Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 23:18

Telle est la devise du pays!

 

Le 24 mai 2013 

 

Nous voici donc à la frontière entre le Nicaragua et le Costa Rica.

2h30 de démarches, toujours le même train-train, nous faisons tout par nous même et choisissons donc de ne pas prendre les services d’un tramidore.

 

1) sortie du Nicaragua : nous allons au bureau pour faire tamponner les passeports (2$/pers).

 

2) le véhicule : il faut trouver sur le parking l’inspecteur qui fera le contrôle du camping-car, il signe ensuite un papier qu’il faut remettre à un officiel qui tourne lui aussi sur le parking. Il signe également ce même papier. Enfin, il faut donner le papier au bureau.

 

3) entrée au Costa Rica : grosse file d’attente, apparemment habituelle. Là on présente nos passeport. Ils sont exigeants et il faut justifier (un peu comme aux USA) de notre sortie du pays. Pour nous cela n’a pas posé de problème, nous avons expliqué notre voyage en camping-car. Mais pour certains voyageurs, il faut un billet d’avion de retour ou un ticket de bus pour le Panama ou le Nicaragua.

 

4) véhicule : il faut aller souscrire l’assurance obligatoire (35$ pour 1 mois), le bureau se trouve un peu plus loin sur le droite, derrière le grand parking des poids lourds. Ensuite, faire des photocopies de la carte grise, les permis de conduire, les passeports, la page du passeport avec le tampon d’entrée dans le pays et l’assurance. Avec tous ces documents, il faut se présenter au bureau situé en face de la file d’attente d’entrée du pays. L’agent rempli un formulaire (fiche du véhicule) et avec le tout, il faut retourner à un bureau se trouvant à côté de l’assurance pour qu’il valide le tout. Ouf, c’est fini ! Pas de contrôle du véhicule à l’intérieur.  

 

 

Nous voici sur l’interamericana en route vers Liberia pour se ravitailler, puis vers le parc national Rincon de la Vietja…

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 02:45

Du 17 au 24 mai 2013

 

La frontera a été assez folklorique.

10h, d’abord une file impressionnante de voitures et de poids lourds en sortie du Honduras  essayant de manoueuvrer pour passer sur l’étroite route.

 

guatemala-4190.JPG

 

On commence donc par attendre de passer, on en profitera pour faire du change avec des locaux.

 

Arrivée à la sortie du Honduras, on passe faire tamponner nos passeports (60 lempiras/pers), il y a du monde. On refuse l’aide de tramidores, habitués maintenant à se débrouiller seuls. Un peu plus à gauche, on passe rendre le papier du permis du véhicule.

 

Passage maintenant à la fumigation, toujours la même arnaque obligatoire, ils aspergent le bas du camping-car avec leur produit toxique de désinfection (70 cordobas).

 

Pour l’entrée au Nicaragua, on passe d’abord au guichet pour le permis du véhicule, la dame est sympa mais entrer les infos de la carte grise dans leur ordinateur prend du temps, pas évident pour eux de déchiffrer les infos du véhicule. On ne paye rien pour Mauro. Notre permis est valable 1 mois.

 

On passe ensuite aux guichets de l’immigration, pareil, c’est long d’encoder les 4 passeports. On paye 1200 cordobas pour nous 4. Les passeports ne sont pas tamponner, juste un petit ticket à l’intérieur.

 

Enfin, plus loin, le bureau de l’assurance, on paye 300 cordobas pour 1 mois.

Ouf, nous voilà en règle, il est 12h30 et on crève de faim.

 

On roule un peu avant de s’arrêter à une station service pour manger.

 

Sur le trajet, Pierre double un poids lourd sur une ligne continue et se fait arrêter un peu plus loin par la police, il fera l'idiot en faisant mine de ne pas comprendre le code de la route du pays (pourtant le même que chez nous), le policier bien aimable, lui fera une petite leçon de conduite en lui dessinant les différents types de lignes et surtout celles qu'on ne peut dépasser. On le remerciera vivement de ne pas nous faire payer l'amende salée et le retrait du permis.

Dans ce pays, nous nous ferons arrêter 3 fois pour un contrôle de routine, ils semblent très exigeants en matière de sécurité, il faut bien avoir le triangle, l'extincteur, et les bandes réfléchissantes autour du véhicule.

 

1 frontière et Esteli

 

On arrive à l’hôtel « Club Campestre Esteli », histoire de se poser et de passer la nuit avant de repartir pour le volcan masaya le lendemain. L’endroit est simple et déserté, pas de wifi, mais il y a une piscine et des manguiers partout. Théo se fera une cure de mangue à l’œil !

 

Le matin, on reprend la route en passant par la capitale, Managua, le long du lac du même nom. La ville ne semble pas intéressante, on la traverse en direction du parc national du volcan masaya.

 

 

Volcan Masaya :

 

C’est un parc national de 54km2 percé de 5 cratères. On y trouve 2 volcans adjacents : le Nindiri et le Masaya (Popogatepe = la montagne qui brule). La dernière éruption date de avril 2012. Les éruptions sont de type hawaïen, c’est-à-dire généreuses en lave mais peu dangereuses.

Bien que les animaux de la zone soient nocturnes, on peut apercevoir des perroquets verts qui nichent à l’intérieur du cratère.

 

Pas de chance pour nous, il y a une fête à l’intérieur du parc avec des stands de produits locaux, du monde et de la musique. On espérait juste avoir le lieu pour nous tout seul et poser notre Mauro sur le parking du musée pour la nuit.

 

On prend la petite route qui mène directement au volcan. C’est l’avantage de ce lieu, pas besoin de gravir le sommet à pied. La route que l’on peut emprunter en voiture est belle et mène sur la tranche du volcan Nindiri en contrebas de la croix qui a été placée par les espagnols à l’époque de la colonisation pour exorciser cette « bouche de l’enfer ».

 

volcano

 

volcano1

 

La vue depuis le sommet est impressionnante et l’odeur de souffre nous rappelle Yellowstone.

En fin de journée, nous redescendons vers le musée à 1km de là pour y passer la nuit. Nous en profitons pour le visiter et c’est très instructif car il y a pas mal de maquettes, de photos sur la géologie, la faune et la flore du parc.

 

volcano2

 

Vu les températures toujours aussi chaudes et humides, le besoin de prendre une douche est  vital.

Avec l’accord du garde, nous nous servons donc de la lance à incendie du musée pour nous laver, en maillot ! Cela amusera beaucoup les enfants car la pression était en conséquence.

 

Nous sommes seuls à présent dans le parc, la nuit sera calme avec le cris lointains des singes hurleurs et le chant des nombreux oiseaux et insectes de la forêt.

 

Le lendemain matin très tôt, nous partons pour Granada, j’espère y trouver une connexion internet pour donner des nouvelles à ma famille et surtout souhaiter un joyeux anniversaire sur skype à ma grand-mère qui fête ses 80 ans.

 

 

Granada

 

Au nord du lac Nicaragua, au pied du volcan Mombacho, c’est l’ancienne capitale du pays, fondée par les conquistadors.

Le parc central est majestueux et aéré, avec un style castillan et de jolies couleurs. A l’ombre des arbres, les calèches attendent les promeneurs. A l’intérieur de la cathédrale, nous avons été surpris de voir une reconstitution de la grotte de Lourdes.

 

granada

 

granada1

 

granada2

 

Nous nous sommes promené 2h dans la ville avant de repartir pour Rivas et les berges du lac Nicaragua.

 

 

Rivas

 

Nous avons été très déçus par l’endroit, ainsi que par l’ambiance « trop » animée. Nous avons roulé jusque San Jorge pour trouver un bivouac en bordure du lac mais rien de tentant.

C’est dommage car ce lac est le plus étendu d’Amérique centrale (8200km2) et il est le seul à abriter des requins d’eau douce. En face, se trouve l’île d’Ometepe avec ses 2 volcans aux cônes parfait, le Maderas et le Concepcion, toujours en activité.

On décide donc de tracer plus tôt que prévu vers l’océan pacifique.

 

 

San Juan Del Sur

 

Principale station balnéaire du pays. On revit car la chaleur nous donne envie de nous baigner dans les fameuses vagues du pacifique, que nous avions quittées 3 mois plus tôt au Mexique.

 

côte 

Après un petit passage furtif dans le joli village animé de San Juan, nous partons sur une piste de 9km vers les plages de Madera et Marsella, paradis des surfeurs. Les 3 garçons iront se baigner et jouer comme à leur habitude avec les grosses vagues. La plage de Madera étant plutôt peuplée de hyppies, on préfèrera la tranquilité de Marsella.

 

PLAYA MARSELLA NICARAGUA

 

côte2

 

Notre bivouac sera des plus sympas, puisque nous sommes accueillis à L’hôtel Mango Rosa Resort, gratuitement !!! Nous bivouaquons sur le parking et profitons de la magnifique piscine et du palapas du restaurant pour se connecter à internet et terminer les évaluations du CNED. Seul bémol, nous sommes à 2km de la plage, mais tout de même, le lieu nous plaît et nous y passerons 3 nuits.

 

côte3

 

côte4

 

côte5

 

côte6

 

côte7

 

Nous testons ensuite la plage El Coco, réputée magnifique. Mais elle se mérite, vu les 15km de mauvaises pistes pour y accéder. Arrivés sur les lieux, nous ne sommes pas déçus, 2km de plage paradisiaque rien que pour nous ! Nous nous posons chez Lug’s Place, un petit resto tenu par des canadiens, fermé pour la saison, mais ils nous autorisent à stationner sur leur parking. Il y a des douches et surtout la plage juste devant nos yeux.

 

côte8

 

côte9

 

côte10

 

côte11 

côte12 

Nous resterons 2 jours, profitant de baignades, de détente et de balades au coucher du soleil pour essayer d’apercevoir les tortues luth. C’est fou comme certains petits moments semblent être extraordinaires, nous avons marché tous les 4 la nuit au bord de l’eau, les reflets de la lune scintillant sur les vagues et le plancton s’illuminant sous nos pieds. Ici la vie semble se dérouler paisiblement. Le bruit des vagues nous berce la nuit. C’est le paradis…

 

côte13

 

côte14

 

côte15

 

Il est temps maintenant de quitter le pays, le Costa Rica n’est qu’à quelques kilomètres et nous avons hâte de le découvrir…

 

map nicaragua 

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs et passages de douane c’est ici.

 

 

 

 

Dates

 

Du 17 au 24 mai 2013.  Environs 650 km parcourus.

Monnaie

 

cordobas  (100 L = 3,1€)

Carburant

 

 Environ 0,90€ le litre.

 

Gaz

 

Nous n’avons pas eu besoin de remplir.

 

Bivouacs

 

Nous n’avons pas fait de bivouacs sauvages. Il y a toujours de quoi dormir de façon sécurisée : finca, parking d’hôtel, camping, parc national…

Routes

 

En très bon état dans l’ensemble. Bonne signalisation. Conduite correcte des habitants. Nombreux contrôles policiers.

Sécurité

 

Nous n’avons eu aucun souci. 

Eau

 

Elle n’est pas potable dans tout le pays. On trouve des garafons de 20 litres partout.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services ou autres.

 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit dans les hôtels, sinon il y a des cybercafés.

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés dans les villes.

Mécanique

 

RAS

Santé

 

RAS

Electricité

 

110 volts

On ne peut donc pas se brancher, cela ne sert à rien et c’est un argument pour négocier le prix dans les campings.

Le panneau solaire et le fait de rouler suffit.

 

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Nicaragua
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 03:48

Du 15 au 17 mai 2013

 

Nous empruntons la frontière la plus au nord du pays, vers Puerto Barrios.

 

Notre entrée dans le pays fût des plus simples. Nous commençons à être habitués aux démarches et n’avons plus besoin des services d’un escort local.

 

1) Sortie du Guatemala, nous donnons nos passeports à un douanier super sympa qui donnera aux enfants 1 petit billet de lempira. Un comble que pour une fois ça soit le douanier qui donne de l’argent et non l’inverse. Il nous incitera à prendre une photo de lui avec les enfants en train de tamponner leur passeport.

 

7 HONDURAS

 

2) On change au même endroit nos quetzals en lempiras. La demoiselle ne nous prendra quasiment pas de commission et aucune pour l’argent de poche des enfants, 2ème comble !

 

3) Plusieurs kilomètres plus loin, nous entrons au Honduras. On paye 240 lempiras (mois de 10€) pour nous 4 l’entrée dans le pays et nous faisons tamponner nos passeports. On demande la map au douanier (toujours pratique et gratuit).

 

4) Il est 12h et les douaniers qui s’occupent des papiers du véhicule sont tous partis manger. Nous attendrons 1h30 qu’ils reviennent pour pouvoir obtenir le permis de circulation. On paye 775 lempiras (35€) pour le camping-car. L’assurance ici n’est pas obligatoire.

 

Il est très utile d’avoir toujours lors des passages de frontière, des copies des passeports, permis de conduire et carte grise. C’est presque toujours demandé et ils n’ont pas de photocopieuses. Cela vous épargne donc du temps précieux (merci nounou).

 

5) Fumigation du véhicule (fermez bien les fenêtres) pour 75 lempiras.

 

6) Brève fouille du véhicule. Voilà, nous avons l’autorisation dans le pays pour 3 mois.

 

 

Nous traçons vers le lago de Yojoa et devons passer pour cela par San Pedro Sula, la ville dont le taux de criminalité est le plus important au monde. Notre sentiment en la traversant est plutôt différent. Cela ressemble à une ville des Etats-Unis, propre, riche avec de nombreux grands centres commerciaux. Bref, on ne s’y attarde pas tout de même.

 

 

On arrive au lac en fin d’après-midi, à la finca Las Glorias. Les fincas sont des plantations, des sortes de grandes fermes, un peu écotouristiques.

 

7 HONDURAS1

 

Le domaine est vaste, en bord du lac. Il y a de nombreux vergers et animaux. On y passera la nuit et au petit matin, nous allons nous balader au bord du lac. Un régal, plein d’oiseaux, poissons, on verra même une tortue marine, des loutres… C’est agréable d’être dans cette pure nature.

 

7 HONDURAS2 

7 HONDURAS3 

7 HONDURAS4 

 

En quittant les lieux vers 11h, nous remarquons que le cc vibre en roulant. Je dis à Pierre de s’arrêter car je pressens qu’un caillou s’est coincé entre les roues jumelées. Bingo ! Pierre passera 30minutes à le décoincer avec la barre à mine après avoir dégonflé le pneu au maximum, se tuant les doigts au passage et ensuite 30 minutes à le regonfler avec notre compresseur.

 

Nous reprenons la route, les paysages sont beaux, la végétation toujours aussi luxuriante, il y a beaucoup de flamboyants, mon arbre préféré, avec ses grosses fleurs rouge vif. Les gens nous sourient et nous font signe lorsqu’on passe. Ce pays est finalement plus intéressant que ce que l’on croyait… Mais nous n’avons pas vraiment prévu de nous y attarder.

 

7 HONDURAS5

 

7 HONDURAS6

 

7 HONDURAS7

 

Nous passons rapidement la capitale, Tegucigalpa, qui ne nous enchante pas vraiment. Là aussi la criminalité est importante.

 

Nous arrivons à Danli, une ville proche de la frontière du Nicaragua. Nous allons nous poser au petit hôtel « Villa Alejandra » pour la nuit. Il y a une petite piscine et des jeux pour que les enfants se défoulent après la longue journée passée dans la chaleur du camping-car.

 

Le lendemain matin, c’est le passage de frontière à Los Manos, qui n’aura rien à voir avec la frontière précédente…

 

map honduras 

 

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs et passage de douane c’est ici.

 

 

 

Dates

 

Du 15 au 17 mai 2013.  Un peu moins de 500 km parcourus.

Monnaie

 

lempira  (100 L = 4€)

Carburant

 

 Environ 0,90€ le litre.

 

Gaz

 

Nous n’avons pas eu besoin de remplir.

 

Bivouacs

 

Nous n’avons pas fait de bivouacs sauvages. Il y a toujours de quoi dormir de façon sécurisée : finca, parking d’hôtel, camping…

Routes

 

En très bon état dans l’ensemble. Bonne signalisation contrairement au Guatemala. Attention à la conduite imprudente des locaux et des bus. 

Sécurité

 

Nous n’avons eu aucun souci. 

Eau

 

Elle n’est pas potable dans tout le pays. On trouve des garafons de 20 litres partout.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services, les fincas ou autres.

 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans certaines fincas, en demandant aux hôtels… mais ça n’est pas la majorité. 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés dans les villes.

Mécanique

 

Une pierre coincée entre les roues jumelées.

Santé

 

RAS

Electricité

 

110 volts

On ne peut donc pas se brancher, cela ne sert à rien et c’est un argument pour négocier le prix dans les campings.

Le panneau solaire et le fait de rouler suffit.

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Honduras
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 01:47

 

Nous sommes restés 5 semaines dans le pays et avons parcouru 1350 km dans les endroits les plus visités : Tikal, Poptün, Rio Dulce, le lac Amatitlan, Antigua, le lac Atitlan et Chichicastenango.

 

itinéraire guatemala

 

Même si nous n’avons pas fait énormément de places, nous avons profité de chaque lieu durant un bon moment, savourant les rencontres qui ont été nombreuses.

 

Nous avons beaucoup aimé le Guatemala, pays où nous nous sommes sentis bien, jamais de sensation d’insécurité. Les gens sont souriants et agréables. Les femmes, ici, portent toutes les habits traditionnels.

 

Les paysages sont très verts, la végétation luxuriante et beaucoup d’animaux à observer (aras, toucans, singes hurleurs, quetzals, scorpions, grenouille, beaucoup d’oiseaux en général…). Cela nous a pas mal changé de la côte caraïbe le long de laquelle nous étions depuis 2 mois. Mais le climat s’en ressent aussi, il fait très chaud et humide.

 

Nous avons pas mal craqué aussi sur l’artisanat, très bon marché ici: cuir, tissus, hamac,.... Les couleurs sont chatoyantes partout. Un festival pour les yeux.

 

Quant à la nourriture, nous avons préféré de loin celle du Mexique, beaucoup plus variée et épicée. Plus de choix aussidans les supermarchés.

 

Concernant l’état des routes, moins de topes (ici tumulos) qu’au Mexique, dans l’ensemble, elles sont bonnes. Les gros points noirs sont la conduite imprudente des guatémaltèques et surtout la signalisation dans tout le pays qui est pratiquement inexistante. C’est-à-dire que pour aller dans une ville, le panneau ne sera indiqué qu’à quelques kms et ne sera pas répété, même au niveau des carrefours. Notre GPS n’ayant pas la carte détaillée du Guatemala, vous imaginez la galère à certains moments. Heureusement qu’à la frontière, ils fournissent une map pas trop mal du pays, demandez-là absolument !

En résumé, il ne faut pas cligner des yeux dans un virage, sous peine de se prendre un bus en train d’en doubler un autre.

 

Concernant le climat, il est très chaud et humide (plus de 35° parfois), la saison des pluies ayant juste débuté, nous avons eu des averses brèves essentiellement dans les terres.

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs et passages de douane c’est ici.

Pour les infos pratiques c’est  :

 

 

Dates

 

Du 9 avril au 15 mai 2013

Monnaie

 

Quetzal  (100 Q = 10€)

Carburant

 

 Environ 0,80€ le litre.

 

Gaz

 

Aucune difficulté pour remplir nos bouteilles de gaz américaines.

Il y a des stations essentiellement dans les grandes villes.

 

Bivouacs

 

Nous n’avons pas fait de bivouacs sauvages. Il y a toujours de quoi dormir de façon sécurisée : finca, parking d’hôtel, camping… (c’est un tout petit peu plus cher qu’au Mexique).

Routes

 

En bon état dans l’ensemble. Quelques tumulos (topes), mais généralement annoncés

Avoir un bon GPS ou une bonne map car mauvaises signalisation. Attention à la conduite imprudente des locaux et des bus. 

Sécurité

 

Aucun soucis dans tous le pays, mais nous n’avons jamais conduit de nuit, ni dormi dans la rue.

 

Eau

 

Elle n’est pas potable dans tout le pays. On trouve des garafons de 20 litres partout entre 15 et 20 Q (1,5€).

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services, les campings ou autres.

 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans les campings, sur les zocalo des grandes villes, en demandant aux hôtels…

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés dans les villes (super depensa). Les produits importés sont assez chers.

On trouve des bons produits dans les marchés des villages. La nourriture ici est très très bon marché. 

Mécanique

 

Christian, notre ami français,  nous a changé le filtre à gasoil à Rio Dulce (il avait 32000km), il nous a aussi réparé le marche-pied. 

Santé

 

On a tous eu une petite gastro pendant 1 ou 2 jours au lac Atitlan.

Nombreux moustiques et sandflies à cet endroit, pensez à bien se protéger avec crème, spray, voire chaussettes ! Ils piquent par centaine !

Electricité

 

110 volt

On ne peut donc pas se brancher, cela ne sert à rien et c’est un argument pour négocier le prix dans les campings.

Le panneau solaire et le fait de rouler suffit.

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 03:32
Du 4 au 15 mai 2013
 
Nous faisons chemin inverse car c’est la meilleure route du pays, la panaméricaine ou CA1, et que nous sommes bien tentés de revenir sur Antigua et puis passé la frontière du Honduras près du Rio Dulce où nous retrouverons pas mal de têtes connues.
 
Nous voilà donc sur Antigua pour 4 jours. Nous y retrouvons Ben et Maud (rencontré au lac), mais aussi les Cavagnis (avec qui j'avais fêté mon anniversaire à Chetumal et qui nous avaient aidé pour la réparation du panneau solaire). Toujours sur le parking de la police touristique, le lieu est un peu délabré mais au moins c'est gratuit et proche du centre ville. On a aussi des douches, wc et évier pour faire la lessive à la main. Attention, les douches sont vétustes et froides, les policiers en ont même profité pour regarder par un trou une de nos amies prendre sa douche.
 
Le soir, on partage l’apero au rhum tous ensemble et le lendemain une crêpe party.
 
anti retour
 
En journée, nous faisons quelques balades, de l’école, du ménage, des lessives, mais surtout les enfants sympathisent avec un couple adorable, lui est argentin, Pablo et elle, Stéphanie est québecquoise, elle est enceinte de 5 mois, super pour moi de reparler un peu de bébé. Ils parcourent tous les 2 le continent en proposant des spectacles de cirque.
Les enfants passent beaucoup de temps avec Steph à apprendre le diabolo et nous sommes admiratifs de ce que Théo est maintenant capable de faire avec l’engin.
 

  Nous aurons d’ailleurs tous droit à un petit spectacle.
     
 
anti retour1
 
anti retour2
 
 
Après ces quelques jours à Antigua, nous remontons vers Rio Dulce, il y a presque 10h de route où nous allons retrouver l’extrême chaleur…
 
Arrivé à l’hôtel Nana Juana, nous sommes heureux de retrouver la piscine, des douches propres, spacieuses et chaudes, mais surtout nos amis marins: Vanessa, Elisa, Benjamin, voilier maïtou. Et Patrick, Mélanie, Passi, et le patron Jean-Claude.
 
Nous faisons rapidement la connaissance d’une nouvelle famille française super sympa, Christian, Sylvie et Cyril. Ils sont de Montpellier, Pierre a donc trouvé son alter ego avec Christian. Cela fait 5 ans qu’ils voyagent sur un magnifique et immense catamaran (J. le Goeland). Christian a vendu son garage pour se lancer dans cette aventure, maintenant il propose des charters aux touristes pour gagner leur vie.
 
C’est donc grâce à lui que nous réparons le marche-pied du camping-car (contacteur de fin de course cassé), il insiste même pour nous changer le filtre à gasoil que nous avions pris en France pour le remplacement. Ca tombe bien c’était le moment de le faire. Il fait un rapide check up de Mauro et nous rassure sur son bon fonctionnement.
 
Nous passons donc 7 jours avec eux, dans une ambiance de détente et de bonne humeur et aussi de chaleur torride.
 
Durant une journée, nous partons avec Maïtou et Goeland tous les 10 sur le Rio en annexes. Une très belle journée dont nous nous souviendrons longtemps. Le Rio Dulce est un petit Amazone, jungle, animaux, nombreux oiseaux, tout un univers fantastique nous entoure. Nous naviguons jusqu’à un pont suspendu et après un petit pique-nique, nous nous baignons tous dans la fraîcheur du Rio.
 
7 rio dulce retour
 
7 rio dulce retour1
 
7 rio dulce retour2
 
7 rio dulce retour3
 
 
 
Le soir, Théo a pris l’habitude de se faire inviter pour la nuit sur le voilier Maïtou, il adore !!! Il s'entend bien avec Benjamin qui a pratiquement le même âge.
 
Moi, j’en profite pour échanger des films avec Vanessa. Elle m’apprend aussi à faire des bracelets en macramé, où les possibilités sont beaucoup plus vastes qu’avec du fil brésilien. Je commençais à me lasser d’en faire, me voilà donc lancée dans de nouvelles techniques plus compliquées. Peut-être un nouveau job pour moi au retour ???
 
Nous profitons d’une après-midi pour aller visiter le castillo de San Felipe. Ce château servait à l’époque d’abri aux espagnols contre les pirates anglais. Il est situé en bordure du Rio et il est agréable de s’y promener. Un petit labyrinthe dans lequel les enfants adorent se perdre.
 
rio
 
rio1
 
rio2
 
rio3
  
Vatea se trouve son cadeau d’anniversaire, enfin, c’était en avril (merci les mamis et papis)!!! Un coffre dont l’ouverture est un savant jeu de combinaisons secrètes pour en trouver la clé puis la serrure. Théo s’offrira le même.
 
Nous finirons par rester là plus longtemps que prévu car nous ne payons que 2€ par jour et surtout, nous voulons participer à la fête d’anniversaire de Jean-Claude, le gérant du lieu. Tout le monde vient pour partager le repas, chacun amenant quelque chose, on a d’ailleurs raffolé de l’aïoli de Christian. L’ambiance est super, un guatémaltèque nous fait une démonstration de magie sous le regard émerveillé des enfants.
C’est notre dernière soirée là…
 
rio6
 
rio5
 
Le matin, les adieux sont difficiles, on doit à nouveau quitter tout le monde et les conversations s’enchaînent pour reculer le moment du départ. Pour nous, les rencontres faites là-bas feront parties des plus belles.
 
Nous voilà maintenant en route pour le Honduras…
 
 
   
 
 
Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 23:44

Du 23 avril au 4 mai 2013

 

atitlan-map-large

 

Depuis Antigua, nous mettrons 2h30 sur la panaméricaine pour rejoindre le lac. La route qui descend vers le village de Panajachel est très belle mais sacrément pentue, on se dit qu’il va falloir surtout la remonter au retour.

 

lac atit

 

lac atit1

 

lac atit2

 

Nous arrivons au camping hôtel Vision Azul. C’est ici que les camping-cars s’arrêtent habituellement, et on comprend pourquoi, l’endroit est idéalement situé au bord du lac dans un grand terrain arboré, face aux 3 volcans les plus mythiques du pays (Atitlan, Toliman, San Pedro). La vue est grandiose, surtout lorsque les volcans ne sont pas camouflés derrière la brume.

 

volcans

 

 

Le camping est tranquille, il y a une piscine, une grande pergola couverte, des jeux pour enfants, des douches chaudes et même un bon wifi.

 

lac atit6

 

lac atit3

 

Pas mal de mouches de sable et de moustiques, nos pieds et nos jambes en feront les frais. D’autres scorpions aussi dans les douches.

Le petit salon réception de l’hôtel est aussi très agréable. C’est là que nous ferons connaissance avec Arthur et sa femelle, les aras du camping. Mais aussi Pia, la chienne, âgée de 5 mois. Une grande joueuse.

 

lac atit4

 

lac atit5

 

Le centre ville se trouvant à 15 minutes à pied, nous prendrons vite l’habitude d’aller nous y balader, notamment pour faire les courses au petit supermarché du village.

 

lac atit7

 

La rue commerçante est la calle Santander, très longue et pleine de vendeurs d’artisanat local, elle mène jusqu’à la plage. Ici les guatémaltèques sont vêtus de leurs habits traditionnels.

Pour le retour avec nos courses, on prend un touc-touc pour 2€. Les enfants adorent !

 

Autour du lac, il y a aussi pas mal de petits villages qui valent vraiment le coup d’œil, bien plus authentiques. Ils sont très difficilement accessibles par la route, alors la balade en lancha se justifie pour traverser le lac à la découverte de ses habitants.

 

Nous profitons donc d’une journée claire et ensoleillée pour partir en lancha. Le bateau public ayant des horaires fixes et des passages peu fréquents, nous partons en lancha privado tous les 4 avec 2 arrêts de 2 h à San Pedro et Santiago. Ca ne coûte que 400Q (40€) pour nous tous, contre 300Q en bateau public.

 

lac atit8

 

lac atit9

 

Il  nous faut pas loin de 1h pour atteindre San Pedro, à l’opposé de Panajachel. Ce petit village tout pentu est plein de charmes, nous avons été surpris d’y rencontrer pas mal de hyppies marchant pieds nus dans la rue. Mais toujours autant de couleurs et de sourires des habitants. Le square devant l’église est superbe et on adore les pantalons blancs que portent ici les hommes, toujours avec de jolies broderies aux couleurs vives.

 

lac atit10

 

lac atit11

 

lac atit12

 

Santiago, beaucoup plus vaste et touristique, nous a moins enchanté. Nous nous y sommes promenés durant 1h admirant les étales des marchés, l’artisanat coloré et les femmes avec leur tocoyal, sorte de ruban tissé enroulé sur lui-même (dommage pas de photos).

 

lac atit13 

lac atit14

 

lac atit15 

lac atit16 

 

Au camping, la vie est paisible, on y rencontre des voyageurs en camping-car de tout horizon :

un couple d’allemand qui nous joue de la guitare le soir au coin d’un feu de camp,

 

lac atit17

 

un couple de suisse avec qui Théo partira en kayac sur le lac,

 

volcans1

 

volcans2

 

nos amis allemands, Heidy et Heiko, avec qui nous avions fêté l’anniversaire de Vatea au Belize.

 

Un couple de jeune surfeurs français, Ben et Maud, qui descendent comme nous jusqu’en terre de feu.

 

lac atit21

 

On profitera de cette pause dans ce lieu paisible pour faire pas mal d’école, des lessives à la main,…

 

lac atit18

 

Les enfants ici sont des rois, ils ont un espace énorme pour se défouler. Théo s’est même fait un ami, le fils du patron,  et sa famille, avec qui il fait de la moto.

 

lac atit19

 

Après le départ de tous ce beau monde, nous sommes tentés de quitter le lieu, mais les enfants ont envie de voir la compétition de motos qui a lieu sur le terrain, alors, on est plus à un jour prêt !

Vatea se fera prendre en photo avec les pin up du coin et nous sympathiserons avec un couple d’argentins adorable.

 

lac atit20

 

Le soir, c’est l’arrivée d’une famille allemande rencontrée en Baja au Mexique, puis un couple suisse qui nous incitera à rester encore quelques jours (on devient vraiment des pachas).

 

Du coup, nous devions aller à Chichicastenango sur le retour avec notre Mauro, mais nous décidons tous de s’y rendre en bus avec les autres familles. Au moins, pas de soucis pour se garer dans le village et pas de surmenage dans la grosse montée pour notre camping-car.

 

9h du matin donc, nous partons à 10 en bus pour Chichi, ce village de mayas quichés, réputé avoir le plus grand marché artisanal indien du Guatemala, un festival de couleurs, de tissus et de souvenirs !!!

 

chichicastenango

 

Nous ramèneront des cadeaux pour la famille et je me ferai faire en moins de 2 min la coiffure locale avec un long fin ruban enroulé autour de mes cheveux.

 

chichicastenango1

 

Un autre point d’intérêt de Chichicastenango, son église, non pas pour sa blancheur et son architecture, mais pour les rites mayas qui s’y déroulent encore. Dès l’entrée, l’encens balancé dans un bocal nous embaume. A l’intérieur se déroule une séance type exorcisme, impressionnant !

 

Après avoir marché dans ce bain de foule, nous nous retrouvons tous les 10 dans un petit resto du village. Là nous ferons encore des connaissances, 2 françaises habitant la région et une famille française travaillant à l’ambassade et installée au Salvador.

 

chichicastenango2

 

14h retour ensuite à Panajachel, le bus met 1h30.

 

Lendemain, dernière journée pour tout le monde, on se prépare donc un barbecue tous ensemble sous la pergola.

 

lac atit22

 

Pour nous cela fait 11 jours que nous sommes là !!! Même si le lieu est agréable, on sent que la saison des pluies commence, on a souvent une averse en fin de journée. On a toute l’Amérique centrale à traverser en cette saison qui n’est pas des plus propices. Il va falloir accélérer car mine de rien, on a presque 3 mois de retard sur notre itinéraire.  

 

Jour du départ, après les adieux et échanges de mails, nous sommes les derniers à partir et au moment de remonter l’escalier du marche-pied, plus rien, il ne bouge pas ! Après 1 bonne heure de manipulation, on décide de le sangler pour pouvoir démarrer. On y regardera mieux au prochain arrêt. Nous devions tracer vers Coban et la réserve des quetzals (oiseau emblème du pays), mais pas mal de voyageurs nous ont démotivés car la route est plus compliquée, Coban peu intéressant et la réserve ne permet pas de voir l’oiseau facilement. Nous prenons donc exactement la même route qu’à l’aller et remontons vers Rio Dulce pour passer la frontière du Honduras au nord du pays.

 

Direction donc Antigua, ou plutôt RETOUR sur Antigua.

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 22:16

Du 19 au 23 avril 2013

 

La route depuis Rio Dulce a été longue, très longue… Nous avons mis 10h pour arriver à Antigua et la soirée à été un calvaire. D’abord parce que nous avons choisi de contourner Guatemala ciudad, la capitale réputée dangereuse et au trafic infernal, cela nous faisait donc faire un gros détour. Ensuite parce que nous pensions au départ nous arrêter au bord du lac Amatitlan au sud de la capitale. Mais finalement, nous n’avons trouvé aucun lieu correct où bivouaquer et nous nous sommes finalement retrouvés à faire la route jusqu’à Antigua.

 

21h, nous sommes enfin posés sur le terrain de la police touristique, lieu de bivouac de tous les voyageurs véhiculés. L’endroit est sommaire mais c’est gratuit, il y a des douches et surtout c’est à 2 pas du centre ville.

 

antigua

                  bivouac, la vue sur l'agua depuis la croix, la cathédrale

 

Nous avions entendu beaucoup de bien de cette ville, inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Les 2 tremblements de terre qu’elle a subit ont mis en ruine pas mal d’édifices et d’églises qui aujourd’hui on gardé un certain charme. Sans compter que Antigua se trouve au pied de 3 importants volcans : Agua, Acatenango et Fuego. Ce dernier est d’ailleurs toujours en activité, ils sont bien visibles depuis le centre ville.

 

Le lendemain, avant de partir visiter la ville, nous demandons aux policiers un plan du centre, histoire de se repérer. Comme ils n’en ont pas, ils nous proposent de nous emmener avec leur pick-up faire le tour de la ville en repérage. Génial, on aura droit aux explications des plus grands monuments.

 

Nous terminerons à pied durant toute l’après-midi, flânant dans ses rues pavées et ses boutiques d’artisanat local, observant les habitants en tenues traditionnelles. Je suis heureuse de voir toutes ces femmes porter leur bébé dans une écharpe et les allaiter sur le bord d’un trottoir. Ici la modernisation n’a pas encore frappé.

 

habitants1

 

antigua9

 

antigua12

 

habitants

 

habitants2

 

Effectivement, on se prend vite d’affection pour Antigua, il y règne une atmosphère vraiment tranquille et agréable, on s’y sent vraiment bien. Une ville à taille humaine où on ne se sent pas oppressé.

 

antigua10

                 vue sur l'Agua depuis le centre ville 

 

antigua13

                  vue sur le parc central, sur l'Agua et Fuego depuis le balcon d'un batiment administratif 

 

arche

                  l'arche, avec vue sur l'Agua 

 

antigua11

 

antigua1

 

antigua16

 

Du coup, nous restons 2 jours de plus, et nous prendrons toujours autant de plaisir à se balader toute la journée, c’est qu’on commence à avoir des petites habitudes : le goûter crêpes à Casaca sur le parc central, les rues, le grand marché, les ruines, les bus aussi colorés que les habitants... On ne se lasse pas.

 

antigua3

                 les crêpes au goûter chez casaca 

 

antigua4

 

bus

                    les bus guatemaltèques 

bus1

 

antigua5

                les différents monuments de la ville, dont certain en ruine suite aux tramblements de terre 

antigua8

 

On aura d’ailleurs ici acheté pas mal de souvenirs à des prix dérisoires, comme une flûte de pan et une flute sculptée à 4€, un quetzal (oiseau d’Amérique central) en bois sur une branche pour 3€ et pleins d’autres très belles choses. Les vêtements aussi sont très jolis. Théo et moi craquerons pour un sarouel. On sera aussi sous le charme d’un artiste peintre, on lui achètera un de ses magnifiques tableaux. Je repartirai aussi avec un sac en cuir brodé. Oui oui, on s’est laché, mais pas ruinés ! Et puis c’est un peu mes cadeaux d’anniversaire, grâce à la générosité de ma famille, j’ai pu me faire plaisir…

 

antigua15

 

On en profitera aussi pour couper les cheveux de Vatea.

 

antigua7

 

Bref, Antigua, on adore !!!

 

antigua2

 

antigua14

 

Direction maintenant Panajachel, sur les rives du lac Atitlan…

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 16:28

Du 15 au 19 avril 2013

 

 

rio D3

                  Sur la route pour Rio Dulce

rio D4

 

Nous avons roulé 2h depuis Poptun pour arriver à Rio Dulce, petit village situé en bordure de la rivière du même nom et qui mène quelques dizaines de kilomètres plus loin dans la mer des Caraïbes, au village perdu de Livingston.

 

map rio dulce

 

map 2 rio dulce

 

rio dulce

 

L’endroit est resté très authentique malgré l’intérêt touristique de la région.

 

rio D5

 

C’est la fête au village et du coup, nous n’avons pas accès au camping que nous avions envisagé initialement, mais c’est une très bonne chose car nous allons atterrir à l’hôtel marina Nanajuana, un lieu magnifique avec une piscine donnant sur le Rio où nous allons faire des super rencontres.  

En plus, le lieu est tenu par un français, Jean-Claude.

 

rio D6

 

  rio D7

 

Il y a là 4 familles qui voyagent en voilier, 2 québecquoises et 2 françaises ! Autant dire que les enfants sont ravis de se retrouver entre francophones de leur âge. En tout, avec les nôtres, ils seront 11 enfants, ça fait du monde ! Une famille française voyage depuis 6 ans (voilier Maïtou) et continue encore durant un temps indéfini et l’autre termine sont périple démarrer il y a 2 ans (voilier pingouin). Les Québecquois voyagent régulièrement pour quelques mois.

Leur expérience, malgré que nous nous estimons aussi chanceux, nous fait rêver. Nous passerons de longs moments ensemble à échanger nos aventures et nous apprendrons avec étonnement qu’il ne faut pas de permis pour naviguer avec un voilier.

 

rio D9

 

L’ambiance est vraiment très sympa ici, nous partageons le moment du repas tous ensemble sous le palapas qui sert de pontons devant les bateaux.

Nous avons envahi l’espace et chacun à installé son hamac et ses petites affaires. C’est ici que nous passons nos journées, vu la canicule, entre l’ombre et la fraîcheur du bord du rio et la piscine (chaude). Les enfants jouent beaucoup ensemble. Martin passionné par les bateaux, apprend aux autres à en fabriquer à partir de bouteilles vides, de sac plastiques (voiles) et de scotch. C’est formidable de voir leur créativité.

 

rio D8

 

Nous avons de notre côté bien sympathisé avec toutes ces super familles. Pierre se trouvera beaucoup de points communs avec Manu et Vanessa (Maïtou), nous aimons beaucoup leur philosophie de vie.

Perrine et Jean-Michel (Pinguoin), adorables aussi, m’emmèneront plus d’une fois à bord de leur « annexe » (bateau à moteur pour les petits trajets) pour faire les courses dans le village. C’est assez coquasse de faire ses courses en bateau, mais qu’est-ce que c’est pratique car en camping-car ça serait mission impossible. Le village est minuscule et tout les commerces sont situés dans la rue principale où la circulation est dense. C’est une sorte de marché permanent où ça grouille de partout.

 

blog1

 

Avec Perrine, on achètera nos fruits et légumes sur les étales des marchés et le reste à la petite supérette.

 

rio D12

 

Nous passerons 5 jours ici, surtout parce que nous apprécions le contact avec les autres familles et que les enfants sont heureux de jouer ensemble. On délaissera donc un peu l’école, mais je pourrai mettre le blog à jour et lire tranquillement.

 

rio D10

 

  rio D11

 

Nous ferons une croix sur la visite de Livingston, petit village de Garifunas (descendants des esclaves noirs) uniquement accessible en lancha. La sortie est beaucoup trop chère pour nous 3 et l’intérêt étant principalement la faune et la flore à observer sur le rio, ça n’est pas essentiel vu que nous avons déjà vu pas mal de ces espèces ailleurs.

 

Le dernier soir, nous décidons tous de faire un grand buffet commun car une des familles françaises met les voiles le lendemain et nous aussi (pas les voiles !). Du coup, d’autres couples de navigateurs se joignent à nous pour partager ce moment. Une excellente soirée.

 

 rio D13

 

Le lendemain, c’est les adieux, tout le monde est là pour accompagner le départ des Pingouins et ensuite le nôtre. Les aurevoirs c’est toujours très émouvant, même si on se connait depuis peu. En voyage, les liens qui se créent vont plus vite et les émotions sont décuplées.

 

rio D14

 

  rio D15

 

En tous cas toutes ces rencontres nous aurons pas mal remuées dans nos projets, on se dit qu’un jour (lointain), pourquoi ne pas tenter l'expérience...

rio D16

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 00:09

Du 9 au 15 avril 2013

 

Le passage de frontière :

 

Il est 13h, nous avons quitté San Ignacio il y a ½ heure. Cela se passera relativement facilement, en moins d’1h nous aurons bouclé les démarches.

Ce qui nous aura posé le plus de soucis sera le changement d’argent. La commission que se prennent tous les changeurs est importante, mais nous n’avons pas eu le choix et avons pris le minimum pour pouvoir payer le passage de la frontière et l’entrée à Tikal car entre les 2, il n’y a rien !

 

1 Tikal

 

Nous commençons donc par changer l’équivalent de 200€ sur le parking devant le poste du Belize.

Ensuite présentation des passeports. Nous apprendrons que le garde à la frontière du Mexique-Belize avait inscrit que nous ne pouvions pas aller plus loin que le Belize. Comme je l’avais expliqué, il avait fait preuve de mauvaise volonté pour comprendre ce qu’on lui disait. Bref, après une angoisse de quelques minutes, la douanière nous tamponne le passeport pour pouvoir entrer au Guatemala, ouf !

Présentation de la carte grise du véhicule ensuite, puis de la fumigation, un vrai car-wash. C’est finalement le plus long dans les démarches, il faut remplir des papiers, donner une photocopie du permis international, du passeport et de la carte grise (heureusement que nous avons tous ça sous la main en plusieurs exemplaires, merci nounou).

Nous payons pour Mauro, le douanier vient ensuite vérifier l’intérieur. Tout va bien, on passe, nous avons droit à 90 jours !

 

 

Tikal :

 

guate

 

On roule environ 2h30 pour se rendre sur le site. La végétation est de plus en plus luxuriante, il y a très peu d’habitation et aucun commerce.

Des panneaux sur la route indiquent qu’il peut y avoir des traversées de serpents, jaguars, dindons,...

 

1 Tikal1

 

Nous arrivons à l’entrée du site, c’est un parc naturel, il faut payer un droit d’entrée par 24h, 50 Quetzals (5€) par personne (gratuit pour les ninos).

C’est immense, un vrai labyrinthe perdu dans la jungle, nous sommes à 64km de la ville la plus proche.

  

On se pose au camping, nous sommes les seuls, il est 16h30. On fera un petit tour dans le parc, mais pas le droit d’entrer vraiment sur le site ce soir, juste autour. On y verra des perroquets, toucans, des coatis, des dindons et des singes araignées. Lorsque la nuit tombe ici, l’obscurité est totale et le fait de se sentir au milieu de la jungle, loin de tout, nous donne une étrange sensation, ajouté à cela le cri des singes hurleurs.

 

 

Tikal est l'un des plus grands sites archéologiques et centres urbains de la civilisation maya précolombienne, la cité fait 16km2. Il est situé dans la région archéologique du bassin du Petén dans ce qui constitue maintenant le nord du Guatemala. C’est un Parc National inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO qui couvre une superficie de 576km2.

Tikal était la capitale d'un État conquérant qui fut l'un des royaumes les plus puissants des anciens Mayas[]. Bien que l'architecture monumentale du site remonte jusqu’au IVe siècle av JC, Tikal n’atteignit son apogée qu’au cours de la période classique entre 200 et 900 de notre ère. À cette époque, la ville dominait politiquement, économiquement et militairement, une grande partie de la région maya, tout en interagissant avec d’autres régions de toute la Mésoamérique comme la grande métropole de Teotihuacan dans la lointaine vallée de Mexico.

 

tikalair

 

Les ruines se trouvent dans les forêts tropicales du nord du Guatemala qui ont constitué le berceau de la civilisation maya des basses terres. La ville elle-même était située sur des sols riches et fertiles et contrôlait sans doute une route commerciale naturelle, orientée est-ouest et traversant toute la péninsule du Yucatán.

 

Parmi les arbres les plus remarquables du parc de Tikal citons le gigantesque Kapok (Ceiba pentandra) l'arbre sacré des Mayas, le cèdre tropical Cedrela (Cedrela odorata) et l’Acajou du Honduras (Swietenia macrophylla).

 

1 Tikal2

 

1 Tikal3

 

En ce qui concerne la faune, on peut y voir régulièrement l’agouti commun, le coati à nez blanc, le renard gris, l’atèle de Geoffroy, le singe hurleur, l’aigle forestier, le faucon, le dindon ocellé, divers pénélopinés, toucans, perroquets verts, ainsi que les fourmis champignonistes. Les jaguars, les jaguarondis, et les pumas se déplacent également dans le parc. Pendant des siècles, cette ville a été entièrement recouverte par la jungle.

 

    tikal

 

A 6h du matin, nous sommes debout et prêt pour la visite. Il faut compter 4h pour voir l’ensemble des principaux édifices. Nous avons marché presque 5. Contrairement aux sites que nous avions fait au Mexique, tout est disséminé dans la forêt, il faut marcher beaucoup d’un lieu à un autre. Les sentiers sont balisés, mais on peut vite se perdre dans cette immensité, les monuments ne sont pas très bien indiqués, même avec la carte du parc, ça n’est pas du tout évident.

 

 

Nous découvrons en premier La Grand Place, le cœur de Tikal, avec :

 

1 Tikal4

 

-le Temple I (temple du grand jaguar) mesurant 47m de haut, c’est une pyramide funéraire dédiée à un des plus grand roi de Tikal.

 

1 Tikal5

 

-En face, le Temple II (temple des masques) mesurant 38m et dédiée à l’épouse du souverain.

 

1 Tikal6

 

 -l’Acropole Nord, repose sur une plate-forme de 100 m × 80 m, qui remonte à l'Époque préclassique. Huit petits temples-pyramides sont groupés autour d'un patio.

 

1 Tikal7

 

-l’Acropole Centrale, complexe situé au sud de la Grande place a près de 215 m de long. Des édifices, qu'on désigne sous le nom de «palais», sont groupés autour de six patios reliés par des passages ou des escaliers.  

 

1 Tikal8

 

-de nombreuses stèles.

 

-le Temple III, 65 m de haut. Le temple proprement dit se dresse sur un socle pyramidal à trois degrés. On atteint normalement le sommet par une piste difficile (l'escalier ayant presque disparu); il offre un remarquable point de vue sur le reste du site, mais nous n’aurons pas cette chabce car il est en restauration.

 

        1 Tikal12

 

Plus loin, le temple V (25m), dernier des grands temples-pyramides de Tikal à avoir été découvert, également connu sous le nom de Temple des inscriptions, car sur le panneau central de la crête figure une des plus longues inscriptions du site. Les glyphes de cette inscription ont un caractère monumental : ils sont larges de 85 cm. Elle couvre 1905 années d'histoire et plonge dans un passé légendaire : la première date remonte à 1139 av. J.-C.

 

1 Tikal9

 

L’Acropole Sud et la Place des Sept Temples.

 

1 Tikal10

 

Le complexe du Monde Perdu, les archéologues l'ont baptisé ainsi parce que la jungle environnante évoquait le roman du même nom d'Arthur Conan Doyle. Haute de 30 m, la Pyramide du monde perdu constitua jusqu'au VIIe siècle le plus grand édifice de Tikal. Elle se situe dans la partie sud-ouest du noyau central de Tikal.

     

1 Tikal11

 

Le Temple IV est la plus grande pyramide construite dans toute la région maya au VIIIe siècle, et tel qu'il est actuellement, il constitue la plus haute structure pré-colombienne des Amériques. La vue depuis le sommet y est à couper le souffle. On peut voir au loin les Temples I, II et III.

 

guatemala 9809

 

1 Tikal13

 

Voilà, après plus de 4h de marche dans la forêt, nos jambes commencent à fatiguer.

 

1 Tikal14

 

On décide de rentrer au camping-car, surtout qu’il est presque midi et que nos estomacs aussi crient famine. On ne visitera dons pas les autres édifices et groupes du site qui sont moins connus. On mettra pas mal de temps à regagner le camping vu que le temple 4 est à l’opposé.

 

1 Tikal15

 

Nous mangeons donc rapidement et prenons ensuite la route vers Flores pour se ravitailler et passer dans un distributeur.

 

 

 

Poptün :

 

En fin de journée nous nous arrêtons à Poptun, après 2h de route, au camping finca Ixobel. Un endroit à ne pas rater pour les voyageurs car beaucoup de monde font halte à cet endroit.

 

2 Poptün

 

Le camping est en fait un centre écotoursitique au milieu de la forêt, il y a un hôtel, des cabanas et des dortoirs. Le domaine est vaste.

 

2 Poptün5

 

2 Poptün1

 

2 Poptün2

 

rio D1

 

2 Poptün3

 

2 Poptün4

 

rio D

 

2 Poptün6

 

Il y a aussi une petite lagune naturelle, un centre équestre, des jeux pour les enfants, des animaux partout (perroquets, lézards, serpents…) Au centre, l’acceuil et le restaurant : ici tout le monde est comme chez soi, tables, chaises, hamacs, ping pong, jeux de société, livres, wifi… et une cuisine ou tout le monde se sert ce qu’il veut. Le principe est la confiance : on commande à la cuisinière (boisson, smoothies, repas complet, gateau,…) et on note sur notre fiche ce qu’on consomme. A la fin du séjour, on règle le tout.

 

Ici tout est très bon marché, on se fera donc 5 jours de bivouac à 6€ et plusieurs restos (à 3€ l’hamburger maison et frites, pourquoi s’en priver).

 

2 Poptün7

 

Il fait une chaleur torride, quasi insupportable, se caler à l’accueil sous les ventilo c’est vraiment agréable, les grande tables seront parfaites pour faire durant ces 5 jours pas mal d’école et la mise à jour du blog. En fait ici, c'est un petit paradis tranquille, mis à part les scorpions dans le lavabo et la douche avec les grenouilles! Mais c'est ça l'aventure!!!

 

rio D2

 

Ce qui devait être une simple halte s’est donc bien prolongée, il est temps maintenant de rouler vers Rio Dulce…

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Guatemala
commenter cet article
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 04:37

Du 5 avril au 9 avril 2013

 

Le Belize donne une réelle impression de port des Caraïbes au temps des flibustiers. Ce morceau de forêt tropicale ouvert vers la mer des Caraïbes était le paradis des pirates avant que les Anglais ne viennent tout gâcher en le transformant en une colonie de la Couronne : le Honduras britannique.
Au Belize, on se retrouve donc en terre anglo-saxonne, un îlot de langue anglaise perdu dans un océan latino-américain hispanophone. Il n’y a plus moyen de jouer les pirates, mais vous pourrez vous croire en Afrique, en raison d’une importante population noire, descendant des esclaves importés de la Jamaïque et de Saint-Vincent. À Belize City, le cocktail est frappant : un drôle de mélange de traditions british et de coutumes caraïbes !
   

map belize

 

Le Belize, c’est une immense forêt tropicale qui, comme le Petén, recèle de nombreux sites mayas, parfois difficilement accessibles. C’est aussi et surtout, sur 250 km de côte, des centaines de petites îles, les cayes, qui s’étendent le long d’une magnifique barrière de corail, site exceptionnel pour la plongée et le snorkelling. C’est aussi là qu’on peut trouver au large à 100km le célèbre blue hole.

Nous passons la frontière avec Roselyne. Il nous faudra 2 h pour effectuer toutes les démarches.  

 Montages1

 

 

 

La douane : (infos surtout utiles aux voyageurs)

 

D’abord nous faisons le change de nos pesos mexicains contre des dollars beliziens, dans un petit commerce situé sous l’hôtel juste à la frontière. Nous passons ensuite au poste des douaniers sur la droite, avant la grille de la frontière, pour régler 50$bz par personne ( 20€ environ). Mais il s’avère que d’autres voyageurs n’ont pas payé du tout, je pense que c’est un peu aléatoire ce passage.

C’est à partir de là qu’un homme nous accompagnera malgré nous pour nous indiquer les démarches, il nous demandera ensuite 10$bz (4€) pour ça. Effectivement ça va plus vite et on sait directement où aller.

Nous nous rendons ensuite sur la gauche au bureau qui nous fera les papiers attestant que le véhicule en est bien sorti.

Passage ensuite au bureau d’assurance un peu plus loin sur la droite, (Atlantic Assurance), on payera 27$bz (10€) pour 1 semaine d’assurance pour le camping-car. C’est absolument obligatoire dans ce pays.

Quelques mètres plus loin, il faut passer à la fumigation pour désinfecter Mauro (comptez quelques €), mais nous avons oublié et nous avons quand même pu passer.

Nous arrivons enfin à la douane du Belize, on se gare et on passe au bureau pour faire valider les passeports. Alors soit le mec était très con, soit il a fait preuve de mauvaise volonté. Une incompréhension par rapport au fait que nous ne retournions pas au Mexique. Il est resté bloqué là-dessus presque 1/2heure. Finalement nos passeports ont été tamponnés mais on a pas compris non plus pourquoi nous devions rester au Belize minimum 72h, le douanier nous a bien averti de cela. Bref, on comprendra plus tard qu’il pensait vraiment qu’on revenait au Mexique. Nous avons pourtant été bien cler sur le fait que nous allions ensuite au Guatemala.

Après avoir fait les passeports, c’est au tour de Mauro d’être contrôlé au niveau des papiers.

Une fois l’administratif terminé, nous passons la grille où à lieu la vérification du véhicule. C’est aléatoire et tant mieux pour nous, pas de contrôle et la douanière a été très tolérante sur le fait que nous n’étions pas passés à la désinfection.

 

1 frontiere et Bélize city

 

Ouf, nous voilà au Belize… avec une tonne de bouffe planquée un peu partout dans le cc. Ici tout est hors de prix alors nous avions fait le plein au walmart de Chetumal avant de passer.

 

 

Belize City :

 

Nous roulons presque 3h et traversons un paysage bien différent de celui que nous connaissions au Mexique : la végétation est abondante, les villages sont composés de petites maisons colorées sur pilotis, les routes sont propres et agréables, peu de topes.

 

1 frontiere et Bélize city1

 

Nous arrivons à Belize City vers 16h, réputée dangereuse. Mais nous bivouaquons un peu en périphérie à l’endroit habituel des voyageurs : la marina. Pour 4€, nous sommes garés devant la mer des caraïbes, il y a du wifi possible, des douches chaudes, de l’eau et de l’électricité. Le lieu n’est pas paradisiaque mais ça fait bien l’affaire. Nous y retrouvons un couple allemand rencontré plusieurs fois sur notre trajet et un couple d’américains très sympas. Roselyne est avec nous aussi.

 

Ce soir là, en bavardant dehors, nous serons attaqués par les mouches de sable, un vrai cauchemard.

Des centaines de minuscules bestioles qui te piquent en permanence et dont les piqûres te démangent pendant plusieurs jours. On en sera littéralement recouvert, pire qu’une varicelle. Les moustiquaires du cc n’en viennent pas à bout et avec la chaleur qu’il fait, impossible de s’enfermer et impossible de rester dehors tellement elles piquent.

 

Le lendemain, nous prenons nos renseignements pour une visite de Caye Caulker, puis partons à la découverte de Belize City. C’est un couple de la marina qui nous amène à l’arrière de leur pick up. Les enfants s’éclatent au vent, ça fait très local. Nous prenons ensuite un bus direction le centre ville.

 

1-frontiere-et-Belize-city2.jpg

 

On va voir le swing bridge (pont tournant, puis on se balade dans les rues, il y a des rastas partout, une ambiance reggae et il semblerait ici que l’alcool fait des ravages. Cette ville est d’ailleurs réputées comme étant un coupe gorge le soir venu.

 

1 frontiere et Bélize city3

 

Après avoir marché toute l’après-midi sous une chaleur torride, on tente de retrouver le chemin du retour pour prendre le bon bus, on attendra 30 minutes pour qu’il arrive enfin.

 

1 frontiere et Bélize city4

 

A côté de la marina, il y a une petite plage privée aménagée avec une piscine naturelle. On en profitera en fin de journée pour aller se rafraîchir.

Le soir, il fait un peu plus frais et donc moins de sandflies (mouche de sable), ouf !

On verra par contre pleins de crabes de terre près des douches, ils sont énormes !

 

 

Caye Caulker :

 

Très tôt le lendemain, c’est le couple d’américains qui nous amènera avec leur voiture de location au port du centre ville, c’est tellement long et compliqué le bus pour aller jusque là. On ne sait jamais à quelle heure il arrive et il ne passe qu’une fois par heure.

Nous devons prendre le premier water taxi à 8h pour Caye Caulker, l’ile est à 1h en bateau de Belize City. Nous souhaitons la visiter et faire un tour de snorkeling le long de la barrière de corail (la seconde plus grande au monde après l’Australie, elle part du Mexique et se prolonge jusqu’aux côtes du Honduras).

 

2 caye Caulker

 

2 caye Caulker1

 

On commence donc cette journée par une navigation d’1h sur un bateau assez rapide qui passe entre différentes Cayes, l’eau est belle et la végétation sur les îles, impressionnante.

 

2 caye Caulker2

 

2 caye Caulker3

 

Une fois à quai, on découvre un petit bout de terre où il règne une douce atmosphère de village de vacances à l’ambiance rasta. On se balade pieds nus sur le sable des rues sans voitures. L’île est petite, avec 7 km de long et à peine 600 m de large, elle a été divisée en 2 par un ouragan et un petit canal sépare désormais les 2 bouts. Le village est bordé d’une plage étroite, baignée par des eaux peu profondes.

La barrière de corail n’étant qu’à 1km au large, on peut admirer de nombreux poissons, requins, tortues et raies.

 

Desktop1.jpg

 

On cherche Carlos, le plus connu pour les sorties plongées et snorkeling. Mais aujourd’hui, il nous dit qu’il ne bosse pas, on est super déçus. On finit donc par trouver une autre enseigne intéressante, et c’est vraiment pas ce qui manque ici vu que LA chose à faire ici c’est la plongée le long de la barrière.

 

Nous voilà donc avec Paradise Tour, nous sommes 6 sur le bateau : nous 4,  une jeune canadienne et Ivan le guide. Et c’est parti pour 3h de plongée en mer.

 

2 caye Caulker4

 

2 caye Caulker5

 

Et quelle plongée, rencontre incroyable avec des raies géantes par dizaines nageant avec nous, des requins inoffensifs pour l’homme mais tout de même impressionnants quand ils viennent te frôler, des poissons de toutes tailles et de toutes les couleurs et une barrière de corail absolument magnifique avec des coraux tous très différents dont le corail de feu qui provoque une douleur insupportable si on le touche.

 

Snorkeling

 

Snorkeling1

 

Snorkeling2

 

Snorkeling3

 

Snorkeling4

 

Une sortie vraiment inoubliable dans un endroit paradisiaque. on a même eu droit à un goûter de fruits sur le bateau.  

     

2 caye Caulker6

 

De retour sur l’île, nous mangerons nos sandwichs avant de parcourir l’île d’un bout à l’autre. L’ambiance ici est vraiment étonnante, une sorte de douceur de vivre très nonchalante et ambiance toujours aussi rasta.  

 

2 caye Caulker7

 

2 caye Caulker8

 

A 16h30, nous reprenons le bateau, il est bondé de monde contrairement à ce matin où nous étions une dizaine. Le trajet sera pénible et nous sommes super crevés de la journée.

On prendra un taxi pour rentrer à la marina (8€), ce qui nous évitera la longue attente du bus et la correspondance.

Le soir, on partagera l’apéro tous ensemble, Roselyne, Jean, Carol et nous.

 

 

Lundi 8 avril : BON ANNIVERSAIRE VATEA

 

Nous quittons la marina pour se rendre au zoo du Belize dans la matinée, c’est une sortie qui plaît aux enfants même si nous ne sommes pas fan des zoos.

 

3 Zoo Belize

 

Finalement, nous serons effectivement déçus car même si le zoo est très bien aménagé, nous y verrons des animaux que nous commençons à connaître dans leur lieu naturel (singe hurleurs, singes araignées, aras, tapir, biches, coatis, sangliers, oiseaux en tout genre…), à part les jaguars que nous avons entraperçus.

 

3 Zoo Belize1

 

Avant de partir, nous ferons nos adieux à Jean et Carol venus également au zoo avec nous, ils repartent vers la marina.

 

Nous roulons vers San Ignacio, toujours suivis par Roselyne. C’est un petit village très proche de la frontière avec le Guatemala. Il y a une très belle végétation, beaucoup de grottes et cascades dans les parages, mais les chemins sont assez inaccessibles en cc et les guides obligatoires pour ce genre de sortie sont hors de prix. Le Belize en résumé c’est très cher, que ce soit pour l’alimentation, l’essence, les sorties,…

 

Nous nous rendons au camping Inglewood, un grand terrain arboré, il y a une petite pergola ombragée avec  un barbecue, des tables et chaises. Parfait pour une soirée d’anniversaire.

 

4 San Ignacio

 

On y retrouve le jeune couple allemand, Heidi et Heiko, partis de la marina la veille.

On les invite à manger avec nous et Roselyne.

Ca sera donc arrachera (viande mexicaine marinée), pommes de terre avec sauce aïl et herbes et un gateau de crêpes savamment décoré par les enfants.

 

4 San Ignacio1

 

Vatea recevra des sous de la part de Roselyne et une étoile bleu en origami avec une barre snickers de la part de nos amis allemands.

 

Avant de nous coucher, on verra une jolie tarentule se balader entre nos chaises…

 

Le lendemain, C’est l’heure de se quitter avec Roselyne. Elle passe la frontière direction le sud du Guatemala pour rejoindre rapidement le Honduras d’où elle repart pour la France d’ici quelques semaines. Cela faisait plus d’un mois que nous voyagions ensemble, partagions de nombreux repas, elle était devenue une intime, comme une seconde maman. Elle va beaucoup nous manquer et Daria sa petit chienne aussi. On se reverra en France à Toulon. 

"Eh Roselyne, merci pour la kindle, je me régale de lire avec et finalement je trouve ça encore mieux que les livres lorsqu’on est en voyage. Merci merci. On t’embrasse, fais bon retour". 

 

4 San Ignacio2

 

A notre tour dans l’après-midi de passer la frontière du Guatemala…

 

Bye bye le Belize !

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Belize
commenter cet article