Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 04:25

Du 24 mai au 6 juillet 2013

     

Je reprends quelque peu les mots de mon introduction mais qui reflètent tellement le sentiment que l’on garde de ce pays que nous avons adoré, surtout pour la nature si riche qu’il contient.

 

 

map-costa-rica.png

 

Costa Rica, son nom (côte riche) lui vient de son découvreur Christophe Colomb qui a aussi donné son nom à la monnaie local, le colon (700 colones = 1€).

 

Sa taille fait 1/11ème de la France, mais sa petite surface compense avec un relief très accidenté, ce qui fait que d’une région à l’autre, on peut complètement changer d’univers. Cependant, les routes sont lamentables, surtout en saison des pluies, beaucoup de pistes caillouteuses et boueuses, ce qui complique les visites. Le 4x4 est souvent indispensable, alors imaginez en camping-car ! Et on en a fait les frais !

 

En visitant le pays, on se rend vite compte qu’il se mobilise en faveur de la paix, de la liberté et de la nature. Bénéficiaire d’une biodiversité des plus riches du monde (6% de la planète), son combat quotidien est la protection de la nature. D’ailleurs un tiers de son territoire est protégé en réserves et parcs nationaux, 34 au total, au grand bénéfice de la faune et de la flore (et du dollar). Nous en avons visité 10 avec des coups de cœur pour Tenorio, Manuel Antonio et Cahuita. Nous avons été assez déçus par Monteverde, une route compliquée et longue pour finalement ne voir que très peu d’animaux.

 

Mais c’est aussi le pays du surf avec des spots légendaires sur la côte pacifique, nous en avons tous les 4 bien profité à Tamarindo où nous avions loué pour 3x rien des planches de longboard, mais aussi fait la connaissance de Marifa et Denis, des français installés dans le pays depuis 15 ans.

 

Les plages de la côte caraïbe sont moins propices au surf mais dignes de cartes postales paradisiaques. Nous avons passé environ 6 semaines dans le pays, dont presque 3 à Punta Uva en vrai Robinson Crusoë, avec notre tour du mondiste Marc et les retrouvailles avec nos amis français Audrey, Gaël et Jules.

 

Les volcans, on en dénombre pas moins de 116, 300 cônes volcaniques dont 7 en activité. Nous avons visité 5 sites volcaniques.

 

Ce pays est très pacifiste, à l’instar de ses voisins très agités, ici il n’y a pas d’armée, tout juste une police. Nous nous sommes toujours sentis en sécurité, laissant même nos affaires de camping sur la plage de Punta Uva pendant que nous partions faire des courses.

 

La flore : exubérante, luxuriante, magnifique, étonnante… Des belles franges de cocotiers aux géants qui émergent des brumes d’altitude, les qualificatifs sont insuffisants pour décrire l’explosion de verdure qui enchante les sens. On compte ici 1200 espèces de végétaux comme les hélioconias (famille des oiseaux de paradis), les passiflores et surtout 1200 espèces d’orchidées.

 

La faune : 200 espèces de mammifères dont des félins comme le jaguar et le puma. De nombreux singes. 850 espèces d’oiseaux dont le toucan, les colibris (50 espèces), les perroquets et les aras, l’emblématique quetzal resplendissant (le plus bel oiseau du monde). Il y a aussi des reptiles (serpents en tout genre dont certains venimeux, iguanes, basilics…), une variété incroyable de papillons dont le morpho, un des plus grand du monde, des grenouilles aux couleurs vives et pour finir, de nombreuses espèces marines comme les dauphins et surtout la tortue luth qui vient pondre sur les côtes.

 

Nous aurons la chance de voir énormément d’espèces durant notre séjour ( singes, paresseux, serpents, toucans, aras, quetzals, iguanes, colibris…) et malgré la saison des pluies, le temps sera assez agréable et les averses occasionnelles.

 

Ici ce fût un voyage au pays de Dame Nature, alors comme disent les ticos (costariciens) : Pura Vida !!!

   

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici 

 

 

Pour les infos pratiques c’est  :

 

 

Dates

 

Du 24 mai au 6 juillet 2013

Monnaie

 

colones (700C = 1€)

Carburant

 

 Environ 1€ le litre.

 

Gaz

 

Il y a des stations essentiellement dans les grandes villes. Z Gaz

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages très faciles : sur les plages, dans les parkings des parcs nationaux.

Routes

 

    l’interaméricana qui traverse le pays dans sa longueur est en assez bon état. Autour de San José il y a   

    un bon réseau routier. La route le long de la côte pacifique centrale est correcte. Sinon, il y a souvent des

    pistes pour accéder à certains parcs et certaines plages.

Sécurité

 

Aucun soucis dans tous le pays.

 

Eau

 

potable dans presque tout le pays.

On trouve des garafons de 20 litres partout mais c’est assez cher (2,5€).

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services, les parcs nationaux ou autres. 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit et non sécurisé est possible dans beaucoup d'endroit (bar, resto, hôtel...)         

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés partout (maxi pali). Les produits importés sont assez chers.

On trouve des bons produits dans les marchés des villages. La nourriture ici est assez chère. 

Mécanique

 

  Réparation du marche-pied (contacteur de fin de course)

Santé

 

RAS

Electricité

 

110 volt

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 18:31

Du 18 juin au 6 juillet 2013

 

Nous sommes donc arrivés à Punta Uva et avons fait la connaissance de Marc qui voyage seul avec un très gros et très beau camion 4x4. Il fait le tour du monde depuis 6 ans et n’est pas prêt de s’arrêter…

 

Costa-Rica 9710

 

La magnifique plage sur laquelle nous nous posons se trouve au bout d’une petite piste de 2 km. Autant dire que nous sommes isolés et complètement au calme dans un décor paradisiaque : Sable blanc, cocotiers penchés sur la mer des caraïbes, jungle derrière et eau claire avec un récif de corail qui fera notre bonheur chaque jour pour la baignade et le snorkeling. Ici on se sentira des petits Robinson en pleine nature, un bivouac qu’on ne risque pas d’oublier !

 

3 Punta Uva15

 

Nous sortons le hamac, la table et les chaises, les jeux de plages, déplions le auvent et c’est partis pour 18 jours de détente et farniente, un record pour nous sur un même endroit.

 

 

Nouveau dossier20

 

Nouveau dossier19

 

4 Punta Uva 2

 

Nos journées se résumant à la trempette dans une eau tiède, beach volley improvisé avec le hamac en guise de filet, construction de tipis avec les enfants, discussions avec notre ami Marc, lecture sur la plage, quelques révisions du CNED et snorkeling où nous verrons pas mal de jolis poissons et différentes espèces de coraux.

La vie pourrait être franchement bien pire !!!

 

3 Punta Uva4

 

3 Punta Uva6

 

3 Punta Uva11

 

3 Punta Uva12

 

3 Punta Uva17

 

Nous faisons aussi des balades dans la jungle qui longe notre plage, il y a pas mal d’animaux à observer. Nous verrons un petit paresseux sur un arbre à 1 m de hauteur près du camping-car, des aras verts, toutes sortes d’insectes étranges, des crabes violonistes, des papillons morphos, un pic-vert et d’autres oiseaux tropicaux et même des chevaux qui passent régulièrement sur la plage…

 

3 Punta Uva14

 

4 Punta Uva 22

 

3 Punta Uva9

 

3 Punta Uva10

 

La jungle qui borde la plage comporte des mangroves, le paysage qui s’offre à nos yeux est saisissant, on se croirait dans une forêt enchantée.

 

3 Punta Uva7

 

3 Punta Uva8

 

Costa-Rica 8990

 

Avec Marc, Pierre en profitera pour faire quelques réparations sur Mauro, notamment le marche-pied qui s’était à nouveau bloqué, le planché sous la roue qui avait subit les désagréments d’un éclatement et des vérifications sur les batteries… du bon boulot grâce à l’expérience et l’équipement de Marc.

 

3 Punta Uva5

 

Il nous filera aussi de nouvelles cartes très complètes pour notre GPS avec pas mal de points pour les futurs bivouacs en Amérique du Sud.

 

Tous les 3 jours environs, nous partons au village de Puerto Vietjo, à 8km pour faire quelques courses, remplir les cuves en eau et avoir un accès à internet. A chaque fois, nous laissons toutes nos affaires sur le camp sans problème, à notre retour, rien à bougé. C’est dire que cet endroit est vraiment très paisible et sécuritaire.

 

3 Punta Uva18

 

Après 1 semaine, un couple d’australiens débarque également sur la plage, Elisabeth et John, eux aussi font le tour du monde en camion 4x4. Nous partagerons des apéros tous ensemble régulièrement. Nous avions déjà pris l’habitude de partager nos repas avec Marc. Il nous a fait de très bonnes pizzas « maison », du poulet et un gâteau au chocolat !

 

3 Punta Uva13

 

Nous n’avons pas eu beaucoup de pluie malgré la saison, mais lorsqu’il pleut, nous récupérons l’eau via l’auvent et en profitons ensuite pour faire des lessives à la main. On essaie de vivre avec peu et de s’accommoder avec ce que la nature nous offre. On mange d’ailleurs souvent les cocos tombées des arbres que Pierre ou Marc nous ouvrent avec la machette. Le soir on se lave dans la mer avant de se rincer dehors sous la douche solaire.

 

A la tombée de la nuit, on peut voir la voie lactée dans le ciel étoilé. C’est aussi très agréable de dormir bercés par le bruit des vagues.

On aime vraiment cette vie que l’on trouve finalement si simple.

 

Costa-Rica 9966

 

Un matin, nous sommes partis avec le kayak des australiens. Après la barrière de corail, la mer devient complètement calme et on se sent envahis d’une paix profonde. Depuis le kayak, on plonge avec notre masque et tuba, toujours pour admirer les coraux et les nombreux poissons multicolores.

 

3 Punta Uva16

 

En allant en ville, nous avons reçu par mail des nouvelles de nos amis Gaël, Audrey et Jules (blog : lapierreroule). C’est avec eux que nous avions passé 1 mois aux Etats-Unis et fêté nouvel an en Baja California au Mexique, on ne s’était pas recroisé depuis. Ils arrivent dans quelques jours afin de nous rejoindre pour passer du Panama à la Colombie ensemble.

 

Les retrouvailles sont festives : apéros et barbecue, on est super contents de les retrouver.

On se raconte évidemment nos aventures sur les routes. Les enfants sont contents de pouvoir jouer avec Jules.

 

4 Punta Uva 21

 

Nous passons 3 jours de plus avec eux sur la plage avant de quitter ce lieu paradisiaque pour le Panama…

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 17:07

Du 15 au 18 juin 2013

 

Changement de décor, mais aussi de culture et de population. La côte caraïbe nous plonge dans l’univers rasta. En effet, c’est la construction du chemin de fer au IXème siècle et l’arrivée des esclaves jamaïcains qui détermina l’influence caribéenne. Leur isolement a permis l’émergence d’une culture spécifique, tant sur le plan musicale, que gastronomique et même du langage puisqu’ici on peut entendre parler créole.

 

 

Après avoir quitté le volcan Poas dans les terres ce matin, nous voilà en fin de journée à Cahuita au sud de la côte caraïbe. Nous sommes passés par Puerto Limon, sans grand intérêt pour nous, ce port est tourné essentiellement vers l’exportation de fruits tropicaux dans le monde entier. D'ailleurs, sur la route on longe de grandes plantations de bananes.

 

  1 arrivée

 

 

Cahuita est un tout petit village de 600 habitants, à l’atmosphère détendue, les rues se réduisent à des pistes et les maisons sont parfois sur pilotis. Cahuita possède une grande plage de sable noir, playa negra, à l’ouest du village et playa blanca, celle du parc national à l’est.

 

 

Il est déjà un peu tard en arrivant, nous ne trouvant pas tout de suite l’entrée du parc national où nous avions prévu de nous garer. Nous optons finalement pour le petit parking d’un hôtel qui nous accepte gracieusement pour la nuit. Nous sommes en face de playa negra.

 

2 cahuita

 

Le matin, nous bougeons comme prévu dans le parking du « cahuita national park Hôtel », idéalement situé puisque nous sommes à l’entrée du parc et de la plage et avons une vue sur la mer, le wifi et de l’eau. Le patron de l’hôtel est super sympa en plus.

 

2 cahuita1

 

Le Parc National de Cahuita, avec ses plages de sable blanc, son récif corallien et sa forêt tropicale humide côtière, abrite une faune extrêmement riche. On peut apercevoir de nombreux oiseaux (ibis vert, martin-pêcheur, savacou, bihoreau…), des crabes rouges et des violonistes, des ratons crabier, des coatis, des singes hurleurs et capucins, des paresseux, sans oublier l’écosystème très riche du récif corallien et plusieurs espèces de tortues marines.

 

cahuita-national-park-map-cahuita-national-park-cahuita.jpg

 

Il y a 2 entrées possibles dans le parc, une du côté du village qui permet d’accéder à playa blanca et la seconde de l’autre côté de punta Cahuita, cette entrée mène à playa vargas. L’avancée rocheuse de punta cahuita sépare les 2 plages, c’est une zone marécageuse. Il y a 8km de sentier côtier qui relie les 2 entrées du parc, il longe la plage à travers la jungle, mais attention, arrivé à punta cahuita, il faut emjamber le rio perezoso, à marrée haute ou après une forte pluie cela peut s’avérer difficile.

Les habitants ayant milité pour rendre l’accès à playa blanca au plus grand nombre, cette entrée du parc est donc une donation libre.

 

Dans la matinée, nous posons d’abord nos quartiers, partons en balade dans le village pour y faire quelques courses et une lessive. Nous discutons avec quelques habitants, il y a des français installé ici depuis plusieurs années et qui tiennent un commerce. La vie dans le village est vraiment tranquille, propice à la détente et à la zen attitude. L’ambiance nonchalante des caraïbes !

 

L’après-midi, nous entrons dans le parc afin de profiter de sa belle plage et de s’y baigner tout le reste de la journée. Les douches du parc permettront de nous laver dehors et d’économiser ainsi notre eau.

 

2 cahuita2

 

En soirée, nous rencontrons une famille en camping-car, celle de la boulangerie de San José (pour ceux qui suivent). Xavier, Karine et leurs 2 enfants environs du même âge, Alexis et Maélys. Ils font le même trip que nous mais en sens inverse. Nous échangeons pas mal d’infos.

 

Nous nous donnons rendez-vous le lendemain pour une rando le long du sentier du parc.

 

8h du matin donc, nous voilà partis sac au dos pour une longue balade à la découverte des animaux. Nous sommes très chanceux puisque le garde forestier effectue sa ronde à cette heure là.

Nous faisons tout le sentier avec lui jusqu’à Punta Cahuita, là où playa blanca devient playa vargas.

Nous marchons 4km juste l’aller, accompagné de Karine et sa famille. Le garde a l’œil très aiguisé, il repère le moindre animal caché dans la forêt, nous sommes impressionnées.

 

2 cahuita3

 

Nous verrons de nombreux paresseux à 2 et 3 griffes, des singes hurleurs, des serpents dont le jaune mortel en 1h30, des araignées énormes, des oiseaux, des papillons dont le morpho, des crabes de mangrove, des gros bernard l’hermitte, des basilics, des iguanes et des lézards… Bref, une quantité impressionnante d’animaux que nous n’aurions pas vus sans le guide.

 

2 cahuita4

 

2 cahuita5

 

2 cahuita5b

 

2 cahuita6

 

Après cette longue et agréable promenade, nos nouveaux amis français doivent déjà nous quitter, ils souhaitent rouler vers les terres rapidement.

 

2 cahuita7

 

 

Nous rentrons au camping-car pour manger et revenons dans l’après-midi sur la plage pour se baigner. Le soir, on fera une dernière balade dans le village, puis un peu d’internet où nous aurons des nouvelles de nos amis les dudu (le voyage de dudu), ils sont rentrés en France il y a 2 jours, on se donne régulièrement des nouvelles via les mails, skype et facebook. Ca nous fait tout bizarre de les savoir rentrés, après tous ces mois passés sur les routes de l’Amérique et les bons moments passés avec eux en Baja au Mexique. Les Buguet aussi sont rentrés (Buguet family on the road). Ah, il y a une fin à tout, notre tour viendra, alors il faut en profiter à fond !

 

 

Le lendemain, il fait gris, on se décide donc à bouger un peu plus loin. On roule une vingtaine de kilomètres avant d’arriver à Puerto Vietjo de Talamanca. C’est ici la destination festive des caraïbes. Ici aussi que c’est le plus développé, tout en restant un village à taille humaine. On trouve 2 petits supermarchés, des bars à gogo diffusant du reggae et des vendeurs de babioles rastas et même un petit office du tourisme. Puerto Vietjo est aussi un haut lieu du surf, la mythique Salsa Brava est une vague peu profonde se brisant sur le récif.

 

Bref, on s’arrête pour faire des courses, puis continuons un peu plus loin à la recherche d’un bivouac tranquille et sympa le long de la plage.

 

Entre Cahuita et Punta Mona (proche de la frontière du Panama), se trouve les joyaux de la région : des étendues de plages de sable blanc ourlées par la jungle, irrésistibles pour le surf, le bodyboard, le snorkeling et la baignade si la houle est calme.

Dans l’ordre : playa negra, playa cocles, playa chiquita, punta uva et manzanillo. En tout 18km de plages de cartes postales, bordées de palmiers et peuplées d’oiseaux exotiques.

 

Nous prenons un petit embranchement vers Punta Uva et empruntons une piste de 2 petits km. Nous nous garons sur la plage sous les cocotiers. L’endroit est calme, on mange puis partons marché le long de la mer.

 

3 Punta Uva

 

3 Punta Uva1

 

3 Punta Uva2

 

3 Punta Uva3

 

La vue est magnifique et paradisiaque. On marche un peu plus et arrivons le long d’une plage plus dégagée, on aperçoit un gros camion jaune avec une plaque française, son propriétaire bouquine dans son hamac entre 2 palmiers.

 

Costa-Rica-9254.JPG

 

Nous entamons les présentations. Marc nous propose de venir nous poser ici. En effet, nous bénéficierons de plus d’ensoleillement, ce qui est non négligeable pour notre panneau solaire et donc notre autonomie.

 

C’est donc là, que nous nous garons, le bivouac sauvage le plus extraordinaire de notre voyage. Pratiquement seuls, autonomes, la jungle derrière nous, sous les cocotiers, face à la mer des caraïbes, les pieds dans le sable. Le paradis, la vie pourrait être pire !

 

                                                                      La suite au prochain article... 

 

3 Punta Uva2b

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 20:07

Du 12 au 15 juin 2013

 

Mirador de Quetzals

 

Depuis Dominical, nous remontons vers la cordillère de Talamanca, retrouvant ainsi les forêts de nuages, habitat du splendide quetzal.

 

Sur la route, nous atteignons le point culminant de l’interamericana, 3491m, le Cerro de la Muerte (mont de la mort). La route est ici escarpée et plongée dans le brouillard. Par temps clair, elle offre néanmoins un magnifique panorama sur la cordillera de Talamanca.

 

8 Mirador de Quetzals + cerro de la muerte

 

Nous arrivons au Mirador de Quetzals, une ferme dans la forêt proposant des cabinas et acceptant les camping-cars sur leur parking. Nous avions eu l’info grâce à d’autres voyageurs.

Ce lieu est situé à quelques kilomètres du parc national los quetzals, qui abrite un grand nombre de cet oiseau emblématique. Le lieu est très reposant, il y a plusieurs sentiers permettant de se promener dans la forêt. Devant la réception, des dizaines de colibris à gorge de feu viennent butiner les coupelles d’eau sucrée. On peut presque les toucher pendant qu’ils prennent la pose.

 

8 Mirador de Quetzals + cerro de la muerte1

 

8 Mirador de Quetzals + cerro de la muerte2

 

Nous demandons au propriétaire, qui tient la ferme avec sa famille, si nous avons des chances de voir le quetzal ici. Il nous explique qu’en ce moment l’oiseau reste proche du nid car le mâle et la femelle s’occupent de leur petit, il sait où un de ces nids se trouve et il propose des visites guidées à travers la forêt.

 

8 Mirador de Quetzals + cerro de la muerte3

 

Nous n’avons encore jamais pris de guide pour nos visites, cela reste cher en général. Mais les 30$ demandés ne nous reviendraient pas à beaucoup plus que l’entrée dans le parc national, et là pour le coup, nous sommes presque sûr de voir le quetzal !

 

Dès le lendemain matin 6h, comme convenu, nous partons avec notre guide.

Très rapidement, nous apercevons 1 mâle en plein vol, absolument magnifique, sa longue queue verte ondulant derrière lui. Peu de temps après, nous observons durant un long moment la femelle, perchée au loin sur une branche, puis un toucan. Malheureusement les limites de notre Nikon ne nous permettent pas un zoom extraordinaire pour faire la photo du siècle. Mais peu importe, nous en avons pris pleins les yeux.

 

8 Mirador de Quetzals + cerro de la muerte4

 

Notre guide nous conduit ensuite vers le nid, espérant voir le couple d’oiseau rejoindre leur progéniture. Nous attendrons là un bon moment, sans succès, mais la méga surprise de cette balade : nous découvrons une plume de la queue du mâle au pied de l’arbre où se trouve le nid. Le propriétaire qui vit dans cette ferme depuis des dizaines d’année, n’en a trouvé que 4. Un bien donc inestimable et surtout pour nous un souvenir hors du commun !

 

Nous quittons les lieux et roulons en direction de Cartago, ancienne capitale du pays. En général, nous n’apprécions pas les grandes villes mais celle-ci reste aérée, on ne s’y arrête qu’en périphérie où l’on fera de grosses courses au Walmart ! Eh oui, il y en a même au Costa Rica !!!

 

9 vers Cartago et vallée d'Orosi

 

Nous souhaitons découvrir la vallée d’Orosi depuis le village de Paraiso, rouler à travers les plantations de café et faire le tour du lac Cachi , il y a là le plus grand barrage du pays. Malheureusement le pont qui permet de prendre la route autour du lac est fermé, nous devons rebrousser chemin. On s’arrête pour regarder à quoi ressemble un caféier, on se réserve pour la visite d’une plantation en Colombie, c’est donc la première fois que nous voyons cet arbuste.

 

A Orosi, on profite tout de même du mirador qui offre une belle vue sur la vallée, c’est un petit parc agréable avec table de pique-niques, barbecues, jeux pour enfants. Malheureusement, il se met à pleuvoir et nous ne pourrons pas profiter du lieu.

 

On reprend la route vers Cartago pour se rendre au parc national du volcan Irazu, situé non loin de là.

 

 

 

Parc National du Volcan Irazu

 

La route grimpe sec, le paysage s’ouvre sur la ville de Cartago, mais la pluie et le brouillard cache une bonne partie de la vue.

 

Nous bivouaquons sur le parking de l’administration du parc. L’endroit est calme, nous sommes à 3250m d’altitude, au-dessus des nuages, il fait donc très frais. On passe une excellente nuit.

 

10 PN volcan Irazu

 

A 8h, nous sommes dans le parc. Le volcan Irazu est le volcan actif le plus haut et le plus vaste du pays, 3432m. Le sommet est un paysage désolé de cratères couverts de cendres volcaniques. Le cratère principal mesure 1km de diamètre et 300m de profondeur. Le cratère Diego de la Haya, 690m de diamètre et 100m de profondeur contient un petit lac. Le plus petit cratère, Playa Hermosa, est lentement envahi par une végétation éparse.

 

10 PN volcan Irazu1

 

10 PN volcan Irazu2

 

La visite est assez rapide car il n’y a que 2 sentiers autour du volcan.

Le premier fait 200m et longe les cratères. Le second un peu plus long, grimpe jusqu’à un point de vue plus en hauteur.

 

10 PN volcan Irazu3

 

Nous sommes assez déçus par cette visite car finalement le cratère qui contient une petite lagune est complètement asséché. Ce que nous retiendrons le plus, reste la vue incroyable au-dessus des nuages. Il parait que par temps dégagé, on peut voir d’un coté l’océan Pacifique et de l’autre la mer des Caraïbes.  

 

10 PN volcan Irazu4

 

 

On quitte le parc vers 10h et roulons maintenant en direction de la capitale, San José.

La circulation reste moins stressante que dans les grandes villes des autres pays.

Au détour d’un carrefour, nous découvrons une boulangerie française : La Petite France .

 

11 San José

 

Trop tentant, on décide de s’y arrêter. La propriétaire vit ici depuis 15 ans, les affaires marchent très bien. Elle me raconte qu’hier, une autre famille en camping-car venant de l’Amérique du sud s’est aussi arrêtée. Peut-être les croiserons-nous ?

 

Je lui achète des croissants, du pain complet et une baguette. Tout cela finira dans nos ventres en moins d’une journée, absolument délicieux !!! Il ne manque plus que du fromage, n’est-ce pas les Dudu ???

 

 

On continue notre route, l’idée étant de partir vers  Sarchi et Zarcero. C’est 2 villages ont des curiosités qui nous paraissent intéressantes. L’une est la capitale du char à bœuf en bois peint en couleur vive, artisanat le plus réputé du pays. L’autre décore sa ville avec des arbres taillés en formes diverses…

 

Finalement, après avoir traversé Heredia et Alajuela, on se dit que le gros détour que cela demande ne vaut sans doute pas le coup. On bifurque donc vers le parc national du volcan Poas.

 

 

 

Parc National du Volcan Poas

 

La journée ayant été un peu speed, la conduite depuis Cartago, en passant par San José, on s’accorde une balade un peu avant l’entrée du parc. Il est presque 16h. On visite quelques boutiques et achetons des fraises, visiblement produit local très répandu ici. Ca tombe bien, elles sont excellentes.

 

La pluie arrivant, nous nous rendons à l’entrée du parc où nous bivouaquons (sur le rond point juste devant le portail).

8h le lendemain, heure d’ouverture du parc, que l’on estime un peu tardive vu que la brume envahi très vite le paysage. Nous entrons donc dans le parc avec un jeune couple français avec qui nous faisons connaissance.

 

12 PN volcan Poas

 

Nous empruntons rapidement le court sentier qui mène au cratère car celui-ci est très vite envahi par les nuages, ainsi que par les touristes. En effet, à peine arrivés devant le volcan que, pas le temps de dégainer l’appareil, la brume se pointe déjà, ainsi que les cars de japonais et d’américains.

Bref, nous réussissons quand même à prendre de belles photos.

 

12 PN volcan Poas1

 

Le volcan Poas (2704m) dont la dernière éruption date de 1953 a laissé un cratère de 1,3km de diamètre et 300m de profondeur.

 

12 PN volcan Poas2

 

On peut plonger le regard dans ce chaudron bouillonnant qui crache des jets de boue et de vapeur sulfureuses à des centaines de mètres dans l’air. Le volcan compte 2 autres cratères, dont l’un contient un lac bleu saphir frangé de forêts d’altitude.

 

Nous empruntons ensuite le sentier Botos, une courte boucle de 30 min qui aboutit à la laguna Botos, le fameux lac qui occupe l’un des cratères éteint. Nous avons de la chance, la vue se dégage au moment où nous arrivons.

 

12 PN volcan Poas3

 

Nous quittons le parc vers 10h30, passons racheter des fraises.

Sur la route on aperçoit au loin en contrebas la capitale San José.

 

12 PN volcan Poas4

 

Depuis Vara Blanca jusqu’à San Miguel, la route est impressionnante, elle serpente à travers la montagne et passe devant les cascades de La Paz (cascade de la paix). D’autres sont visibles un peu plus loin, lorsque la route monte encore, on peut alors les voir en contrebas. Pas la peine donc de payer l’entrée du waterfalls La Paz Garden, hors de prix, un complexe proposant différentes activités autour des chutes, la nature, gratuite, suffit amplement à nous émerveiller.

 

13 route 123

 

13 route 1231

 

13 route 1233

 

13 route 1232

 

Voilà, nous avons visité la côte Pacifique, l’intérieur du pays, nous nous rendons maintenant de l’autre côté : les caraïbes, dernière étape au Costa Rica !

 

map-volcans.png 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:20

Du 7 au 12 juin 2013

 

 

Nous sommes partis de la péninsule de Nicoya le matin et avons franchi le Puente La Amistad (pont de l’amitié) qui enjambe le rio Tempisque. Long de 780m, le plus grand donc du Costa Rica, cette récente construction permet un raccourci pour aller de l’autre côté du Golf de Nicoya et sur la côte pacifique centrale.

 

cote 

 

Sur la route, nous apercevons le port de Puntarenas, un des plus importants du pays.

 

Aux environs de midi, nous voilà sur le parking du parc national Caraca, près de Tarcolès.

Après un bon repas, nous partons visiter ce site, connu pour ses aras rouges. Ces oiseaux les plus flamboyants de la forêt tropicale deviennent rares dans le pays, victime du braconnage, capture et destruction de leur habitat et l’usage croissant de pesticides. On ne les rencontre plus que dans ce site et la peninsule de Osa.

 

On peut aussi observer dans le parc, plus de 400 espèces d’oiseaux, des singes, des paresseux et beaucoup de mammifères, nous ne verront rien de tout ça, mais pourrons observer un grand nombre de dendrobates vertes et noires venimeuses.

 

2 parc national caraca

 

Nous ferons 2h de balade à travers le sentier extrêmement bien balisé. Nous entendrons le cri caractéristique du aras qui nous permettra de le localiser facilement. Il y en a plusieurs sur la cime d’un arbre. Difficile de prendre une photo nette à travers le feuillage, mais nous aurons tout de même de la chance de les repérer et de les admirer en plein vol.

 

2 parc national caraca1

 

2 parc national caraca2

 

A la sortie du parc, nous nous garons aux abords du Rio Tercoles, près du pont des crocodiles. En effet, en contrebas, les rives boueuses du rio accueillent des sauriens alanguis, des crocodiles d’une taille impressionnante, les plus gros du pays.

 

3 rio tercoles

 

Nous allons ensuite à Jaco, une ville touristiquement très développée et une station balnéaire très prisée des habitants de la vallée centrale car la route est rapide depuis San José, la capitale.

Nous pensions nous trouver un coin de plage pour bivouaquer, mais rien ne nous inspire vraiment.

Nous partons donc un peu plus loin, à playa hermosa, plus sauvage et tranquille, une plage où les vagues sont puissantes et énormes, parfaites pour les surfeurs avertis. Nous trouvons un coin de parking sablonneux à côté d’un hôtel et en face de la plage.

 

4 playa hermosa

 

Le lendemain matin, nous trainons un peu sur cette plage de sable noir, longue de 10km, avant de reprendre la route.

 

 

Nous arrivons à Quepos où nous faisons quelques courses, puis nous rendons vers Manuel Antonio, un parc national situé sur la plage. La route pour s’y rendre est magnifique, offrant une vue spectaculaire sur la pacifique, mais les pentes sont raides, dans les 2 sens.

 

Nous sommes donc samedi, nous avons très mal calculé notre coup car évidemment ce parc est un des plus visités du pays et en we, c’est bondé de monde !

 

Nous prenons la décision de rouler 40km de plus en direction de Dominical et d’y passer le WE afin de revenir à Manuel Antonio mardi car c’est fermé le lundi.

 

Dominical est une petite station balnéaire à l’ambiance très cool. Ici les gens viennent surtout pour ne rien faire ou pour le surf.

 

5 playa dominical

 

On se pose sur la plage où nous passons 4 jours de détente, les vagues sont puissantes ici mais Pierre et les enfants s’amusent toujours autant dans les gros rouleaux.

 

 5 playa dominical1

 

5 playa dominical2

 

 Nous faisons la connaissance d’Audrey, une jeune française vadrouillant depuis 3 mois dans le pays. Nous avons beaucoup discuté toutes les 2, Audrey s’intéressant beaucoup à mon métier de sage-femme et aux accouchements à domicile. Cela m’a fait bizarre de me replonger dans ce sujet, mais pas pour me déplaire. Le soir, elle est restée avec nous pour partager le repas. Elle reprend la route le lendemain vers l’Est. Très chouette rencontre…

 

 

Parc National Manuel Antonio :

 

Mardi matin, nous nous levons de bonne heure pour partir visiter le parc.

On s’arrêtera rapidement à Quepos pour refaire quelques courses et le plein d’eau.

 

6 PN Manuel Antonio2

 

Manuel Antonio est le parc le plus visité du pays et aussi un des plus beaux, c’est en effet un site que j’avais très envie de voir car les plages y sont magnifiques et les animaux nombreux.

En effet, nous ne sommes pas déçus, dès notre entrée dans le parc, nous apercevons des singes écureuils dans les arbres. Ils sont mignons, on dirait qu’ils ont un masque blanc sur les yeux. Nous verrons aussi la jolie grenouille verte et orange du pays, endormie en haut d’une feuille de bananier.

 

6 PN Manuel Antonio

 

Au bout du sentier, on arrive enfin sur la belle plage de Manuel Antonio, là encore, les livres-guides ne mentent pas, il y a des paresseux, les premiers qu’on le voit et des singes capucins venus taquiner les touristes. Ils ne sont pas farouches, ils adorent descendre de la canopée pour venir piquer les pique-niques sur la plage !

 

6 PN Manuel Antonio1

 

Nous sommes impressionné de voir autant d’animaux dans ce lieu très fréquenté. Nous qui avions passé du temps dans des jungles reculées du pays où nous avions finalement vu très peu d’espèces.

 

La plage est splendide, on se croirait au paradis, dommage que les touristes soient si nombreux. Plage de sable blanc coincée entre forêt tropicale et océan turquoise.

 

 6 PN Manuel Antonio3

 

6 PN Manuel Antonio4

 

Nous promettons aux enfants de revenir s’y baigner après la rando.

 

Les sentiers serpentent à travers les plages et les promontoires rocailleux bordés par la forêt tropicale. Les vues qui embrassnte les baies et les îles vierges sont inoubliables. A ce cadre idylique s’ajoute une faune abondante d’iguanes, singes hurleurs, capucins, de paresseux et de singes écureuils.

 

Nous continuons donc de marcher vers la péninsule rocheuse, il y a un isthme appelé Tombolo qui a été formé par l’accumulation de sédiments entre le continent et la péninsule qui était autrefois une île. Un sentier fait le tour de cette péninsule jusqu’à Punta Catedral, d’où l’on profite d’une jolie vue sur le Pacifique et des îlots rocheux, réserve ornithologique dépendant du parc.

 

6 PN Manuel Antonio5

 

6 PN Manuel Antonio6-001

 

Après avoir effectué la boucle dans la péninsule boisée, nous revenons sur playa Manuel Antonio.

 

6 PN Manuel Antonio7

 

A son extrémité ouest, à marée basse, on observe un demi-cercle de rochers. Ils auraient été déplacé par des peuples indigènes pour faire office de piège à tortues.  

 

6 PN Manuel Antonio8

 

Nous commençons à avoir faim et décidons de retourner au camping-car pour manger.

 

Dans l’après-midi, nous prenons un autre sentier menant à playa Puerto Escondido, cette plage tranquille est plus ou moins recouverte à marée haute.

 

6 PN Manuel Antonio10

 

Le sentier du haut, mène à un promontoire donnant sur Puerto Escondido et Punta Serrucho, depuis ce point de vue se déploie un panorama à couper le souffle.

 

6 PN Manuel Antonio9

 

Pour clore cette journée, nous nous baignons sur la plage de Manuel Antonio, il est 15h et les touristes ont commencé à déserté les lieux. On en profite donc.

Le soir, nous retrouvons notre bivouac tranquille de playa Dominical.

Le lendemain matin, nous quittons notre petit campement pour visiter le parc national Marino Ballena à 20km au sud, où il est possible de voir des baleines et des dauphins. Mais ce n’est pas la saison et surtout il n’y a pas de parking pour nous.

 Nous repartons donc bredouilles et roulons vers la vallée centrale et les hauts plateaux retrouver un peu de fraîcheur et d’altitude…

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:48

Du 2 au 7 juin 2013

 

Nous arrivons sur les plages un dimanche, il y a du monde donc. Certaines étant très proches les unes des autres, nous ferons rapidement la tournée des plus accessibles à la recherche du coin paradisiaque pour y  passer quelques jours.

 

carte.jpg 

 

Nous nous arrêtons en premier à playa hermosa, très jolie plage de sable gris mais étant une des plages les plus prisées par les ticos le WE, nous nous en échappons très vite.

Playa Ocotal ensuite, que nous n’avons pas tellement aimé, nous y sommes resté 10 minutes.

Direction, playa  grande, cette plage fait partie d’une réserve car c’est un des plus hauts lieux de ponte de  tortues luth, la plus grosse tortue marine du monde. Ca n’est malheureusement pas la saison sur la côte pacifique. La plage est immense et finalement assez déserte, sauf quelques surfeurs. Ca ne sera pas là non plus que nous poserons nos quartiers !

 

  blog2

 

On finit par atterrir à playa braselito, le lieu nous plait, d’autant plus que nous pouvons nous garer directement sur la plage, face à l’océan et au coucher du soleil. Nous terminerons donc la journée dans les vagues, à ramasser des coquillages et à se balader le long de la longue plage.

 

  blog3

 

blog4 

blog5 

 

Nous avons bien dormi, notre bivouac étant un peu trop exposé, nous préférons tout de même bouger et visiter  d’autres plages.

 

Avant ça, nous marchons vers l’autre bout de la plage pour nous rendre à la magnifique playa conchal (plage aux coquillages). Cette plage n’est accessible qu’à pied ou en 4x4. Et c’est bien dommage car c’est une merveille. Sa particularité étant d’avoir comme sable, des milliards de coquillages en miette. Son eau est donc turquoise et tranquille.

 

blog6

 

blog7

 

blog8

 

 

On file ensuite à bord de Mauro à la playa Flamingo, réputée être plus développée touristiquement car c’est ici que fut construit les premiers hôtels de la côte. Effectivement, des grandes bâtisses surplombent l’océan du haut des rochers, la plage est sympa et on trouve un petit emplacement juste en face, le temps du repas.

 

blog9

 

 

Sans grande conviction, nous roulons vers Tamarindo. Nous nous attendions à un espèce de mini Acapulco, puisque les guides touristiques que nous avons parlent d’un développement très américanisé, tous ce que d’habitude nous fuyons. 

 

En arrivant, nous découvrons un petit village animé mais très sympathique. Effectivement les touristes y sont très nombreux, les locaux pour la plupart, des expatriés, mais le développement reste à taille humaine. On se trouve un parking directement sur la plage, juste en face de la zone des surfeurs et à 2 pas du cœur du village.  

Le coin n’ayant pas bonne presse dans mes livres, je me renseigne sur la sécurité du bivouac, visiblement aucun problème.

 

7 Tamarindo3

 

Les garçons partent donc se louer des planches de longboard (4€ la journée c’est donné) et attaquer la petite houle qui se lève devant nous.

 

7 Tamarindo

 

7 Tamarindo1

 

Pour moi, c’est le top, le spot idéal, tranquille, pas trop isolé, juste de quoi être dans l’ambiance.

Je sors la corde à linge, la bassine d’eau pour se rincer les pieds et je remplis la douche solaire. C’est ici que nous nous posons !

Les 3 mecs sont ravis, ils en profitent bien et surtout Pierre qui n’avait pas surfer depuis la côte californienne.

 

7 Tamarindo2

 

Le soir, on se balade dans le village, le long des petites boutiques de souvenirs et de surf.

 

Le lendemain matin, un couple vient à notre rencontre, Marifa et Denis. Ils ont vu la plaque française du camping-car. Ils sont en fait installés ici depuis 15 ans et sont propriétaires d’un hôtel restaurant sur la plage à quelques centaines de mètres. 

Ils nous proposent de passer les voir dans la journée.

Pierre a loué un longboard car les vagues ce matin sont au top, nous passerons donc avant le repas.

 

Marifa et Denis ont un loft duplex donnant sur la plage, juste au dessus de l’hôtel restaurant qu’ils ont mis en gérance. C’est Denis qui a tout construit, partant de rien, il a fait avec des choses très simples un lieu de vie magnifique. L’appartement possède de grandes baies vitrées et miroir, une terrasse donnant sur la rue et une autre donnant sur la plage, avec une piscine et une petite salle de musculation. Il y a un grand billard au milieu du salon et des coquillages en déco un peu partout… Les enfants ne savant plus où donner de la tête, ils sont subjugué, tout comme nous, par le lieu.

 

7 Tamarindo4

 

Le soir, ils nous ont invités dans la meilleure pizzeria du village où nous nous sommes tous régalés.

Nous avons eu un gros coup de cœur pour ce couple adorable, Marifa à des idées proches des miennes, nous avons beaucoup de points communs.

 

Ce même soir à la pizzeria, nous faisons la connaissance du jeune couple, français aussi, qui ont repris la gérance de leur hôtel. Ils nous invitent à leur tour à prendre le petit déjeuner dans leur restaurant.

 

Le lendemain donc, nous mangeons des pancakes, des œufs, toasts et des smoothies tout frais.

 

Marifa insiste pour me faire les lessives et nous passons finalement une bonne partie de la journée chez eux à discuter, les enfants se baigneront dans la piscine et nous ferons un peu d’internet pour donner des nouvelles aux proches.

 

7 Tamarindo5

 

Le soir, nous changeons de bivouac pour aller à l’autre bout de la plage, côté Langosta, le lieu est plus tranquille et sauvage. Il y a là un couple d’allemand dont on nous a parlé. Ils voyagent également en camping-car vers l’Amérique du sud. Nous sympathisons et échangeons des tuyaux pour le voyage.

 

7 Tamarindo6

 

Le lendemain, dernier jour à Tamarindo, Pierre a envie de bouger. Nous retrouvons Marifa et Denis pour leur dire aurevoir.

 

 

On roule plus au sud, vers playa carillo et samara. Nous sommes finalement déçus par la plage. Impossible de trouver un stationnement autorisé pour la nuit. Nous finissons dans un petit camping (las coco) où nous aurons toutes les peines à nous garer entre les cocotiers du terrain que le propriétaires proposent aux campeurs.

 

blog10

 

La plage est plus sauvage et le sable souillé par de nombreux débris végétaux ramené par les vagues. L’ambiance de Tamarindo nous manque, ainsi que Marifa et Denis.

On y passe la nuit mais quittons le lendemain matin la peninsule pour la côte pacifique centrale…

 

Nous aurons passé 6 jours ici, très peu finalement, mais les autres nombreuses plages qui bordent cette côte ne sont malheureusement accessibles qu’en empruntant des pistes peu praticables en saison des pluies, nous ne tentons donc pas l’expérience…

 

blog11 

 

 

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 19:42

Du 28 au 31 mai 2013

 

La reserva biologica bosque nuboso Monteverde et celle de Santa Elena sont bien préservées, elles ont été crées grâce aux citoyens de la région qui se sont battus pour protéger cette région et son équilibre écologique. D’ailleurs, pour éviter le surdéveloppement, les communautés locales ont fait pression sur les promoteurs afin qu’aucune route ne soient aménagées autour du secteur.

Résultat, le coin se mérite, puisque nous avons parcourus 30 kms de piste et de stress pour arriver ici !

 

 

Le village est agréable, chaleureux, il y règne une atmosphère paisible de montagne, pratiquement sous les nuages durant toute la journée,  cela donne une impression très particulière.

Nous nous posons donc au camping lodge « La Colina ». On y est super bien : grande salle avec tables, cuisine, babyfoot, wifi et des douches chaudes !

 

4 Monteverde7 

 

Le lendemain matin, on est en route pour la réserve, située à 3km de notre bivouac.

C'est un site très visité, nous tenons à être dans les premiers, mais surtout le matin est le moment idéal car les animaux sont plus facilement visibles et le paysage plus dégagé.

 

4 Monteverde4 

4 Monteverde 

4 Monteverde2 

 

Nous marchons donc à travers la forêt humide durant 3h, nous parcourrons un peu plus de 4km de sentiers. Les arbres, les fleurs sont absolument magnifiques. Nous aurons différents points de vue spectaculaires sur la réserve qui nous entoure.

 

4 Monteverde1 

4 Monteverde3 

4 Monteverde5

 

4 Monteverde6

 

Malheureusement, nous serons assez déçus car nous ne verront que très peu d’animaux, quelques oiseaux et insectes, mais pas le fabuleux quetzal.

 

 

En début d’après-midi, nous quittons la réserve, il se met à pleuvoir, comme souvent en milieu de journée. Nous regagnons le camping et en profitons pour faire du ménage et mettre à jour le blog.

Les enfants s’occuperont dans le salon du lodge.

 

 

Le lendemain, on part découvrir le petit village de Santa Elena, à 3km de là. On flânera dans les boutiques de souvenirs et on se ravitaille en nourriture (ici beaucoup de produits bio).

 

On décide ensuite de visiter la réserve de Santa Elena, identique à celle de Monteverde puisqu’elles sont contigües, mais beaucoup moins fréquentée donc avec plus de chances d’apercevoir la faune.

On espère en fait passer la nuit sur le parking.

 

On s’engage sur une petite piste de 6km qui monte, mais au détour d’un virage, voilà que la montée devient plus coriace et la route plus boueuse. Sans vraiment se le dire, Pierre et moi avons un sale pressentiment. Au bout de quelques mètres Mauro patine et s’enlise, on est bloqué ! Le problème est que la route est trop étroite pour faire demi-tour, on essaye donc de reculer mais les bords sont des fossés assez profonds vers lesquels on s’approche dangereusement. Le ton monte, nous sommes pris de panique. Un américain se pointe à pied pour guider Pierre dans sa manœuvre. Finalement, on fera marche arrière sur 500m jusqu’à un parking d’hôtel.

 

En fait, on a été vraiment cons sur ce coup là, on espérait dormir sur le lieu et le visiter le lendemain, on aurait du rester à notre camping et se rendre en bus à la réserve. Bon, ça nous servira de leçon.

 

Bref, dégouté et sous le choc de ce qui aurait pu arriver, nous repartons à « La Colina » pour nous remettre de nos émotions.

 

 

Après une dernière nuit dans les nuages, nous repartons en direction de Liberia pour nous rendre ensuite dans la péninsule de Nicoya.

La piste de retour sera tout aussi longue mais un peu meilleure, nous n’aurons pas de soucis cette fois et pourrons apprécier toute la beauté des paysages.

 

4 Monteverde8 

 

4 Monteverde9 

 

 

 

Liberia

 

Du 31 mai au 2 juin 2013

 

Sur l’interaméricana, nous trouverons de quoi remplir notre bouteille de gaz à Cañas.

 

En fin de journée, nous arrivons à Liberia, il est préférable de trouver de quoi bivouaquer sur place car c’est le WE et les plages de la péninsule doivent être envahies de ticos (costaricains).

On se trouve un petit hôtel super. De dehors ça ne paye pas de mine, mais à l’arrière un vrai paradis.

 

  5-Retour-Liberia.jpg

 

Il nous accepte moyennant 5000 colones. On aura des douches chaudes, du wifi et un joli jardin autour de Mauro, c’est très calme. On y reste 2 nuits, profitant de se balader en journée dans la ville ou de faire, avec les enfants, des animaux en pâte à modeler.

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 03:28

Du 26 au 28 mai 2013

 

 

La Fortuna

 

La Fortuna est une petite bourgade au pied du volcan Arenal. C’est une base idéale pour le visiter, ainsi que ses alentours.

Ici, les choses ne manquent pas, tout est conçu pour les touristes : tour de canopée, shopping, hôtels luxueux, poste, banque, sources chaudes thermales, rando, cascades, musée… pas de quoi s’ennuyer donc !

 

Nous arrivons en soirée, il pleut des cordes et après la visite du volcan Tenorio et la piste difficile à emprunter sur le retour, nous sommes crevés !

 

On demande à un petit resto situé sur la route, juste avant le centre de La Fortuna, si on peut stationner pour la nuit. La serveuse est très aimable et accepte. Il a un parking secur juste derrière. C’est calme, il y a de l’herbe et même du wifi.

 

Le lendemain, on passe déposer notre linge à la lavanderia, puis faire quelques courses avant de flâner dans le centre ville. Il y a une très belle église devant le parc central dans laquelle nous passerons un bon moment.

 

arenal

 

Dans l’après-midi, nous allons à El Castillo, un petit village plus authentique, à 20km de La Fortuna, de l’autre côté du volcan. Il y a là l’Arenal ecozoo que les enfants souhaitent visiter. Théo est impatient car on y trouve toutes sortes d’animaux qui le passionne : les espèces de serpents les plus dangereuses du monde, des grenouilles, lézards, iguanes, tortues, scorpions, tarentules et papillons. Et en prime, on peut même toucher quelques espèces pour le plus grand bonheur de Théo qui n’a pas peur.

 

arenal1 

arenal2 

 arenal3

      Eh non, ça n’est pas un truc en plastique qu’on lançait sur les vitres lorsqu’on était gamins !!!

 

arenal4

             Même pas peur!!! 

 

arenal5

 

Bravo à Pierre pour ses superbes photos (faut dire que nous avons eu de beaux modèles), il s’est découvert une passion dans lequel il devient très perfectionniste, ce qui nous donne la chance d’avoir de très beaux souvenirs en images.

 

 

Parc National Volcan Arenal

 

Après cette visite surprenante, nous nous rendons non loin de là, au parc national volcan Arenal. On espère en fait y stationner pour la nuit et le visiter le lendemain. Mais le garde forestier nous indique que ça n’est pas autorisé, le volcan étant imprévisible, ça n’est pas prudent. La zone est donc à risque comme l’indiquent certains panneaux dans le parc.

 

arenal6

 

arenal7

 

Il est 15h, on se décide donc à le visiter car après tout, le temps est clair, le ciel dégagé et on aperçoit très bien le sommet du volcan ce qui n’est pas fréquent.

 

Pour la petite histoire : la dernière grosse éruption de l’Arenal date de 1968, détruisant les villages alentours, les animaux et beaucoup d’habitants. Mais depuis, le volcan produit de menaçantes fumerolles, des explosions massives et des projections de roches en fusion presque tous les jours, offrant occasionnellement un spectacle fabuleux de lave et de roches incandescentes.

 

Nous commençons notre promenade à travers le parc et la forêt en longeant le volcan sur 2km.

 

arenal8

 

arenal9

 

Nous arrivons aux coulées de lave où l’on jouit d’une vue panoramique sur la lagune d’Arenal et le volcan complètement dégagé. On peut apercevoir la fumée qui s’en dégage.

 

On repart ensuite par un autre sentier de 3km qui s’enfonce dans la forêt, on y observe de nombreux insectes, le papillon morpho et le papillon hibou, des chauves-souris, des singes capucins… On passera devant un ceiba géant, l’arbre sacré des mayas.

 

arenal10

 

Suite à la visite du parc durant 3h, nous retournons à La Fortuna pour y passer la nuit sur le parking devant l’église, nous sommes en plein centre ville, mais en semaine les soirées sont calmes.

 

Le matin, nous décidons d’envoyer des dessins et des cartes postales aux papis, mamies.

 

On prendra ensuite la route autour du lac Arenal, très belle et agréable dans les montagnes.

 

  piste

 

piste1

 

Mais mauvaise surprise, nous entamons à partir de Tilaran (après avoir contourné le lac), une piste de 30km pour atteindre la magnifique réserve biologique de Monteverde.

 

Nous mettrons des heures interminables à parcourir cette route, avec plusieurs arrêts pour enlever les pierres coincées entre les roues jumelées (de ce côté-là, le Costa Rica détient pour nous le reccord). Dans le camping-car ça bouge dans tous les sens.

Les 7 derniers km, nous roulons avec 2 énormes cailloux impossibles à enlever avec la barre à mine, croisant les doigts pour que cela ne fasse pas éclater les pneus, dans ce cas nous serions bien emmerdés au milieu de nulle part.

 

Nous arrivons finalement au village de Santa Elena à quelques km de la réserve et décidons à la vue d’un garage de demander à démonter la roue pour déloger les pierres. Cela prendra 15 minutes au mécano avec des outils adaptés. Il nous demandera 1€ mais notre soulagement est tel que nous lui en offrons 7 (5000 colones).

 

Après cette piste un peu stressante, nous nous posons à Monteverde sur le terrain du lodge « La Colina ». L’endroit est idéal, à 3km de l’entrée de la réserve. Il y a une douche chaude, un grand salon avec tables, canapé, babyfoot, télé, livres, wifi et cuisine à disposition. Un hâvre de paix au milieu de la forêt de nuages.

 

 piste2

 

Demain, en route pour un incontournable du pays, on verra si la route valait le détour…

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 04:04

Du 25 au 26 mai 2013

 

On dit ici que lorsque Dieu eut fini de peindre le ciel en bleu, il rinça ses pinceaux dans le Rio Celeste. La rivière, les chutes d’eau et le bassin turquoise du « parc national Volcan Tenorio » composent en effet un paysage spectaculaire.

 

tenorio

 

Mais il se mérite : 9km de mauvaise piste au milieu de la jungle, qu’on mettra 1h à parcourir, pour enfin atteindre ce parc très isolé et peu fréquenté (à tord). La forêt tropicale humide a donc conservé sa virginité et abrite une faune et une flore abondante. A presque 2000m s’élève les 3 cratères du volcan.

 

Il a fait très chaud et cette piste nous a fait serrer les fesses plus d’une fois. Nous avons encore du enlever quelques pierres coincées entre les roues jumelées. Heureusement que le parc possède des douches pour nous rafraîchir avant de nous coucher (c’est tout de même plus pratique que dans Mauro quand on a le choix). Pour l’anecdote, les enfants choisiront même les douches extérieures prévues pour que les randonneurs nettoient leurs affaires boueuses à la fin de la balade. A part, les gardes forestiers qui campent dans leur cabane, nous sommes seuls sur le site et ça amusera beaucoup les enfants de se doucher tout nus au milieu du parking !

 

tenorio1 

tenorio2

 

Le lendemain matin, la découverte du parc commence. Nous marchons 1,5km à travers une forêt épaisse et humide avant d’arriver à un escalier très long et raide qui mène à la magnifique cascade du Rio Celeste, haute de 30m ! La couleur est d’un bleu laiteux incroyable.

 

tenorio3 

tenorio4 

Nous continuons jusqu'au mirador qui domine la jungle, puis 700m plus loin jusqu’au Pozo Azul (lagon bleu). Nous sommes éblouis par la couleur magique de cette rivière.

 

tenorio5 

tenorio6 

tenorio7

 

Nous la longeons, toujours éblouis par cette couleur bleue aux nuances variées, parfois les rochers semblent être des pierres précieuses brillantes sous l'eau.  

 

tenorio8 

Nous marchons sur un sentier très très boueux, puis un pont suspendu  

 

tenorio9

 

 

tenorio10 

et arrivons 400m plus loin à Los Teñidores (les teinturiers). Cet endroit est appelé ainsi car c’est le confluent des 2 rivières et l’on voit très bien la limite de l’une de couleur brune et de l’autre couleur bleue, c’est tout simplement sublime !

 

tenorio11 

tenorio13 

 

Il nous a fallu un peu plus de 3h pour faire ces 6km aller-retour car le chemin est par endroit vraiment escarpé, rocailleux et boueux.

 

tenorio12 

 

Sur le chemin, nous avons fait la connaissance de français, en vacances 3 semaines dans le pays. Très sympathiques, ils nous racontent leurs visites. Ils rentrent dans quelques jours et nous en profitons donc pour leur donner notre dernière enveloppe d’évaluations du CNED. Quel soulagement car le courrier doit arriver avant le 10 juin, plus besoin de faire appel à un service express très couteux! On leur dit un grand merci !

 

Nous quittons ce parc vers 15h, ravis de s’y être rendus malgré la galère de la route. Nous avons vraiment adoré.

 

Nous roulons maintenant vers La Fortuna et le volcan Arenal, un incontournable du Costa Rica…

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 03:01

Du 24 au 25 mai 2013

 

Avant de parler de nos premières visites au Costa Rica, quelques explications s’imposent quant à ce paradis vert, je ne fais pas ça d’habitude, plutôt en conclusion, mais il me semble que cela permettra mieux d’imaginer toute la richesse écologique que comporte ce pays.

 

"Costa Rica", son nom (côte riche) lui vient de son découvreur Christophe Colomb qui a aussi donné son nom à la monnaie local, le colon (700 colones = 1€).

 

Sa taille fait 1/11ème de la France, mais sa petite surface compense avec un relief très accidenté, ce qui fait que d’une région à l’autre, on peut complètement changer d’univers. Cependant, les routes sont lamentables, surtout en saison des pluies, beaucoup de pistes caillouteuses et boueuses, ce qui complique les visites. Le 4x4 est souvent indispensable, alors imaginez en camping-car !

 

En visitant le pays, on se rend vite compte qu’il se mobilise en faveur de la paix, de la liberté et de la nature. Bénéficiaire d’une biodiversité des plus riches du monde (6% de la planète), son combat quotidien est la protection de la nature. D’ailleurs un tiers de son territoire est protégé en réserves et parcs nationaux, 34 au total, au grand bénéfice de la faune et de la flore (et du dollar).

 

Mais c’est aussi le pays du surf avec des spots légendaires sur la côte pacifique où les plages sont dignes de cartes postales paradisiaques.

 

Le café, un des meilleurs du monde, trouve son goût unique grâce aux terres d’altitude et au sol volcanique.

 

Les volcans, on en dénombre pas moins de 116, 300 cônes volcaniques dont 7 en activité.

Ce pays, vous l’aurez compris est très pacifiste, à l’instar de ses voisins très agités, ici il n’y a pas d’armée, tout juste une police. D’ailleurs un de ses présidents a été Prix Nobel de la Paix !

 

La flore : exubérante, luxuriante, magnifique, étonnante… Des belles franges de cocotiers aux géants qui émergent des brumes d’altitude, les qualificatifs sont insuffisants pour décrire l’explosion de verdure qui enchante les sens. On compte ici 1200 espèces de végétaux comme les hélioconias (famille des oiseaux de paradis), les passiflores et surtout 1200 espèces d’orchidées.

 

La faune : 200 espèces de mammifères dont des félins comme le jaguar et le puma. De nombreux singes. 850 espèces d’oiseaux dont le toucan, les colibris (50 espèces), les perroquets et les aras, l’emblématique quetzal resplendissant (le plus bel oiseau du monde). Il y a aussi des reptiles (serpents en tout genre dont certains venimeux, iguanes, basilics…), une variété incroyable de papillons dont le morpho, un des plus grand du monde, des grenouilles aux couleurs vives et pour finir, de nombreuses espèces marines comme les dauphins et surtout la tortue luth qui vient pondre sur les côtes.

 

Alors ici c’est un voyage au pays de Dame Nature, alors comme disent les ticos (costariciens) : Pura Vida !!!

 

 

 

Parque National Rincon de la Vietja

 

Notre 1er bivouac au Costa Rica sera déjà très nature, après avoir quitté la bonne route « interamericana », nous nous engageons sur notre 1ère piste.

 

5km de chemin terreux, parsemé de cailloux pour atteindre le parking du restaurant situé à 300m de celui du parc national, les 300 derniers mètres étant infranchissables pour notre pauvre Mauro, trop de boue, trop de pente.

 

Nous passons une nuit pluvieuse, c’est là qu’on se dit que visiter le pays en pleine saison verte (tempora verde) n’est pas idéal (saison verte ça fait mieux que saison des pluies). Mais bon on se motive en se disant que l’avantage est qu’il y a moins de touristes.

 

8h30 : nous voilà prêts pour visiter notre premier parc. Il porte le nom d’un volcan en activité, le Vietja 1895m, au cœur d’un massif qui compte plusieurs autres sommets. Nous sommes ici dans une forêt tropicale sèche du Guanacaste.

  vietja

 

Des fumerolles colorées, des sources d’eau chaude (aux vertus thérapeutiques), des mares crachant une boue cendrée, ainsi qu’un volcancito, témoignent de l’activité géothermique du secteur. 32 rivières et torrents prennent leur source au sein du parc. Grâce à la situation relativement isolée du site, la nature est ici omniprésente.

 

  vietja3

 

Nous troquons nos tongs contre nos bonnes vieilles Salomon que nous n’avions pas remises au pieds depuis les parcs des Etats-Unis.

 

Et c’est parti pour 4km de rando (3h) à travers la forêt dont les sentiers sont étroits, boueux et pentus. Les photos ne sont pas très nombreuses car la pluie et l’obscurité de la jungle ne facilitent pas les prises de vue.

 

  vietja1

 

vietja2

 

Nous avons tout de même pu observer quelques animaux dont le magnifique morpho, des toucans, des singes capucins, un serpent mangeant une grenouille et d’innombrables insectes bizarroïdes.

 

La particularité de cette forêt est qu’elle abrite des figuiers étrangleurs. Cet arbre, étrangle son hôte, le privant d’eau et de lumière, ce dernier finit par mourir et pourrir laissant un creux au centre du figuier.

 

vietja4

 

Après cette première découverte, nous quittons le parc en direction du parc national Volcan Tenorio…

 

 

Repost 0
Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Costa Rica
commenter cet article