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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:19

    Du 12 au 20 juin 2014

 

Cette petite station balnéaire est la capitale brésilienne de la baleine franche. Dans nos guides, il est indiqué qu’elles arrivent en juin. Nous les avions loupées dans la Péninsule Valdès en Argentine, on se dit que nous aurons peut-être de la chance ici.

On passe donc faire quelques courses au supermarché, on se pose le long de la plage pour manger et passons ensuite au bureau d’information pour avoir des précisions sur le passage des baleines. En effet, ici on peut les voir de près depuis la plage, mais la saison est plutôt fin juillet. Encore une fois, nous les manquons de peu !

Le village nous plait bien, paisible et agréable. On est au bord de la plage (praia do Villa), les enfants s’amusent dans le sable, c’est un bel endroit  pour le bivouac, que demander de mieux ?

13 Imbituba, Laguna1

Le soir, on se met à la recherche d’un bar sympa pour voir le premier match de la coupe du monde: Brésil-Croatie.

Les garçons se sont mis en tenue, maillot et tee-shirt du brésil. En descendant du camping-car pour les rejoindre, je me fais une espèce d’entorse à la cheville gauche. La douleur est vive et je tourne de l’œil et me sens au bord du malaise. Je me relève péniblement mais impossible de mettre le pied au sol. Je décide de prendre sur moi pour ne pas gâcher le moment des garçons.

L’ambiance est sympa dans le bar, mes 3 mecs s’amusent, mais j’ai toujours aussi mal et ça ne diminue pas, mon pied est gonflé, je crains la fracture.

Il y a un anniversaire et les clients nous offrent des parts de gâteaux. Avec la victoire du Brésil, l’humeur est joyeuse.

Fin du match, nous décidons d’aller à l’hôpital pour faire une radio. Je passe aux urgences, les soins ici sont gratuits, quelle bonne nouvelle puisque nous n’avions pas renouvelé l’assurance santé internationale Marco Polo.

L’hôpital est un peu vieillot, mais je suis prise en charge rapidement et ouf, c’est pas cassé, juste une grosse entorse.

On retourne donc tous rassurés vers la plage pour le bivouac. J’ai mal, mais pas question de prendre des antidouleurs puisque je suis à 1 mois de grossesse. Ca n’est pas contre-indiqué, mais je ne préfère pas intoxiquer ce bébé dès le début. Après avoir réussi à grimper dans la mezzanine avec un seul pied valide, Pierre me masse avec de l’Arnica.

Vendredi 13 juin :

Le lendemain, ça va mieux, je commence à pouvoir mettre le pied au sol, mais je marche en boitant.

Je profite de la douche de la plage, c’est froid mais vu mes bouffées de chaleur hormonales, ça me va !!! Pierre et les enfants s’amusent sur la plage.

Nous partons ensuite dans le village d’à côté : Laguna. Nous avons eu un message d’amis voyageurs, Maud et Ben, rencontrés au Guatemala, ça en fait du chemin depuis, on a très envie de se revoir.

13 Imbituba, Laguna2

En arrivant à Laguna, nous tombons par hasard directement sur eux, grandes retrouvailles et grandes embrassades. On discute, on mange, puis prenons une barge avec le camping-car pour nous rendre au Phare de Santa Marta, une curiosité locale. On retrouve la route de l’autre côté du canal et après une quinzaine de kilomètres, nous arrivons vers des dunes. Il faut passer cet obstacle pour arriver dans le village qui abrite le phare. Nous sommes à l’arrêt depuis 10 minutes que déjà plusieurs véhicules s’ensablent ou font demi-tour. En camping-car cela nous parait très risqué. Pour nous, pas question de passer. Ben hésite car les vagues là-bas sont réputées pour le surf.

Finalement, nous faisons tous demi-tour, déçus, on aura fait la route pour rien et payer l’aller-retour de la barge.

On se pose à Laguna, sur le parking de Praia do Mar Grosso. C’est ici qu’on peut voir les dauphins  qui coopèrent avec les pêcheurs pour rabattre les poissons vers eux, impressionnants !

Le temps est gris et venteux. En fin de journée, on se gare plus à l’abri, dans le centre historique face à la fontaine de Carioca. On en profite pour remplir nos garafons et le camping-car de cette eau potable en abondance.

On se prépare une salade césar qu’on mangera avec Ben et Maud dehors.  C’est génial de retrouver des copains, ça fait toujours du bien.

La nuit, c’est une belle averse qui nous réveille car le camping-car commence à avoir quelques infiltrations. Il faut éponger.

13 Imbituba, Laguna3

Samedi 14 juin :

Il fait toujours gris mais il ne pleut plus. Ben ne tient plus en place, il faut qu’il aille surfer. On retourne vers la plage pour une petite session. Pierre et les garçons le regarde et nous les filles, on papote pendant la préparation du repas, crevettes et riz sauce curry.

Vers 15h, on prend la décision de revenir sur Imbituba, le village est plus sympa, la plage tranquille et Ben pourra y surfer.

Ce soir c’est Angleterre-Italie, on va tous au bar. Maud et moi profitons du wifi sur place. Je prépare ensuite des croques-Monsieur pour tout le monde.

Même bivouac que la dernière fois, au bord de la plage Do Villa. La nuit sera encore très pluvieuse.

Dimanche 15 juin :

Le matin, nos serviettes que l’on avait mises pour les infiltrations sont bien mouillées. Avec cette humidité, difficile de faire tout sécher. On a heureusement repéré une prise électrique en ville pour utiliser le sèche-cheveux, un bon sèche linge. Pendants ce temps, nos amis sont allés à la plage du port pour y surfer.

Nous les rejoignons, mais trouvons très vite que l’endroit est boueux. On embarque Maud avec nous, Ben nous rejoindra au bar pour le match, France-Honduras !!! Retour au bivouac habituel, nous préparons une délicieuse sauce bolognaise que nous dégustons tous ensemble.

Il a pleuvioté quasiment toute la journée, on en a marre de toute cette humidité. Ben, nous file une bâche pour le toit de Mauro, cela s’avèrera très efficace, nous n’avons plus d’infiltrations. Nous ne pouvons malheureusement pas siliconé tant que ce temps persiste.

Lundi 16 juin :

Enfin un grand soleil. On en profite pour faire aérer tout nos draps. Pas possible ici de faire une lessive, les lavanderia proposent des tarifs à la pièce, résultat, ça coute une fortune pour un sac de linge !

Ben et Maud partent surfer et emmènent les enfants avec eux, ils sont fous de joie !!!

13 Imbituba, Laguna4

13 Imbituba, Laguna5

13 Imbituba, Laguna6

13 Imbituba, Laguna7

Je fais du ménage, nettoyage, rangement et petite lessive à la main.

De retour, Ben nous prépare des nouilles aux légumes sauce curry coco, délicieux !

On s’est installé dehors comme des romanos, face à la plage, avec nos cordes à linge étendues entre les 2 camions et aux arbres alentours. Ca fait du bien ce temps…

13 Imbituba, Laguna8

Journée cool, efficace et très productive : Ben repart à l’eau avec les enfants, je fais un bracelet en macramé pour Maud, je me lave les cheveux à la douche de la plage et on customise le camion Dodge de nos amis avec du ruban bleu, nos têtes en passant !

13 Imbituba, Laguna9

Mais le soleil ne sera que passager, le soir, au moment de la préparation du repas, il se remet à pleuvoir et on est obligé de tout remballer à l’intérieur en catastrophe.

On finit la soirée en jouant à UNO, à 6 dans le camping-car.

Mardi 17 juin:

Il fait gris, il pleuviote, encore, ça nous met le moral à zéro. On se dit que ça va être comme ça jusqu’à la fin du voyage puisque c’est le mois des pluies. On a beau longer de belles plages, difficile d’en profiter maintenant.

Heureusement que les amis sont là, autant profiter d’être ensemble, on reste donc une journée de plus ici avec eux.

On part avec le Van entre filles faire quelques courses au supermarché. Les garçons vont à l’eau, eux rien ne les arrêtent, ils ont leur combi donc même pas froid !!!

On se fait des pizzas maison. Ben est un pro pour la préparation de la pâte. On prépare le coulis avec des tomates fraîches. On cuit le tout dans la poêle. C'est un vrai régal !!!

L’après-midi se passera au bar, devant le match Mexique-Brésil. Grace au wifi, on peut mettre le blog à jour.

Le soir, il pleut fort, on s’abrite tous dans Mauro en mangeant du guacamole.

Dernière nuit de bivouac à Imbituba.

Mercredi 18 juin:

L’heure des adieux à sonné, dur dur de les quitter. Ils montent vers le nord du Brésil, vers la chaleur et le soleil. Nous vers le froid, l’Uruguay et la fin du voyage L

13 Imbituba, Laguna10

Ca roule bien, on s’arrête sur le parking d’une station pour manger puis reprenons. Le soleil est revenu, c'est cool mais il fait quand même froid. On croise beaucoup de camping-car dans l’autre sens, effet World Cup sans doute. 

Vers 16h, nous sommes sur une aire d’autoroute pour le gouter. On est pas si mal ici, il y a un snack d’où l’on capte du wifi et qui retransmet les matchs. On y passe donc la nuit.

Jeudi 19 juin:

Nous roulons, passons Porto Allegre. Nous prenons l’autoroute qui s’éloigne du littoral momentanément, ce qui nous évitera de prendre une barge plus au sud. Les paysages deviennent marécageux.

14 vers Chui

On s’arrête pour la nuit devant la station écologique do Taim. On peut voir ici des animaux dont le fameux capibara, le plus gros rongeur du monde, que nous avions vu à Esteros del Ibera en Argentine.

Vendredi 20 juin:

En quittant le bivouac, la route longe des marécages et en effet, il y a pleins de capibaras, cigognes, … ça valait bien la peine de se taper cette piste cauchemardesque pour aller aux esteros del Ibera !!!

14 vers Chui1

Il est 11h quand nous arrivons à Chui, la frontière entre le Brésil et l’Uruguay.

Il faut 10min pour sortir du Brésil, pas de fouille. On traverse la zone franche de Chui, la douane uruguayenne est à 2km. Il faut quelques minutes pour les passeports et à peine plus pour le véhicule, toujours pas de fouille. On fait le plein de map, il y en a pour toutes les villes touristiques du pays, pratique. On rebrousse chemin pour découvrir cette fameuse zone franche. On cherche une valise pour le retour, des chaussures fermées pour les enfants et surtout de quoi faire quelques courses.

Moi qui commence à avoir des nausées, je ne trouve pas trop de produits à mon gout.

On partira finalement avec du thé et du chocolat.

Voilà donc, le Brésil est derrière nous. La nostalgie qui nous gagne maintenant n’est pas tant liée au fait de quitter un pays mais plutôt de sentir la fin du voyage arriver à grands pas…

map-sud-bresil--fin.jpg

 

 

 

 

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 18:50

   

Du 6 au 10 juin 2014

Au sud du Brésil, il suffit d'y venir pour tomber sous le charme, la péninsule de Porto Belo, Bombinhas et Mariscal se situe a 70 km au nord de l'île de Florianópolis. La région est réputée pour sa beauté et ses fonds sous marins.

Grâce à nos amis Rosane et Carlito, nous avons accès à un bivouac de rêve, le parking du bar « Puerto dos Piratas, situé à Porto Belo. Le bar est fermé car nous sommes hors saison et nous profitons donc d’un emplacement face à la plage et à la baie, pratiquement les pieds dans l’eau, avec de l’électricité, de l’eau et du wifi. Fenoy, le patron des lieux est aussi un grand voyageur et est ravi de nous accueillir.

11 Porto Belo1

Dans l’après-midi, nous partons marché le long de la plage jusqu’à la jetée. C’est plein de charme ici, pas de constructions à outrance, juste une petite station balnéaire calme et paisible (du moins en cette saison). En face, on aperçoit l’île de Porto Belo avec ses plages paradisiaques.

11 Porto Belo1-002

Nous revenons côté rue, passons faire quelques courses et prenons la pluie sur le retour. On rentre rapidement au camping-car. Ce soir, c’est empenadas maison pour tout le monde.

 

Samedi 7 juin

Il a plus presque toute la nuit et ça ne semble pas s’arrêter. Les réparations au silicone semblent efficaces. Théo termine sa dernière évaluation de français, les vacances approchent, ouf !

Nous passons la journée à l’intérieur car il pleut sans cesse. Difficile de s’occuper dans un si petit espace…

 

Dimanche 8 juin

La pluie ne s’arrête toujours pas, quelle poisse ! On se dit tout de même que nous sommes mieux ici qu’à rouler sous la grisaille et de ne pas profiter du paysage.

Vatea fait son évaluation de français et Théo celle d’histoire-géo. Je prépare la publication sur le blog de l’article sur Ushuaïa (on a accumulé un sacré retard). Bref, encore une journée dans le camping-car. Chacun s’occupant comme il peut. Les enfants sortent quand même sous la pluie, en maillot tant qu’à faire !!! Heureusement qu’on est branché car avec le sèche-cheveux s’est pratique pour tout sécher.

11 Porto Belo2

 

Lundi 9 juin

Enfin, le soleil se pointe. Nous partons à Bombinhas, le village d’à côté, pour visiter d’autres plages. Nous découvrons la plage de Quatro Ilhas, belle, grande et tranquille.

11 Porto Belo3

On marche jusqu’à l’extrémité rocheuse et empruntons un petit sentier menant en haut d’une colline. De là, le point de vue sur l’océan et le village suivant, Mariscal, est magnifique. L’endroit est assez sauvage, on apprécie.

11 Porto Belo4

Nous restons là pour le repas du midi, le camping-car est garé juste devant un petit chemin menant à cette plage, dans une rue avec de belles maisons « secondaires ».

Nous filons ensuite vers Mariscal, histoire de faire le tour de cette petite péninsule et de visiter surtout le Morro de Macaco dont Rosane nous a tant parlé.

Nous longeons d’abord la plage de Mariscal, puis celle de Canto Grande et enfin celle de Conceiçao. Toutes très belles.

11 Porto Belo5

Pierre se gare ensuite dans une rue face au Morro de Macaco. Il est fatigué et c’est avec mes 2 loulous que j’entame l’ascension de cette petite montagne.

morro macaco

Au pied, nous faisons la connaissance d’un petit gars qui nous accompagnera avec son chien durant toute la montée. Il nous faut 1h d’un bon pas pour arriver au sommet. La vue est spectaculaire sur les 2 côtés de l’isthme reliant Bombinhas à Mariscal (malheureusement soleil de face).

morro macaco1

morro macaco2-001

Après cette balade sportive, nous retournons au bivouac de Porto Belo.

 

Mardi 10 juin

Le soleil est de la partie. Nous allons marcher près des rochers à quelques pas de notre bivouac. On y découvre des petites criques accessibles à marée basse.

11 Porto Belo6

Nous partons ensuite voir la, parait-il, superbe plage de Caixa d'Aço, une baie abritée aux eaux turquoise. Après une côte étroite, nous arrivons là-bas déçus, c'est mort et sale. 

11 Porto Belo7

Direction donc Bombinhas, la plage de 4 ilhas que nous avons beaucoup aimé. Il fait chaud et les enfants ont envie de jouer dans les vagues.

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On passe une très belle matinée.

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Après le repas, nous quittons la péninsule et roulons vers l’île de Florianopolis…

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 08:16

        Du 2 au 6 juin 2014  

 

Nous sommes dans l’état de Santa Catarina, au sud du Brésil. Nous sommes invités chez nos amis Rosane, Carlito et leur fille Caroline. Nous les avions rencontrés à Salta en Argentine il y a 5 mois.

Ils étaient en vacances au camping Xamena avec leur très beau camping-car et nous étions voisins d’emplacement. Nous avions fêté l’anniversaire de Pierre avec eux où Carlito nous avait joué de la guitare en chantant des chansons brésiliennes.

Bref, nous voilà aux portes de leur ville, Rio do Sul. Ils nous ont donné rendez-vous sur le parking d’un centre commercial et les retrouvailles sont très chaleureuses, nous avons même droit chacun à un tee-shirt en cadeau.

10 Rio do Sul

Nous laissons notre Mauro sur place et embraquons dans leur voiture direction la cathédrale de Rio do Sul, toute blanche. Après avoir fait quelques courses pour le repas de ce soir, nous allons visiter leur appartement dans le centre ville, l’Edificio Versailles, un nom bien de chez nous !!!

10 Rio do Sul1

Depuis le toit de leur immeuble, nous avons une vue à 360 degrés sur l’ensemble de Rio do Sul. L’immeuble est le plus haut de la ville et quasiment le plus central.

En fin de journée, nous récupérons notre camping-car et allons bivouaquer dans le parking de l’entreprise de Carlito. C’est là aussi qu’il entrepose son véhicule. Du coup, à l’abri dans le garage, nous partageons le repas tous ensemble, des languiça, saucisses portugaises à base de porc fumé.

10 Rio do Sul2

Les enfants jouent au foot pendant que nous prenons l’apero devant les films et photos de notre voyage.

En fait Carlito rêve et envisage prochainement de revendre son entreprise pour faire un voyage au long cours avec son camping-car, Rosane est plus mitigée, elle aime surtout les plages et le farniente, l’aventure lui fait un peu peur. Notre rencontre leur permettent d’avoir des réponses à pas mal de questions.

 

Mardi 3 juin

Ce matin est un grand jour : 6h du matin, test d’urine positif !!! Nous avons avec nous un petit passager supplémentaire J qui était très attendu !!!

Tout le monde accueille  donc la nouvelle avec joie. Vatea surtout deviendra  très maternant avec moi.

En fin de matinée, Rosane et Carlito arrivent. Nous partons avec les camions au parc municipal. Il y a un grand parking avec wifi, électricité, une aire de jeux pour les enfants. On s’installe donc là pour la journée car la télé brésilienne vient nous interviewer dans l’après-midi !

10 Rio do Sul3

On sort donc les auvents, tables, chaises et barbecue. Carlito nous prépare des linguiça.

Nous nous baladons ensuite dans le parc, les enfants jouent sur l'aire de jeux et nous ramassons de délicieuses noix de pecan tombées des arbres.

10 Rio do Sul4

Vers 14h30, l’équipe de télévisions arrive, Fabiano et son cameraman. L’interview sur notre périple est bon enfant et assez rapide. Nous galérons à communiquer en portugais, mais avec notre espagnol et nos amis Carlito et Rosane, on s’en sort pas trop mal.

10 Rio do Sul5

En fin de journée, Rosane m’amène dans son verger pour me faire un panier vitaminé pour ma grossesse (oranges, citrons et mandarines).

Nous prenons ensuite les camping-cars pour une virée dans le village d’à côté, Rio de oeste, là où nous amis ont grandi. En chemin, on s’arrête chez la maman de Rosane, puis allons visiter l’église du village qui domine les lieux.

10 Rio do Sul6

A 18h, Carlito et Rosane nous amène à la « Gruta do Tigre ». Un lieu superbe, en pleine nature à pourtant quelques kilomètres de la ville. Le gérant, Geraldo, est un petit bonhomme très sympathique qui nous accueille avec le sourire et nous propose de nous garer face à la salle de fête. Il y a l’électricité, les wc, des tables et des bancs et surtout un petit lac à côté, tout ça au milieu d’une végétation luxuriante. Malheureusement, il fait déjà nuit et nous ne découvrirons la beauté des lieux que demain.

10 Rio do Sul7

Après que Rosane nous ait préparé des spaghettis (macaronade) ,Nos amis nous ont encore réservé une belle surprise : 2 de leurs connaissances arrivent pour nous jouer durant toute la soirée de la guitare en chantant des chansons italiennes. En effet, dans la région, et particulièrement à Rio do Oeste, il y a beaucoup de descendants italiens qui vivent ici. Un moment très agréable, malgré le froid.

 

Mercredi 4 juin

Réveil vers 8h30 et quelques heures d’école.

Geraldo nous amène ensuite à la grotte du tigre. Il y a un sanctuaire et une jolie cascade. De là haut, on a une vue plongeante sur notre bivouac face à la salle et sur le petit lac.

10 Rio do Sul8

En marchant dans la forêt, Geraldo nous présente la colonie de macaques sauvages qui vit ici depuis 5 ans. On continue la balade autour de sa propriété, on aperçoit des toucans, les enfants cueillent des bananes, c’est vraiment un très bel endroit ici.

10 Rio do Sul9

10 Rio do Sul10

Justement, cet après-midi, nous rencontrons le maire du village pour qu’il accorde à Geraldo la licence nécessaire à l’ouverture d’un camping. On voudrait lui expliquer combien ce lieu est agréable et intéressant et pourrait convenir à beaucoup de voyageurs, en camping-car ou en tente. Au retour de la promenade, le fils de Geraldo nous prépare des frites dans le restaurant de la salle. Rosane et moi, praparons des petits plats de légumes, Carlito fait son barbecue. Les macaques en profitent pour venir réclamer de la nourriture, on les verra donc de très près cette fois.

10 Rio do Sul11

A l’arrivée du maire, on discute, de notre expérience du voyage. Il finit par donner son accord pour le camping, super !!! Il tient ensuite à nous faire visiter son village, Rio do Oeste. On embraque donc tous les 4 dans sa voiture pour un tour dans le village dont il est très fier et surtout de son école, que nous visitons aussi dans les détails. Elle possède un mini zoo et un jardin botanique qui permet aux enfants une éducation à la faune et à la flore locale.

10 Rio do Sul12

Retour à la grotte pour rejoindre nos amis et récupérer le camping-car, il est en effet temps de quitter les lieux et en même temps l’adorable Geraldo.

Sur la route, Rosane et Carlito, nous amène voir une minuscule chapelle sur une butte. Ca grimpe sévère mais de là-haut, la vue est sympa sur la campagne environnante et les cultures de riz.

10 Rio do Sul13

Nous retournons à Rio do Sul sur le parking du parc, une dernière visite officielle nous attend. Le maire de la ville (encore un !). Il est flatté de notre venue dans sa région et nous offre en remerciement un panier avec des produits bio locaux (vin, cachaça, biscuits, jus, confitures…). Lui aussi annoce qu’il souhaite aménager davantage ce parking pour accueillir des voyageurs (douches, wc). En nous quittons, il nous explique qu’il a une réunion mais comme nous sommes invité ce soir à manger dans une pizzeria. On s’y rend donc avec nos amis Carlito et Rosane. Les pizzas sont délicieuses, dont une à la banane et au chocolat pour le dessert.

10 Rio do Sul14

Après cette journée très mouvementée, on repart au garage de Carlito pour le bivouac de nuit.

 

Jeudi 5 juin

Le matin, on doit rejoindre nos amis sur le parking du parc, Carlito nous amène encore un panier garnis de fruits et de fromage que le maire a acheté pour nous. Nous allons ensuite voir un mécano pour changer l’ampoule des phares, l’huile et le filtre. C’est un ami de Carlito et il ne nous fera pratiquement rien payer. Rosane passe nous dire au revoir car elle travaille et demain, nous ne la verrons plus. Je lui offre un bracelet en macramé et la remercie encore grandement pour leur accueil si généreux.

Durant ce temps, je contacte la personne charger de s’occuper de nous pour le retour en cargo. On réalise que de partir de Montevideo en Uruguay serait plus adapté car moins de route qu’en Argentine à Zarate. De plus, les frais du transitaire sont moins élevés ! Nous avons donc la confirmation de notre date de départ : 2 juillet 2014 (si le cargo n’a pas de retard). La compagnie Seabridge, avec laquelle nous étions arrivé aux USA s’occupe de tout, elle a déjà notre dossier, nous n’auront plus qu’à contacter le transitaire quelques jours avant  et se rendre chez lui pour l’administratif et l’embarquement au port. Cool !!!

C’est une grosse averse qui tombe dessus dans l’après-midi. Nous nous apercevons de quelques infiltrations dans le camping-car. Nous allons donc nous garer dans le garage de Carlito afin d’être à l’abri. Il passe un bon moment avec nous, nous prenons l’apero ensemble avant de le quitter, lui aussi pour de bon cette fois. Pierre passera la soirée sur le toit de Mauro afin d’enlever le vieux silicone, devenu poreux, sécher la zone au pistolet à air et le recolmater par du silicone neuf.

 

Vendredi 6 juin

Nous quittons Rio do Sul qui fut une très belle étape pour les rencontres que nous y avons faites et l’accueil reçu de nos amis Rosane et Carlito, ainsi que Geraldo et les maires des villages.

On reprend la route vers la côte direction Porto Belo.

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 18:58

            Du 29 mai au 2 juin 2014  

 

Nous sommes sur la route longeant la côte, certaines plages semblent superbes mais elles sont difficilement accessibles car privatisées par des condominios (sorte de lotissements ultra sécurisés).

Nous nous arrêtons pour manger avant la ville d’Ubatuba, au bord de la plage Vermelha. C’est une belle plage tranquille où l’on peut surfer. On pense y revenir plus tard car nous espérons retrouver nos amis Steph et Claude qui nous ont donné rendez-vous sur le parking de l’aquarium.

Ubatuba-3939.JPG                                                           Praia Vermelha d'Ubatuba


Leur camping-car est bien là mais pas eux, sans doute chez leurs amis brésiliens. On va donc à pied se balader et manger une glace avec les enfants.

Ubatuba est une station balnéaire sans prétention mais bondée en saison. Il y a de très belles plages mais elles sont plus éloignées du centre et surtout bordée par des condominio.

8 Ubatuba

Le temps se gâte, il pleut et de retour nous faisons un peu d’école en attendant nos amis.

Vers 19h, ils arrivent avec Vincent et Diana. Ils vivent ici mais parlent très bien français. Vincent nous propose de nous amener tous surfer demain matin. Génial !!!

Le lendemain matin, nous nous rendons sur la plage de la veille, praia vermelha, la plus accessible avec les camping-cars. Les mecs se mettent à l’eau, Vincent, Claude et Pierre, pour une petite session de surf et longboard. Les filles papotent grossesse car Diana est enceinte de 7 mois. Les enfants jouent dans les vagues et le sable.

8 Ubatuba1

Vers midi, tout le monde repart, ils vont manger au resto. Nous décidons de rester manger au camping-car pour profiter de la plage, du beau temps et préserver notre budget très serré en cette fin de voyage.

8 Ubatuba2

Nous marchons sur le sable vers les rochers qui délimitent la plage. Nous repérons une tortue marine remontant de temps en temps à la surface pour prendre sa respiration. Les enfants s’éclatent dans les vagues. Il fait très chaud aujourd’hui, ça fait du bien. Après ce petit bain de mer et de soleil. Nous prenons tous une douche extérieure derrière notre camping-car.

8 Ubatuba3

Vers 16h30, nous allons faire quelques courses et rejoignons nos amis sur le parking de l’aquarium.

Nous sommes tous d’accord pour prendre la route et s’avancer. Le bivouac connu est à une 50aine de kms (merci Nath et Jean). Ca nous fait donc 1h de trajet le long de la côte qui nous fait, pour la seconde fois du voyage, passer le tropique du Capricorne.

On se gare face à la plage de Cocanha, près du village paisible de Caraguatatuba. Il y a un petit parking servant au kiosque de la plage. A cette heure tout est fermé, on est hors saison et ne risquons pas de gêner ou d’être gêner. Le patron du bar passe justement par hasard à vélo et nous invite à rester là le temps qu’on voudra.

Nous passons une excellente nuit. On quitte le bivouac vers 9h après avoir reçu le café du matin par le patron du kiosque.

Aujourd’hui c’est une longue journée de route qui s’annonce. Steph, Claude et nous, souhaitons passer la zone autour de Sao Paulo, réputée craignos.

Après Sao Sebastio, la costa zigzag et sillonne entre les montagnes (morro), la conduite est délicate entre les côtes, les virages et les descentes vertigineuses. Les paysages sont beaux, la mata atlantica d’un côté, les plages, l’océan et les îles de l’autre. La côte brésilienne est la plus belle qu’on ait faite durant notre voyage. Dommage que nous manquions de temps pour visiter plus amplement le pays et aussi la saison qui n’est pas des plus appropriée vu que nous sommes en début d’hivers.

Après la pause repas sur une station service, nous traversons le port de Santos et l’énorme zone industrielle et polluée de Sao Paulo.

Nous continuons de rouler jusque 17h et nous arrêtons enfin sur une station service Graal offrant tous les services (wifi, douches, restauration, jeux pour enfants…). Il y a de nombreux poids lourds mais on nous stationne dans une zone assez cool. On se cale côte à côte et sortons table et chaises pour un apero-repas tous ensemble.

9 route après Ubatuba

Réveil tôt, nous partons vers 9h et roulons maintenant vers Curitiba. C’est là que nos routes vont se séparer. Claude et Steph vont vers les chutes d’Iguazu que nous avions faite à l’aller, nous continuons  le long de la côte en direction de Florianopolis puis de l’Uruguay.

Un peu avant la ville de Curitiba, nous nous arrêtons pour un dernier repas ensemble et s’échanger les photos.

Le bivouac de ce soir ce fera à Barra Velha, face à la plage, là encore un point GPS de nos amis Nath et Jean. D’ailleurs nous y rencontrons des habitants les ayant aussi connus ! Ahhh le monde des voyageurs…

9 route après Ubatuba1

Dernier jour de route avant notre destination attendue et bien méritée, Rio do Sul. C’est là que vivent Carlito et Rosane avec leur fille Caroline. Nous les avions rencontrés à Salta au camping, au moment des fêtes du nouvel an et de l’anniversaire de Pierre en Argentine. Ils nous avaient invité à venir chez eux lors de notre passage au Brésil.

Nous quittons donc la côte et traversons la vallée européenne. Il y a de très beaux villages et on sent bien l’influence allemande de certains coins. L’état de Santa Catarina semble plutôt tranquille et riche. On arrive bientôt à Rio do Sul, détendus…

Ubatuba 4160

map route ubatuba

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 21:39

    Du 23 au 29 mai 2014

Depuis que nous avons quitté Rio de Janeiro, nous longeons la sublime Costa Verde. Cette côte verte est surnommée ainsi en raison de la forêt atlantique (mata atlantica) luxuriante qui couvre ses massifs vallonnés. Son immense baie bordée de magnifiques plages abrite une quantité inouïe d’îles paradisiaques, environ 350 !

6 route entre Rio et Paraty

Nous faisons une petite halte à Angra Dois Reis car c’est de là que partent la plupart des bateaux pour la belle Ilha Grande (grande île). Là-bas, aucune voiture, juste des plages magnifiques, des criques de rêve, des sentiers de promenade. C’est une réserve naturelle. Mais malheureusement les horaires des bateaux qui s’y rendent sont peut adaptés pour nous car ils partent en milieu d’après-midi ce qui rend obligatoire l’hébergement dans un hôtel sur place. On passe donc notre chemin.

Nous quittons tout de même l’axe principal pour rouler sur la route de la côte « la estrada do contorno » qui serpente à travers une forêt tropicale se jetant dans la mer. C’est splendide mais malheureusement, la plupart du temps, la vue est cachée par les haies ou les murs des hôtels et maisons luxueuses ou même par la végétation.

Nous arrivons à Paraty vers 13h et nous garons au bord du canal, non loin du centre historique.

Paraty fut au XVIè siècle l’un des plus importants ports du Brésil, refuge de pirates et de corsaires, c’est là que transitaient l’or et autres richesses minières du Minas Gerais. Avec l’arrêt de la route de l’or, Paraty s’enfonça dans un déclin.


map paraty

En 1966 la ville a été classée monument historique et patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Aujourd’hui, Paraty est une destination touristique très prisée avec ses plages et ses 65 îles.

Après s’être posés, nous partons à la découverte du centre historique.

A mi-chemin entre Rio et Sao Paulo, la ville a gardé son apparence séculaire. C’est un ensemble de petites maisons basses, de sobrados bourgeois et de 22 rues pavées et entièrement piétonnes polies par les sabots des chevaux, c’est un régal de s’y promener au milieu des nombreuses boutiques d’artisanat très varié et coloré, je suis vraiment sous la charme de ce coin tranquille et peu ordinaire. Vus de la jetée, la mer, l’église, près de la superbe anse, les collines et le ciel se complètent dans une magique harmonie de dégradés de blancs, de gris et de bleus.


7 Paraty

Ce week end c’est le festival de jazz le plus populaire du pays (Bourbon Festival Paraty). Des gens de tous le pays viennent y assister.


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Le soir donc, les enfants choisissent de rester tranquilles devant un dessin animé, pendant que nous sortons une petite heure Pierre et moi à travers les ruelles du centre.


Samedi 24 mai

Le lendemain matin, après le temps d’école, les enfants se mettent à pêcher dans le canal à côté duquel nous sommes garés. Ils remontent pas mal de poissons chats et de poissons flûtes, trop petits et pas vraiment comestibles, on les relâche…


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Après le repas, Théo a besoin de faire pas mal de révisions sur la conjugaison, Pierre l’aide au camping-car et je pars marcher un peu avec Vatea.


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Finalement l’après-midi passera super vite, nous passons beaucoup de temps à flâner dans les boutiques, écouter les petits concerts de jazz dans les ruelles, goûter au sucreries et patisseries locales que proposent les vendeurs ambulants. On va voir la plage et le port où oscillent fièrement de vieux bateaux à voiles, à coque de bois de toutes les couleurs.


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Paraty étant tout petit, nous pensions être rejoints par Pierre et Théo, mais il est 18h quand nous arrivons au camping-car et découvrons que notre grand pêcheur a eu un petit accident avec sa prise : Pour enlever plus facilement l’hameçon, Théo a coincé le poisson sous son pied, mais sans savoir que celui-ci avait une grosse épine dorsale susceptible de se dresser pour se défendre. Elle a donc traversé la tong et son pied. Il a eu très mal, son pied a beaucoup gonflé et il a pas mal saigné. Un passant du coin, pour rire, lui a dit que la piqûre était mortelle, il a fallu un peu de temps pour que Pierre réussisse à le déstresser !!! Ceci dit c’est quand même un poisson toxique et il faut bien nettoyer la plaie. Pauvre bouchon !!! Je l’ai bichonné à mon retour et il était content de voir les petits souvenirs que je lui avais ramené (tortue en magnet, bateau en bois). Bon à part ça, ils ont bien travaillé tous les 2 et se sont bien amusés.

 

Dimanche 25 mai

Ce matin, nous avons pas mal de passants qui s’arrêtent pour nous parler, prendre des photos et poser des questions sur notre voyage. Parmi eux, une famille de Rio séjournant à l’hôtel en face. Leur fille parle très bien français, ils rêvent de faire le même genre de trip. Après avoir longuement discuté, ils nous proposent de venir dans leur chambre prendre une bonne douche chaude. Je suis la seule à en profiter car c’est plus simple pour me laver les cheveux.

Après le repas, on part tout le 4 faire notre « désormais » habituelle balade dans le centre historique, dont je ne me lasse pas. Au Brésil, les magasins HAVAINAS de tongs sont grandement représentés et les prix sont modiques. Ici, une paire de base coûte 3€, une paire plus colorée ne dépasse pas les 10€. Etant tous les 4 des fans des tongs, on s’achète tous une paire en prévision.


7 Paraty7

Le soir, on profite de la connexion de l’hôtel pour publier sur le blog et skyper la famille.

Ensuite, soirée fou fou, musique et danse dans notre camping-car. Les enfants adorent ça, ça les défoule.

 

Lundi 26 mai

La journée commence par la corvée courses. Je pars avec Pierre à la recherche d’un petit supermarché. Puis, nous allons faire quelques photos en ville car le soleil aujourd’hui est bien présent après la pluie de cette nuit et la grisaille de la vieille.

Très souvent, après de fortes pluies, les rivières débordent un peu et les rues inondent. Ce phénomène a été prévu par les fondateurs de la petite ville coloniale car cela permet de nettoyer les pavés où se déversaient à l’époque les égouts. Aujourd’hui encore, les eaux reprennent leur droit et serpentent entre les bâtisses formant un vaste miroir tourné vers le ciel, c’est stupéfiant et très photogénique !

L’après-midi, nous prenons le camping-car et allons à Paraty Mirim, à 17km d’ici. Il parait que le coin est sauvage et tranquille.

Ici vivent encore des guaranis, on les croise tout le long du chemin, une piste d’environ 5km. Comme il a plu, c’est assez boueux et Pierre craint de rester tanqué. Mais ça passe.

trindade

Nous arrivons sur la plage, mais sommes déçus par les lieux, rien de fabuleux. On se promène un peu avant de faire demi-tour car la pluie menace à nouveau et nous ne voulons pas prendre le risque de rester coincés.

De retour à Paraty, nous allons prendre quelques infos concernant les sorties en bateaux sur les îles alentours. En chemin, nous croisons une famille française avec 2 enfants voyageant aussi en camping-car (un laika en plus). Claude, Stéphanie, Louisa et Joseph ont fait l’Amérique du sud en 1 an et repartent comme nous en juin. On discute un bon moment et avons rapidement constaté que nous avions de nombreux points communs (éducation, alimentation, santé, Steph a d’ailleurs accouché à la maison), bref, on accroche bien tous ensemble. La petite croisière les tente aussi. On se donne donc rendez-vous demain devant l’agence.

 

Mardi 27 mai

Cette nuit, mauvaise nouvelle, on nous a volé les vélos !!! C’est la première fois, au bout de 2 ans de voyage qu’on nous dérobe quelque chose. Du coup, on ne se plaint pas trop et prenons le bon côté des choses : ça aura fait plaisir à des petits qui en auront besoin !

Pas étonnant non plus, cela fait 4 nuits que nous stationnons au même endroit. Il est clair du coup qu’on se fait repéré. Les vélos sont attachés par des sangles et un simple cadenas qu’on peut couper facilement avec une grosse pince !

Bref, comme nous partons pour la journée en bateau, personne ne sera là pour surveiller notre Mauro. On décide donc de rejoindre Steph et Claude au camping pour plus de sécurité.

Nous négocions à 40 reais (13€) pour nous 4. Le patron est ok et nous bénéficions de douches chaudes, eau, électricité, wifi et même cuisine extérieur commune avec des réchauds à gaz.

Paraty 3889

Une fois rapidement installés, je prépare le pique-nique et nous fonçons à l’agence pour retrouver nos amis.

Claude a pu obtenir un super tarif comme nous sommes plusieurs. Les enfants ne payeront pas et nous payons moins de 10€ par adulte pour une sortie en bateau de 5h à travers les îles et leurs plages du coin.

sortie bateau

sortie bateau1

Le soleil est au rendez-vous et nous passons une superbe journée. On peut faire du snorkelling et l’arrêt le plus sympathique se fera à praia la lula. Les enfants jouent dans les vagues, la plage est isolée car elle n’est accessible qu’en bateau, comme la plupart d’entre elles.


sortie bateau2

sortie bateau3

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sortie bateau5

En fin de journée, de retour au camping, nous partageons le repas avec nos amis.

 

Mercredi 28 mai

Il a plus beaucoup cette nuit et ça ne semble pas s’arrêter. Dommage, nous avions prévu d’aller tous ensemble dans le village de Trindade, non loin d’ici. Du coup, nous restons au camping, profitant pour faire une longue journée d’école et du wifi. Nos amis, eux, partent vers Ubatuba, ils y retrouvent une famille brésilienne vivant là-bas. On se recroisera plus tard.

L’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché. Le frigo refait des siennes, dès qu’il fait chaud et humide, c’est là qu’il nous lâche. Il faut donc acheter nos provisions au jour le jour.

 

Jeudi 29 mai

Le soleil est de retour, on fait notre matinée école et quittons ensuite le camping.

Nous roulons vers Trindade. Le lieu semble vraiment paradisiaque sur les photos et les pubs des agences : plages bordées de cocotiers et d’amandiers, piscines naturelles, petit village typique de hippies, rivières, cascades, jungle alentours… Bref, je suis motivée.

La route qui y mène serpente à travers une colline. Les montées et descentes sont raides. Mais arrivés à quelques kilomètres du village, la route goudronnée s’arrête, il faut alors passer sur le lit d’un petit court d’eau, mais il a beaucoup plu et la route est très cabossée par les rocher s environnants. Pierre ne veut plus prendre de risque avec notre Mauro, en plus, il me rappelle que nous n’avons pas de point bivouac ici et qu’il parait que c’est difficile d’en trouver vu l’étroitesse du village. A contre cœur, on fait demi-tour. Je prends juste quelques photos. Il fait pleut maintenant, je me console comme je peux. Mais au loin, je devine la beauté du site et j’ai vraiment les boules.


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On regagne la route principale, en direction d’Ubatuba.

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 10:14

    Du 14 au 22 mai 2014  

 

Rio de Janeiro, rien que le nom nous fait rêver... Eh oui pour nous, c’est là que tout a commencé, au départ du dessin animé RIO et de son aras Blue que notre projet de voyage a pris forme. Alors, il ne fallait pas louper cette destination. Nous y voilà donc enfin !

    map-rio-legende-copie-1.jpg 

1 : plage de Copacabana  

2 : plages de Ipanema et Leblon

 3 : plage Vermelha (là où nous bivouaquons)

 4 : Pain de Sucre

 5 : plage de Botafogo

 6 : plage de Flamengo

 7 : Baie de Gloria

 8 : pont menant à Niteroi

 9 : centre ville

 10 : corcovado et le Cristo Redemptor

 11 : quartier de Lapa et Santa Teresa

 12 : stade Maracana

13 : plage Vigidal

14 : Barra de Tijuca

15: lac Rodrigo de Freitas



    

 

Mercredi 14 mai

Nous arrivons vers 16h30 en périphérie de la ville merveilleuse, comme elle est communément appelée. Malgré le trafic très dense, nous n’avons pas trop de difficultés à atteindre le bivouac. C’est au pied du fameux pain de sucre que la plupart des voyageurs se posent. Nous traversons la ville, passant dans le centre, longeant les plages de Flamengo puis Botafogo, on aperçoit au loin le pain de sucre, le Cristo Redemptor du haut du Corcovado et les gros buildings qui pullulent dans la ville. Nous arrivons  dans le quartier de l’Urca où se trouve le Pao de Açucar. En effet, le bivouac est idéal, face à une jolie petit plage, la praia vermelha et à côté de l’école militaire, ce qui en fait un lieu très Secure puisque surveillé en permanence.

On est content et soulagé d’être arrivé sans encombre et de découvrir que le bivouac est sympa. Les enfants vont jouer sur la plage. Le soleil se couche tôt ici, 17h30 environ, eh oui c’est l’hiver en ce moment, même si le climat est doux, les journées sont courtes. On assiste à un superbe levé de lune.

Rio-3184.JPG

En soirée, on fait connaissance avec un jeune couple d’argentins, ils bivouaquent aussi ici depuis quelques jours car ils vivent dans leur voiture et gagnent leur vie en faisant des spectacles de danse et de musique dans la rue. Ils nous rassurent un peu plus sur le lieu et nous donnent quelques conseils et infos.

Jeudi 15 mai

Notre première nuit est bonne, mais comme la nuit tombe tôt, le jour se lève tôt aussi et on entend de bonne heure la ville se réveiller. A 7h, le clairon des militaires fait office de réveil. Le matin, Bijou, le gardien du parking arrive et nous sympathisons avec lui. C’est 8 reais/jour (2,5€) pour stationner ici.

Après le petit déj, nous partons à pied explorer les alentours. Le trafic est dense et infernal. On se dirige vers la mythique plage de Copacabana, la plus célèbre du monde, fréquentée par les cariocas, les touristes et les vendeurs ambulants. C’est l’une des attractions principales de Rio, mais qui n’a finalement rien d’exceptionnel. Elle est longue de 4km et bordée de grands buildings, hôtels et d’une grosse avenue, l’Avenida Atlantica, fermée le dimanche pour laisser la place au joggers, rollers et cyclistes. La plage est semée de tentes-bornes numérotées qui servent de repères et délimitent des territoires comme celui des musclors, des homos, des surfers, ect…

1 bis autour du bivouac

Quelques installations commencent à apparaître en vue du mondial. Après un rapide tour au bord de l’eau, on déguste une coco bien fraîche puis allons à l’office du tourisme se procurer des map de la ville et prendre des infos sur les sites à visiter et les transports en commun. Pas facile du tout depuis notre arrivée de communiquer en portugais, on a du mal à lâcher notre « gracias » contre « obrigado » ou notre  « buenos dias » contre « bom dia ». Bref, on fait un peu de portugnol et ça fonctionne pas trop mal.

De retour au camping-car pour manger, on fait connaissance avec les petits singes du Brésil, de la famille des Ouistitis, ceux-là même que les enfants avaient vus dans le dessin animé et qu’ils leur tardaient de rencontrer pour de vrai. Ils sont vraiment trop mignons et très gourmands surtout. Ils n’hésitent pas à venir vers nous pour piquer des morceaux de biscuits ou de fruits. Nous les avons croisés à plusieurs reprises et avons chaque fois passé de bons moments avec eux.

En milieu d’après-midi, nous prenons le bus pour le Corcovado. On galère un peu pour trouver l’arrêt qui convient et on attendra presque 1h ce bus qui est celui qui passe le moins. Prendre le bus à Rio est contre-indiqué pour les cardiaques ! Les chauffeurs conduisent comme des pilotes de rallye et les accidents de retournement de bus sont nombreux ici, on comprend pourquoi ! Bref, on arrive à la station du petit train qui nous monte au Corcovado, montagne de 709m d’altitude. Pierre est un peu déçu car le temps s’est bien écoulé et le coucher de soleil va avoir lieu d’un moment à l’autre. Nous aurons une vue de nuit et  non sous la lumière du jour. Tant pis, on y est, on y va !

2 Cristo redomptor

On attend l’arrivée du train dans la petite station qui a des airs très rétro. 25minutes de grimpette assez raide qui dégage de temps en temps, entre la végétation luxuriante de la forêt, une vue époustouflante et de plus en plus élevée sur la ville.

On arrive en haut, au pied du Cristo Redemptor qui est gigantesque, 1145 tonnes, 31m de haut et 27m de large d’une main à l’autre, c’est absolument grandiose ! La carte postale de Rio ! Même si la lumière décline et que des nuages recouvrent une partie du panorama, la vue est époustouflante. Finalement, c’est pas plus mal, nous aurons une vue de jour et de nuit.

2 DSC 3522-001 (1)                                                         Vue spectaculaire sur le Pain de Sucre

2 Cristo redomptor1

On passe au moins 1h, admirant cette vue à 360° sur la ville : derrière, la forêt de Tijuca ; à gauche les quartiers nord et le stade Maracana ; devant le superbe Pain de Sucre, l’océan et les nombreuses îles, à droite, les plages de Copacabana, Ipanema et le lac Rodrigo de Freitas.

 

2 DSC 3522-001 (2)

2 DSC 3522-001 (3)

2 Cristo redomptor2

2 DSC 3522-001 (5)

On reprend le bus vers 18h30. Les journées dans les villes sont vite épuisantes. On arrive crevé au camping-car et après le repas, nous ne tardons pas à nous coucher.

Vendredi 16 mai

3 jardin botanique

Nous partons vers 9h30 pour le jardin botanique, un havre de paix au milieu de la ville. On y trouve plus de 6000 espèces de plantes et d’arbres du monde entiers, deux jardins miniatures d’inspiration japonaise et d’Amazonie, un jardin de cactus, des verrières d’orchidées, de bromélias et de plantes carnivores. Le plus bel endroit selon nous : l’étang recouvert de Vitoria Regia, les plus grands nénuphars du monde. On a eu la chance de voir des perroquets, des toucans, des colibris et nos amis les ouistitis. Ce jardin est joliment décoré avec ses fontaines en fontes, ses sculptures et ses cascades. Nous y passons la matinée, mangeons sur place et quittons la jardin vers 14h. Nous rentrons au bivouac pour le gouter.

3 jardin botanique1

3 jardin botanique2

3 jardin botanique3

3 jardin botanique4

3 jardin botanique5

3 jardin botanique6

3 jardin botanique7

3 jardin botanique8

Vers 15h30, nous décidons de monter au pain de sucre en téléphérique. La visite se fait en 2 temps : un premier arrêt au Morro da Urca et le second au Pain de Sucre. Le nom de Pain de Sucre (Pao de Açucar en portugais) vient de la forme des moules à sucre de l’époque. C’est un bloc de quartz de 500 millions d’années. Cette montagne a toujours symbolisé la ville de Rio. Arrivée au premier Morro (colline), la vue y est différente qu’au Corcovado mais tout aussi spectaculaire. On se sent au cœur de la ville avec une vue panoramique incroyable. On peut admirer le nord de la ville en un seul regard depuis la baie de Botafogo et son petit port de plaisance, en passant par la plage de Flamengo et son parc Aterro, jusqu’à l’aéroport et son baller aérien.

sur le pain

Rio 2852                                                 vue sur le Pain de Sucre depuis le Morro da Urca

 

Rio 2928                                                     Vue sur la plage de Botafogo et Flamengo

 

vue niteroi (sud)                                         Vue sur Niteroi, de l'autre côté de la baie de Rio (baie de Guanabara)

 

Rio 2906                     vue directe depuis le Pain de Sucre sur la plage Vermelha, lieu de notre bivouac durant 8 jours à Rio

 

Depuis le Pain de Sucre, on domine la baie de Guanabara (grande baie de Rio) et l’on a une vue d’ensemble sur les fort qui protégeaient autrefois l’entrée de la ville.

 

vue copacabana (ouest)                           Vue depuis le Pain de Sucre sur la plage Vermelha, Copacabana et le Morro da Urca

Rio 2807                                                             Vue panoramique côté Copacabana

Rio 2790                 Vue panoramique, à gauche: plages Vermelha et Copacabana; à droite: plages de Botafogo et Flamengo

 

Après avoir fait des photos sous tous les angles et points de vue et sous la lumière rasante du soir, nous flânons le long des kiosquse à touristes qui vendent leurs babioles made in china à des prix complètement abusifs !

On se refait une série de photos à la tombée de la nuit et rentrons au camping-car situé juste en dessous de nous vers 18h.

vue est

vue est1                                                              Vue sur Botafogo et Flamengo

vue nord

La nuit sera difficile car un concert a lieu sur la plage jusqu’au petit matin.

 

Samedi 17 mai

On se lève donc crevé. On part tout de même faire une balade sur la pista Claudio Coutinho. Un petit sentier qui part de notre bivouac et qui longe ou grimpe au Morro da Urca, premier arrêt du téléphérique. La montée est rude pendant 30 min mais au moins pas besoin de payer le téléphérique. On profitera ainsi de la lumière du matin. En chemin, on retrouve nos ouistitis qui se régalent de notre banane. Arrivés en haut, petite pause goûté vitaminée, un jus de fruits fraîchement pressés.

5 circuit pedestre pain de sucre

5 circuit pedestre pain de sucre1

Dans l’après-midi, les enfants s’amusent à la plage et se baignent. Je vais avec Pierre à pied dans le paisible quartier de Urca pour acheter des fruits et des légumes. Nos amis argentins s’occupent des enfants. Journée tranquille dons sur le bivouac.

8 autour du bivouac + Niteroi1                                                          Plage Vermelha, face à notre bivouac

5bis autour du bivouac

Le soir, nous discutons avec nos copains, ils sortent leurs étonnants instruments de musique et ce sera le buff toute la soirée, les enfants s’y mettent aussi.

 

Dimanche 18 mai

Après une matinée tranquille, nous allons l’après-midi en bus dans le quartier de Lapa pour voir l’Arcos da Lapa, l’ancien aqueduc sur lequel passe maintenant un tramway mythique, appelé le bonde. Malheureusement, il est HS en ce moment.

On marche ensuite jusqu’aux escaliers de Santa Teresa, un endroit incroyable : en 1990, le peintre chilien Jorge Selaron commence a aménager cet escalier en transformant des vieilles baignoires en jardinières pour décorer les côtés. Ensuite, passionné par les azuléjos (carreau de faïence émaillée), il s’attache à en tapisser les 215 marches. Très vite, les azulejos proviennent du monde entier, envoyés par des visiteurs tombés sous le charme de cette œuvre. L’artiste peint aussi ses propres azulejos en faisant figurer la fameuse femme enceinte qui apparait dans toutes ses œuvres. On pourrait passer des heures dans cet endroit insolite.

6 visite de la ville1

6 visite de la ville2

Comme nous sommes proches du centre, on décide de continuer à pied vers le centre historique. Il n’y a pas grand monde ni beaucoup d’animations puisque c’est dimanche. Nous allons voir le théâtre,  la Praça XV, le palais impérial et le palais de Tiradentes. On n’est pas sous le charme mais c’est vrai qu’on a pas trop pu sentir l’âme de la ville un jour de semaine. En plus, un groupe de jeunes a essayé de me voler le portable avec lequel je faisais des photos. Durant le voyage, ce genre d’incidents ne nous était encore jamais arrivé.

6 visite de la ville3

Pierre propose ensuite de rentrer au bivouac par la côte, ça nous permettra de voir les différentes plages. Sur l’instant, on trouve l’idée bonne mais on ne s’imagine pas le nombre de kilomètres qu’il y a à parcourir. Nous en ferons à peu près 10 !!! Nous passons devant l’aéroport, la baie de Gloria et sa jolie Marina, puis la plage Flamengo, dévoilant un beau point de vue sur le pain de sucre sur la droite et la ville de Niteroi en face, de l’autre côté de la baie de Guanabara. La plage Flamengo est bordée d’un joli parc où les cariocas ont l’habitude de venir faire du sport (jogging, rollers, skateparc, terrain de tennis…). Cette plage moins connue des touristes est pourtant, selon nous, une des plus agréable pour flâner.

Rio 3078

6 visite de la ville4

Rio 3102

Nous continuons notre longue marche, les enfants commencent à peiner. On arrive près de la baie de Botafogo, la contourner nous semble interminable. Il commence à faire nuit.

6 visite de la ville5

On arrive enfin au camping-car vers 18h30. On mange, on se douche, on se couche.

 

Lundi 19 mai

Les enfants sont courbaturés de la veille. On les confie à Ben et Anahi ce matin. Ils font du cirque sur la plage pour gagner quelques sous, et ça marche, ils ont reçu déjà 6 reais dans leur chapeau.

Pierre et moi allons marcher de l’autre côté, vers les plages de Copacabana, Ipanema et Leblon. Nous faisons environ 8km et marchons 2 bonnes heures. Ce côté de Rio est plus touristique, plus huppé aussi, mais nous sommes hors saison et les plages ne sont pas bondées.

6bis autour du bivouac + Copacabana et Ipanema

Rio 3164

En chemin, je trouve le maillot de foot du Brésil pour Vatea, ça faisait un moment qu’il en rêvait. Les petits vendeurs sur la plage vendent des tee-shirts et des babioles pour une misère.

Nous arrivons maintenant à la plage suivante : Ipanema. C’est la saturation du côté de Copacabana dans les années 1950 qui est à l’origine de cette nouvelle plage. Leblon est la plage qui prolonge Ipanema, à elle deux, 3,5km de sable, séparé juste par un canal qui débouche dans le lac Rodrigo de Freitas. Hormis les vagues un peu plus fortes, ces plages différent peu de Copacabana. Il y a ici aussi des postes qui délimitent les zones de fréquentation. On peut voir au bout le Morro Dois Irmoes (2 frères).

6bis autour du bivouac + Copacabana et Ipanema1

Rio 3172

Arrivés au bout, nous prenons le bus pour rentrer au bivouac.

L’après-midi se déroule tranquillement, les enfants jouent au diabolo, je fais des macramés, Pierre papote avec les argentins.

6bis autour du bivouac + Copacabana et Ipanema4

Le soir, nous filons au centre commercial à 10 min à pied. On a promis un McDo aux enfants. Après une balade dans les 4 étages, au milieu des boutiques chics, on va se remplir le ventre de gros hamburgers et frites.

Vers 22h30, il y a un concert de Bossa Nova et de Samba sur la plage en face de nous, sympa !!!

 

Mardi 20 mai

Matinée pépère au bivouac.

L’après-midi, on part visiter le MIAN (musée international d’art naïf). On est fan ! On peut y admirer plus de 8000 œuvres dont la célèbre toile de Lia Mittarakis faisant 7m sur 4m.

Rio-3209.JPG

7 visite du MIAN

7 visite du MIAN1

 

Mercredi 21 mai

Ce matin, nous partons pour prendre le ferry allant à Niteroi. J’ai envie de voir la vue de la baie depuis la mer. La traversée dure 20 minutes et ne coûte que 3€. On arrive de l’autre côté et les gens nous mettent en garde sur le quartier réputé dangereux. Nous ne sommes donc pas très à l’aise et au lieu de partir marcher vers le musée d’art contemporain, comme prévu, nous faisons demi-tour et reprenons le ferry.

8 autour du bivouac + Niteroi

Après le repas de midi, nous allons nous promener sur le sentier qui longe le Pain de Sucre,  on aime beaucoup cet endroit où on côtoie à coup sûr les adorables et gourmands ouistitis. On se retrouve dans la nature et on peut voir notre petite plage vermelha en toile de fond.

8 autour du bivouac + Niteroi2

En fin de journée, on visite le quartier dans lequel nous nous trouvons, Urca, de l’autre côté du Pain de Sucre. Les différents points de vue sur le Cristo Redemptor et le Pao de Açucar depuis la baie de Botafogo et de la marina sont vraiment agréables. Théo, lui, est resté pour pêcher des calamars.

Rio 2940

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On passe au petit supermarché avant de rentrer au camping-car. Ce soir, c’est notre dernier soir à Rio, on va fêter ça avec nos amis. On partage le repas, ils nous jouent de la musique et nous font un petit spectacle de jonglage lumineux.

 

Jeudi 22 mai

C’est le moment des adieux. On quitte les copains mais aussi Rio où nous avons finalement passé 8 jours. On fait quelques photos souvenirs avec la troupe : Benja, Anahi, Totti, Leonardo et Bijou le gardien du parking.

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On prend la route vers 10h30 en longeant la plage de Copacabana, Ipanema, Leblon,  Vigidal et Sao Conrado. On traverse la plus importante favela de Rio, Rocinha, environ 200 mille habitants.

A Rio, il y a 600 favelas, à mois de passer par une agence spécialisée, il est strictement déconseillé d’y aller seul. Les favelas sont des quartiers normaux, si l’on excepte la grande pauvreté et un intense trafic de drogues et d’armes. Dans tous les quartiers, même les plus chics, il existe une favela. Le contraste peut alors frôler la caricature.

Nous arrivons sur le périph, on longe les innombrables centres commerciaux du quartier de Tijuca. On s’arrête au supermarché Carrefour pour faire le gros ravitaillement, puis longeons la grande plage de Barra de Tijuca, 20km de long et une eau peu polluée.

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Le temps est déjà bien vite passé, il est 15h, on continue, grimpant un peu plus dans les montagnes et traversant de beaux paysages et de magnifiques plages, comme celle de Grumari. On finit par se poser pour la nuit près d’un poste de police.

rio-2014

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 21:59

      Du 5 au 14 mai 2014  

 

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                                                                   Photo ci-dessus prise d'internet  

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                                                                  Photo ci-dessus prise d'internet 

 

Le Rio Iguazu prend sa source au Brésil et parcourt 1300km avant de se jeter dans le Rio Parana, 23km à peine en aval des chutes. A l’approche d’Iguazu, au gré d’une faille géologique, il s’éparpille en quelques 275 cascades d’une hauteur de 40 à 80m, qui s’étirent en arc de cercle sur 2700m. La physionomie du site est due à des phénomènes volcaniques qui se sont déroulés il y a 225 millions d’années, lorsque les couches de laves se sont répandues sur la région, donnant naissance à un sol basaltique qui a pour particularité de former des failles verticales lorsqu’il se rompt. A cela s’ajoute l’érosion hydraulique qui « mange » peu à peu le rebord des chutes.

Véritable joyau, les chutes d’Iguazu ont pour écrin une forêt subtropicale dont l’ampleur de la biodiversité est sans égale dans le reste du pays. A l’origine, cette jungle impénétrable couvrait 1 000 000 km2. Souffrant de la déforestation, elle ne se déploie plus que sur 60 000km2, d’où l’importance de la création du parc national d’Iguazu !

Au total, des 2 côtés de la frontière, la forêt est désormais protégée. 2000 espèces végétales se côtoient ici (figuier étrangleur, palo rosa, orchidées, fougère géante…), ainsi que plus de 430 sortes d’oiseaux, dont les colibris, perroquets et toucans. Parmi les 80 mammifères, citons le puma, le jaguar et l’ocelot. Les insectes sont innobrables, mais le plus surprenant : la fourmi tigre qui mesure 3 cm de long. Les araignées sont pas mal dans le genre.

Sans oublier les centaines de papillons multicolores qui virevoltent au dessus de nos têtes. On peut aussi apercevoir des singes capucins, des tatous, des tapirs, des agoutis, des pecaris, des capibaras et à coup sûr des coatis qui n’hésitent pas à venir vous piquer votre casse croûte !

Bref, vous l’aurez compris, ici c’est la jungle, même si le site est extrêmement touristique !

Les infrastructures sont très développées : hôtel, restaurants, passerelles surplombant les chutes sur plusieurs kilomètres, train écologique, boutiques, musée… Ici c’est 4000 visiteurs par jour, 12000 lors de la haute saison !

Nous sommes plutôt chanceux de ce côté-là car c’est la période où la fréquentation est moindre et où le temps est idéal (température douce, ni caniculaire, ni froide mais pluies fréquentes).

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Chutes d’Iguazu côté argentin

Nous bivouaquons à Puerto Iguazu, la ville se trouvant proche de l’entrée du parc. On se lève tôt pour aller visiter les chutes. Il ne pleut pas, mais le ciel est gris. Allez on se lance !

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A l’entrée du parc, nous prenons le train écologique qui nous amène tout au bout du site, la fameuse Garganta del Diablo (bouche du diable). Spectaculaire !!! Après avoir parcouru plus de 1km sur des passerelles surplombant le Rio (c’est d’ailleurs incroyable de marcher sur une telle distance au dessus d’une rivière), on approche du site et on voit déjà au loin les embruns provoqués par la puissance du débit. On plonge alors au cœur du tourbillon, dans un bruit de tonnerre et sous des trombes d’embruns. Les cascades mugissantes dessinent l’arc de cercle de 2700m à cheval sur l’Argentine et le Brésil. C’est là que se concentre 60% du débit des chutes qui atteignent ici près de 70m de hauteur. Le débit est tellement puissant qu’il est quasi impossible de voir le Rio en bas, tellement le spray est abondant.

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Nous passons un bon moment là à observer ce spectacle de la nature. Il n’y a pas trop de monde mais le ciel est grisâtre.

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Il faut savoir que le niveau des chutes peut parfois baisser brutalement, c’est lié à la présence de nombreux barrages dans la région, dont le second plus important au monde : le barrage d’Itaipu.

A l’inverse, comme au moment de notre visite, le Rio Parana est en crue, la rivière peut s’élever de 1m par heure,  le débit est alors puissant et l’eau prend une couleur brunâtre en se chargeant de limon.

Le débit moyen du Rio Iguazu est de 1750m3/sec, mais lors des grandes crues il peut atteindre plus de 30000m3/sec. En 2005, le flot monta subitement de 5m et emporta les passerelles de la Gorge du Diable. Depuis elles ont été reconstruites. Nous avons appris après notre visite du parc qu’il avait été fermé à cause des inondations catastrophiques dans la région, certaines passerelles ont à nouveau été endommagées et le débit du Rio a atteint des records !

Nous reprenons la passerelle et le train pour nous rendre au centre du site, là où démarrent d’autres sentiers sur des passerelles.

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Nous commençons par le circuit supérieur. Ce sentier longeant le sommet des chutes intérieures permet d’en apercevoir le dénivelé et livre des vues splendides sur la vallée et les rapides, ainsi que sur l’île Saint-Martin. Les 2 temps forts de cet itinéraire de 800 mètres : la plateforme menant au salto Bossetti et celle menant au salto Mbiguà. Nous nous arrêtons d’ailleurs sur la première pour déguster notre sandwich face à une des plus belles vues du pays !

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De retour au centre, on aperçoit les coatis venus quémander de la nourriture aux visiteurs attablés au restaurant du parc.

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De là, nous démarrons le circuit inférieur. Ce sentier de 1,6km permet de voir les chutes d’en bas et de mieux saisir ainsi la physionomie et la géologie du site. On est aussi un peu plus immergé dans la jungle. Après l’ascension de pas mal d’escaliers, une vue panoramique grandiose se déploie devant nous, l’île Saint-Martin, encadrée sur la gauche par la Garganta del Diablo et sur la droite par les chutes intérieures.

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Un peu plus loin sur le sentier, un embarcadère amène gratuitement les touristes sur l’île, mais en période de crue, ce service est suspendu, ce qui est malheureusement le cas lors de notre passage.

Tout au bout de ce parcours, nous arrivons au pied de salto Bossetti, là c’est la douche assurée !

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On se pose pour le goûter, admirant les superbes oiseaux noir et jaune dans les arbres, le geai acahé.

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Nous faisons maintenant demi-tour. Petit arrêt à la boutique pour acheter un livre sur la faune et la flore de la région. Nous avions celui de Patagonie que les enfants adorent, on complète donc notre collection. On s'amuse un peu avec les coatis.

On quitte le parc en empruntant le sendero verde plutôt que de prendre le train écologique. Ce petit sentier de 600m nous permet d’éviter la foule et de profiter davantage de la forêt et ses petits habitants.

Notre visite du parc est terminée, il nous a fallu une petite journée. Nous rentrons à Puerto Iguazu pour faire quelques courses et bivouaquer comme la veille sur un petit parking près de la place.

Demain, suivant le temps, nous passerons au Brésil pour visiter les chutes de ce côté…

 

Chutes d’Iguaçu côté brésilien

On se lève tôt, le soleil semble être de la partie aujourd’hui. On se met donc rapidement en route afin de passer le frontière à quelques kilomètres seulement.

Comme d’habitude, aucun souci aux douanes, tous se fait très rapidement. Pas besoin d’autorisation particulière  pour le véhicule au Brésil., donc aucune démarche à faire de ce côté là.

Nous sommes à Foz do Iguaçu et je peux vous dire que de changer de langue nous perturbe légèrement, le portugais n’est pas simple au premier abord, on se sent un peu perdu !

Bref, nous filons directement au parc des chutes, à quelques kilomètres de la ville.

A partir de l’entrée du parc, une navette nous conduit gratuitement, 11km plus loin, au départ de l’unique sentier du site. D’autres arrêts sur le trajet conduisent vers des activités qu’il faut payer en supplément (descente en canoë, jeep, escalade, accrobranche…).

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Nous descendons donc au sentier des chutes, il y a des coatis partout, des papillons, mais surtout, une vue imprenable sur l’ensemble des chutes intérieures en face, avec en prime un arc en ciel qui perdurera toute la journée.  On s’avance sur ce chemin qui offre chaque fois des points de vue différents, on longe en fait le Rio en s’approchant de l’arc de cercle : Garganta del Diablo !

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Clou du spectacle : le sentier se termine par une passerelle qui s’avance dans les entrailles de la bouche du diable, sous une pluie d’embruns, c’est grandiose !

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Nous prenons enfin l’ascenseur qui mène à un belvédère surplombant la quasi totalité des chutes, vraiment incroyable. On est scotché et aucune photo ou video ne peut retranscrire la grandeur du lieu.

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Nous marchons vers le parking pour reprendre la navette. Il y a des centaines de papillons partout, Pierre se régale avec son appareil photo. Nous découvrons aussi un point de vue étonnant : le Rio Iguazu calme juste avant la cassure brutale donnant naissance aux chutes de la bouche du diable, seuls les embruns nous rappellent la puissance de ce qui se passe juste en bas. On se pose finalement au petit snack du parc pour manger un morceau avant de repartir.

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De tout notre voyage, les chutes d’Iguazu et d’Iguaçu feront parties du top 5 des sites les plus spectaculaires visités. Difficile aussi de dire quel côté est le plus beau, les 2 se complètent. Le côté brésilien offre une vue d’ensemble panoramique et permet de mieux cerner la magnificence et le gigantisme des lieux, la passerelle menant à Garganta del Diablo nous donne l’impression de pénétrer dans le ventre du monstre. Le côté argentin offre une vue suspendue depuis le haut des chutes. C’est aussi là que les aménagements sont les plus respectueux de l’environnement, les passerelles sont en bois et non en béton comme au Brésil. Le parc y est plus grand et permet des balades dans la forêt, c’est donc l’occasion d’observer plus d’animaux.

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Après avoir quitté le parc donc, nous n’allons pas dans la ville de Foz do Iguaçu, mais juste à 2km du parc dans un camping connu de tous les voyageurs : Paudimar. Il tient en effet sa réputation : le camping est joliment arboré (on ramasse même des avocats), il y a des cabanas, le petit déjeuner inclus, piscine avec snack bar et TV, ping pong, billard, terrain de foot, aire de jeux enfants, eau, électricité, énorme salle de douches super clean, avec un gros jet bien chaud (rigolez pas c’est pas toujours le cas !), grande salle semi couverte commune avec plusieurs coins cuisine, gazinières et frigos. Bref, le camping parfait à un prix raisonnable (environ 20€ par jour à nous 4). C’est le camping le plus cher que nous ayons fait durant le voyage, mais ça vaut vraiment le coup.

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Bref, on s’y pose 4 jours. Les enfants peuvent se divertir librement pendant que nous faisons du grand ménage. Le camping-car a bien besoin d’un gros coup de décrassage après ses mésaventures sur l’abominable piste boueuse des Esteros del Iberia. Je ferai aussi une petite mise à jour du blog, la lessive des draps, le tri entre les fringues d’hivers et d’été qui se trouve dans le coffre de toit. Depuis quelques jours, on a retrouvé une certaine chaleur tropicale, même si ici c’est l’hiver et que les nuits sont fraiches.

Parque das Aves 

Nous en profitons aussi pour visiter le très beau parc des oiseaux (parque das aves), situé en face de l’entrée de celui des chutes. Plus de 800 espèces, du fameux toucan au aras macao en passant par les flamants roses, le casoar, la spatule rose et des espèces très colorées. Les oiseaux vivent dans de grandes cages représentant leurs écosystèmes originels, nous pouvons circuler dans cet espace et être en contact direct avec les animaux. On peut voir aussi des serpents, caïmans, papillons, colibris et des singes. Une sortie très appréciée des enfants !

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Bem-vindo ao Brasil

Nous quittons le camping de Paudimar le 11 mai, nous mettons 3 jours et demi pour gagner Rio de Janeiro, traversant les états du Parana, du Minas Gerais, de Sao Paulo et de Rio de Janeiro. Nous avons pris des autoroutes payantes et qui se sont avérées assez chères mais nous voulions éviter Sao Paulo. Le Brésil est très vert, très propre et nous avons traversé des régions avec des immenses cultures de maïs, de canne à sucre, de café et de bananes. Nous bivouaquonq sur des aires de services, comme les poids lourds.

4 route vers Rio de Janeiro

Petit souci sur le trajet : suite à un dos d’âne mal signalé, le camping-car a fait un petit saut et le pare-choc s’est un peu décroché. Après avoir tourné un moment pour trouver quelqu’un pour nous le refixer, nous tombons sur Virgile et son équipe. Une petite ferreteria dans un village. On papote péniblement en portugais mais on sympathise bien. Il fera du bon boulot en 30 minutes et nous laissera partir sans vouloir se faire payer.  

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La fin du parcours se fera hors autoroute, nous prenons des chemins secondaires nous faisant passer dans des reliefs plus montagneux, la végétation est luxuriante et tropicale. On sent bien qu’on approche de Rio….

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Brésil
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