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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 19:29

    bolivia relief map2 

 

C’est le pays que nous redoutions le plus. Pour le climat réputé froid, pour ses habitants un peu rustres, pour la pauvreté et pour certaines difficultés d’ordre pratique dont on avait entendu parler (pas de supermarché, essence difficile à obtenir, ect…).

 

Finalement, rien de tout ça. Nous sommes tombés dans une saison idéale pour le climat puisque c’est l’été. Les habitants, indiens en majorité (quechuas et aymaras) sont plutôt réservés et discrets  mais après un petit temps ils se montrent très chaleureux et souriants.

Il est vrai que la Bolivie est le pays le plus pauvre d’Amérique du sud, les conditions de vie y sont difficiles. 

Hormis (dans ce que l’on a visité) La Paz et Sucre, les villes et villages sont très peu développés. Les rues sont des pistes sableuses et on ne trouve pas de supermarché. Nous avons pris plaisir à acheter nos fruits et légumes dans les marchés, façon sans doute plus authentique de faire ses courses, pas plus mal finalement. C’est complètement dépaysant. Mais ceci dit, pour mes 3 carnivores, le manque de bonne viande a été rude, ainsi que le pain et les desserts en tout genre et le chocolat. Pas évident de trouver de la qualité, le manque d’hygiène sur les étales nous rebutait souvent.

 

Pour le gazoil, nous n’avons jamais été refoulés, nous n’avons pas pu obtenir le prix local à 0.37, mais n’avons que très rarement payé le prix fort 0.9 réservé aux touristes. La bonne moyenne étant entre 0.6 et 0.7.

 

38 jours passés en Bolivie (du 11 novembre au 19 décembre) et 2200km parcourus, nous n’avons pourtant pas visité le quart du pays et nous sommes essentiellement cantonnés à l’altiplano. L’Amazonie au nord est inaccessible en véhicule comme le nôtre. L’Est, par manque de temps, ne faisait pas partie de notre itinéraire, mais les missions jésuites nous auraient beaucoup tentées (cf le magnifique film avec De Niro « The Mission »). Nous en visiterons quelques unes au nord est argentin.

 

Nous pensions rester 3 semaines dans le pays, la perte de notre carte bancaire nous a fait aussi prendre du retard. On ne pourra pas dire que nous n’étions pas acclimatés à l’altitude après presque 2 semaines passées dans la plus haute capitale du monde !

map-fin-bolivie.png

 

 

Nous retenons de la Bolivie, le pays le plus haut de l’hémisphère et un des plus isolé, des paysages incroyables: du lac titicaca, de la cordillère royale avec ses hauts sommets enneigés, du spectaculaire salar d’Uyuni qui sera pour nous le top 1 dans le pays et les superbes quebradas vers Tupiza. Pas mal des paysages ici nous ont rappelés les Etats-Unis. Mais nous gardons aussi le souvenir de belles rencontres, c’est aussi ça qu’on aime dans notre voyage. Nos amis backpackers français : Sad, Max, Tangui et Gaëtano. Les NOCYBB110, les Landanol, ces 2 familles rencontrées au camping Oberland. Quintastour et la famille allemande rencontrée à Uyuni et avec qui nous avons passé 4 jours sur le salar.

 

Sans compter la richesse culturelle de certains sites, comme Potosi, Tupiza, Sucre et La Paz.

Pour les souvenirs, c’est sans conteste ici qu’il faut se faire plaisir, ponchos, bonnets multicolores, tissus, ect, l’artisanat est ici varié, typique et très très bon marché.

 

Nous avons choisis de ne pas faire le Lipez car les tours sont trop chers pour nous et nous ne voulons pas non plus prendre le risque de nous y aventurer avec Mauro, en pleine saison des pluies et seuls.

On espère pouvoir nous y rendre depuis le Chili.

 

Voilà, nous avons finalement été agréablement surpris par ce pays, avec plus de temps, la Bolivie mériterait vraiment qu’on s’y attarde davantage.

Mais nous avouons être contents de passer dans un pays radicalement différent, l’Argentine, que nous avons hâte de découvrir tant on nous en a venté la beauté et la douceur de vivre.

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

 

Dates

 

 du 11 novembre au 19 décembre = 38 jours

Monnaie

 

 Bolivianos (1€ = 10 Bol.)

Carburant

 

 Prix local 0,37 bol.

Prix touriste négociable mais officiellement 0.9. On a souvent pu l’avoir entre 0,6 et 0,7

 

Gaz

 

Il y a des stations dans les grandes villes, en périphérie. Voir dans nos bivouacs les coordonnées GPS.

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages sur les plazas des petits villages ou des villes. Il y a aussi des campings soit les parkings d’hôtel, il y a moyen de négocier les tarifs.

Routes

 

    L’état des routes goudronnées est en très bon état. Nous avons emprunté celle allant de La Paz à Potosi,  

   de Potosi à Sucre, de Potosi à Uyuni et de Potosi à Tupiza puis Villazon.

   Il y a quelques péages mais le tarif est dérisoire, nous avons du payer environ 30 bol au total.

   Pour les routes secondaires, ça va de la bonne piste à la piste carrément pourrie.

 

Sécurité

 

Aucun souci dans tous le pays.

 

 

Eau

 

Non potable. Nous avons essentiellement filtré avec katadyn et rarement  acheté des bouteilles.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services, sinon dans les campings (celui de Oberland à LaPaz).

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans les campings ou en demandant aux hôtels, dans certains restos,…

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

Les cybercafés sont courants et très bon marché (quelques centimes d’€ de l’heure).

 

Alimentation

 

Il y a des supermarchés à La Paz et à Sucre, pour le reste, ce sont des tiendas où l’on trouve l’essentiel mais ça reste trèssimple. Les marchés sont très bien fournis en fruits et légumes ou autre produits du quotidien. Parfois, l’hygiène laisse un peu à désirer, surtout pour la viande. Difficile de trouver du bœuf, les boliviens mange beaucoup de lamas.

Dans l’ensemble les produits locaux sont très bons marchés. On peut manger un completo (entrée, plat, boisson ou/et dessert) dans les marchés ou dans des bouiboui pour moins de 2€.  

Mécanique - entretien

 

  Le pare-choc arrière a été reconsolidé.

Santé

 

  Habitués à l’altitude, nous n’avons pas eu de problème de mal des montagnes.

Electricité

 

220 volt

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 02:04

Du 17 au 20 décembre 2013  

 

Après nos bons moments passés sur le salar d’Uyuni, nous voilà de retour sur Potosi.

Nous sommes en compagnie des 2 autres familles et nous décidons  après cette journée de route d’aller se détendre dans la lagune chaude de « ojo del inca », que nous avions déjà testée la semaine dernière.

9 retour Potosi et Tupiza

Il est tard, mais tout le monde se prend au jeu malgré la fraîcheur extérieure et se prélasse dans l’eau chaude.

Le lendemain, nous allons faire réparer notre pare-choc chez un soudeur, un travail rapide, efficace et bon marché.

C’est ici que nous quittons nos amis. Les allemands, Valérie et Polo partent vers Sucre, nous descendons vers Tupiza. Les fêtes de fin d’année approchent et nous voulons être en Argentine. Salta est une grande ville sympathique aux dires des autres voyageurs, nous espérerons surtout y rencontrer d’autres familles avec qui passer les fêtes.

Nous prenons donc une belle route asphaltée nous menant à Tupiza. Celle allant du Salar à Tupiza est magnifique mais il faut s’avaler les 150 km de ripio, nous avions donc opté pour le détour par Potosi.

9 retour Potosi et Tupiza1
Nous avons eu droit à un bel arc-en-ciel en guise d’accueil avant le village.

Tupiza est un village très paisible, c’est un peu le western bolivien (histoire de Butch Cassidy et de Sundance Kid) avec ses paysages déchiquetés et ses étranges rochers érodés aux multiples couleurs. La région compte aussi de superbes quebradas (canyons) dont les pentes sont parsemées de cactus.

Nous arrivons en fin de journée et allons nous posé dans une petite rue tranquille perpendiculaire à la plaza independecia. Une petite pizzeria pleine de charme fera notre bonheur pour le repas du soir. Nous allons nous coucher repus et fatigués.

9 retour Potosi et Tupiza2

Au réveil, nous décidons de prendre des risques et partons découvrir les quabradas alentours avec notre camping-car ! Nous achetons une carte un peu plus détaillées du coin  et commençons par la quebrada seca.

9 retour Potosi et Tupiza3

9 retour Potosi et Tupiza4

La piste est très chaotique mais nous continuons en avançant doucement car le paysage est de plus en plus spectaculaire, nous sommes donc tentés d’en voir plus. Nous passons devant le canyon del duende, passons un pont d’où la vue est grandiose et arrivons dans le lit d’une rivière. Nous nous arrêtons ici car difficile de pousser plus loin. La balade nous enchante tant les formations rocheuses sont surprenantes. Nous mangeons sur place nos restes de pizzas de la veille.

9 retour Potosi et Tupiza5

9 retour Potosi et Tupiza6

9 retour Potosi et Tupiza7

Retour ensuite vers le village et changement de quebrada. Nous tentons celle de Palmira pour voir le canyon del diablo et la valle de los machos. Ici la piste est tout aussi difficile, nous sommes surpris par la tonne de débris et les décharges qui s’amoncellent autour. Après plusieurs kilomètres, on s’aperçoit que ça n’est pas le bon chemin, il fallait tourner dans le lit de la rivière et continuer dedans, ce qui est pour nous trop risqué, même si le rio est à sec, l’enlisement est quasi certain.

9 retour Potosi et Tupiza8

On fait demi-tour. Il est 15h, je propose de partir vers Villazon qui n’est pas très loin. C’est la ville frontière avec l’Argentine.

Rien d’intéressant à faire ici et aucun bivouac sympa, on arrive donc devant le poste de douane.

La file d’attente pour entrer en Argentine est longue et je n’imagine pas qu’il nous faudra 4h pour passer de l’autre côté !!!

Les démarches pour le véhicule sont quant à elles assez rapides. La fouille de Mauro très brèves.

Il est maintenant 21h, 22h en fait en Argentine puisque nous changeons d’horaire.

1 Quebrada de Hu

Nous voilà donc à La Quiaca, en Argentine, il fait nuit et nous ne tournons pas longtemps avant de nous poser devant chez les militaires pour la nuit.

Adios Bolivia…

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 23:47

Du 12 au 17 décembre 2013


Nous nous réveillon à Uyuni et préparons notre départ pour le Salar : on passe au marché acheter quelques fruits et légumes. On va mettre de l’essence et passons à la station de lavage pour graisser le châssis du camping-car afin de le protéger de la corrosion due au sel.

Nous sommes avec une famille française : Valérie, Polo et leur 2 enfants, ainsi qu’une famille allemande : Mélanie, Mickaël et     Mia.

On est tous prêt pour attaquer les 30km de piste entre la sortie d’Uyuni et le village de Colchani, soit presque 1h de route.

  8 salar d'uyuni 

A 3650m d’altitude, le salar d’Uyuni est le désert de sel le plus grand du monde, 12500km2 sur 40m d’épaisseur. On traverse ici un des paysages les plus beaux des Andes. Un paysage hallucinant d’où se détache, au loin, pour marquer l’horizon, l’ocre des montagnes.

En arrivant sur le salar, on se fait un peu peur, il est bien mouillé, mais c’est ici que passent tout les camions transportant le sel ainsi que les nombreux 4x4 des touristes. On peut aussi voir des tas de monticules de sel que les travailleurs placent afin de faire sécher les cristaux et pouvoir les transporter dans les villages. Il faut passer ce cap et après quelques centaines de mètres la magie opère, on roule à près de 80km/h sur ce désert blanc, impression fabuleuse et indescriptible. Par endroits, la croûte de sel se craquelle en plaques géométriques.  

8 salar d'uyuni1

Vatea se met même au volant, histoire de gouter à la sensation. On fait un petit arrêt photo pour immortaliser les premiers moments tous ensemble.

8 salar d'uyuni4

Nous roulons d’abord sur les traces laissées par les véhicules mais prenons finalement vite confiance et allons aux grés de nos envies, en direction de l’Isla Inca Huasi. Le GPS nous indique le point, nous allons droit dessus, à 75km de l’entrée du salar.

8 salar d'uyuni2

Au milieu du grand rien, cette île volcanique est couverte de centaines de cactus, elle abrite un petit musée, une boutique et un bar resto. C’est ici que viennent s’amarrer par dizaine les 4x4 des excursionnistes.

8 salar d'uyuni3

Nous restons là un bon moment car du côté nord de l’île, c’est tranquille et il y a des centaines de briques de sel. Nous nous mettons tous à faire des constructions en tous genres, on s’éclate ! Il y a du vent mais il fait chaud.

8 salar d'uyuni7

8 salar d'uyuni5

Nous visitons ensuite le minuscule musée et nous baladons un peu sur l’île au milieu des cactus faisant parfois jusqu’à 12m de haut et des quelques lamas vivant sur l’île pour le bonheur des touristes !

8 salar d'uyuni8

Un peu avant le coucher du soleil, nous nous rendons sur l’Isla del Pescado, 25km plus loin. Nous admirons en chemin le soleil descendre sur le salar, les couleurs sont spectaculaires.

8 salar d'uyuni9

Le salar est semé de nombreuses îles désertes, celle-ci, comme la précédente est recouverte de cactus géants, mais à la différence ici les 4x4 ne s’arrêtent pas, nous sommes tranquilles et abrités du vent devant une partie de l’île formant comme une baie.

Le soir est tombé, il fait froid maintenant, nous prenons un petit verre tous ensemble avant d’aller se coucher.

8 salar d'uyuni10

 

La 2ème journée sur le salar, on profite tous de ce bivouac hors du commun. Les enfants ont découvert une grotte juste en face, sur l’île. Valérie et moi cherchons du bois de cactus en souvenir, les hommes s’échangent des films…

8 salar d'uyuni11

8 salar d'uyuni12

Viens aussi le temps des mythiques photos montages, très fun, les parents y prenant plus de plaisir que les enfants. Mais attention, le soleil cogne fort et se réverbère davantage sur le sel, résultat en fin de journée, on est tous écarlates !

    montage photos salar2

montage photos salar

8 salar d'uyuni13

 

Le 3ème jour, nous nous éclatons encore à faire des photos rigolotes.

montage photos salar1

montage photos salar4

montage photos salar5

montage photos salar3

Nous partons dans l’après-midi pour nous rendre au pied du volcan Tunupa. Il doit être à environ 40km de notre bivouac. Nous cherchons le village Coquesa et le mirador d’où l’on jouit d’une superbe vue sur le salar. Le problème c’est que le salar dans cette partie est mouillé, difficile donc d’accéder au pied du volcan et des différents villages. Mais la pellicule d’eau qui se forme sur le sel lorsqu’il pleut rend le salar encore plus magique. Il reflète ainsi parfaitement le ciel et le paysage alentour, au point de masquer l’horizon. Nous restons donc un moment dans cet endroit et marchons dans l’eau les pieds nus (très bonne thérapie le sel mais un peu piquant !) avec l’impression de voler parmi les nuages.

8 salar d'uyuni15

8 salar d'uyuni16

bolovie 2320bis

Nous mangeons, faisons quelques photos avant de repartir un peu plus loin autour du volcan. Toujours aussi mouillé et difficile d’accéder aux villages, le risque de se tanquer devient trop grand. Nous décidons tous de faire demi-tour quand on voit au loij un troupeau de vigogne courant sur le salar. On roule à toute allure pour les suivre, le spectacle est unique, elles galopent à nos côtés à près de 50km/h.

8 salar d'uyuni17

Nous retournons vers l’île, notre bivouac étant tranquille et à l’abri du vent pour une dernière nuit.

L’état des camping-cars est impressionnant, ils sont tous blancs, même les vélos des enfants sont intégralement recouverts de sel !

En soirée, Mickaël prend l’initiative d’un barbecue. Pierre est un peu mal à l’aise de « Salir » ce désert blanc. Mais nous sommes au bord de l’île, le salar ici devient de la terre et nous balayerons toutes les cendres et remettrons les pierres sur l’île demain matin.

Nous partageons donc tous du poulet, des côtes de porc et des pommes de terre. Le feu nous réchauffe bien mais la fraicheur du soir et surtout le vent nous ramène vite chacun dans nos casas rodantes.

8 salar d'uyuni18

 

Le 4ème et dernier jour, on range le campement. Théo récupère un peu de sel pour nos familles.

On roule vers l’Isla cascara de huevo (île de la coquille d’œuf), elle doit son nom aux coquilles d’œufs d’oiseaux brisées qui jonchent le sol. On la visite pour ses étranges cristallisations de sel ressemblant à des roses.

Durant le trajet, je monte sur le toit du camping-car de Valérie et Polo pour filmer.

Plusieurs problèmes se posent ici aussi : nous n’avons pas le point gps, et dans ce désert blanc difficile de se repérer, ensuite la couche de sel est tantôt mouillée, tantôt très dur avec des cristallisations faisant vibrer tout le camping-car (sensation ripio). Après pas mal de kilomètres, on décide tous de virer  vers la sortie, on se pose juste pour le repas de midi.

La route s’avère maintenant plus difficile qu’à l’aller puisqu’ici le sel n’est pas aussi lisse.

Mais nous arrivons enfin vers la sortie, soulagés mais déjà nostalgiques de cet étrange océan…

8 salar d'uyuni14                                                                     le salar sous toutes ses formes

Il faut encore parcourir les 30km de piste pour rentrer à Uyuni. Nous sommes dimanche et les lavadero sont fermés. Pierre a hâte de refaire une beauté à Mauro mais il faudra attendre demain.

On part faire quelques courses au marché. Je fais un bref ménage à l’intérieur du cc.

Dans la soirée, le temps se gâte, nous sommes sortis à temps du salar.

Le lendemain, Mauro sera bichonné pendant 1h. Lavage intégral et regraissage du chassis, un super boulot pour 10€ ! La mauvaise nouvelle c’est qu’avec les vibrations sur le salar, le pare-choc s’est détaché, il tient brièvement va falloir rapidement s’en occuper !

Le temps est pluvieux, on reste donc à Uyuni tous ensemble. On fera école, mise à jour du blog…

En nous levant ce matin, le soleil semble être revenu.

Nous en profitons pour aller enfin visiter le cimetière des trains, attractions très populaire à Uyuni. Sur fond de paysage désertique, des carcasses rouillées de locomotives à vapeur, qui transportaient le minerai vers le Chili et le Brésil dans les années 1930. Une vision apocalyptique et un grand terrain de jeu pour les enfants…

cimetière train

cimetière train1

cimetière train2

cimetière train3

cimetière train4

Nous mangeons devant ce cimetière hors du temps et prenons ensuite la route, les 3 camping-cars, vers Potosi...

     

Petit récapitulatif en video de nos 4 jours sur le salar (sans son dorénavent, merci Youtube!)


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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 22:13

        Du 5 au 12 décembre 2013    

 

map-bolivie.jpg

Ca fait du bien de reprendre la route après 2 semaines passées à Oberland près de LaPaz et on est tout excité de découvrir d’autres endroits.

4-thermes-de-Obrajes---route.jpg
Après plusieurs heures de conduite, nous nous arrêtons près de Oruro, c’est à mi-chemin entre LaPaz et Potosi. Les thermes de Obrajes sont une belle occasion de se prélasser dans une piscine chaude. En plus, nous avons droit à un bassin privé ! Nous faisons également connaissances avec un couple de hollandais voyageant en MAN. Ah, ces engins nous impressionnent toujours autant ! Ils nous conseillent sur les itinéraires à prendre,…

4 thermes de Obrajes + route1

Le lendemain, nous reprenons la route vers 9h. Nous empruntons les beaux axes, les routes sont asphaltées et les paysages grandioses. La Bolivie a pour nous un air des parcs de l’ouest américain : canyons, formations rocheuses, couleur rouge et ocre.

4 thermes de Obrajes + route2

4 thermes de Obrajes + route3

4 thermes de Obrajes + route5

4 thermes de Obrajes + route4

Il est 17h en approchant de Potosi, on se dit qu’il est préférable de bivouaquer un peu avant la ville et trouvons un parking face à un balnearios dans le village de Tarapaya. Le lieu est tranquille, il n’y a quasi pas de passage. On fait un peu d’école et passons une bonne nuit.

5 Potosi
Le matin, nous quittons notre bivouac pour nous rendre dans la ville. Grâce aux fichiers des autres voyageurs, nous trouvons un hôtel, « résidence Copacabana » dans le centre ville qui accepte notre camping-car dans son modeste parking. Ca fera bien l’affaire pour visiter la ville le cœur léger et dormir tranquille.

Après avoir fait notre matinée CNED, nous partons donc dans l’après-midi à la découverte de Potosi.

5 Potosi7

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et perchée à 4090m d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (Lhassa au Tibet est battue !). Mais l’histoire de Potosi ne se résume pas à son altitude. C’est ici l’un des témoignages les plus marquants du pillage des ressources par la colonisation et qui fut au cœur de l’enrichissement de l’empire espagnol. En 1544, Huallpa, un indien de l’altiplano découvrit une montagne d’argent, les conquistadors apprirent l’immense richesse cachée dans la montagne et très vite Charles Quint fonda Potosi, la ville impériale au pied du fameux Cerro Rico (mont riche). La cité devint la plus grande et la plus riche des Amériques. Lorsque le filon commença à s’épuiser, le déclin et la pauvreté s’abattirent sur la ville. 4 siècles de productivité dans des conditions de travail abominables pour les esclaves indiens et africains qui mouraient surtout d’intoxication ou d’accident lié au danger de la mine. Aujourd’hui encore, les mineurs travaillent dans des conditions difficiles, l’extraction de l’argent est à petite échelle, la mine survit surtout pour celle de l’étain, le zinc et le plomb. Aujourd’hui le cerro rico est un vrai gruyère, plus de 10 000 galeries et plusieurs milliers d’entrées.

Mais Potosi a gardé de son passé, une somptueuse architecture coloniale.

On commence par se balader aux abords du marché et tombons rapidement sur San Lorenzo, une église, de style indigène. Nous passons ensuite dans la Calle Quijarro, restaurée à l’identique, comme en 1700, les couleurs ont été obtenues à partir des pigments du cerro rico.

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La plaza 10 de Noviembre est joliment arborée et bordée d’édifices religieux et coloniaux, dont la Cathédrale malheureusement fermée lors de notre passage.

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On pousse un peu vers l’Iglesia San Francisco, elle présente une belle porte et 2 colonnes torsadées.

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            en haut à droite: le cerro rico                                        en bas à gauche: le diable porte-bonheur des mineurs

 

On revient par le boulevard piéton de Padilla, on s’extasie un peu devant les affiches du cinéma.

On termine notre journée par une visite qui tenait à cœur aux enfants : la casa nacional de Moneda.

Cet édifice est le plus grand et le plus important bâtiment civil colonial des Amériques. C’est ici qu’on frappa la monnaie jusqu’en 1869, sur d’antiques matrices mues par des esclaves d’abord, par des chevaux ensuite. De 1869 à 1909, ce sont des machines à vapeur qui effectuèrent le travail.

Tout est encore en place aujourd’hui, même la charpente et le plancher sont d’origine.

5 Potosi9

5 Potosi10 

Cette maison est donc un formidable musée. En plus des nombreuses pièces en argent d’époque, on peut voir des toiles intéressantes par exemple la vierge dont la robe représente le cerro rico. Ce tableau symbolise la trinité de l’histoire bolivienne : les mines, la religion, la pachamama.  

5 Potosi11

Il y a aussi une section archéologique et minéralogique, une section meubles coloniaux et argenterie.

5 Potosi12

Avec l’argent qui passait ici, on ne s’est pas contenté de faire des piécettes de monnaie, on façonna aussi toute sorte d’objets, comme un pot de chambre par exemple !!!

 

5 Potosi13

Après une visite de 2h commentée par un guide en français, les enfants iront frapper leur propre pièce qui deviendra du coup un souvenir très « précieux ».

De retour au camping-car en fin de journée, on décide finalement de partir le lendemain et de ne pas visiter la mine du cerro rico, certains passages étant très étroits et les émanations toxiques importantes.

Nous quittons Potosi pour Sucre, mais un bloqueos à la sortie de la ville nous oblige à emprunter une piste durant une grosse demi-heure.

5 Potosi8

On arrive à Sucre vers 12h. Le jardin de Felicidad et Alberto (repère de voyageurs) est fermé, nous allons donc nous garer au parc Bolivar pour le plus grand bonheur de nos 2 loustics !

Après le repas, nous faisons un rapide tour en ville, mais c’est dimanche et tout est fermé. Nous allons donc comme promis faire un tour au parc Bolivar situé devant le pompeux palais de justice.

6 Sucre1

C’est en fait un mini parc d’attraction gratuit, seules quelques activités demandent quelques bolivianos. Les enfants passeront donc l’après-midi à jouer dans un toboggan géant en forme de dinosaure, à faire un tour en voiture électrique, ect…

6 Sucre2

6 Sucre3

6 Sucre4

En soirée, nous bougeons vers un bivouac plus calme, une petite place non loin du centre ville.

A 9h le matin, nous voilà prêt pour visiter la capitale constitutionnelle du pays. C’est une ville repos, inscrite au patrimoine de l’Unesco, à 2750m d’altitude où l’on savoure la douceur du climat.

6 Sucre5

Mais notre balade commence dans l’angoisse, je m’aperçois que j’ai à nouveau perdu ma carte bancaire. Grand moment de solitude !!! Je fonce à la banque du distributeur dans lequel j’ai retiré hier soir, ouf, elle est là !!!

Nous sommes sur la plaza 25 de mayo, place principale avec ses fontaines, jardinets et grands arbres où trône la statue du maréchal Sucre, elle est entourée d’édifices coloniaux. Nous admirons en premier l’extérieur de la cathédrale, puis l’église et couvent de San Felipe de Neri, l’intérieur étant fermé aujourd’hui.

6 Sucre6

En passant, nous visitons rapidement le petit museo de anatomia humana. Cela ressemble plutôt à une salle destinée aux étudiants en médecine avec des morceaux de pièces humaines, des fœtus, ect dans des bocaux au formol ou des planches en plâtre. Mais les enfants semblent contents d’apprendre plein de choses sur leur corps et comment il est constitué.

On s’arrête dans un petit café manger tacos, panini et sandwich avant d’aller au cyber pour donner des nouvelles à la famille.

Nous allons ensuite nous promener le long des petites boutiques d’artisanat et croisons par hasard Audrey, Gaël et Jules, avec qui nous avions voyagé plus de 4 mois. Ils nous apprennent qu’ils s’installent ici, ils ont loué une maison et cherchent à ouvrir un camping.

6 Sucre7

Nous continuons notre balade dans le marché où nous dégustons un délicieux smoothie préparé sur place par les mamitas avec les fruits de notre choix.

6 Sucre8

Le petit musée de Etnografia y Folklore étant gratuit, nous en profitons pour aller admirer l’expo des superbes masques rituels de tout le pays, figures zoomorphes, divines ou hallucinées…

Nous allons ensuite visiter le musée anthropologique Charcas, il est réputé être le plus beau musée de la ville, mais nous en serons un peu déçus. Il y a une section d’art contemporain bolivien avec quelques jolies peintures, une section archéologie (poterie, silex, bijoux, tissus, momies et crânes), section ethnographique et une collection d’art colonial.

6 Sucre9

Avant de rentrer au camping-car, nous passons au supermarché, rares dans ce pays, faire nos dernières provisions pour affronter le salar d’Uyuni.

Au réveil le lendemain, il pleut des cordes, nous devions aller au parque Cretacico, un site où l’on peut voir des empreintes de dinosaures, mais vu le temps pourri, nous traçons directement à Potosi.

Durant les 150km, la pluie ne cessera quasi pas de tomber. Nous arrivons à Potosi vers 15h, comme à l’aller, nous n’avons pas trop envie de bivouaquer dans la ville, nous retournons à Tarapaya, mais cette fois pas sur le parking du balneario, mais juste quelques kilomètres avant, en empruntant une petite piste on arrive à une petite lagune, ojo del inca (œil de l’inca), dont les eaux sont chaudes. Le soir donc on se fait tous les 4 un petit bain, entourés de belles montagnes à 4000m d’altitude, le kiffe !!!

7 ojo del inca + route potosi-uyuni

7 ojo del inca + route potosi-uyuni1

9h, le lendemain, nous partons pour Uyuni, les paysages sont grandioses, nous faisant encore penser à certains endroits des Etats-Unis.

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7 ojo del inca + route potosi-uyuni6
La descente sur Uyuni est impressionnante, nous apercevons au loin l’immensité du salar. Le soleil est revenu et nous espérons que le salar est praticable pour notre Mauro !  

bolovie 1794

Uyuni est un petit bled aux airs de bout du monde, il n’y a pas grand-chose ici à faire, juste le point de départ pour le salar. Son climat pourtant réputé glacial, nous bénéficions d’un beau ciel beu et d’une grosse chaleur.

7 ojo del inca + route potosi-uyuni7

Nous nous garons près d’un petit parc et faisons la connaissance de 2 autres familles, des allemands : Mickaël, Méli et Mia et des français : Polo, Valérie et leurs 2 enfants. C’est génial, on va être plusieurs !!!

A nous le salar !!!

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 17:40

                   

Du 15 novembre au 5 décembre 2013

 

Après cette première nuit sur le parking de l’aéroport où nous avons bien dormi malgré l’altitude et le peu d’avions qui passent, nous prenons un collectivo qui nous amène directement dans le centre ville pour quelques bolivianos.

La Paz est la capitale la plus haute du monde qui s’étage de 3200 à 4000m. La Paz est la capitale gouvernementale bolivienne alors que Sucre est la capitale constitutionnelle.

Nous sommes arrivés par les plaines pelées de l’altiplano et donc dans la banlieue d’El Alto. C’est la cité populaire peuplée de paysans et de migrants, très très animée où se trouvent un des plus gros marché de la ville. C’est ici que se trouve aussi l’aéroport, c’est pourquoi nous sommes à 4035m d’altitude.

 

2 La Paz

 

Durant le trajet en collectivo, on peut admirer le magnifique paysage qui entoure La Paz, située elle dans un canyon en contrebas. Au passage de la route qui descend vers le centre, le mirador d’El Alto  permet de voir le canyon qui abrite la ville et les pics enneigés qui l’entourent, c’est saisissant ! Le premier aperçu de la ville coupe le souffle, elle est accrochée aux parois de la gorge et descend en pente raide, au loin on peut apercevoir le sommet enneigé du majestueux mont Illimani (6402m).

 

Nous sommes sur la place San Francisco, nous avons rendez-vous avec nos amis français mais après plus de 30 minutes d’attente, on ne les voit pas arriver. On décide de démarrer notre visite de la ville.

C’est ici que se trouve la plus belle église coloniale de la ville, dont l’architecture (façade baroque) est bien plus intéressante que la cathédrale. Située au pied de l’avenue au trafic le plus intense, c’est ici en général qu’on lieu diverses manifestations, spectacles, meetings…

 

2 La Paz1

 

Nous marchons ensuite vers la rue la plus animée de la ville, calle Sagarnaga, où se trouve les boutiques artisanales et le marché des sorcières (mercado de las brujas). Là, sur des étals, toutes les herbes, pierres magiques, potions mystérieuses, fœtus de lamas, sont vendus pour soigner des maux divers. On enterre aujourd’hui encore un fœtus de lama sous chaque nouvelle construction en offrande à la pachamama (la terre mère). J’achète ici des feuille de coca pour le mate et un cuillère avec lequel on le consomme. Pierre s’offre une housse pour son charango à moins de 4€.

 

2 La Paz8

 

Nous allons ensuite voir le musée de la coca. Un peu monotone pour les enfants, mais on y apprend dans un cahier traduit en français  et une expo de photos pleins de choses sur son histoire, ses propriétés, ses dérivés,… Le coca-cola, inventé en 1885, ne contient plus de cocaïne mais paraît-il toujours des feuilles de coca pour le goût !

 

2 La Paz2

 

Nous trouvons dans une petite galerie commerciale un petit snack où ils vendent pour 3x rien des empenadas, sorte de chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes. Les enfants adorent.

Nous partons à la recherche d’un magasin de photo. Il nous faut un nouvel objectif pour le Nikon, cela fait un moment qu’il est cassé, il ne s’accroche plus correctement au boitier et ne fait plus la mise au point. Les photos sont des souvenirs importants, l’achat d’un bon objectif est primordial. On tourne pas mal dans la ville sans vraiment trouver notre bonheur. Au passage, on longe tout le prado Edouardo Avaroa). Nous finissons donc dans le quartier de Sopocachi. On souscrit l’assurance pour 2 mois pour le camping-car, on fait quelques courses dans un petit supermarché et on repart en collectivo vers l’aéroport (à la plaza Isabel La Catolica, c’est le départ du collectivo et il n’y a pas trop de monde).

Le soir, nos amis français viennent nous rendre visite. Super sympa, ils ont un cadeau pour les enfants, et bonne pioche, c’est leur héro du moment : Iron Man !

Ils nous proposent de partir avec eux le lendemain matin faire la descente de la mort en VTT. Je suis bien tentée mais les enfants sont morts de peur pour moi et je décide de ne pas y aller finalement.

Notre 2ème journée dans La Paz sera consacrée à nouveau à la recherche de notre objectif qu’on finit par trouver dans un tout petit magasin spécialisé Nikon, ça n’est pas tout à fait l’objectif qu’on souhaitait mais ça fera l’affaire. Dorénavant, on utilisera l’Iphone pour prendre des photos des plans larges. Nous mangeons un morceau dans le centre et visitons après la Plaza Murillo et sa cathédrale très simpliste. A côté, le palais présidentiel fait face à une statue du président Villaroel, qui fut pendu à un lampadaire de la place en 1946. Nous prenons une petite glace dans un petit café de la plaza.

 

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Nous partons ensuite, traversant une zone de marché, vers la calle Jaèn, c’est ici le vieux quartier colonial dont il ne reste plus grand-chose. Mais cette rue bourrée de charme, pavée de galets abrite quelques musées intéressants. Malheureusement, ils sont pour la plupart fermés à cause de travaux de rénovation. C’est le cas du musée de la musique ou celui des métaux précieux.

 

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Avant de rentrer, nous refaisons un petit détour par la ruelle des boutiques artisanales. Il y a des animations dans le centre avec spectacles et danses folkloriques.

 

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La Paz doit une bonne partie de son charme à l’animation de sa vie quotidienne. En journée, des femmes aux longues tresses noires, coiffées d’un chapeau melon et portant des châles aux couleurs vives déambulent dans les ruelles escarpées du centre. Des hommes, eux, poussent des chariots surchargés, bravant la circulation et la pollution.

La pluie fait son apparition dans la soirée. Après le repas du soir, on voit arriver Audrey, Gaël et Jules qui partent le lendemain en Amazonie.

Nous papotons le lendemain matin avec eux avant de quitter l’aéroport pour le sud de la ville. Il y a là un hôtel qui accueille les camping-cars pour environ 10€/jour. L’occasion d’avoir du wifi, de rencontrer sans doute d’autres voyageurs et de visiter à quelques minutes de là, la vallée de la lune…

 

 

La vallée de la Lune: Hôtel Oberland

 

En effet, l’endroit est impressionnant, l’hôtel est tenu par un suisse, c’est parait-il le plus luxueux de La Paz, on comprend ! Il est situé à une 10aine de km du centre dans le quartier chic et très tranquille de Mallasa. Le paysage autour est superbe, des montagnes ocres, la vallée de la lune  et une vue sur la muela del diablo (molaire du diable, un affleurement rocheux).

Nous avons des douches chaudes super clean, un jacuzzi, sauna, une piscine couverte donnant sur le jardin et les montagnes en fond, de l’électricité, un beau jardin avec des jeux pour enfants, un terrain de volley et même un petit snack à la réception où l’on peut manger de délicieuses glaces  pour 1,5€.

 

vallé de la lune

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vallé de la lune1   

3 Vallée de la lune + oberland2

 

Un matin, nous allons visiter la Valle de la Luna. C’est un étrange labyrinthe, un canyon dont les eaux ont érodé la roche en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Plusieurs espèces de cactus poussent ici dont le choma hallucinogène (cactus de San Pedro).

 

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3 Vallée de la lune + oberland10

 

Le sentier aménagé est l’occasion d’une balade paisible de 2h entre les formations rocheuses avec en toile de fond de cette forêt minérale ocre clair qui contrastent avec les montagnes rougeoyantes alentours et La Paz au loin.

 

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Nous décidons de rester 1 jour ou 2 de plus histoire de s’avancer sur l’école et l’envoi des évaluations au CNED. Mais finalement, ce qu’on pensait être un court séjour à Hôtel Oberland va tourner en séjour longue durée.

 

3 Vallée de la lune + oberland1

 

Un soir, alors que nous commandions de délicieuses pizzas faites par un italien installé là depuis quelques mois, je me rends compte que j’ai perdu ma carte bancaire. On cherche partout dans le camping-car mais elle reste introuvable. Le lendemain matin, j’appelle Jacquie pour qu’elle fasse opposition et s’occupe d’en commander une nouvelle rapidement.

Notre moral en prend un coup car il faudra surement plus d’une semaine avant de recevoir la carte. C’est le week end, 4 jours pour la refaire, au moins 2 jours en DHL pour qu’elle arrive… Bref,on est pas parti et cette nouvelle nous plombe un peu. C’est fou ce qu’on a pris gout à la liberté, liberté de bouger quand on veut pour aller où on veut.

Nous allons aussi changer les dollars que nous avions en cas de besoin et allons faire quelques courses au grand supermarché du coin, le « Ketal hypermercado ». Nous devrions être tranquille pour la semaine.

Durant les jours qui passent, nous occupons notre temps à faire beaucoup d’école, la mise à jour du blog, se prélasser dans le jacuzzi. On fait du rangement, des lessives, du ménage et Pierre refait les jointures des vitres au silicone. L’hôtel accueillant aussi les réceptions, les mariages, ça nous fait de l’animation.

 

3 Vallée de la lune + oberland

 

Nous voyons défiler pas mal de monde, il y a des jours où nous sommes seuls dans la cour, d’autres ou nous sommes 9, comme lorsque « Le raid des baroudeurs » sont arrivés ! Un convoi de 5 camping-cars venus sur le continent pour un trio de 3 mois ! Nous sympathisons bien avec l’équipe technique de cette équipe. Pierre a d’ailleurs trouvé son futur job ;-)

 

3 Vallée de la lune + oberland3

 

Mais nos meilleurs moments à Oberland, c’est lorsque nous avons fait la connaissance de 2 familles françaises voyageant comme nous. D’abord « Landanol », Anne et Olivier roulant à bord d’un landrover. Puis les « NOCYBB110 », Nadine, Steph et leurs 3 filles, Honorine, Cybelia et Colombe.

 

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On passe pendant plusieurs jours de très bons moments tous ensemble, barbecues, école à plusieurs, atelier macramé, piscine… Anne coupe même les cheveux de Vatea.

 

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Mais vient le moment où tout le monde doit partir, nous sommes à nouveau seuls et le temps commence à nous sembler long. Cela fait 12 jours que l’on attend notre carte et elle n’est toujours pas arrivée, on s’inquiète. La banque nous apprend que le colis est aux USA. Il faut patienter, mais le colis express prend du temps, nous avons pourtant payé 60€ pour l’avoir sous 48h !!!

Ouf, le lendemain après-midi, l’hôtel nous avertit que la carte est arrivée, il faut aller la chercher à La Paz. Nous partons illico en taxi.

Une dernière journée à Oberland, le plein de courses, ménage et nous partons tôt le matin en direction de Oruro, plus au sud de la Bolivie…

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:21

Du 11 au 14 novembre 2013  

Après avoir découvert le lac Titicaca côté péruvien à Puno, nous le longeons et traversons quelques villages sympathiques avant d’arriver à la frontière bolivienne, une des plus faciles depuis le début du voyage. Il nous faut moins de 30 minutes pour effectuer les démarches habituelles. Seul bémol : pas d’assureur pour le camping-car dans les parages, il nous faudra attendre d’être à La Paz dans quelques jours…

1 frontera et Copacabana1

1 frontera et Copacabana

Nous voilà donc en Bolivie, pays que je redoutais un peu par tout ce qu’on avait entendu dire : le froid, l’austérité des habitants, la pauvreté et le fait que ce soit très peu développé à tout niveau.

Bref, nous avons tout de même hâte de découvrir ça par nous-mêmes.

Nous arrivons à Copacabana en milieu de journée. C’est un petit village plein de charme et assez baba cool situé au bord du lac Titicaca et dont le nom n’a rien avoir avec son homologue de la plage Brésilienne de Rio de Janeiro.

Notre bivouac sauvage est assez sympa puisque nous sommes garés aux abords du village, face au lac, sur la plage, presque les pieds dans l’eau et devant un hôtel dont nous bénéficions du wifi.

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Un village comme on les aime, à taille humaine, et en allant nous y balader, nous découvrons avec joie que l’artisanat est ici encore moins cher qu’au Pérou, c’est en fait le pays le meilleur marché de toute l’Amérique du sud. Nous flânons dans la rue principale en direction de la place où se trouve une jolie cathédrale mauresque d’un blanc éclatant avec ses dômes mudéjars azulejos bigarrés. La porte d’entrée sculptée est impressionnante.

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Il fait doux et nous profitons du superbe coucher de soleil sur le lac.

Le lendemain matin, nous avions prévu de partir visiter l’Isla del Sol. Le bateau est à 8h30 et il faut presque 2h de navigation avant d’atteindre l’île.

C’est sur cette île que son apparut mystérieusement le 1erhomme et la 1ere femme incas, à la demande du soleil (voir l’article précédent sur le lac Titicaca). Aujourd’hui encore, pour les Aymara et Queshua du Pérou et de Bolivie, cette légende relate l’histoire de la création.

Sur la lancha qui nous amène sur l’île, nous faisons connaissance avec un petit groupe de backpackers français : Sad, Max, Tanguy et Gaetano.

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Nous sympathisons bien tous ensemble et partons à la découverte de l’île avec eux. Il faut plus de 3h de marche pour la traverser du nord au sud par le « sentier des crêtes » ou la Ruta Sagrada de la eternidad del sol. La balade offre des points de vue magnifiques, notamment sur la cordillère royale dont on aperçoit les hauts sommets enneigés et le fameux Illampù du haut de ses 6368m..

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Le sentier est bien balisé et on marche le long des eucalyptus dégageant une bonne odeur d’encens, admirant au passage les cultures en terrasses et les plaines arrides.

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1 journée, c’est juste pour visiter tout ce que l’île possède car il y a pas mal de vestiges anciens, 2 musées,… L’île doit faire 8km dans sa longueur mais la marche se fait plus lente à cause des 4000m d’altitude. Aucun véhicules ne circulent ici, les déplacements se font à pied, avec des mules ou en bateau puisqu’il y a de nombreux petits ports sur l’île.

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A mi-chemin, nous nous arrêtons tous pour manger. Nous sommes redescendus sur  une petite plage, bahia Cha’lla et une habitante propose de nous cuisiner de délicieuses truites du lac fraîchement pêchées.

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J’avais prévu des sandwichs mais vu le prix des plats ici, je me laisse tenter. Sans regret, je crois que c’est la meilleure truite de ma vie. Un plat copieux avec un bon morceau de poisson coupé en filet, merveilleusement assaisonné et accompagné de frittes maisons et de petits légumes frais, un régal !!! Et tout ça pour 3€ !

Complètement repus, nous devons pressés le pas pour le reste du trajet car le dernier bateau de la journée est à 16h, il ne faut pas le manquer sous peine de devoir dormir sur l’île. L’idée n’est pas déplaisante mais nous n’avons rien prévu…

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Nous terminons la marche par des belles vues sur l’Isla de la Luna située juste en face et toujours sur les pics enneigés de la cordillère royale. Nous arrivons au port sud de Yumani en empruntant un grand escalier inca où la fille et le fils du soleil nous saluent. Nous prenons la lancha juste à temps, nous sommes lessivés et profitons du trajet pour se prélasser au soleil.

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Au retour, je fais une dernière balade dans le village avec Sad. Les macramés ici sont superbes et à des prix défiants toutes concurrence. J’en profite donc pour faire un petit stock de pierres.

En soirée, nous nous retrouvons tous au camping-car pour partager un apero.

Nous sommes bien dans ce petit village et décidons de rester 1 journée de plus. Au réveil, on fait donc un peu d’école. Pierre part ensuite avec Vatea escalader le cerro calvario (3966m) qui domine le village. 1 bonne heure de marche et de montée raide avant d’atteindre un point de vue superbe sur la baie de Copacabana.

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L’après-midi, on se promène dans les rues commerçantes et allons retrouver nos amis français.

Le soir, nous allons ensemble au resto où pour 2,5€ nous aurons droit à un menu complet (soupe, truite et légumes, crêpe au sucre).

Le matin, nous récupérons notre linge à la lavanderia et embarquons avec nous à bord de Mauro nos 4 amis français. En route vers la capitale la plus haute du monde : La Paz !

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En chemin, il nous faut traverser le lac Titicaca à hauteur du détroit de Tiquina. Là, des radeaux permettent la traversée des véhicules et des passagers. A la vue de ces barques, on prend un peu peur, elles ne paraissent pas très solides, les planches sont déglinguées et on imagine mal Mauro et ses 4 tonnes là-dessus. Bon, d’autres camping-cars sont passés avant nous et on voit des bus emprunter ces mêmes barques, on essaie donc de se rassurer et serrons les fesses durant les 20 minutes de traversée.

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Heureusement que les copains sont là pour détendre l’atmosphère. On embarque aussi avec des motards norvégiens avec qui on discute.

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Après ce passage stressant, nous continuons notre route et nous arrêtons sur un joli point de vue pour partager des sandwichs. 

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Nous arrivons vers 15h à La Paz où nous nous garons à l’aéroport à près de 4058m. Bivouac cependant tranquille à 30 minutes en collectivo du centre ville.

Nous saluons nos amis qui partent se trouver un petit hôtel dans le centre, on se donne rendez-vous le lendemain pour visiter la ville ensemble…

 

 

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