torres, le 3ème est caché par une montagne.

2 PN Torres del Paine

Sur le trajet nous croisons pas mal de guanacos et faisons une première halte à la laguna los flamencos qui porte bien son nom puisqu’on y observe une colonie de flamands roses.

2 PN Torres del Paine1

Nous continuons en longeant pas mal d’autres petites lagunes, nous sommes entourés de montagnes enneigées aux sommets déchiquetés. Nous arrivons sur un mirador, faisant face au lago Nordenskjold et aux 3 Cuernos. C’est ici que nous nous posons pour le repas.

2 PN Torres del Paine2

Je reçois pleins de petits cadeaux (cusquena, chocalat, bijoux en macramé fabriqués par les enfants, dessins,…) et un gâteau Suchard rien que pour moi que les enfants m’ont décorés !

2 PN Torres del Paine4

2 PN Torres del Paine3

On continue ensuite notre route à travers le parc, longeant maintenant le lago Pehoe, puis une magnifique pleine où galopent des chevaux et arrivons au Lago Grey vers 15h30.

2 PN Torres del Paine5

2 PN Torres del Paine8

2 PN Torres del Paine6

Nous marchons vers le mirador du glacier Grey, issu du campo Hielo Sur Patagonico (comme le Perito Moreno), cette gigantesque mer de glace (16000km2) s’étend à califourchon entre le Chili et l’Argentine et dégringole dans les eaux du lac éponyme où flottent de gros icebergs aux couleurs bleutées. Nous partons faire cette petite marche d’1h30 sans les enfants. En effet, il fait froid et le vent ici est violent. Ils préfèrent rester au chaud et s’occuper un peu sans nous.

2 PN Torres del Paine7

On aperçoit le glacier au loin et on voit quelques icebergs flotter sur le lac mais finalement nous sommes venus jusqu’ici pour ne pas voir grand-chose.

C’est vrai que le parc nous offre de magnifiques paysages, mais ça fait beaucoup de route pour des paysages similaires que l’on a déjà pu voir avant. De plus, nous sommes en basse saison, ça a l’avantage d’être moins peuplé mais aussi plus froid avec un ciel moins ensoleillé.

Torres del Paine est un parc très intéressant pour les randonneurs car il permet des balades spectaculaires, mais la plupart des treks sont très difficiles et nécessitent plusieurs jours de marche.

Nous faisons maintenant chemin inverse, nous arrêtant juste pour le repas du soir. Nous sortons du parc sans contrôle vers 21h et allons bivouaquer 5km après la sortie, au bord de la Laguna Amargua.

2 PN Torres del Paine9

Il fait nuit, on ne voit rien mais avons la belle surprise le lendemain matin de voir la chaine des Torres pile sous nos yeux et se reflétant parfaitement dans la lagune. Le plus beau des points de vue en fin de compte et pas besoin d’entrer dans le parc pour en profiter.

peuerto-natales-et-punta-arenas 9585

Il y a aussi une colonie de flamands roses qu’on aura la joie de voir s’envoler au milieu de ce paysage montagneux.

2 PN Torres del Paine10

Le lieu est tellement sympa qu’on y reste la journée pour en profiter. On décolle vers 15h et croisons les Passifou qui eux viennent dans le parc. Après avoir échangé avec eux, ils décident de ne pas y aller et nous repartons ensemble vers Puerto Natales. On fera un petit passage au skate park avec les enfants, face à la mer.

3 retour Puerto Natales

3 retour Puerto Natales1

On se gare ensuite sur la place pour avoir une connexion.

C’est là que nous croisons Jean-Phi, sa femme et sa fille. Ils sont en tour du monde depuis bientôt 1 an. Nous l’avions connu car il a créé un super site de voyageurs (http://hdv.jimdo.com/) et avions ainsi correspondu avec lui par cet intermédiaire. Cette année était la sienne, après avoir raconté, référencé, résumé les sites des autres, le voilà lui aussi partis pour l’aventure.

Nous échangeons un peu de nos expériences avant qu’ils ne repartent pour la terre de feu. On se recroisera peut-être là-bas, le monde est vraiment petit !

Les enfants jouent sur la place et Théo revient le front en sang, son frère a eu la bonne idée de lui lancer une pierre. Le point de suture n’est pas de trop mais avec une bonne désinfection et un stéristrip on parvient à stopper le saignement sans faire de couture.

Alors que nous sommes tous au lit, une alerte est donnée par la police et l’armée : il faut bouger loin de la côte, un risque de tsunami est probable car il y a eu un tremblement de terre important (8,2) à Iquique, au nord du Chili. On est très surpris et cherchons plus d’informations auprès des habitants. Ca nous paraît invraisemblable, Iquique est à plusieurs milliers de kilomètres d’ici. Nous sommes à plus de 1km de la plage, nous décidons de rester garés sur la place et passons une bonne nuit.

Le lendemain, nous refaisons quelques courses et essayons de trouver un petit cadeau d’anniversaire sympa pour Vatea, c’est dans 6 jours, mais en terre de feu ça risque d’être plus difficile à trouver voir plus cher. Il est dans sa période pingouin, alors ici on devrait trouver ce qu’il faut !

L’après-midi, j’ai pas mal d’évaluations à envoyer au CNED, des mails à répondre et finalement le temps passe, les Passifou partent pour Punta Arenas, nous restons sur le bivouac pour ne bouger que demain.

On se lève donc tôt car il y a 230km pour rejoindre Punta Arenas. C’est de là que nous prendrons le ferry pour Tierra del Fuego (la terre de feu). C’est plus cher que Punta Delgada un peu plus à l’Est mais cela nous évite de reprendre la même route en quittant la terre de feu et surtout il parait que la piste serait en bien meilleur état de ce côté et un peu plus courte. Bref : le prix pour le camping-car et ses passagers est de 81800 $ chiliens (115€), contre 18800 (25€) de l’autre côté.

Bref, Punta Arena est assez moderne comme ville portuaire, il y a de nombreux musées et de nombreux centre commerciaux, mais c’est un climat plutôt rude ici et une ville très isolée du reste du pays.

Dès notre arrivée, nous nous rendons directement à l’embarcadère « Tres Puentes » (S53° 07.310 W70° 52.081) pour réserver au plus vite notre départ de demain si possible. Tout est ok, on embarquera dès 8h le lendemain matin et pouvons stationner sur le parking pour la nuit.

4 Punta Arenas

Nous allons ensuite vers le centre ville, le Mirador de la Cruz offre un vue d’ensemble sur la ville, l’ocean Pacifique, le fameux détroit de Magellan et Tierra del Fuego au loin. Nous longeons la côte pour revenir au bivouac et retrouvons par hasard les Passifou qui n’ont pas trouvé le port d’embarquement. Nous nous y rendons donc tous ensemble pour qu’ils puissent réserver leur place demain aussi.

Nous cherchons ensuite un garage car notre frein à main ne fonctionne plus correctement, malheureusement il ne suffit pas de le retendre, ils ne peuvent pas nous aider car il n’ont pas l’outillage adapté. Nous profitons durant ce temps de visiter le cimetière de la ville situé juste en face du garage. Cet endroit, qui pourrait paraitre glauque pour ceratins, est en fait d’une grande théatralité avec ses longues allées de cyprès taillés tout rond, les mausolées mégalos de la bourgeoisie et des grands capitaines de l’industrie. A l’entrée le Monument à l’indien inconnu, statue de bronze, attire des fidèles venant caresser son gros orteil portant bonheur…

4 Punta Arenas1

Nous retournons à l’embarcadère, face au ferry. Nous sommes aux premières loges pour voir les belles couleurs provoquées par le couché et le levé du soleil.

4 Punta Arenas2

5 Ferry vers Porvenir

Le lendemain, 8h, nous sommes prêts et embarquons à bord, 2h30 de traversée vers Tierra del Fuego ! Durant le trajet, nous allons dans la zone prévue pour les passagers. Vatea joue à la console, Pierre fait des photos sur le pont et Théo sympathise avec l’équipage et le capitaine.

5 Ferry vers Porvenir1

 

2h30 plus tard, nous sommes à Porvenir, en Terre de Feu !!!

 

puerto natales

   

       

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 03:00

Du 12 au 20 mars 2014


La légendaire route du grand sud, à l’extrême ouest du Chili a la réputation d’être rude. Cette route tracée dans des bois impénétrables, une végétation exubérante, des hautes falaises tombant dans la mer, des rivières torrentueuses, des lacs, des fjords, ect, démarre à Puerto Montt et s’achève à Villa O’Higgins. Elle est entrecoupée de plusieurs passages en ferry. C’est une aventure extra pour ceux qui aime la nature et l’isolement. Cette partie du Chili est en effet la moins habitée du pays et le climat y est souvent extrême.

Nous ne ferons pas la totalité de la carretera (1200km), il faut prendre des ferries et la majorité de cette route est non goudronnée, c’est ça surtout qui en fait sa réputation, de la piste, de la piste et encore de la piste. Vitesse moyenne donc : 20km/h, en fonction de l’état du ripio (tole ondulée)…

A peine avons-nous quitté le village de Trevelin que nous entamons déjà une longue piste nous menant à la frontière chilienne. On est en Patagonie australe et notre impression d’être seuls au bout du monde nous le confirme. La piste est cependant en bon état, on roule tranquillement admirant le paysage et savourant notre excitation d’entamer la carretera. On se pose pour manger non loin de la douane argentine. Il y a un camping gratuit sympa, mais trop tôt pour y passer la nuit, on passe la frontière en quelques minutes. La route devient goudronnée,  on passe la douane chilienne en quelques minutes ici aussi, avec fouille très sommaire du camping-car, le douanier étant plus curieux de notre voyage que de ce qu’il y a dans notre frigo.


1 frontière jusque Puyuhuapi

Nous arrivons au village de Futaleufu. Les passages de frontière vers le Chili nous obligent toujours à faire les courses, on se met donc à la recherche d’un supermarché, mais pas grand-chose ici à part des superettes.

On reprend notre route (231 et 235), à partir de Futaleufu la piste reprend, mais elle est en bon état et on roule assez bien, traversant des paysages de montagnes enneigées et de rivières d’un bleu très pur.

1 frontière jusque Puyuhuapi1

1 frontière jusque Puyuhuapi2

Vers 19h, on se pose au bord du lac Yelcho, joli panorama, on est garé sur un bas côté de la piste mais ici les passages de véhicules sont plutôt rares, on est donc vraiment tranquille, presque trop seuls ! On passe une bonne nuit.

1 frontière jusque Puyuhuapi3

1 frontière jusque Puyuhuapi4

Réveil vers 9h, on repart et arrivons à Santa Lucia, un petit village qui est ici pour nous le réel début de la carretera australe, la ruta 7 en fait, qui est en travaux sur ce secteur donc nous roulons tantôt sur de l’asphalte, tantôt sur de la piste couverte de gravier.

1 frontière jusque Puyuhuapi5

On traverse toujours de superbes paysages, c’est un peu le but de cet itinéraire, on est pas déçus : des lacs, des forêts, des montagnes, des rivières, … bref la nature sauvage, comme on l’aime.

La Junta est un village de taille un peu plus importante, on s’y arrête pour le goûter de l’après-midi, sur la place principale on trouve du wifi gratuit, rapides nouvelles à la famille avant de repartir.

1 frontière jusque Puyuhuapi6

On entre dans le Parc National Queulat, que la carretera traverse, la piste est bordée de grande rhubarbe. Elles sont comestibles mais ça n’est pas trop la saison de les ramasser parait-il.

On arrive à Puyuhuapi, petit port tranquille à mi-chemin entre Chaiten et Coyhaique, situé au creux d’un très joli fjord et au cœur du parc Queulat. C’est une halte bienvenue après déjà 150km de piste. Le village est agréable, ça sent la mer et le poisson. Pour nous c’est une première, dormir face à un fjord (vallée glaciaire envahie par la mer). On va se dégourdir dans le petit village pendant que Théo et Vatea jouent au parc avec les enfants d’ici.

2 Puyuhuapi

2 Puyuhuapi1

Le lendemain, la pluie fait son apparition. Nous partons au PN Queulat, 150 mille hectares de nature luxuriante, mais son attrait principal : un glacier suspendu, le Ventisquero Colgante.

Nous entamons donc une marche de 6km AR, au cœur d’une forêt dense et magnifique, pour nous rendre à un mirador offrant la vue la plus belle sur le glacier.

3 PN Queulat

3 PN Queulat1

La pluie se calme, on espère que le glacier ne joue pas trop à cache à cache avec les nuages. La rando est raide, le sentier est accidenté, boueux et grimpe pas mal. On arrive au bout de 1h15 de balade, et stupéfaits, nous découvrons le glacier suspendu, complètement dégagé !

3 PN Queulat3

Nous redescendons un peu plus vite qu’à l’aller. Pierre et Vatea, qui a des ampoules aux pieds, rentrent pour gouter. Je continue avec Théo une petite marche de 40 minutes vers le lac qui donne un point de vue différent.

3 PN Queulat4

On quitte le parc vers 16h30 et reprenons la carretera. La piste grimpe en lacets, mais ça passe. On se pose sur un bas côté au pied d’une cascade coulant d’un glacier. Il fait froid, on met le chauffage et regardons un film tous les 4 dans la capucine. On est un peu serré mais on a chaud.

Le matin, on se lève tôt, nous allons à Puerto Cisnes, petit village de pêcheurs. Au croisement, la route devient goudronnée, ça fait du bien. Nous faisons donc ce crochet de 35km, un aller-retour en fait, le long du rio Cisnes pour visiter ce petit port réputé pour ses saumons. On embarque un villageois dans le camping-car au passage, il est assez âgé, difficile de le comprendre quand il parle. Le village est en effet plein de charme, mais on est samedi et la pescaderia est fermée, pas moyen non plus de trouver du saumon auprès de pêcheurs, ce n’est pas le bon jour, pas la bonne heure. On repart.

4 puerto Cisnes + route

Les paysages sont toujours aussi grandioses mais on se dit que l’asphalte, même si c’est bien plus agréable d’y conduire, enlève du charme et du sauvage au cadre.

Il fait gris et légèrement pluvieux. On arrive à Puerto Aysen, grosse ville portuaire. Aucun intérêt si ce n’est qu’on trouve enfin un gros supermarché (Unimarc) où l’on peut faire de bonnes courses.

5 puerto Aysen et Chacabuco + route1

Nous allons ensuite après le pont, à quelques kilomètres de là, à Puerto Chacabuco. C’est pas vraiment joli mais plus tranquille pour un bivouac. On se gare sur la placette face au fjord.

On prend la route tôt, le soleil se pointe. On revient sur nos pas puisqu'ici aussi il faut faire un aller-retour. Au passage de Puerto Aysen, on s'amuse à prendre les maions en photo, il y a tellement de couleurs (ça pourrait donner des idées à Jacqui et Michel).

5 puerto Aysen et Chacabuco + route

5 puerto Aysen et Chacabuco + route2

On va maintenant à Coyhaique, la ville la plus importante de la carretera, au beau milieu d’un cirque de montagnes aux crêtes découpées. On stationne sur la place principale, en hexagone. On mange puis allons faire une petite marche autour de la place. Pas grand-chose à faire puisqu’on est dimanche, mais on se dégourdi les jambes et profitons du soleil.

6 Cohaique

On continue de rouler sur l’asphalte et traversons la réserve du Cerro Castillo. Les paysages sont époustouflants, il y a des sommets enneigés tout autour avec des pics acérés. On rencontre des français et des allemands à vélo.

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)1

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)2

On continue, après Villa Cerro Castillo la route redevient de la piste.

On longe le Rio Murta dont la couleur turquoise est splendide. On loupe quelques belles possibilités de bivouac en bord de rivière, mais on avance et on se dit qu’on trouvera plus loin. Finalement on galère à trouver un endroit et nous posons enfin à 20h !

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)3

Le lendemain, on prend la route vers Puerto Rio Tranquilo. Il fait beau, du soleil et pas de vent, contrairement à ce que beaucoup de voyageurs nous avaient dit. On arrive au Lago General Carrera, le 2èmeplus grand d’Amérique du sud après le lac Titicaca. A partir de maintenant, nous allons le longer et en faire le tour. Sa couleur est magnifique, un bleu laiteux avec différentes nuances, typique des lacs glaciaires. Il y a des îlots et la falaise est déchiquetée autour, en toile de fond, toujours les sommets enneigés.

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)4

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)5

Nous sommes en fait très proche du campo de hielo patagonico, le champ de glace le plus vaste d’Amérique du sud situé sur la cordillère des Andes entre l’Argentine et le Chili, il s’agit en fait de la 3ème calotte glaciaire au monde après l’Antarctique et le Groenland. Ce glacier possède une longueur de 350 kilomètres et a une superficie de près de 16 800 km2. Nous en explorerons les trésors davantage du côté argentin, en visitant le massif du Fitz Roy et le glacier Perito Moreno.


7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)6

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)7

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)8

7 entre Cohaique et P TRanuillo (cerro castillo)9

Nous arrivons à Puerto Rio Tranquilo, au bord du lac General Carrera vers 11h30. Un lieu coup de cœur sur la carretera. L’office du tourisme nous autorise à bivouaquer directement sur la plage face au lac.

Vu le soleil et la belle luminosité, on décide de partir visiter la catedral y la capilla de marmol (cathédrale et chapelle de marbre). L’eau du lac a façonné le marbre, créant des îlots, grottes, arches  et formations étonnantes. C’est donc parti pour 2 heures de bateau tout les 4 avec notre guide local très sympa. Il fait un peu frais sur la lancha mais le décor est magnifique.

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)

On aperçoit les montagnes au loin, notre camping-car sur la plage, l’eau turquoise du lac et le marbre qui fait son apparition. C’est fascinant, on pénètre à l’intérieur des grottes. Les couleurs sont extraordinaires. Notre guide nous amène un peu partout.

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)1

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)2

Nous arrivons ensuite face à la cathédrale, en forme de dôme. On en fait le tour...

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)3

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)4

Jusqu'à découvrir la chapelle, qui sort majestueusement de l'eau comme un gros champignon.

carretera-australe 8540

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)5

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)6

Au retour, il offre des morceaux de marbre aux enfants et des framboises. Après le repas, Théo et Vatea vont s’amuser sur la plage, ils font du vélo et pêchent.

8 Puerto Rio Tranquillo (capilla de marmol)7

Le soir, Théo aide un français qui pêche. L’énorme truite qu’il a prise est difficile à remonter. Théo essaie d’attraper le poisson et s’enfonce l’hameçon dans le doigt. Il faudra une pince coupante pour l’enlever. Plus de peur que de mal.

Le lendemain, il fait beau, on est bien dans ce cadre du bout du monde, on décide de rester 1 jour de plus.

On s’installe comme des rois, sortant le auvent, les chaises,… on lave le linge dans le lac et les enfants s’occupent dehors, bref la vie comme on l’adore.

Le soir, on s’éclate tous les 4 dans le camping-car à chanter et danser.

On quitte le bivouac dans la matinée, on roule le long du lac General Carrera, dévoilant toujours de superbes points de vue sur ces eaux turquoises, ses falaises et ses îlots. La piste n’est plus celle de la carretera austral qui elle descend plus au sud jusqu’à Villa O’Higgins. On serait bien tenté mais c’est un aller retour si on ne veut pas prendre le bateau avec le cc. De plus, rouler à une moyenne de 20km/h est fatiguant et puis le temps nous est maintenant compté avant le retour en France. Bref, on est plus que satisfait de notre itinéraire et n’avons aucun regret. A part 2 jours de petite pluie, nous avons eu du soleil et pas de vent et avons trouvé la piste franchement bien praticable pour un camping-car. Finalement les échos d’autres voyageurs concernant la ruta 40 côté argentin  sur cette même latitude sont bien pires, piste pourrie, du vent à décorner les bœufs et un paysage monotone. Alors pour nous, y a pas photo ! Et pour les voyageurs qui nous lisent, à bon entendeur…

9 vers Chile Chico

9 vers Chile Chico1

9 vers Chile Chico2

9 vers Chile Chico3

9 vers Chile Chico4

9 vers Chile Chico5

carretera-australe 9990

9 vers Chile Chico6

Après  avoir roulé une bonne partie de la journée, nous nous posons le soir face à la Laguna Verde, un peu avant le mirador. Mais comme si nous avions parlé trop vite, la nuit sera très très mouvementée, à savoir un vent de folie qui fera plus que nous bercer durant la nuit.

9 vers Chile Chico7

Au réveil, nous profitons de la vue splendide sur la lagune depuis le mirador, puis filons vers la ville frontière de Chile Chico, il parait qu’une importante colonie belge s’est installée ici (clin d’œil à mes parents). On fait quelques photos depuis le mirador Cerro Banderas d’où l’on voit la ville dans son ensemble et la rive sud du lac General Carrera. Un poil plus à l’Est, c’est l’Argentine et le lac change de nom pour s’appeler Lago Buenos Aires.

9 vers Chile Chico8

Nous passons la frontière en 10 min, sans aucune difficulté. Voilà, nous sommes en Argentine, à Los Antiguos et venons de parcourir  environ 750km depuis Futaleufu à l’entrée du Chili.

La carretera austral fera partie des moments forts du voyage.


map-carretera-australe.png

 

 

 

 

 

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:29

Du 18 au 24 février 2014  

Nous quittons à nouveau l’Argentine pour aller au Chili, c’est notre 3ème passage. Nous passerons la frontière au même endroit après avoir effectuer une boucle autour du lac Llanquihue et du superbe volcan Osorno.

Le passage de frontière ici est très simple, tout est regroupé et cela ne prend que 20 minutes.

Idem 30km plus loin lorsque nous passons la douane du Chili, tout est bien indiqué et nous entrons dans le pays en moins de 30 minutes.

Comme pour notre précédente escapade au Chili, à peine un pied dedans qu’il pleut ! On décide donc de tracer, espérant avoir un meilleur temps à notre retour. On passe donc le Parc National Puyehue, puis la grosse ville d’Osorno. Nous arrivons rapidement finalement sur la ruta 5, il semble que le temps ici soit plus ensoleillé, ouf.

2 lago Llanquehue, Frutillar

On roule jusque Frutillar, une station de villégiature au bord du lac Llanquihué. La vue sur le volcan Osorno est magnifique. On va se poser dans un petit camping à l’écart du centre, on a besoin d’une bonne douche bien chaude pour tous se laver les cheveux et surtout avoir de l’eau. Au final, nous sommes sur un emplacement au bord du lac et face au volcan certes, mais trop délimité, ce qui fait un peu cage et en plus les douches sont froides, ce camping n’est donc pas à recommandé !

Le lendemain, après une matinée d’école, nous roulons le long du lac admirant toujours ce superbe volcan qui semble flotter sur le lac. Le temps est beau, on ramasse quelques mûres le lond de la route avant d'arriver à Puerto Varas qu’on traverse vite car nous y reviendront au retour.

2 lago Llanquehue, Frutillar1

On reprend la ruta 5 pour se diriger vers Puerto Montt, ville portuaire qui sert surtout de transit entre la région des lacs et l’île de Chiloé et la région de la Patagonie australe. Nous n’allons pas à Chiloé, beaucoup de voyageurs nous l’ont déconseillé. Il y pleut souvent et cela nous oblige à prendre le ferry qui a un certain coût. C’est pour cela que nous faisons un aller-retour dans cette région.

Néanmoins, nous longeons la côte et empruntons la première partie de la fameuse ruta 7, la carretera australe, asphaltée sur ce tronçon. Elle nous mène à l’entrée du Parc National Alerce Andino.

Nous traversons d’authentiques villages de pêcheurs qui ressemblent finalement à ce qu’on peut voir sur Chiloé. Ici, c’est un vrai dépaysement.

4 de Puerto Montt au PN Alerce Andino

On entre dans le parc par une piste en mauvaise état de 7km. Elle est complètement défoncée et il est difficile de croiser d’autres véhicules.

Nous arrivons au parking du parc vers 20h. Le guardaparque est sympa, aucun problème pour y dormir.

4 de Puerto Montt au PN Alerce Andino1

Le lendemain, nous partons faire une belle rando de 8km AR. Ce parc abrite des alerces millénaires, sorte de cyprès. Nous marchons jusqu’à une cascade puis jusqu’à l’arbre le plus vieux du parc (3000 ans). En tout 3h de promenade dans une végétation luxuriante.

4 de Puerto Montt au PN Alerce Andino2

4 de Puerto Montt au PN Alerce Andino3

On mange sur place puis reprenons la route jusqu’à son terminus quelques kilomètres plus au sud. C’est un petit port sans trop d’intérêt mais nous voulions juste aller voir.

4 de Puerto Montt au PN Alerce Andino4

Retour donc vers Puerto Montt, puis Puerto Varas. Cette station balnéaire au bord du lac Llanquihue est née de l’arrivée des colons allemands au XIXè siècle. L’architecture est donc très européenne.

Nous montons en haut de la ville, au Cerro Philipi pour avoir une vue d’ensemble, mais la végétation ne permet pas de vue panoramique. On aperçoit cependant des camping-cars garés juste en bas, au bord du lac, parfait nous avons trouvé notre bivouac !

En effet, l’endroit est sympa et assez tranquille, nous sommes au bout de la baie et pas très loin du centre ville. Les camping-caristes sont des chiliens avec qui nous papotons.

4 lago L, Puerto Varas

Le lendemain, le temps étant gris, nous profitons de ce bivouac qui offre une vue pas désagréable du tout pour faire une bonne journée d’école et d’évaluations, ainsi qu’une mise à jour du blog (hors connexion).

La journée suivante, c’est toujours un peu la grisaille, mais après avoir fait quelques courses au supermarché, nous bougeons vers l’autre versant du lac.

La route nous donne toujours des points de vue extra sur le volcan Osorno, nous nous en approchons de plus en plus. Le ciel se dégage de ce côté, le soleil se pointe, cool !

On s’arrête sur un mirador pour manger, la vue est magnifique, face au lac et au volcan.

5 vers Ensanada

On traverse le micro village de Ensenada, puis bifurquons vers Petrohue. C’est une bonne piste de 10km qui mène au Parc National Vicente Pérez Rosales. Ce parc est le plus ancien du Chili, son attrait principal : le lac Todos Los Santos (lac de tous les Saints), puis la végétation luxuriante qui l’entoure.

Nous roulons donc sur cette piste dans une nature d’une beauté puissante, à travers les volcans et les forêts denses. Le torrent Petrohue se laisse apercevoir ça et là, et on s’arrête plusieurs fois tant sa puissance et sa couleur bleu turquoise nous éblouis. On marche le long de la berge rocailleuse. Le décor est fabuleux.

6 Petrohue + PN Vicente Pérez Rosales

On continue vers le lac Todos Los Santos, c’est joli, mais il y a du monde, la plage est sympa, mais finalement on se sentait mieux au bord de la rivière, plus sauvage et plus au calme. Malgré qu’un bivouac gratuit est possible sur la plage, nous décidons, après avoir marché le long du lac, de revenir sur nos pas et de se garer au bord du rio pour la nuit.

6 Petrohue + PN Vicente Pérez Rosales1

6 Petrohue + PN Vicente Pérez Rosales2

Le lendemain, on refait le chemin inverse et nous arrêtons près des cascades, Salto del Rio Petrohue (à l’aller il y avait beaucoup trop de monde). En effet, la courte ballade vaut le coup, le torrent couleur émeraude taille son lit dans une roche volcanique noire, encaissé dans une végétation d’un vert profond, le volcan Osorno en toile de fond. Dommage que le site soit un peu trop aménagé, ce qui dénature pas mal le lieu.

6 Petrohue + PN Vicente Pérez Rosales3

purto-montt 6998

On continue ensuite notre route et bifurquons encore une fois pour grimper au sommet du volcan Osorno. Cela fait plusieurs jours que nous l’admirons sous toutes ses coutures, autant aller carrément sur son flan.

7 au volcan Osorno

La route grimpe sévère et nous amène à 1700m sur une station de sky. De là haut, le panorama est imprenable sur le lac Llanquihue. Le volcan quant à lui a des allures de monstre.

On mange sur le parking de la station, puis redescendons en faisant pas mal chauffer les freins !!!

Le tour du lac Llanquihue touche à sa fin, nous faisons une dernière halte à Puerto Octay, mais le village ne nous inspire pas vraiment, et après le goûter, nous repartons en direction de Osorno puis de l’Argentine.

8 puerto Octay

On fait un petit détour vers les termes de Aguas Caliente, mais il y a beaucoup de monde, normal pour un dimanche soir, dommage, les thermes ne seront pas une réussite dans notre voyage.

On bivouaque un peu plus loin, sur le parking du Parc National Puyehue.

On passe une nuit calme et partons dès le réveil faire une petite marche de 2h vers les petites cascades du parc (Salto del Indio et Salto de la Princesa). Les saltos ne sont pas très impressionnants mais le sentier est agréable au milieu de la forêt.

9 PN Puyehué, Salto del indio

9 PN Puyehué, Salto del indio1

purto-montt 7091

Après cette bonne bouffée d’oxygène, nous partons vers la frontière que nous avions passée 6 jours plus tôt … Heureux de revenir en Argentine !

9 PN Puyehué, Salto del indio2

map puerto mont

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:48

    Du 28 janvier au 8 février 2014

Le titre parle de lui-même, vous verrez que sur cette étape, nous n’avons pas beaucoup de photos ou en tout cas pas de belles photos. D’abord parce que le temps ni était pas, nous avons eu pas mal de pluie, et aussi parce que les vacances scolaires ont fait que certains endroits étaient surpeuplés et donc nous avons tracé !

map-chili2.jpg

Bref, après être passé près du toit des Amériques (Aconcagua), nous passons la frontière chilienne assez rapidement. Le paso Tunel de Cristo redomptor est une sorte de drive où il est à peine nécessaire de quitter son véhicule.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago

La fouille ici sera tout de même très complète. Nous avons droit au chien pour détecter toute nourriture restée planquée. La poubelle de la douane accueillera donc notre melon, des tomates, des oignons, de l’ail, des œufs et un steack haché surgelé.

Nous faisons un arrêt quelques kilomètres plus loin au bord d’un lac pour manger. L’eau est bleu turquoise, c’est une station de ski et en cette période tout est désert, il n’y a personne.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago1

Nous prenons la route en direction de Vinã del Mar et Valparaiso. Pas loin de 200km à parcourir sur une bonne route, mais payante. Nous commençons par aborder la route par une descente pleine de virages où la circulation est alternée. Nous faisons la file derrière de nombreux camions, ce qui nous retarde déjà pas mal.

Arrivés sur la côte, cela nous fait un drôle d’effet. On vient de la montagne et nous n’avions pas vu l’océan depuis longtemps. Malheureusement, ce sont les vacances scolaires, le trafic est dense et il y a foule sur les plages. En plus, ces villes sont réputées pour les vols, difficile de trouver un stationnement sérieux. On est un peu dégoutés, on décide de poursuivre notre route en direction de la capitale.

Nous trouvons un bivouac pour la nuit : une petite aire de service bien aménagée, il y a de nombreux jeux pour enfants et des wc.

Le lendemain, nous approchons de Santiago, la capitale. Sous les conseils de voyageurs, nous allons nous poser dans un petit camping sympa « Los Puentes » à une trentaine de km de la ville, dans le quartier Isla de Maipo.

2 Isla de Maipo

2 Isla de Maipo1

Finalement, comme nous ne sommes pas motivés à visiter la capitale (pas envie de prendre le bus, pas envie d’être dans la foule…), nous restons au camping dans lequel nous nous sentons bien. Nous avons sympathisé avec le patron qui nous offre des abricots de son verger et permet aux enfants de faire du quad à l’œil, de profiter du trampoline et même des chevaux ! Théo est au paradis, il a des activités à volonté et des copains (les enfants du patron) ! Il y a une belle piscine, des jeux pour les enfants et le camping n’est, pour une fois, pas bondé de monde. Bref, nous sommes tranquilles et passons donc 3 jours là. On fera école, lessives à la main, ménage, barbecue, ect…  

2 Isla de Maipo2

2 Isla de Maipo3

2 Isla de Maipo4

On partira avant le week-end car il y a du monde qui arrive et ça sent la longue soirée arrosée avec musique à fond et ça, on a déjà donné !

Après avoir refait le plein de courses au supermarché, nous voilà sur la ruta 5 en direction de Temuco. Sur cette partie du Chili, il n’y a strictement rien d’intéressant. Pierre fait donc 500km dans la journée. Les enfants s’occupent sagement dans le camping-car. On s’arrête pour la nuit sur une aire de service avec douches chaudes, extra !

Nouvelle journée très spéciale puisque c’est l’anniversaire de notre grand Théo (11 ans) ! Malheureusement, ça ne sera pas le plus beau qu’il ait connu puisque nous sommes sur l’autoroute et qu’il y a encore du chemin à faire avant d’arriver dans des lieux sympas. Aucun camping ici pour passer cette journée en mode « agréable ». On s’arrête à station essence COPEC, on sait que là on peut avoir le wifi et donc lui permettre d’avoir la famille et surtout son papa.

3 en route vers la region IX, anniv Théo

On fait un petit repas plus festif en nous posant un moment sur une aire (on n’a pas trouvé mieux), mais nouvelle déception, que nous prenons tout de même tous à la rigolade, le gâteau en glace est presque tout fondu ! Et oui, le congélateur a encore fait des siennes, et comme par hasard toujours quand il ne faut pas !

Après Villarica, nous bifurquons vers le Parc National Tolhuaca, très peu visité. L’entrée est chère, le camping obligatoire et il se met à pleuvioter. On zappe ! Le soir tombe, il faut trouver un endroit où se poser. Un peu plus loin, il y a des thermes, un grand complexe avec hôtel. On tente de voir si nous pouvons y dormir et profiter des sources chaudes. Le prix en est scandaleux ! On zappe aussi !

On commence à être très découragé et avons hâte de repasser en Argentine, où tout finalement nous semble plus facile et plus agréable. C’est du moins notre ressenti sur le moment.

Nous roulons donc tard vers le Parc National Conguillo, mais la piste est en bonne état. Vu l’heure tardive, il n’y a pas de guardaparque (gardien du parc) à l’entrée. Nous passons donc sans payer. Malgré la nuit qui tombe, nous apercevons des coulées de lave qui jalonnent l’entrée du parc (éruption de 2008) et prenons quelques photos depuis la laguna Captren, on voit les Araucarias de toute leur hauteur avec leur forme de parapluie. Ca donne un bel effet.

4 PN Conguillio

Le parc est en effet appelé aussi « Los paraguas » (les parapluies), allusion à ces très beaux arbres symboles de la région. Il abrite aussi le volcan Llaima (3125m) coiffé de ses fumerolles. C’est pour cela que l’entrée et la sortie du parc sont envahies d’immenses coulées de lave datant des éruptions de 1957 et 2008.

On roule quelques km plus loin et allons nous garer au lago Conguillo. Le camping est hors de prix, mais on nous dit que nous pouvons rester là sur le parking face au lac. Que demander de plus, on a la vue, c’est gratuit et on nous permet même d’utiliser les douches chaudes du camping situées juste à côté. Il pleut et ce temps ne changera pas durant toute la journée suivante. La météo indique que cela va durer encore plusieurs jours. On reste donc dans le camping-car à faire de l’école et tenter de s’occuper. Théo, courageux, ira pêcher sous la pluie. Nous prenons le temps de détailler la suite de notre parcours.

4 PN Conguillio2
En fin de journée, après avoir tous pris une bonne et longue douche chaude, Pierre propose subitement de quitter le parc. D’abord parce qu’il pleut de plus en plus et que la piste est très boueuse, il craint de ne pouvoir repartir, et ensuite parce que nous serons assurés de na pas payer le parc à la sortie.

On mange et partons vers 20h30, nous empruntons la route qui mène au sud du parc, nous l’aurons donc complètement traversé, toujours au milieu de ces magnifiques et majestueux araucarias. Belles surprises sur le trajet, malgré le manque de lumière, nous passons devant Arco Iris (arc en ciel), une lagune dont le nom parle de lui-même avec le volcan Llaima en toile de fond.

4 PN Conguillio4

chili-2 5670

Puis plus loin, la laguna verde et le champ de lave (éruption de 1957). Quel regret de n’avoir pas pu en profiter davantage, ce parc recèle de belles balades.

On sort du parc et regagnons la route asphaltée, nous nous posons pour bivouaquer dans un petit village paisible, Melipeuco.

5 Temuco, vers Villarrica

Le lendemain matin, nous quittons le village, apercevant le volcan un peu mieux dégagé. On décide de faire un détour et de passer par la ville de Temuco. En effet, là-bas, il nous sera possible d’acheter au bureau de la CONAF le pass familiale annuel nous donnant droit à tous les parcs nationaux du Chili (sauf Torres del Paine) pour 30000 pesos (40€). Ca vaut le coup, c’est vite amorti et ça ne nous donne plus l’impression de frauder.

On galère un peu à trouver le bon bureau capable de nous délivrer cette fameuse carte (S38°43.748 W072°35.307). Bref, après cette bonne perte de temps, nous filons faire des courses et traçons vers Villarica et Pucon, c’est là que commence la région des lacs côté chilien.

C’est une région couverte de prairies, de forêts, de lacs et de volcans aux sommets enneigés. Ca peut faire penser à la Suisse ou l’Autriche, d’autant plus que beaucoup d’allemands sont venus s’installer ici au XIXè s. Il y a des stations balnéaires un peu partout ainsi que des sources thermales.

Comme pour la côte, c’est une zone très touristique, beaucoup de monde donc, les abords du lac Villarica sont tous privatisés et les très nombreux campings à des prix ahurissants !

Après avoir tourné un peu dans Villarica qui ne nous emballe pas plus que ça, nous filons vers l’entrée ouest du Parc National Villarica (secteur Rucapillan). La piste est bonne mais très sinueuse. La nuit tombe et surtout la brume, on ne voit quasi rien. Guidé par le GPS, nous grimpons sur cette piste jusqu’à ce que le chemin semble s’arrêter. On se pose donc là, sans trop savoir où nous sommes vu l’épais brouillard qui nous entoure. Pour la première fois durant le voyage, nous avons un aperçu de ce qu’est le vent ici ! La nuit sera difficile car le camping-car bouge énormément, nous avons la sensation qu’il va tomber.

Mais quel spectacle au réveil quand on découvre que nous sommes au pied du volcan Villarica (2847m) parfaitement dégagé et le lac en contrebas. Nous sommes en fait garer dans la station de ski du parc.

6 PN Villarrica (entrée pucon)

6 PN Villarrica (entrée pucon)1

Après quelques photos et un tour sur la station, nous redescendons pour aller visiter Pucon.

Le temps est ensoleillé, tout ça nous rebooste bien. On arrive donc tôt dans le village, ce qui nous permet de trouver une place de choix quasiment face au lac et à quelques quadras du centre.

7 Pucon

La vue est plus sympa qu’à Villarica, situé à 25km de l’autre côté du lac, car le volcan est plus visible et le village semble être plus agréable. On se promène le long de la plage, puis vers le centre ville. Pucon est une station pleine de charme où le bois domine tant au niveau des batîments de type chalet bavarois qu’au niveau de l’artisanat fait essentiellement de bois et de laine.

7 Pucon1

Après le repas et un peu d’école dans le camping-car, nous louons pour 1h un vélo familiale et flânons dans les rues, ça fait du bien d’être ici après ces jours de pluie et de route. Du coup, nous passons la nuit là, profitant en plus de la connexion libre de l’hôtel d’en face.

7 Pucon2

On est tellement bien qu’on s’accorde une journée de plus. Ca nous permet de faire école, le blog, donner des nouvelles à la famille et aux amis. L’après-midi, les enfants vont jouer sur la plage puis nous partons marcher dans la ville.

Le lendemain, la pluie refait sont apparition, nous partons donc en direction du lac Caburga.

On fait un arrêt à « Los Ojos del Carburga ». Une rivière souterraine qui prend sa source dans la lac Caburga ressort à cet endroit et forme, vers janvier-février seulement, un grand puits naturel formé de cascades et enfoui dans la forêt. La ballade dans le site dure 1h environ, la végétation et la pluie nous rappelle un peu le Costa Rica.

8 Ojos del Caburga

8 Ojos del Caburga1

On continue notre route vers le lac, mais arrivé sur la plage nous sommes un peu déçus, rien de spectaculaire, la grisaille et la pluie y sont pour beaucoup.

Après avoir mangé, on se rend au Parc National Huerquehue. Ici aussi on trouve des forêts d’araucarias (en France on les appelle désespoirs des singes), des forêts de bambous, des canyons, des cascades et de nombreux lacs.

Nous arrivons dans le parc vers 14h, nous sommes motivés et commençons une longue marche, le sendero Los Lagos, le sentier le plus populaire du parc. Il mène en 5h aller vers 3 lacs magnifiques.

Nous ne faisons pas l’entièreté du trek qui nécessiterait plus de 10h aller-retour, mais allons jusqu’au 2 cascades. Le parcours longe d’abord la lac Tinquilco à travers une forêt de bambous, puis monte pas mal dès que nous pénétrons dans une forêt plus dense. Théo se prend pour Tarzan l’espace d’un moment en se pendant aux lianes des arbres.

9 PN Huerquehue

9 PN Huerquehue1

Nous arrivons enfin à la cascade Nido de Aguilla, petite halte pour goûter et reprendre des forces car après ça grimpe de plus belle pour arriver à un mirador donnant sur le lac Tinquilco tout en bas (c’est dingue tout ce qu’on a monté), puis à la cascadeTrufulco.

De retour après 4h de marche (ça faisait longtemps), nous prenons tous une bonne douche au camping du parc et restons gratuitement garé dans le parking pour la nuit.

Nous quittons le parc vers 10h du matin, il pleuviote. Nous abandonnons l’idée de faire les thermes de la région (il y en a une dizaine), c’est très cher, il y a de la piste à faire et en plus le temps ne s’y prête pas.

On se dirige vers la frontière, Paso Maluil Malal, pour repasser en Argentine. Nous allons traverser le Parc National Villarica, mais côté Est cette fois. Le parc contient 3 volcans : Villarica (2847m) que nous avons déjà vu quelques jours auparavant, le volcan Quetrupillan (2300m) et le volcan Lanin 3760m).  Cette entrée offre un paysage de forêt, lagunes, rivières et cascades. La vue sur Lanin est magnifique !

10 PN Villarrica (entrée frontière)

10 PN Villarrica (entrée frontière)1

Nous sortons du Chili en moins de 5 min de démarche. L’entrée en Argentine, 2km plus loin, nous prendra beaucoup plus de temps car il y a une file d’attente de plus d’1h, période scolaire oblige !!!

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:40

Du 6 au 14 janvier 2014    

Nous avons quitté le camping Xamena à Salta ce matin, après 2 semaines passées là-bas pour les vacances de Noël.

Nous faisons maintenant un aller-retour vers le Chili pour visiter San Pedro d’Atacama et ses alentours.

Nous remontons donc vers le nord de l’Argentine, mais passons cette fois par une jolie route secondaire, la 9, route de la corniche, qui traverse des paysages plus intéressant que l’autoroute. Cette route bien goudronnée mais très étroite, grimpe et serpente à travers la précordillère dans un superbe décor de yunga, forêt tropicale endémique.

1 route vers Passo de Jama

Notre premier arrêt pour cette longue route de 570km nous menant au Chili : Purmamarca, que nous avions déjà visité lors de notre descente vers Salta. Nous avions bien aimé ce village et sa « montagne aux 7 couleurs », du coup le bivouac nous tente bien à nouveau. En fin de journée, nous y faisons une balade autour de la place, dans les stands et les vendeurs d’artisanat. Le soir, je trouve par hasard en préparant la cuisine, le cadeau caché par Laetitia quelques jours auparavant, avant leur départ de Salta. Un bracelet gravé « Espacla », trop la classe !!!


1 route vers Passo de Jama1

1 Quebrada de Hu4

1 route vers Passo de Jama2

Le lendemain matin, nous partons tôt, nous prenons maintenant la route 52, une des plus belles routes que nous avons parcourues durant notre voyage.

1 route vers Passo de Jama3

Dans la quebrada de Coquena, le long du rio Purmamarca, elle déroule d’abord des paysages entre ranchos en terre crue et maisons aux murs de pisé, troupeaux de chèvres paissant au pied de montagnes multicolores, bosquets de saules et de peupliers. Ensuite, elle s’attaque à la vertigineuse Cuesta de Lipan, un col titanesque de 32km, aux lacets extrêmement serrés. Cette montée interminable s’achève aux portes de l’Abra potrerillos, passage routier de 4170m, en moins de 2h, nous venons de prendre 2000m d’altitude dans la tête ! La route, enfin, redescend pour croiser la fameuse ruta 40, en pleine puna (haut plateau désertique), menant vers le sud. Ici, on commence à croiser quelques vigognes, lamas ou ânes.

1 route vers Passo de Jama4

Devant nous, à perte de vue, l’immense lac salé des Salinas Grandes que la route 52 traverse.

A 3350m, ces « grandes salines » contrastent avec la masse sombre de la Sierra del Cobre qui culmine à plus de 4500m. La couche de sel déposée au creux de cette dépression par l’évaporation d’un lac à l’ère quaternaire, mesure de 10 à 50 cm d’épaisseur.

1 route vers Passo de Jama5

1 route vers Passo de Jama6

1 route vers Passo de Jama7

Pour la récolte, les hommes creusent des petites piscines dans la croute de sel, puis laissent le sel décanter. Une autre technique consiste à tailler à la hache des blocs de sel de 25kg, ces blocs servent aussi à construire des maisons. Durant leur temps libre, les ouvriers sculptent le sel et vendent sur place leurs productions. Bien sûr, ce salar n’a rien d’aussi spectaculaire que celui d’Uyuni, nettement plus grand, mais nous nous amusons bien à patauger dans les petites piscines de sel. Finalement, après 1 petite heure passée sur les salinas, nous serons à nouveau brûlés par le soleil ! On reste sur le parking pour manger.

1 route vers Passo de Jama8

1 route vers Passo de Jama9

1 route vers Passo de Jama10

1 route vers Passo de Jama11

La route reprend, nous menant à Susques, un tout petit village très simple mais dont l’église coloniale au toit de chaume passe pour l’une des plus anciennes du pays. Malheureusement, elle est en rénovation au moment de notre passage. Nous bivouaquons ensuite un peu après le village, sur un magnifique champ entouré de rochers où paissent des lamas et des moutons. On est bien au milieu de cette nature.

1 route vers Passo de Jama12

1 route vers Passo de Jama13

1 route vers Passo de Jama14

1 route vers Passo de Jama15

Le lendemain, nous partons vers 9h, la route est toujours magnifique, on passe à nouveau près de petits salars. Nous arrivons à la frontière du Paso de Jama. On tombe sur Rat y Loup qui viennent du Chili et repartent à Salta.

1 route vers Passo de Jama16

Le passage est hyper facile, les bureaux sont bien organisés, les différents guichets sont situésles uns à la suite des autres et toutes les démarches se font en 30 minutes. La fouille du camping-car est rapide, le douanier nous jettera juste 1 kiwi, 1 orange, 1 tomate et 1 mangue. Nous avions caché pas mal de choses au fond de notre poubelle !

1 route vers Passo de Jama17

Après la frontière, le paysage devient très riche : montagnes multicolores, salars, lagunes et rochers déchiquetés au milieu de la puna. On croise des vigognes et des flamants roses. On prend en altitude et montons à 4800m. Les effets de l’altitude nous frappent, on a tous un peu la tête embrumée ! Mais ça ne dure pas, nous sommes à 40km de San Pedro d’Atacama et entamons une méchante descente qui fera bien chauffer nos freins tous neufs ! Ca sent le brulé dans le camping-car, Pierre est obligé de faire plusieurs arrêts sur la voie prévue pour ça et d’arroser les plaquettes d’eau froide. Sur la descente, nous avons tout de même une vue spectaculaire sur le volcan Licancabur (5916m) au cône parfait et situé juste à nos pieds !

2 San Pedro d'Atacama

2 San Pedro d'Atacama1

2 San Pedro d'Atacama3

2 San Pedro d'Atacama4

 

San Pedro d’Atacama

Après près de 600km parcourus, nous arrivons enfin dans ce gros village aux maisons d’adobe qui se love au cœur d’une oasis perdue en plein désert d’Atacama, le plus aride au monde.

L’Atacama est une steppe rocheuse à perte de vue, par endroit, il n’a pas plu depuis 80 ans !

C’est une terre craquelée par la chaleur intense et, à l’approche des Andes, des volcans aux cimes enneigées, des lagunes minérales aux couleurs irréelles, des salars habités par des flamants roses, des mystérieux geysers, des dunes de sable ocre et de petites oasis dans des paysages lunaires. L’Atacama reste une région essentiellement minière, elle fournit au Chili l’une de ses principales ressources : le cuivre.

 Le village de San Pedro, devenu très touristiques, est le point de départ vers de nombreuses excursions dans le désert. Nous nous garons sur le parking du marché où bivouaquent déjà nos amis brésiliens Carlito et Rozane.

Nous allons nous balader dans les rues piétonnes, découvrons une belle place et sa petite église dont la charpente est faite en bois de cactus.

2 San Pedro d'Atacama5

Il nous faut maintenant retirer des pesos chiliens, mais après avoir testé les 3 distributeurs du village avec la master et la visa, aucun ne nous délivre d’espèces. On nous avait pourtant prévenus qu’ici ça n’était pas simple. Il nous reste quelques dollars, conscients de perdre au change, mais pas le choix ! Changer nos pesos argentins est encore pire, cette monnaie ne vaut strictement rien et dévalue de plus en plus.

San Pedro et le désert en général est un haut lieu pour l’astronomie car le ciel  est d’une pureté incomparable. C’est donc ici que se trouve un des plus grands observatoires au monde.

Les agences touristiques l’ont bien compris, des tours très réputés sont organisés tous les soirs pour visiter l’observatoire et admirer les étoiles et quelques planètes de notre galaxie.

Nous rêvons de cette excursion depuis longtemps, elle fait partie de nos points forts du voyage. L’organisateur étant, en plus, un français très connus des autres voyageurs. Nous filons donc à l’agence « SPACE » pour réserver notre soirée. DECEPTION : tout est complet et la pleine lune est dans 3 jours, pas de sorties 2 jours avant et après car le ciel n’est pas propice. C’est donc mort pour nous ! On se console en se disant que d’autres endroits plus au sud nous permettront de voir notre ciel sous télescope.

Nous achetons quelques fruits et légumes au marché, la douane chilienne étant sévère sur l’interdiction de transiter de la nourriture, nous n’avons plus grand chose.

Au réveil, nous filons vers le sud de San Pedro, nous nous enfonçons dans le désert à la découverte des différentes lagunes et du salar d’Atacama. En toile de fond, les volcans majestueux Lascar (5592m) et Licancabur (5916m).

2 San Pedro d'Atacama6

D’abord la laguna Cejar, à 20km de San Pedro par une piste (ripio) très poussiéreuse (le camping-car en sera une bonne preuve). Une eau turquoise et laiteuse, bordée par d’impressionnantes concrétions salines. Nous en faisons le tour, admirant les reflets des volcans et des montagnes alentours dans la lagune.

2 San Pedro d'Atacama7

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2 San Pedro d'Atacama9

2 San Pedro d'Atacama10

300m plus loin, la laguna Piedra, où l’on flotte aussi bien que dans la mer morte. Nous enfilons nos maillots et courons donc tenter l’expérience, sensation incroyable !!! Le rinçage est par contre indispensable à la sortie car nous sommes couverts de sel.

2 San Pedro d'Atacama11

Nous bifurquons ensuite vers la laguna Tebenquiche, 10km de piste. Nous passons à côté de « los ojos del salar » (les yeux du salar), 2 profonds trous d’eau douce parfaitement circulaire. Mais nous n’allons pas jusqu’à la lagune, chaque entrée est payante, nous faisons des photos de loin et retournons sur l’axe principale en reprenant nos 30km de piste en sens inverse. Ce qui pour nous prend tout de même 1h !

2 San Pedro d'Atacama12

Nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger avant de continuer vers la laguna Chaxca.

2 San Pedro d'Atacama13

Cette lagune, au cœur du salar d’Atacama, compose l’un des 7 secteurs de la « Reserva Nacional Los Flamencos ». On peut y observer 3 espèces de flamants roses : flamant de James, flamant du Chili et le flamant andin. Le site est incroyable, un sentier de 800m longe la lagune où on voit de près une centaine de flamants roses se nourrir. Tout autour, un paysage de concrétions salines.

2 San Pedro d'Atacama14

2 San Pedro d'Atacama15

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2 San Pedro d'Atacama17

Il est 16h, nous hésitons à poursuivre la route, mais Mauro a fait pas mal de piste et nous estimons avoir vu les lagunes les plus intéressantes. Nous retournons sur San Pedro.

Quelques kilomètres au nord du village se déploie la Valle de la Luna, longue de 12,5km. Une splendide vallée nichée au creux de la Cordillera de la Sal. Lorsque le soleil décline, il souligne les étranges formations rocheuses et les hautes dunes ciselées par le vent.  

L’heure étant donc propice, nous filons vers un mirador pour admirer cette vallée d’en haut.

2 San Pedro d'Atacama18

Au retour, sur la même route, nous faisons une halte vers la Valle de la Muerte, roches rouges torturées par l’érosion. Mais la petit piste qui nous y amène devient vite mortelle, des trous énormes nous empêchent de passer, nous prenons quelques photos et redescendons à San Pedro, 5km plus loin.

2 San Pedro d'Atacama19

On bivouaque à nouveau sur le parking. En soirée, nous allons flâner dans le marché artisanal et finissons dans un petit resto où nous dégustons de succulents empanadas (chaussons frits fourrés de fromages, poulet, viande, ect… au choix).

2 San Pedro d'Atacama20

Dans 2 jours c’est l’anniversaire de Pedro, il veut retourner en Argentine pour le fêter à Salta. En plus, cela nous permettrait de voir le Dakar. Comme nous avons fait l’essentiel de ce que nous voulions à San Pedro, nous décidons de reprendre la route du retour dès demain. Il y a d’autres lieux intéressants mais la route est longue (Calama) et parfois compliquée (geyser de tatio qui n’a rien à envier parait-il à Yellowstone).

On se lève à 7h30, on va mettre du gazoil qui s’avère être un vrai labyrinthe pour trouver la station planquée dans une minuscule rue au milieu du village.

Pierre veut être à Salta ce soir ! 600 bornes en une traite, il est fou, mais bon la route est bonne et on la connait !

Après les 40km de remontée en seconde en quittant San Pedro, nous ne sommes pas très loin de la frontière bolivienne. Nous nous étions dis que la virée dans le Lipez pour voir la laguna verde serait plus facile d’ici que depuis le salar d’Uyuni. C’est donc le moment puisque le panneau indique qu’elle n’est qu’à 7km. On quitte la route 52 et entamons une piste qui s’approche du volcan Licancabur, déjà, c’est spectaculaire.

    2 San Pedro d'Atacama21

Arrivés à la frontière, les douaniers refusent de nous laisser passer. En effet, c’est absurde mais cette frontière ne comporte pas de douane chilienne. Nous ne pouvons entrer en Bolivie sans le tampon de sortie du Chili qu’il faut faire à San Pedro. Et vice versa, nous devrons repartir à San Pedro après la sortie de la Bolivie pour entrer au Chili. Mais les 40km de cette longue descente (puis remontée) est un calvaire pour notre Mauro que nous voulons préserver.

Pas moyen non plus de soudoyer les douaniers en leur disant que nous n’en avons que pour 1h ou 2 !

Nouvelle déception donc, nous repartons frustrés, littéralement frustrés, car la lagune est juste là derrière…à 2km !!!

2 San Pedro d'Atacama22

De retour sur l’axe 52, nous apercevons au loin et brièvement la laguna verde, on a grave les boules !!!

La frontière Chili-Argentine du Paso de Jama prendra 45min, il n’y aura pas de contrôle du véhicule, les argentins étant moins strictes sur la marchandise qui transite depuis le Chili.

  3 Route du retour vers Salta 

La route se passe bien, les enfants regardent des dessins animés, jouent un peu à la console et ragarde le paysage. Nous n’avons pas l’habitude de faire autant de kilomètres et c’est long !

Nous arrivons enfin à Salta vers 21h30. Le camping est bondé de monde, pire que tout ce qu’on a connu ici, normal on est en plein cœur des grandes vacances scolaires et le Dakar est en ville depuis hier. Pour peu, il n’y a même plus de place pour nous ! Pierre est super déçu.

Heureusement que nous retrouvons nos amis : Jacky et Françoise sont revenus de leur virée en Bolivie, Rat y Loup, Carlito et Rozana, les brésiliens, Jean-Louis avec son gros Renault vert et nous faisons connaissance avec les duduland, Nicole et Philippe, ainsi que Philippe en Man bleu. Bref, du monde pour fêter les 36 ans de Pedro !

Samedi 11 janvier : Joyeux anniversaiiiiiiiiiiiiire Pierre !!!

Nous commençons cette journée par les courses que nous partons faire en taxi à Libertad, nous retrouvons nos habitudes argentines très vite. Ensuite c’est grand ménage pour Mauro qui est couvert de poussières jusque dans les moindres recoins.

Il fait gris et pluvieux, la piscine du camping a été vidée et les enfants s’amusent à rouler dedans en skate.

Le soir, nous organisons, malgré le temps, un apéritif dinatoire avec tous nos amis. Pierre reçoit du vin en cadeau et d’autres petites choses bien utiles.

1 Salta + dakar

Après cette première partie de soirée bien arrosée déjà, nous ne faisons ensuite inviter chez les brésiliens. Carlito nous servira du bon vin et nous fera une petite démo de ses talents de chanteur et de guitariste !

On se couche, HS !

Le lendemain, on reprend plus activement l’école, les vacances c’est fini ! Je publie sur le blog.

Nous partons dans l’après-midi pour visiter « le village » aménagé pour le Dakar. Il y a beaucoup de monde et d’animation, ça nous fait penser aux « Naturals Games » chez nous à Millau.

1 Salta + dakar1

Les enfants font des jeux et gagnent une casquette du Dakar, on reçoit aussi des posters et des calendriers.

Les véhicules arrivent de leur étape, c’est le français Stephan Peteransen avec sa mini qui arrive le premier sur le podium. Les concurrents vont ensuite faire laver leur voiture, système karsher écologique puisque l’eau de lavage est filtrée pour être récupérée.

1 Salta + dakar2

Pierre commence à se passionner pour les camions, j’ai du mal à le décoller, il attend l’arrivée de ses monstres. Un jour nous voyagerons en MAN !

De retour au camping, nous finissons la soirée avec nos amis, chacun amenant de quoi partager le repas.

Les 2 jours suivants s’écoulent sagement, lessive à la main, préparation de la video sur le salar d’Uyuni, école avec les enfants, bracelets macramé commandés par Nicole. Les enfants jouent dehors et font leur vie. Le soir, nous nous retrouvons comme d’habitude entre amis pour l’apero.

1 Salta + dakar3

Le dernier soir, les duduland, Nicole et Philippe, nous invitent pour le repas, demain, nous quittons tous le camping, chacun prenant maintenant des chemins différents …

1 Salta + dakar4

 

 

 

 

   

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Chili
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