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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 21:35

Du 12 au 19 septembre 2013

 

 

Cuenca

 

Nous venons de quitter nos amis belges et roulons suivis de Gaël, Audrey et Jules en direction de Cuenca, 3ème ville du pays. C’est une ville coloniale comme on les aime, ni trop, ni pas assez, juste le charme qui la rend agréable. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999.

 

15 Route+Cuenca

 

Après avoir roulé une bonne partie de la journée, nous arrivons aux portes de la ville et décidons de trouver un bivouac en périphérie pour plus de tranquillité. Nous avons des coordonnées gps qui correspondent parfaitement : un stationnement tranquillement en bord de rivière et le long d’un parc pour enfants. On passe donc une fin de journée sous le signe de la détente.

 

15 Route+Cuenca1

 

Le lendemain, on part se garer dans un parking payant proche du centre historique, près du parc de la madre. Les petites rues pavées sont agréables pour la balade, la ville est aérée. Avec Audrey, on craque sur quelques macramés que vendent des jeunes sur le bord du trottoir, ça nous permet d’apprendre de nouvelles techniques.

 

15 Route+Cuenca2

 

Nous allons ensuite sur la place où se trouve la nouvelle cathédrale Immaculée conception, une des plus belles d’Amérique du sud. Sa construction a duré 120 ans. Imposant édifice de briques avec ses 3 coupoles bleues, il réunit 3 styles : roman pour le bâtiment, Renaissance pour le toit et gothique pour la flèche. Magnifique porte sculptée à l’entrée, le sol est en marbre de Carrare. Mais la cathédrale n’a jamais vraiment été terminée, à la suite d’un faux calcul, les cloches, trop lourdes pour la structure, n’ont pas pu être placées dans le clocher !

 

15 Route+Cuenca3

 

Un peu plus loin, nous allons voir la veille cathédrale, beaucoup moins imposante. L’architecture de certains monuments est vraiment remarquable, comme celle du palais de justice, l’église San Blas en marbre rose….

 

15 Route+Cuenca4

 

15 Route+Cuenca5

 

15 Route+Cuenca6

 

 Après notre découverte du centre historique, nous allons manger dans un très bon restaurant traditionnel équatorien « Raymipampa », au pied de le cathédrale sous les arcades. Excellent ceviche (spécialité du continent sud américain à base de poisson ou de crevettes marinées dans du jus de citron et agrémenté d’épice et de coriandre).

Nous terminons par une boutique-musée de Panamas. En effet ce fameux chapeau en paille (toquilla) est originaire d’Equateur dont la palme à l’origine de sa fabrication ne pousse que sur la côte équatorienne.

 

15 Route+Cuenca7

 

15 Route+Cuenca8

 

Au retour, j’achète un joli poncho et Audrey un tapis.

Le soir, on repart bivouaquer le long de la rivière où on jouera une bonne partie de Uno dehors.

 

 

Parc national El Cajas

     

En fin de matinée, on se met en route vers un magnifique parc d’une vaste superficie, perché entre 3000 et 4500m d’altitude. Unique par sa géologie volcanique et sa flore( quinua, valériane, gentiane…), il déploie 230 lacs et lagunes dans des paysages montagnards superbes. Le paramo quasi désertique, la forêt tropicale primaire, la forêt de nuages, les vallées profondes, sont autant de lieux sauvages où l’on peut pratiquer la pêche, l’observation des oiseaux (toucan, condor, canard, oiseaux-mouches, perdrix…), ou de mammifères (ours à lunettes), jaguar, puma, loup, porc-épic, chauve-souris, lamas…

 

16 Parc Las Cajas1

 

16 Parc Las Cajas

 

 Ca nous fait une belle halte entre la prochaine ville, Loja, et surtout Gaël en profite pour aller pêcher. Les garçons l’accompagnent, Théo est heureux de pouvoir sortir sa canne à pêche.

Notre bivouac se trouve sur le parking du poste de gardes, le lac est en contrebas. Pierre et moi descendons avec Audrey et Jules pour une jolie balade et faisons le tour du lac pour retrouver les garçons. En chemin, la végétation est intéressante, nous rencontrons aussi quelques lamas.

 

16 Parc Las Cajas2

 

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16 Parc Las Cajas6

 

16 Parc Las Cajas7

 

En journée, il fait assez doux mais très vite en soirée le froid nous glace, nous sommes tout de même garé à 4000m.

Le lendemain, Gaël se lève à l’aube pour aller pêcher, Théo le rejoint. Mais nous n’aurons finalement pas de truite pour le repas.

Vers 13h, nous quittons notre bivouac pour la ville de Loja.

 

equateur 6829 

 

Loja

 

Comme pour descendre sur Cuenca, la route de montagne qui mène à Loja est superbe, on domine à certain moment tout le paysage, c’est spectaculaire. Mais la route est longue et éprouvante car on franchi plusieurs cols et on emprunte de nombreux virages.

 

Nous arrivons à Loja en fin de journée, on se gare près du parc de Jipiro. Nous sommes dimanche et ce parc d’attraction est envahi par les locaux venus y passer la journée et la soirée.

Avec Audrey et Jules, nous allons nous y promener et sommes étonnés d’un tel aménagement dans cet espace en plein air et surtout gratuit pour la plupart des activités. Il y a un zoo, une piscine, un parcours pour bmx, des répliques miniatures de monuments du monde (tour eiffel, big ben…), un lac sur lequel on peut louer un bateau et divers jeux pour enfants (balançoires, toboggans, échelles, cordes…). Il y a aussi une foire aux manèges juste à côté. Un vrai petit paradis pour bambins sans tout ce monde du dimanche.

Les stands de nourritures nous mettant l’eau à la bouche, nous allons déguster de bonnes brochettes marinées avec des frittes avant de rentrer au camping-car.

 

16 Route+Vilcabamba

 

Le lendemain, nous ne visitons pas vraiment Loja, mais la ville est sur notre passage (Panaméricaine) et surtout c’est ici que les cours du CNED ont été envoyés. Nous avions pris « l’alliance française de Loja » comme adresse, ils ont été très sympas pour nous aider dans la réception des 2 gros colis. Nous passons donc enfin les récupérer. Tout y est sauf le chargeur 12v pour l’ordinateur que Jacquie avait mis pour nous dans le colis (merci la douane !).

 

 

Vilcabamba

 

En fin de matinée, nous allons à la dernière étape de notre périple en Equateur, le village de Vilcabamba (qui signifie vallée sacrée) à 40km au sud de Loja. Il est vrai que ce petit village situé dans une vallée à 1700m d’altitude, jouit d’un climat éternellement printanier. Sa réputation lui vaut le nom de vallée des centenaires. Dans le charmant village, on sent une atmosphère très zen et on peut croiser des américains venus s’installer ici en quête de longévité.

 

16 Route+Vilcabamba1

 

Nous allons nous parker à l’hôtel Izhcayluma pour 8$, niché dans un superbe jardin fleuri à l’emplacement exceptionnel puisqu’on domine le village depuis une grande prairie au milieu des collines. Il y a pleins de petits bungalows, un restaurant panoramique qui domine la vallée, un bar avec des hamacs, une piscine avec des cascades, une douche chaude, du wifi, de l’eau, l’électricité et même un service de laverie. Toutes les distractions sont possibles : ping-pong, billard, jeux d’échec géant, massages, relaxation… L’endroit est d’une propreté irréprochable, très bien entretenu, ça nous fait un peu pensé à Poptun au Guatemala dans le principe.

 

16 Route+Vilcabamba2

 

16 Route+Vilcabamba3

 

Nous ne restons ici que 2 jours (la maman d’Audrey arrive bientôt à Lima) mais profitons du lieu très reposant et un peu de la piscine avec les enfants. Nous ferons Pierre, Audrey et moi, une petite virée en taxi à 2kms dans le centre du village pour se ravitailler en apero. Autour de la place, pas mal de boutiques où se vendent de magnifiques colliers en macramé avec des pierres, il faut vraiment qu’on s’y mette !

Le soir, on s’offrira un petit resto tous ensemble (merci nounou) avant de finir en parties de ping-pong.

Pierre et Gaël feront le grand nettoyage extérieur des camping-cars.

 

 

Frontière

 

Nous quittons en milieu de matinée cet endroit sympa, la route est longue pour se rendre à la frontière, nous devons en plus nous arrêter pour faire des dernières courses, histoire d’être bien approvisionné pour le nord du Pérou.

Nous arrivons donc à Macara vers 18h, trop tard pour passer, nous préférons nous poser ici et passer demain matin. Nous trouvons un bivouac sur un petit parking de terre devant le petit stade de foot du village. Ici rien d’attrayant, c’est juste une dernière halte. Notre frigo ne démarrant plus, Gaël passera 1h à démonter le système à l’arrière et finira par déboucher un tuyau empêchant le gaz de passer (merci Gaël car vu le stock de viande et poisson acheté aujourd’hui, ça craignait).

A 9h, nous quittons le pays, le passage est simple, l’entrée aussi. Toujours le véhicule qui nous prend le plus de temps, les douaniers doivent remplir le papier et essayer de déchiffrer notre carte grise, puis il faut aller souscrire l’assurance (8$ pour 1 mois). Le tout nous prendre 1h30 environ.

Et nous voilà au Pérou !!!

      

16 Route+Vilcabamba4

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 22:27

Du 27 août au 12 septembre

 

 

Volcan Pululahua

 

Le soir, après la visite de la Mitad del Mundo, nous nous déplaçons de quelques kilomètres, sur le parking de la réserve géobotanique de Pululahua. C’est un cratère de volcan éteint, seul cratère au monde qui est habité. Il est composé d’une vaste plaine fertile d’où émergent 2 cheminées.

 

En face de notre bivouac, il y a un petit snack qui vend des empanadas, spécialités locales, ce sont des chaussons frits à base de viande, de légumes ou de fromage, un délice !!!

 

6 Cratere1

 

Le lendemain matin, nous allons voir la vue sur le cratère. La route qui mène au parc et où nous avons passé la nuit est en fait un cul-de sac qui mène à un belvédère dominant un paysage grandiose : le damier des parcelles cultivées déployant tous les tons de vert.

 

6 Cratere2

 

Nous devons faire quelques courses et Marco, le patron du snack avec qui nous avons sympathisé la veille, nous propose de nous emmené en ville avec son pic-up. Nous nous rendons donc dans un énorme centre commercial.

Il est 14h30 lorsque nous revenons, Pierre étant resté avec les 3 enfants, a pris soin de les faire manger, une perle ce Pierrot !

Marco nous conseille un petit campement au centre du cratère, il y a une piste de 15kms à emprunter pour y accéder. Je ne suis pas très chaude mais les hommes sont motivés.

Après 1h de piste, les fesses serrées, nous arrivons enfin dans un endroit idyllique. Nous sommes seuls dans ce campement. Des barbecues au sol sont à dispositions, il y a de l’eau, de l’électricité, des wc et surtout la paisible nature qui nous entoure.

 

6 Cratere3

 

Gaël prépare un feu pour faire des grillades. Nous passons une super soirée et une bonne nuit.

Le lendemain, nous décidons de ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien, nous restons donc 1 journée de plus. On sort les vélos pour les enfants, les filles leur bracelets macramé, Pierre fait une lessive à la main, chacun s’occupera tranquillement. La journée est agréable, il fait beau.

Le soir, feu de camp et grillades pour se réchauffer.

 

6 Cratere

 

Le matin, 9h30, nous quittons ce havre de paix, il faut remonter la piste et Audrey et moi ne sommes pas très rassurées. Finalement la route se fera sans trop de peine, juste un arbre arraché au passage et qui fera la route avec nous sur le côté du camping-car.

 

6 Cratere4

 

On passe au snack mais Marco n’est pas là. On retourne sur le parking de la Mitad del Mundo, il est payant mais bien gardé et surtout les bus pour la capitale y passent régulièrement.

 

6 Cratere5 

 

Quito

 

Nous n’envisageons plus d’aborder la visite d’une grande ville avec le cc, nous voilà donc tous les 7 dans le bus pour Quito, 1h de trajet pour 0,25$ par personne, pourquoi se priver !

 

7 Quito

 

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Nous sommes un peu déçus par cette ville que nous avons trouvé un peu oppressante et terne.

Il y a tout de même quelques beaux monuments, surtout la cathédrale qui est gigantesque avec de très beaux jeux de lumières grâce aux reflets des vitraux.

 

7 Quito4

 

7-Quito4b.JPG

 

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Cependant, nous avons été choqués par le fait que l’entrée des lieux de cultes soit pour la plupart payants.

 

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Nous allons se désaltérer et prendre quelques viennoiseries dans une petite boulangerie avant de reprendre le bus vers 17h30.

On passera à nouveau la nuit devant chez Marco.

Le lendemain matin, nous traversons la ville en direction du Cotopaxi. En chemin, nous tombons sur nos amis belges Barbara et Arcadi qui se baladent à pied. Ils sont garés non loin de là sur le parking d’un McDo. Nous décidons d’y faire une halte pour profiter d’une connexion internet et aussi accessoirement d’y manger. Je publie sur le blog, donne des nouvelles à la famille et les enfants profitent du parc situé à côté pour se défouler. Finalement, heureux de tous se revoir, nous passons la nuit là avant de partir à 3 camping-cars vers le volcan.

 

 

Volcan Cotopaxi

 

Nous sommes en route, convoi de 3 camping-cars vers le fameux Cotopaxi, 2ème sommet le plus haut d’Equateur (5897m) et le volcan actif le plus haut du monde.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi

 

Nous sommes sur la Panaméricaine et cette portion entre Quito et Riobamba est aussi appelée l’Avenue des Volcans car l’Equateur en compte une qurantaine .La route menant au parc est en parfaite état, le paysage est fabuleux avec le volcan se profilant déjà devant nous.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi1

 

8 Route + Volcan Cotopaxi2

 

Nous arrivons au parc et nous posons après quelques kilomètres de ripiaux sur une aire près de la lagune de limpiopungo en face du volcan. Avant d’entamer une petite balade, je sors pour la première fois du voyage les habits des grands froids. En effet, ici le froid est piquant, nous sommes déjà à 3850m d’altitude. Le mal des montagnes commence à se faire sentir. Nous n’avons pas encore acheté la plante coca pour la mâcher mais prenons dès aujourd’hui nos granules de coca en homéopathie pour palier aux effets de l’altitude.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi3

 

8 Route + Volcan Cotopaxi4

 

8-Route---Volcan-Cotopaxi3b.jpg

 

8 Route + Volcan Cotopaxi4b

 

Nous allons ensuite bivouaquer près du campement prévu à cet effet, le cadre est grandiose, nous sommes face au volcan avec son sommet totalement enneigé tranchant dans le bleu pur du ciel.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi13

 

Nous sommes toujours à 3850m. Nous garons les 3 camping-cars en U afin de nous abriter du vent, les hommes préparent un feu qui sera alimenté en permanence. Il fait froid le soir et la nuit mais les journées sont assez douces.

Nous sommes bien dans ce paysage extraordinaire et resterons ici tous les 11 durant 4 jours admirant en face de nous le majestueux volcan Cotopaxi de temps à autre dégagé.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi5

 

Nous faisons une marche vers les montagnes en face du volcan afin d’en voir encore mieux le sommet et de découvrir la flore du parc, nous apercevons plusieurs cerfs et biches. Nous montons jusqu’4000m mais difficile de marcher à cette altitude où l’oxygène se raréfie, nous sommes très vite essoufflés même à faire quelques pas. Mais le paysage est grandiose.

 

8 Route + Volcan Cotopaxi6

 

8 Route + Volcan Cotopaxi7

 

8 Route + Volcan Cotopaxi8

 

8 Route + Volcan Cotopaxi9

 

8 Route + Volcan Cotopaxi10

 

8.JPG

 

La journée chacun vaquant à ces occupations, entre parties de foot avec les enfants, pétanque, badmington, vélos, macramés…

Le soir, on se retrouve autour du feu à manger des grillades, Arcadi nous animant les soirées avec des tubes des années 80, merci Arca pour l’ambiance !

 

8 Route + Volcan Cotopaxi11

 

Finalement nous avons tous assez bien supporté ce premier séjour en altitude, seul Yacov a été malade.

 

8-Route---Volcan-Cotopaxi12.jpg

 

Cette virée au Cotopaxi tous ensemble restera un très beau souvenir, tant pour le paysage fabuleux que pour l’ambiance du groupe franco-belge !

 

8b 

 

Saquisili

 

Nous nous rendons maintenant, toujours les 3 camping-cars, dans le petit village indien de Saquisili. Nous nous garons près d’un grand parc de jeu, idéal pour les 5 enfants. Même notre grand Pierre ira faire un peu de skate.

Saquisili est connu pour son marché artisanal, moins touristique qu’à Otavalo. Le bled étant situé sur notre route, c’est une halte intéressante.

 

9 Saquisili

 

9 Saquisili1

 

En route donc le lendemain matin pour une balade dans le marché. Nous ne faisons pas beaucoup d’achats : 2 petits sacs, 1 panier en osier, des légumes et un plat typique que l’on appelle dans le pays un VATEA (on ne pouvait donc pas partir sans). On goute à une des spacialités, sorte de galette de maïs mélangée à du fromage et cuite dans de la graisse de cochon, très gras mais succulent !

 

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9 Saquisili3

 

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Lagune de Quilotoa

Dans l’après-midi, nous poursuivons notre route vers la lagune de Quilotoa. Beaucoup de voyageurs nous ont dit que c’était leur site préféré en Equateur, allons donc voir !

La route pour s’y rendre est absolument splendide, elle monte en lacets et se hisse vers les plateaux. Les paysages sont époustouflants, on a une vue sur la vallée, les 2 cordillères et le cotopaxi, on est à environ 3500m.

 

10 laguna Quilotoa

 

Les montagnes sont couvertes d’un patchwork de culture aux différents tons de verts. On aperçoit aussi des cahutes de terre et de chaume et puis pas mal de moutons, cochons et nos premiers lamas. Les Andes indiennes telles qu’on les rêve…  

 

10 laguna Quilotoa1

 

Nous arrivons au village de Quilotoa, à 4000m, juste au-dessus de la lagune. Depuis un promontoire, nous allons admirer ce lac volcanique dont les eaux turquoise miroitent sous le soleil et contrastent spectaculairement avec les nuances de gris des paysages environnants.

 

laguna-quilotoa-midlandtravel

                                                                            photo prise sur internet 

 

Le soir, les enfants font connaissance avec ceux du village. Nous réservons aussi les chevaux pour la remontée du cratère demain. Malgré le froid, Arcadi nous prépare un barbecue au gaz. Nous mangerons tous ensemble dans son mobilhome.

 

10 laguna Quilotoa2

 

9h30, nous voilà tous parés et habillés pour la descente du cratère. Pierre est malheureuseument resté au camping-car, trop peur des chevaux! Le sentier qui serpente est parfois très abrupt et on est déjà entrain de se dire qu’avec les chevaux ça va être terrible !!!

 

10 laguna Quilotoa3

 

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Au bout d’1h, nous sommes tous en bas et prenons un petit goûter avant que les chevaux n’arrivent. A l’abri du vent, nous avons progressivement abandonné nos couches de vêtements.

 

La remontée se fait en 1h, certains passages sont assez chauds avec nos montures. Mais on se régale et le paysage est fabuleux.

 

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Dans l’après-midi, nous allons faire un tour dans la boutique de la communauté, Vatea troquera un de ses gilets polaires contre un gilet en poils de lama très local !

 

Zumbahua

 

Le lendemain, sur la route du retour, nous nous rendons au marché de Zumbahua qui a lieu le samedi matin. Ca tombe bien c’est aujourd’hui. La route passe devant un splendide canyon que nous avions vu à l’aller sans pouvoir s’y arrêter pour les photos : le canyon del rio toachi, ainsi que chami waiku, une zone où le canyon est complètement érodé et forme des promontoires rocheux.

 

11 Route+Zumbahua

 

11 Route+Zumbahua1

 

Le marché donc, est très authentique, on trouve même des peaux de moutons encore sanguinolentes.

11 Route+Zumbahua2

 

Audrey trouve enfin le poncho de ses rêves, Théo une belle écharpe en laine de lama et moi un magnifique plaid en laine de lama.

 

11 Route+Zumbahua3

 

11 Route+Zumbahua4

 

11 Route+Zumbahua5

 

De retour à Latacunga pour faire les courses et récupérer notre sac de linge laissé à la laverie il y a 4 jours.

On roule ensuite vers Ambato, c’est une grande ville sans intérêt, on se gare donc en périphérie vu l’heure pour bivouaquer devant un petit terrain de basket. C’est samedi et un match se joue dans le village. Cela nous occupera pour la soirée.

 

 

    Baños

 

12 Route+Banos

 

à 10h, nous sommes en route tous les 11. Nous allons visiter el pailon del diablo, au village de Rio Verde, à quelques kilomètres de Baños. Au milieu d’une végétation luxuriante, une chute d’eau dévale dans le rio Pastaza. Sur le site, un pont spectaculaire enjambe les eaux tumultueuses, on peut ensuite presque passer sous la chute, impressionnant le débit !!!

 

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Malheureusement le temps n’est pas au mieux, il pleut et la grisaille ne permettra pas de belles photos. Très chouette halte tout de même.

 

Nous revenons sur Baños, pour visiter  et y passer la nuit. On se gare le long du parc infantile, génial pour les enfants, il y a des jeux, un terrain de basket, un skatepark et aussi des châteaux gonflables.

 

Baños est nichée sur les contreforts des Andes à 1800m d’altitude et adossée au versant du terrible volcan Tungurahua. C’est la dernière étape de la cordillère avant la jungle amazonienne dont elle est une des portes d’entrée. Le climat y est donc doux et humide avec du coup une végétation tropicale exubérante. C’est aussi un lieu de villégiature thermale car il y a beaucoup de sources d’eau chaude aux propriétés curatives. L’une des spécialités locales : des confiseries à base de sucre de canne, les alfeniques et melcochas. Pas mal mais un peu dur sous la dent ! Les artisans la travaillent sous nos yeux dans les boutiques, l’étirant à la main sans relâche.

 

12 Route+Banos4

 

Bref, Baños est une étape intéressante car il y a pleins d’activités possible ici vu l’envirronnement.

Nous avons visité aussi le Sanctuaire de la Virgen, petit église de style gothique mais haut lieu de pèlerinage. A l’intérieur, plusieurs peintures illustrent les miracles réalisés par la vierge.

Nous déambulons ensuite dans les petites rues, les enfants font une pause glace…

 

12 Route+Banos5

 

De retour aux camping-cars, les enfants se défoulent au parc pendant que les parents se désaltèrent à la bière. Les hommes seront même inviter à faire un match de basket contre des locaux… et c’est eux qui ont gagné en plus ! Excellente soirée et franche partie de rigolade.

Le lendemain, retour sur Ambato. Arcadi doit aller réparer son frigo, nous devons faire quelques courses et rechercher si une boutique vend notre dimension de pneu (depuis la Colombie, on est sans roue de secours).

Fin de journée, on se retrouve tous les 11 au précédent bivouac, à côté du terrain de basket. Cette fois, pas de match, on squate donc les lieux en faisant un barbecue  et en mangeant dehors.

Le matin, chacun ira skyper la famille au cyber d’en face.

 

 

Volcan Chimborazo

 

En fin de journée, après une longue route sous la brume, nous arrivons au volcan éteint le plus haut du pays, le Chimborazo culmine en effet à 6310m. Le paysage alentour est désolé, nous croisons plusieurs vigognes (famille des lamas mais plus sauvages et fines).

 

13 Volcan Chimborazo

 

13 Volcan Chimborazo1

 

Nous nous garons à l’entrée du parc, nous sommes à 4300m, c’est notre nouveau record. Il fait froid et le terrain n’est pas vraiment droit, même avec les cales de niveau.

Gaël et Arcadi décident de quitter les lieux et de redescendre un peu en altitude. Nous convenons de nous retrouver demain à 30km de là au bord d’une lagune. Pierre tient beaucoup à voir le sommet du Chimbo dégagé et sous la lumière du soleil demain matin.

 

13-chimborazo2b.JPG

 

Nous mettons donc un peu de chauffage et la nuit sera bonne.

Le matin donc, belle surprise que de voir cet imposant volcan dégagé. Nous faisons une petite marche au pied du géant et admirons les nombreuses vigognes qui nous entourent.

 

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13 Volcan Chimborazo4

 

En fin de matinée, nous reprenons la route qui sera ponctuée de plusieurs arrêts car le paysage est très beaux. On croise des lamas ressemblant à de belles peluches dans lesquelles on a envie de se blottir.

 

13 Volcan Chimborazo5 

13 Volcan Chimborazo6

 

Laguna de Colta

 

A 11h, nous retrouvons nos 2 familles au bord du lac. Ici, il fait très chaud, pourtant nous ne somme pas très loin du Chimbo. Le bivouac est super sympa : vaste étendue où paissent des troupeaux face au lac entouré de marécage.

 

14 Laguna de Colta

 

14 Laguna de Colta1

 

On sort les vélos, je profite de laver un peu de linge à la main et faire du macramé avec les filles (eh oui on a filé le virus à Barbara).

Le soir, on fera des pizzas au barbecue à gaz d’Arcadi, un régal !

Un mal de ventre m’empêchera de profiter plus longuement de la soirée (sans doute les effets de l’altitude puisque j’ai ressenti ce genre de symptôme au Cotopaxi aussi).

Le lendemain matin vient l’heure des aurevoirs avec nos amis belges. Ils partent vers les Galapagos (les veinards !). On se retrouvera, on l’espère, au sud du Perou d’ici quelques semaines.

Nous allons quant à nous, avec Gaël, Audrey et Jules, en direction de Cuenca, plus au sud du pays…

 

 

 

 

 

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 20:03

Du 18 au 27 aout 2013

 

On nous avait dit que les pasages de frontière en Amérique du sud était easy, en effet, nous faisons les démarches habituelles en très peu de temps, en compagnie de Gaël, Audrey et Jules,mais après avoir été souscrire l’assurance pour le camping-car dans un petit bureau derrière la douane, une coupure générale d’électricité nous empêchera d’obtenir le papier pour le véhicule. La dernière étape pour passer en Equateur nous prendra donc 3h ! Nous attendons patiemment devant le bureau que la « luce » revienne.

Mais nous voilà tout de même en Equateur, le centre du monde, pays volcanique, nous avons maintenant bien la sensation d’être en Amérique du sud…

 

1 Route Ibarra

 

 

Laguna de Yahuarcocha 

 

A 18h30, on arrive un peu avant Ibarra, à la lagune de Yahuarcocha. Stéphane et Anne nous avaient indiqué un camping gratuit tenu par un couple d’allemand. Ils n’ont pas encore obtenu leur licence officielle pour ouvrir et ne font donc pas payer. Le lieu est génial, face au lac et au circuit automobile. Il y a de l’eau, de l’électricité, une douche chaude, wc, le wifi et même une machine à laver à disposition.

 

1 Route Ibarra1

 

1 Route Ibarra2

 

On est donc comme des pachas dans cet endroit paisible et offrant un tel confort. Nous resterons donc 5 jours. Le lendemain, nous partons faire des courses à Ibarra histoire d’être tranquille et ravitaillé. Au retour, on rencontre un camping-car belge, on s’arrête pour discuter. Ils viennent du sud et cherche le camping. On se retrouve donc 3 camping-cars là-bas. Le monde est en fait très petit car il s’agit de Barbara et Arcadi, un couple avec 2 enfants, Yacov 11 ans et zanapraya 3ans avec qui j’ai fait mes études de sage-femme. Barbara était à l’internat Saint-Pierre avec moi et faisait infirmière sociale et Arcadi était en médecine pour se spécialiser dans l’ophtalmologie. Ils voyagent depuis presque 1 an en Amérique du Sud.

 

1 Route Ibarra3

 

C’est un peu ambiance zen sur le campement durant presque 1 semaine, on fera des lessives (draps, housses de banquettes, rideaux et vêtements), du ménage, la mise à jour du blog, Pierre fera la vidange de Mauro (Kevin lui aura bien appris). On en profitera aussi pour trier les fringues. Même s’il fait encore beau en Equateur, nous avons quitté la chaleur tropicale et il est temps de ranger les maillots, les shorts et les petites robes dans le coffre de toit.

Le soir, on se fait des barbecues tous ensemble, y compris avec les propriétaires du lieu, très sympas.

 

1 Route Ibarra4

 

1 Route Ibarra5

 

 

Otavalo

 

Le samedi matin, nous quittons ce bivouac à regret, mais il nous faut avancer sinon le voyage durerait 10 ans ! Nous descendons avec Gaël et Audrey à Otavalo. Nos amis belges nous rejoindront plus tard dans le pays.

Otavalo est une bourgade connue bien au-delà des frontières équatoriennes grâce à son marché du samedi. C’est le plus grand et le plus coloré de tout le pays et l’un des plus importants de tout le continent sud-américain en termes d’artisanat. On trouve sur ce marché toute la production artisanale du pays, ce qui attire les touristes du monde entier : lainages (pulls, bonnets, tapis, plaids…), vêtements en coton équatorien, chapeaux en paille toquillas (les fameaux panamas), bijoux, instruments de musique… le choix est vaste !

 

2 Otavalo

 

2 Otavalo1

 

2 Otavalo3

 

Nous sommes donc tous les 7 à déambuler entre les étales du marché d’Otavalo. Le principal de nos achats pour Audrey et moi ne sera pas très typique puisque nous faisons enfin le plein de bobines de fils macramé pour faire nos bracelets, nous voilà maintenant avec une bonne dizaine de couleurs différentes. Y a plus qu’à travailler !!! Je ramène tout de même des fruits et des légumes, ainsi qu'un très joli tapis en laine pour l’allée du camping-car, nos petits pieds seront plus au chauds les matinées de grands froids.

 

2 Otavalo4

 

2 Otavalo5

 

2 Otavalo6

 

 

Cascade de Peguche

 

En fin de journée, nous nous rendons non loin de là au village de Peguche pour y passer la nuit.

On se pose sur un parking menant à un parc où se trouve une cascade. C’est une belle surprise de découvrir un grand parc remplis d’eucalyptus, les sentiers de rando sont agréables et la cascade assez sympa.

 

3 Cascade Peguche

 

Nous passons la nuit là et retournons le matin pour y faire des photos sous le soleil.

 

3 Cascade Peguche1

 

Jules, sans doute nostalgique du volcan Totumo, fera un petit bain de boue.

 

3 Cascade Peguche2

 

3 Cascade Peguche3

 

3 Cascade Peguche4

 

 

Laguna de Cuichoca

 

Vers 11h, nous roulons vers Cotacachi, il y a une jolie lagune avec 3 îlots au milieu faisant partie du parc nationale Cotacachi-Cayapas. Ce lac d’une étendue de 9km2  est situé dans l’un des cratères du volcan Cotacachi, à plus de 3000m d’altitude.

 

4 Laguna

 

2242234016 9c7136291a

 

Après le repas, nous partons en faire le tour (12kms), mais le vent et un peu la fatigue nous fera faire demi-tour au tiers du parcours.

 

4 Laguna1

 

4 Laguna2

 

4 Laguna3

 

4 Laguna4

 

4 Laguna5

 

4 Laguna6

 

De retour sur le parking du site, on fera un peu de macramé avec Audrey. Le soir, petit jeu de société entre adultes.

 

 

Cotacachi

 

Capitale du cuir, difficile de ne pas résister à y faire un tour vu que c’est sur notre route. Ici vêtements et maroquinerie sont à des prix hallucinants. Les 2 mamans craquent donc pour la même veste en cuir beige. On nous prenait déjà souvent pour des sœurs, là on provoque !

4 Laguna7

 

 

Mitad del Mundo

 

Après cette petite halte matinale, nous reprenons la panaméricaine pour se rendre aux lacs de Mojanda. Mais nous nous trompons de trajet, finalement on zappe et nous retrouvons en fin de journée sur un des points de la Mitad del Mundo, sur la panam. Cela fait un bivouac sympa.

 

5 Mitad del mondo 1-2-3

 

5 Mitad del mondo 1-2-31

 

On payera 1$ pour quelques explications sur la ligne équatoriale et le milieu du monde (2 hémisphères), intéressant !

En effet, le gps nous affiche bien 00°00'000’’’. D’un côté de la ligne, nous sommes au nord du globe, de l’autre au sud !

Avant de partir le lendemain, nous profitons du paysage, la vue est spectaculaire sur le volcan enneigé en face.

 

5 Mitad del mondo 1-2-32

 

On roule ensuite vers San Antonio, au nord de quito la capitale.

 

5 Mitad del mondo 1-2-37

 

C’est là que se trouve le parc très touristique de la Mitad del Mundo, un autre point de la ligne équatoriale.

 

5 Mitad del mondo 1-2-33

 

5 Mitad del mondo 1-2-34

 

5 Mitad del mondo 1-2-35

 

Le site consiste en un monolithe de taille impressionnante commémorant le travail de la mission géodésique française qui détermina le tracé. Mais il semblerait que ce point ne soit pas exact. Le parc est sympa pour s’y balader mais il est agrémenté de boutiques attrapes touristes. Déjà que l’entrée est payante, on trouve que c’est quand même abusé, même s’il y a un petit musée d’insectes et de papillons.

 

5 Mitad del mondo 1-2-36

 

En milieu d’après-midi, on se rend à quelques centaines de mètres. Un autre site à été aménagé sur la ligne équatoriale, le musée solaire d’Inti-nan.

 

5 Mitad del mondo 1-2-38

 

5 Mitad del mondo 1-2-39

 

Le lieu est savamment décoré. Un guide nous explique les coutumes des tribus amazoniennes du pays, les enfants sont très intéressés, surtout quand on leur explique qu’on coupait la tête des êtres chers avant de la réduire et de la garder en totem.

 

5 Mitad del mondo 1-2-310

 

Nous faisons ensuite quelques expériences assez cocasses par rapport à la ligne du milieu du monde. Notre équilibre serait moins bon sur la ligne ainsi que notre force. Le plus surprenant c’est que l’eau s’écoule dans le sens des aiguilles d’une montre lorsqu’on est au nord de la ligne et à l’inverse lorsqu’on est au sud. Nous en avons observé les effets dans un évier mobile. Sur la ligne, nous essayons aussi de placer un œuf en équilibre sur un clou, diplôme à la clef pour les plus minutieux (Théo, Gaël et Vivi).  

 

5 Mitad del mondo 1-2-311

 

5 Mitad del mondo 1-2-312

 

5 Mitad del mondo 1-2-313 

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 22:12

Du 22 juillet au 18 août 2013

 

Nous n’avions pas prévu de rester aussi longtemps dans le pays, mais le retard du cargo avec notre camping-car, les routes de montagnes interminables et les rencontres avec les colombiens ont modifiés nos plans.

 

map colombie

 

Que dire donc de ce pays tant redouté par les gens ? C’est un tort ! Nous avons reçu ici un accueil comme jamais auparavant durant notre voyage. Les habitants sont d’une générosité incroyable, ils sont curieux de nous, chaleureux et aimables. On nous a offert plus d’une fois l’hospitalité, des repas et même des cadeaux, sans était même gênant.

 

Quant au pays lui-même, nous n’avons pas été subjugués. A part Carthagène, la cathédrale de sel de Zipaquira et la route montagneuse avant la frontière, le reste ne nous a pas éblouis.

 

1 Cartagène24 Zipaquira2

 

8 entre Popayan et Ipiales2

 

Nous serons avant tout marqués par les rencontres faites dans le pays : Alejandra, son mari, ses enfants et sa famille, ainsi que le personnel du resto la nuestra molienda. Hernando, Diana et leurs enfants, Wilfried, Myrta et leur fils et beaucoup d’autres rencontres plus furtives.

Sans compter que nous avons retrouvé nos amis français Anne, Stéphane et leurs enfants, et que nous voyageons toujours avec Gaël, Audrey et Jules, ce qui rend l'aventure encore plus agréable.

 

 

3 La route 4562-Am-sud-nord 0048

 

 

 

 

3 lac collima2

 

Pour ce qui est de la nourriture, nous pouvons manger pour 3€ un menu dans un resto. Les supermarchés sont très bien achalandés, on trouve pas mal de produit carrefour et géant casino.

 

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

Pour les infos pratiques c’est là :

 

 

Dates

 

Du 22 juillet au 18 août 2013

Monnaie

 

Pesos colombiens (2400pesos = 1€)

Carburant

 

 Environ 1€ le litre.

 

Gaz

 

Difficile à trouver et quand ils veulent bien nous remplir les bouteilles !

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages très faciles. Peu de campings. On peut en général stationner sur les stations services ou devant les sites touristiques.

Routes

 

    Etat correct dans l’ensemble, quelques topes parfois. Les routes sont souvent encombrées de camions qui ralentissent fortement la circulation.

Sécurité

 

Aucun soucis dans tous le pays.

 

Eau

 

Non potable en général.

On trouve des garafons de 20 litres dans certains endroits et des pacs en plastique de 6l dans les supermarchés.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services. 

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible près de certains hôtels ou restaurants, les gens donnent volontiers leur code internet. Il y a des cyber cafés un peu partout pour moins d’1e de l’heure.

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés partout dans les villes. Les produits importés sont assez chers.

On trouve des bons produits dans les marchés des villages. Les menus dans les resto (comidares) sont à moins de 3€ environ.

Mécanique

 

  Réparation du marche-pied (contacteur de fin de course).

  Un éclatement de pneu arrière.

Santé

 

Une gastro pendant 1 jour pour Théo, Vatea et Vivi

Electricité

 

110 volt

 

 

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 20:19

Du 8 au 18 août 2013

 

Bogota

Après la cathédrale de sel de Zipaquira et après avoir dit aurevoir à nos amis colombiens, nous descendons sur Bogota pour visiter son centre historique et le musée de l’or.

On ne sait pas encore dans quoi on s’embarque…

 

1 Bogota

 

Après avoir traversé Bogota dans les bouchons, nous arrivons devant le musée, il y a un trafic d’enfer et pas de place de parking suffisamment grande pour les 2 camping-cars. Nous décidons de quitter la capitale au plus vite, trop stressante pour la conduite. Nous n'apercevrons que rapidement la plaza de Bolivar.

 

1 Bogota1

 

On perd Gaël et Audrey. Nous essayons de quitter la ville mais on se trompe de direction, le gps dans ces circonstances nous fait prendre des routes illogiques. On mettra 4h à sortir de se merdier.

Nous arrivons à Granada en fin de journée. On se pose sur une station service pour la nuit. On ne sait toujours pas où se trouve nos amis.

 

1 route de montagne

 

Le lendemain, lorsqu’on reprend la route, un camping-car nous double en klaxonnant, c’est eux, incroyable !!! Ils ont dormi eux aussi à quelques kilomètres de nous. Ils ont pu néanmoins trouver un parking pas très loin du musée et ont pu le visiter.

Nous roulons ensuite une bonne partie de la journée en pleine montagne, le panorama est fabuleux, il y a des champs entiers de café, de bananiers et de cocas. Mais ça roule doucement à cause des camions, des montées et des descentes.

 

1 route de montagne1

 

En fin de parcours, les freins lâchent sur les 2 camping-cars, ça devient limite. Gaël et Audrey s’arrêtent, nous continuons car nous sommes proches de la ville, c’est un peu moins pentu.

 

1 route de montagne2

 

     

Salento  

On arrive à Salento, un petit village de montagne, incontournable des voyageurs. C’est la feria demain et le bivouac que nous avions est pris par les stands. Nous nous garons donc juste à 1km du village devant un petit baraquement d’artisanat. Les vendeurs sont supers accueillants, on nous offre le café. Gaël et Audrey finissent par arriver aussi.

On passe une bonne nuit. Le matin, nous partons à pied vers le village. On se balade dans les rues. Il y a pas mal de boutiques très jolies avec l’artisanat local.

 

2 Salento

 

2 Salento1

 

On monte les nombreuses marches menant au mirador, il y a une très belle vue sur Salento et les montagnes alentours, ainsi que des balançoires.

 

2 Salento2

 

Vers midi, nous allons manger dans un petit resto. La spécialité ici c’est la truite.

 

2 Salento3

 

De retour au bivouac, Gaël et Audrey  s’aperçoivent qu’on leur a volé le gps, la Gopro et leur pc. Ils pensent avoir laissé la portière ouverte. Sale coup pour eux !

On quitte Salento direction Montenegro, on souhaite visiter une finca de café et y stationner pour la nuit. Malheureusement c’est fermé. On bivouaque donc sur le terrain d’une petite auberge, au milieu des bananiers.

 

 

Lago de Calima

Le matin, il pleut, impossible donc de visiter une plantation de café de la région.

On trace vers le lac de Calima. On fait le tour du lac avant de trouver un stationnement au bord.

 

3 lac collima

 

Les enfants sortent leurs jouets, Théo son cerf-volant et nous les filles, nos fils de macramé.

En fin de journée, des amis français arrivent avec leur camping-car. Nous les avions rencontrés en France avant le départ et espérions se retrouver durant le voyage.

 

3 lac collima1

 

Nous discutons donc tous ensemble de nos expériences puisqu’ils viennent du sud et nous du nord.

Le lendemain, nous restons tous  au bord du lac. Le bivouac est tranquille on en profite.

Les garçons réparent notre escalier qui ne remonte de nouveau plus, les filles font des bracelets et les enfants jouent ensemble à construire une cabane.

Nous passons 2 jours comme ça, il fait très beau la journée, le soir nous faisons un feu de camp.

Le dernier matin, on dit au revoir à Anne, Stéphane, Hugo et Rémy, ils remontent alors que nous descendons.

 

3 lac collima2

 

Gaël, Audrey et nous partons dans la ville de Buga, à quelques kilomètres du lac. Nous avons besoin de faire une grosse lessive. Nous déposons notre linge que nous récupérerons demain. On va faire des courses au supermarché et allons ensuite stationner sur le terrain de la police municipale.

 

4 Buga

 

Pas vraiment d’intérêt cette ville mais on est obligé d’attendre notre linge.

 

 

Popayan

Nous quittons la ville le lendemain après-midi, nous roulons plus de 3h avant d’arriver à Popayan, la ville blanche. On stationne dans une rue assez tranquille, devant la police. Pas vraiment charmant comme bivouac mais au moins nous sommes proche du centre historique.

Le matin, on part à pied donc visiter le centre. Tout est blanc !!! La cathédrale, les églises, les maisons des rues… C’est assez agréable de s’y balader.

 

7 Popayan

 

7 Popayan1

 

7 Popayan2

 

7 Popayan3

 

En début d’après-midi, nous roulons vers le parc national de Puracé, mais la route devient une longue piste qui grimpe dans la montagne. On décide de faire demi-tour avant de s’engager plus loin.

Nous retraversons Popayan pour rejoindre la panaméricaine.

On se pose sur un bas côté pour la nuit, devant un petit snack.

 

On reprend la route à 9h et traversons de splendides paysages montagneux. Les arbres sont couverts de jolies fleurs jeunes. Mais le trajet est long et toujours aussi fatiguant avec tous ces camions, il fait en plus très chaud.

 

8 entre Popayan et Ipiales

 

8 entre Popayan et Ipiales1

 

8 entre Popayan et Ipiales2

 

8 entre Popayan et Ipiales3

 

 

Pasto

A 17h, on s’arrête à Pasto, au Centro Ambiental Chimayoy. C’est un super petit parc où il y a de nombreux jeux pour les enfants, des sentiers de rando et une vue sur le volcan. Une halte vraiment agréable après la longue route.

 

8 entre Popayan et Ipiales4 

8 entre Popayan et Ipiales5

 

 

Sanctuaire de Las Lajas

 

8 entre Popayan et Ipiales6

En reprenant la panam le lendemain, nous faisons notre dernière étape dans le pays : le sanctuaire de Las Lajas, une impressionnante cathédrale construite dans un canyon.

Nous prenons juste la mythique photo car nous souhaitons quitter le pays aujourd’hui.

 

8 entre Popayan et Ipiales7

 

En effet, un important blocus se prépare dès demain, les routes du pays vont être bloquées. Ce sont les paysans qui manifestent. (ndlr : nous avons bien fait car à ce jour, le 31 août,soit 2 semaines plus tard, les voyageurs que nous connaissons sont toujours bloqués en Colombie).

 

Frontière

 

8 entre Popayan et Ipiales8

 

L’après-midi, nous voilà à la frontière. Toujours les mêmes démarches et aucun frais d’entrée et de sortie, l’assurance pour 1 mois nous coutera 7 dollars. Ca sera assez rapide si ce n’est qu’à la dernière étape, celle de l’entrée du véhicule dans les pays, un problème électrique survient, les ordinateurs ne sont donc plus accessibles. On attend 3h avant que cela ne soit résolu. Une perte de temps qui m’agace profondément.

 

16h30, nous quittons la zone frontalière, nous voilà en EQUATEUR !!!

 

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 19:12

Du 3 au 8 août 2013

 

Après avoir quitté notre ami Roby, nous arrivons 3h plus tard à Zipaquira, petit village charmant et tranquille à 48km de Bogota. Nous allons directement au supermarché pour faire le plein de courses et à notre grande surprise, nous y retrouvons Gaël et Audrey.

 

Nous partons ensemble dans le centre ville où se tient un grand marché artisanal que nous visitons.

En soirée, nous bivouaquons sur le parking d’un petit musée situé juste devant l’entrée de la cathédrale de sel.

 

4-Zipaquira.jpg

 

A 9h30, nous visitons cette fameuse cathédrale.

C’est une prodigieuse mine de sel située dans la colline du Zipa (le plus haut dignitaire indigène), à 2652 m d’altitude. Sa structure, un mélange de précision d'ingénierie et d'histoire, a été déclarée Première Merveille de Colombie le 4 février 2007.

En 1995, la nouvelle Cathédrale de Sel a été inaugurée, en raison de l'instabilité de la première mine. Cette nouvelle édification se trouve à 180 m sous terre. Pour la construire, 250 000 tonnes de roches de sel ont été extraites. Cette mine est la plus importante réserve de roche de sel dans le monde.

 

4 Zipaquira1

 

L'histoire de l'exploitation de cette mine remonte au temps précolombien, traverse les colonies et les républiques pour se poursuivre encore aujourd'hui. Ce sont les anciens indigènes Muiscas qui ont les premiers bénéficiés de cet énorme gisement de sel pour devenir une des plus prospères sociétés préhispaniques de leur temps.

Cette accumulation de sel en pleine cordillère colombienne orientale s'est formée il y a 70 millions d'années alors qu'une mer intérieure qui recouvrait toute la région existait encore. Quand la cordillère orientale s'est formée, cette mer s'est asséchée pour laisser un énorme dépôt de sel qui a été recouvert par de la terre et de la boue, et s'est solidifié jusqu'à se transformer en roches de sel.

En entrant dans la Cathédrale une odeur minérale nous enveloppe et l'obscurité s'empare de tout. Puis un jeu de lumière révèle la roche taillée et les tunnels qui abritent les stations du chemin de croix. Ils débouchent sur trois nefs : celle de la naissance et du baptême, celle de la vie et de la mort, et celle de la résurrection, chacune avec son autel. Nous sommes impressionnés car la cathédrale est en fait gigantesque.

 

4 Zipaquira2

 

Chacune des nefs expose des sculptures magnifiquement taillées par des mineurs et des sculpteurs parmi lesquelles la Piété se distingue en révélant un visage aux traits indigènes marqués, en honneur aux Muiscas qui ont les premiers profité des fruits du sel. Il est également possible d’observer l’Ange Gardien taillé en 1950 par le sculpteur italien Ludovico Consorte ainsi que l’imposante croix de l’Antéglise.

 

4 Zipaquira3

 

Le miroir d’eau est une des autres grandes curiosités, auparavant utilisé comme saumure (lieu de saturation du sel), ses alentours sont illuminés pour se refléter dans l’eau immobile et créer un saisissant effet d’optique qui donne l’impression de nager dans un vide souterrain.

Notre visite se termine par un show son et lumière au plafond d’une des salles. Il est 11h quand nous sortons de la mine.

 

4 Zipaquira4

 

Nous retournons tous au camping-car pour manger avant d’aller se balader un peu dans les rues du centre.

 

Zipaquira a été déclarée « Ville de blancs » par les Espagnols, par décret du vice royaume et c'est plus tard le sel qui a permis de financer les campagnes libératrices de Nariño et de Bolivar qui ont conduit à l'indépendance de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou et du Venezuela il y a 200 ans. La ville conserve de nombreuses constructions du temps des colonies et une place principale (la plaza mayor ou des comuneros), protégées par la mairie. L'architecture est rehaussée par ses balcons, ses fenêtres en prie-Dieu et ses larges murs.

 

4 Zipaquira5

 

Nous commençons par admirer l’église sur la place principale, l’intérieur est majestueux tout fait de belles pierres.

 

4 Zipaquira7

 

En faisant un peu de shopping, nous trouvons enfin des chaussures de marche pour les enfants à des prix très corrects et une veste d’hivers pour Pierre.

 

 

De retour au bivouac, nous sommes abordés par 2 familles colombiennes. Ils sont très intéressés par notre voyage, curieux de voir l’intérieur des 2 camping-cars. Ils nous proposent de nous emmenés boire un verre puis d'aller se balader dans un grand centre commercial. Nous partons donc tous dans les pick-up de nos hôtes. On fait le tour des galeries marchandes, ils offrent des glaces aux enfants…

 

4 Zipaquira8

 

Nous allons ensuite dans une sorte de grande salle de jeux, ils offrent à nouveau plusieurs attractions aux enfants (auto-tamponneuses, toboggans,... Nous sommes un peu mal à l’aise de temps de générosité.

 

4 Zipaquira9

 

4 Zipaquira10

 

  Mais ça n’est pas tout, en quittant le centre commercial, ils nous amènent au restaurant, nous nous régalons de poulet, frittes et riz. Ils refusent au final que nous payons la note.  

Ils nous ramènent au camping-car, on se donne rendez-vous demain pour aller visiter leur finca.

 

La nuit qui s’écoule ne se passe pas bien pour Vatea qui est malade, une sorte de gastro avec des vomissements toutes les heures.

 

Au réveil, Hernando, sa femme Diana et leur fille viennent nous chercher pour aller visiter leur plantation de pommes de terre. Etant épuisés par cette nuit mouvementée, nous restons au camping-car. Théo les accompagne avec Gaël, Audrey et Jules.

 

4 Zipaquira11

 

Vers 11h, c’est Wilfried, sa femme Mirta et leur fils qui arrivent. Ils insistent pour qu’on les accompagne en ville. On va boire un délicieux café colombien et Wilfried nous offre un coffret des meilleurs cafés du pays. On passe 1h à la banque avec eux, ils doivent réglés quelques affaires. Je suis très fatiguée et Vatea n’est toujours pas bien.

 

A midi, ils nous invitent à nouveau dans un très beau resto. L’autre famille nous y rejoint avec Gaël, Audrey, Jules et Théo. On va ensuite dans un petit garage où Gaël doit faire une réparation.

Nous repartons de notre côté à pied vers Mauro pour nous reposer. Mais le répit sera court puisque Wilfried vient nous chercher pour aller visiter sa finca. Il possède des vaches laitières et des chevaux.

Je n’ai pas très envie, n’étant pas en forme, mais nous sentons bien que nous n’avons pas le choix.

 

On part donc avec leur voiture à quelques km de là. L’endroit est très beau. Wilfried nous fait faire un tour sur son cheval, puis nous explique la race française et américaine de ses vaches.

 

4 Zipaquira12

 

4 Zipaquira13

 

4 Zipaquira14

 

Il est 19h lorsqu’il nous ramène au camping-car. Nous avons décliné leur invitation au resto, trop fatigués ! Gaël et Audrey bivouaquent dans le garage, le portail étant fermé, nous ne pourrons pas les voir.

 

Le lendemain matin, Diana vient nous voir pour nous dire que Gaël et Audrey ne sont pas dans leur camping-car, elle semble inquiète. On va voir et on trouve un mot expliquant qu’ils sont partis en bus à Bogota pour aller acheter une pièce mécanique.

 

Nous allons ensuite chez le coiffeur avec Vatea et faisons une petite balade dans les rues du centre. Au retour, la responsable du musée nous signale que nous ne pouvons plus rester stationner là. Nous migrons devant le garage du mécano et attendons là le retour de nos amis français.

N’ayant pas eu de connexions depuis un petit moment, on se rend au cybercafé du coin pour donner des nouvelles à la famille et voir si nous avons reçus des mails importants, notamment de Gaël et Audrey.

Ils arrivent en milieu d’après-midi, ça a été compliqué pour eux de trouver les pièces.

 

Une nouvelle nuit misérable passe pour Théo et moi. A notre tour d’être super malades.

Du coup, le lendemain, je passe la journée tranquille dans Mauro garé dans le parking du mécano, pendant qu’ils réparent le camping-car de Gaël et Audrey. Diane et Hernando viennent nous rendre une visite amicale et nous offrir des fruits.

 

Nous dormons une dernière nuit à Zipaquira. Au matin, tout le monde se sent mieux, on part faire des courses au supermarché avant de dire au revoir à nos amis colombiens. Nous recevons encore des cadeaux : une grande couverture polaire, un paquet de café et de biscuits.

 

Cette rencontre restera extraordinaire et nous sommes d’accord pour décerné la médaille de la gentillesse et de la générosité aux colombiens.

 

2-Am-sud-nord 0048

 

Nous nous mettons maintenant en route pour la capitale, Bogota !!! Houla lala !!!....

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 23:06

Du 27 juillet au 3 août 2013

 

Nous avons quitté Cartagène après avoir rangé nos camping-cars et roulons vers l’Est.

A 16h, nous arrivons au volcan Totumo, c’est un petit dôme crachant une boue argileuse dans laquelle il est bon de se tremper.

 

2 Volcan Totumo

 

La première impression est surprenante, on flotte et il est même difficile d’avancer. Nous voilà donc tous les 8 (avec Roby, Gaël, Audrey et Jules) à faire trempette dans la boue. Un bon moment de détente et de rigolade. On essaiera même de faire la course d’un bout à l’autre de la cuvette.

Nous restons une bonne heure et demie. La sortie est tout aussi folklorique puisque nos maillots glissent sous la texture de l’argile.

 

2 Volcan Totumo1

 

2-Am-sud-nord 0102

 

Il fait nuit quand on part se rincer dans le lac situé en contrebas. La douche dans le camping-car sera plus que nécessaire, on a de la boue jusque dans les oreilles.

On passe tous la nuit sur le parking, seuls et au calme.

 

2 Volcan Totumo2

 

Le lendemain, on quitte Gaël et Audrey qui partent réparer leurs amortisseurs dans un garage repéré sur la route, on se retrouvera plus loin.

 

3 La route 45

 

Avec Roby, nous nous rendons sur la côte caraïbe, à Santa Marta. Nous voulons voir le parc national de Tayrona. Nous savons qu’il y a plusieurs entrées, nous sommes un peu perdus avec le GPS qui nous fait faire n’importe quoi. Nous entrons par Bahia Concha, l’entrée du parc se trouve au bout de 5km de mauvaise piste. Nous payons 15000 pesos pour entrer et stationnons sur le parking, le camping étant similaire et cher (30000pesos).

 

3 La route 451

 

Nous allons nous baigner car il fait chaud, mais nous sommes déçus par la baie qui n’est pas exceptionnelle. Trop tard pour bouger, nous restons là pour la nuit. Roby sortira le barbecue pour faire des hamburgers maison.

Nous comprenons que l’entrée intéressante du parc se trouve à l’opposé du parc, 2h de route plus loin. Le prix y est aussi presque 10x plus élevé.

On capitule, on ne visitera pas Tayrona et le lendemain nous commençons notre route vers le sud du pays.

Nous ferons 3 jours de route intensive traversant montagnes et petits villages, stationnant sur les aires des stations services Terpel pour la nuit.

 

3 La route 452

 

C’est long et fatiguant, il y a beaucoup de poids lourds et parfois nous roulons au pas d’homme.

 

3 La route 453

 

 

Le 3ème soir, nous arrivons à Villeta, nous trouvons un parking sympa à côté d’un restaurant « nustra molienda ». Il y a une aire de jeu pour les enfants, un grand terrain de paintball, un mur d’escalade et du wifi.

L’équipe nous accueille avec beaucoup de sympathie, nous offrant la boisson locale, la panela, faite à base d’eau, de jus de citron vert et de sucre de canne.

 

3 La route 454

 

Nous faisons connaissance avec le patron et sa femme, ils sont très intéressés par notre voyage car ils projettent de faire de même dans le nord du continent.

Les gens sont tellement généreux, accueillants, l’endroit est sympa, nous décidons de rester là pour la journée, histoire de se reposer aussi un peu de la longue route que nous venons de faire.

De plus, nous avons pu avoir des nouvelles par mail et skype de Audrey et Gaël qui ne sont pas loin derrière, ça leur permettra de nous rattraper.

 

3 La route 457

 

La journée se passe donc tranquillement, on fait de l’internet, on sort les vélos pour les enfants, on bricole, j’en profite pour  écrire sur le camping-car les pays que nous avons traversés.

 

Le bivouac est tranquille. Le lendemain, nous pensons partir quand le patron vient nous voir pour nous inviter dans son resto. Le menu est super copieux : soupe en entrée, demi poulet, riz et banane plantain pour le plat. On est tellement repu que nous ne sommes plus trop motivés à bouger. On discute donc avec nos nouveau amis toute l’après-midi, toute leur famille profitant de visiter le camping-car.

 

3 La route 455

 

Le soir, à la fin de leur service, ils viennent nous dire aurevoir, les adieux sont émouvants car ils font tous une prière à voix haute en se tenant la main pour que notre voyage se passe bien. J’en ai les larmes aux yeux, on est tous très émus.

 

3 La route 456

 

Le matin, Roby décide de partir vers la frontière, il doit être au Chili en septembre, la route est donc longue pour lui. On le reverra là-bas d’ici quelques mois.

Nous partons en direction de Zipaquira, où l’on s’est donné rendez-vous avec Audrey et Gaël…

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 23:15

Du 22 au 27 juillet 2013

 

La Colombie jouit d’une réputation peu enviable, détenant le record de production mondiale de cocaïne, avec, en corollaire, une violence et une instabilité chroniques. Mais il serait injuste de la résumer à cette image. C’est aussi ici que la légende de l’Eldorado a pris racine, l’attrait des richesses inépuisables captivant l’imagination des conquistadors.

 

4ème pays d’Amérique du sud par sa superficie, la Colombie bénéficie d’un accès aux océans pacifique et atlantique. Au sud se déploient les profondeurs de la jungle amazonienne. 3 cordillères traversent le pays. Au nord, la sierra nevada de Santa Marta, la plus haute chaîne côtière du monde, dresse ses crêtes en bordure d’océan.

 

Nous entrons donc en Colombie par le port de Cartagène.

 

Nous avons quitté notre bateau et après avoir récupérer nos passeports au service d’immigration et pris connaissance avec Manfred, notre transitaire pour les démarches de récupération du camping-car, nous partons en taxi en direction du centre ville pour nous trouver un hôtel. Nous sommes avec Roby, Audrey, Gaël et Jules.

 

Cliquez ici pour les informations sur le passage de Panama en Colombie.

 

Malgré que nous ayons plusieurs adresses, les hôtels sont soit trop chers, soit complets. Avec Audrey, nous partons à pied à la recherche donc d’un logement digne et économique, il nous faut 3 chambres puisque Roby est là aussi.

Nous dénichons enfin un petit hôtel sympa dans le centre, quartier populaire de Getsemani, ça semble assez neuf, propre, les chambres sont spacieuses, il y a du wifi, la clim (là c’est obligatoire vu la chaleur ambiante) et même une grande terrasse sur le toit où l’on peut disposer de la cuisine extérieure, tout ça pour 35€ (négocié), le pied !

 

1 Cartagène

 

Nous partons tous ensuite au resto, une petite pizzeria tenu par un italien de Rome, délicieuses !

A 14h, nous avons rendez-vous avec Manfred dans un supermarché où il y a une cafèt.

Pour les démarches, seuls les propriétaires des véhicules doivent être présents. Les hommes restent donc à l’hôtel avec les enfants, ce qui est nettement plus simple.

Roby, Audrey et moi apprenons que le cargo n’arrivera à priori que le 24, avec donc 5 jours de retard. Pour l’instant nous n’avons rien à faire qu’attendre.

 

Avant de rentrer, nous faisons quelques courses au supermarché, il y a pas mal de produits « géant casino » en bio en plus.

Manfred nous raccompagne à l’hôtel en fin de journée, nous allons tous ensemble manger en ville dans une comidores (cantine), puis marcher dans le centre historique.

 

 

Cartagène est vraiment une ville agréable, vivante, lumineuse et chaleureuse. Elle est aussi belle que romantique. Postée sur la côte caraïbe, saturée de chaleur, de musique et de rêves fébriles, cette cité fortifiée est un authentique musée à ciel ouvert, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Il suffit d’arpenter ses rues pour voir resurgir tout un monde de pirates sanguinaires, de galions chargés d’or et de duels sous les palmiers. Principal port colonial de la côte caraïbe, cartagène est une cible idéale pour les pirates. Au 16ème siècle, les Espagnols décident alors d’édifier des fortifications . Il faudra plusieurs décennies pour achever le plus formidable ensemble de remparts et de bastions des 2 Amériques.

 

1 Cartagène1

 

La puerta del reloj (porte de l’horloge) reliait par un pont levis la cité fortifiée au quartier plus polpulaire et pauvre de Getsemani. La vieille ville compte des dizaines de demeures coloniales, d’édifices et de monuments passionnants.

Lorsque nous arrivons sur cette place, nous avons la surprise d’assister à un feu d’artifices.

Pour la suite de notre balade, la ville est toujours très animée et chaleureuse.

 

  1 Cartagène2

 

1 Cartagène3

 

1 Cartagène4

 

1 Cartagène5

 

2ème  jour, nous retournons dans le centre historique, histoire d’y sentir l’ambiance de jour. C’est un peu moins charmant que la nuit. Nous mangeons en ville à midi et retournons voir Manfred à 14h.

Il nous explique la paperasse, les taxes à payer, une à la compagnie Naves (presque 100$), l’autre au port pour les frais de débarquement et stationnement… (200$), quel business, on est dégoutés !!!

Nous devrons nous rendre au port (ça sera nos hommes) avec un pantalon et des chaussures fermées et une attestation  prouvant que nous avons bien une assurance santé-rapatriement.

Ca tombe super bien, nous n’avons rien de tout ça sur nous, tout étant dans le camping-car.

Il faudra que nous achetions des chaussures, Pierre mettra mon pantalon survêt et Gaël un jeans à Roby. Jacqui, la maman de Pierre s’occupe de contacter l’assurance pour qu’elle nous envoit au plus vite une attestation par email.

Nous refaisons des courses pour cuisiner sur la terrasse de l’hôtel, bien que les restos soit très bon marché ici (3 ou 4 € le menu du jour), ils proposent toujours le même genre de plat et les enfants font toujours un gros gaspillage.

Le soir, ça sera donc repas sur la terrasse tous les 8, Roby ouvrira une bonne bouteille de vin.

 

1 Cartagène6 

1 Cartagène7

 

1 Cartagène8

 

1 Cartagène9

 

3ème jour, nous restons au frais à l’hôtel pratiquement toute la journée, dehors il fait étouffant. Les enfants jouent dans le couloir ou sur la terrasse. Nous, on mettra un peu le site à jour.

Nos amis allemands sont arrivés aussi hier, ils ont débarqué de leur voilier 1 jour après nous. Nous sommes donc maintenant 4 véhicules. Cela justifiera le prix que Manfred nous fait, à savoir 100$ par camping-car au lieu de 150$.

 

1 Cartagène10 

1 Cartagène11

 

1 Cartagène12

 

 

4ème jour, le cargo est arrivé. Nous pouvons commencer les papiers, payer, obtenir le bill of loadding et préparer l’inspection de demain avant de récupérer notre Mauro.

Il n’y a pas spécialement beaucoup de choses à faire, mais il faut se rendre à différents endroits et l’attente est souvent longue.

Le soir, nous retrouvons les allemands, Michaëla et Felix pour prendre un verre sur la place au bout de notre rue. Il y a des petits vendeurs de brochettes, hamburgers et autres nourriture locale délicieuse.

 

1 Cartagène13

 

On boit tous quelques bières, un Colombien arrive pour nous faire goûter son alcool. On discute et sympathisons avec lui.

Nous rentrons ensuite à l’hôtel, la nuit sera courte puisque demain nous devons être avec Manfred dès 6h30 pour l’inspection des véhicules au port. Nous avons récupéré les clés de Felix, il ira pour nous tous à l’agence pour assurer les camping-cars. C’est quand même cool d’être à plusieurs !!!

 

 

5ème jour, 6h30, on attend Manfred. On se rend au port où se trouvent les camping-cars. On apprend que l’inspection à été faite (visiblement sans nous et donc l’intérieur n’a pas été vérifié). Nous sommes tout de même bloqués au port car il y a des créneaux horaires pour en sortir.

Nous allons ensuite dans un bâtiment afin de récupérer le papier qui valide l’inspection, encore une attente interminable. On y est rejoint par Felix et Michaëla.

Après cela, nous rentrons à l’hôtel, nous irons manger un bout rapide au resto avant que nos hommes ne repartent vers 14h au port avec Manfred récupérer les véhicules.

Je resterai avec Audrey et les enfants à l’hôtel, nous avons rendu la chambre mais nous pouvons disposer de la réception. Il y a 2 grands canapés, le wifi et la télé. Nous pensions que cela serait rapide mais ça n’est qu’à 19h que nous avons des nouvelles. Ils sont sortis du port mais le camping-car de Gaël et Audrey a un problème et cela a retardé la procédure. Leur pare-choc arrière a été arraché. Ils ont essayé de faire intervenir l’assurance, mais ça risque de ne pas fonctionner.

Le camping-car de Roby, celui des allemands et le nôtre en revanche n’ont rien.

Nous les rejoignons donc en taxi vers 19h30 devant le domicile de Manfred, c’est un petit parking près d’une église, assez tranquille.

 

1 Cartagène14

 

On est content de retrouver notre camion, on range le porte-vélo que nous avions démonté, on refixe les vélos avant d’aller manger un morceau au resto en face. Nous faisons rapidement quelques courses dans un petit supermarché puis rentrons nous coucher dans notre bon vieux Mauro, ça fait du bien de retrouver un bon lit…

 

 

6ème jour, nous passons la matinée à terminer de ranger, vider la valise, passer le balais et nettoyer surtout le frigo qui n’avait pas refroidit( normal nous avions éteint l’arrivée du gaz), résultat des petits vers gambadent à l’intérieur (humm charmant !).

Gaël, lui, répare son pare-choc.

 

A 11h, nous quittons Cartagène, direction le volcan Totumo… L’aventure reprend, nous sommes toujours tout les 8 !!!

 

 

 

 

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 04:01

Du 18 au 22 juillet 2013

 


Cliquez ici pour le détail des démarches à faire pour le passage du camping-car en cargo.

 

Après 2h de 4x4 qui nous conduit dans la montagne des indiens kuna, depuis Panama City nous arrivons enfin au petit village de Carti. Les femmes kuna sont habillées en tenue traditionnelle, bracelet très large autour des mollets et nez percé.

 

11 SAN BLAS

 

11 SAN BLAS1

                                                                      photo de femmes kuna prise sur internet 

 

Le voilier nous attend, « L’Indépendance » est un gros bateau bleu qui peut accueillir 25 passagers en plus de son équipage composé de 5 personnes : Michel capitaine, Majo sa compagne, Joe son bras droit, Carlita et Calou les 2 jeunes cuisinières.

 

Nous prenons une lancha qui nous permet d’embarquer à bord. Rapidement Michel nous met à l’aise, le bateau sera notre maison pendant 5 jours, on peut y faire tout ce qu’on veut. On sent tout de suite qu’il a l’habitude d’accueillir des jeunes venus faire la fête et boire toute la nuit.

Ca ne manque pas, très vite, on voit arriver d’autres lanchas avec une bande de jeunes australiens, américains, …

 

Au premier abord, nous serons tous un peu déçus, le bateau est immense mais son état est un peu ancien, il y a du bazarre partout. Les cabines sont minuscules (et encore on a du avoir une des plus correcte). Les jeunes prennent vite possession du bateau, pied sur la table, bières et alcool fort à gogo. On se sent un peu « as been » au milieu.

 

En fin de matinée, le voilier commence sa route vers les îles.

Nous allons durant 3 jours sillonner autour des San Blas, c’est un archipel composé de 365 îles et îlots recouverts de cocotiers, sable blanc avec une mer turquoise autour. Il a du récif à certain endroit, parfait pour faire du snorkeling. Le bateau de Michel permet de descendre par une passerelle et d’aller nager au grès de nos envies. Il a aussi un kayac qu’il proposera aux enfants.

 

Etant les seules familles (nous sommes avec Gaël, Audrey et leur petit Jules de 2 ans, aussi Roby notre québecquois), nous serons très vite les chouchous du bateau. Michel prendra grand soin à vérifier régulièrement que tout va bien pour nous et les enfants surtout.

 

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Nous passerons donc la première journée à lézarder sur le pont, allongés sur les matelas, puis à barboter dans la mer, masque et tuba pour voir le fond marin qui est assez profond, on part à la nage découvrir les îlots. Roby nous fera des démonstrations de plongeons depuis le pont du bateau.

 

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Côté cuisine, on est gâté, demi-langouste par personne. Les repas sont assez copieux. Il faut cependant prévoir les boissons et collations avant l’embarquement et donc faire nos propres provisions.  

 

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Le premier soir, l’équipage organise un feu de camp sur une plage, au retour la bande de jeunes transformera le voilier en une discothèque flottante, musique à fond et alcool partout. Dur dur pour nous de trouver le sommeil, il fait étouffant dans les cabines, heureusement on ne navigue pas la nuit durant les 3 premiers jours, pas de mal de mer pour l’instant.

 

11 SAN BLAS4

 

Au réveil, nous serons un peu choqué de voir dans quel état se trouve le bateau, mais visiblement ça ne dérange en rien Michel qui doit avoir l’habitude et trouve cela même normal.

 

2ème jour, on se déplace vers d’autres îles, C'est Théo qui sera à la barre avec Michel.

Toujours un décor paradisiaque. On part nager, masque et tuba, les enfants descendent le kayac. On bronze sur le pont, on se laisse vivre, on a l’impression d’être dans un film.  

 

11 SAN BLAS10 

 

11 SAN BLAS11

 

Le soir, on part en lancha sur une petite île où il y a un petit bar-resto. C’est magnifique, nous sommes seuls au milieu de la mer des caraïbes dans un décor de rêve. Les jeunes se mettent à faire une partie de volley. Théo prendra la pose avec une estrella de mar et nos 2 vedettes Carlita et Calou, nos 2 charmantes cuisinières. Au menu pour nous : poisson grillé, riz au lait de coco et petits légumes.

 

11 SAN BLAS8

 

De retour sur le bateau, nous décidons d’en profiter cette fois, après tout, les enfants sont tranquilles dans les cabines et pas besoin de prendre le volant après la fiesta. Nous nous lâchons donc tout les 5, à coup de bière et de rhum. On retrouvera pour quelques heures une seconde jeunesse.

 

11 SAN BLAS9

 

3ème jour, changement d’îles, toujours aussi paradisiaque, on part en kayac pour explorer une des petites îles. Ce sera pour nous une des plus jolies, elle est habitée par une famille kuna qui vend des bijoux et des tissus. On passera beaucoup de temps à faire du snorkeling autour. On trouvera de très beaux coquillages.

 

11 SAN BLAS12

 

11 SAN BLAS13

 

11 SAN BLAS14

 

Le bateau reste là, au milieu des îles, chacun vaquant à ses occupations, lecture pour les uns, sieste pour d’autres, bronzette, nage… De temps en temps, une pirogue passe, ce sont souvent des pêcheurs kuna ou des femmes kuna venus vendre leur artisanat (bracelets, bijoux,tissus,…), du poisson et même une tortue.

 

11 SAN BLAS15

 

11 SAN BLAS16

                                                                                       Michel, notre capitaine                  Carlita en haut et Calou en bas

 

Le soir venu, c’est le début de 30 heures de navigation  pour rejoindre Cartagène en Colombie, nous quittons donc les San Blas et partons en pleine mer.

Michel, le capitaine nous averti de rester tranquille et d’éviter l’alcool. Il nous dit que nous pouvons dormir sur le pont où n’importe où sur le bateau. Il fera aussi la distribution de médicaments contre le mal de mer (dramamine).

 

Après le repas du soir, des spaghettis bolognaise, nous irons à tour de rôle vomir par-dessus bord (non, on a pas de phtos!). Tout le monde y passe, même les enfants. Impossible de descendre dans la cale où il y a les cabines pour nous coucher. On passera la nuit dehors allongés sur des matelas. Rien que de descendre dans la cale pour faire pipi est un calvaire.

 

On dormira donc très peu, nous passerons la journée du lendemain dans le même état, la plupart du temps tous allongés sur le sol du pont. La houle est forte à certains moments.

Difficile pour certains d’entre nous de manger, pour d’autres ça les soulage.  

 

11 SAN BLAS18

                      tous malades 

 

Nous irons tout de même à l’avant du bateau pour aller admirer les dauphins jouer avec nous, ils suivent le bateau durant de longues minutes. Il faut s’accrocher au passage de certaines vagues, à l’avant c’est un vrai trampoline.

 

11 SAN BLAS17

   

Pour la dernière nuit, nous dormirons dans la cuisine, sur les banquettes que nous a conseillées Michel pour nous et les enfants. Une bonne place à l’abri du vent.

 

A minuit, nous arrivons au port de Cartagena, en Colombie, le spectacle est magnifique, les lumières de la ville, du port et les grands immeubles. Nous sommes lessivés et contents d’être enfin au mouillage.

 

11 SAN BLAS19

 

A 9h, nous faisons tous la photo de groupe sur le pont inférieur avant de débarquer.

Joe nous amène à tour de rôle avec l’annexe. Nous avons tous rendez-vous au service d’immigration pour faire tamponner nos passeports que Michel a gardé depuis le 1er jour.

 

Malgré les 30h heures de mal de mer, nous avons adoré cette expérience. Le décor des San Blas est incroyable, il faut y être pour s’en rendre compte, les photos ne traduisent pas la beauté réelle des lieux. Ca serait à refaire, nous repartirions tous, même à bord de notre discothèque flottante au milieu des jeunes en délire.

 

11 SAN BLAS20 

  Nous voici donc maintenant en Colombie!!!

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 04:20

Du 6 au 18 juillet 2013

 

Cliquez ici pour le détail des démarches à faire pour le passage du camping-car en cargo.

 

Dernière marche de l’Amérique centrale vers le continent sud américain, le pays s’étire sur 650km de long, se rétrécissant à 50km de large entre l’Atlantique et le Pacifique à la hauteur du canal. Le panama s’est épanoui grâce à cette position stratégique, au carrefour de toutes les routes commerciales, il est à la tête de la plus importante flotte marchande du monde.

 

map-panama.png 

 

 

Prologue :

 

L’arrivée dans ce pays est pour nous une étape importante. C’est la fin de la première partie de notre voyage. C’est aussi l’étape des grosses démarches à faire pour passer en Amérique du sud.

Nous nous sommes longtemps posé la question de savoir si notre périple s’arrêterait là ou pas, en effet, il n’y a aucune route qui relie le Panama à la Colombie, ce qui implique de prendre un cargo pour faire traverser Mauro, et c’est très couteux ! Sans compter que les démarches sont longues et compliquées, cela génère du stress.

Prendre une telle décision  au vue de la somme engagée veut dire aussi que nous continuons jusqu’au bout, et donc environ 1 année de plus.

Nous pensions au départ faire ce voyage en 18 mois. Nous avons profité à fond de chaque pays et nous avons par conséquent passé plus de temps que prévu au départ. Il n’était pas question de bâcler le reste du continent.

C’est donc décidé, nous sommes à la moitié et nous continuons cette aventure, plus motivés que jamais !!!

 

Passage de la douane :

 

Très simple, démarches effectuées en 1h.

La sortie des personnes et du véhicule se fait avant le pont, il n’y a rien à payer.

Après le pont, en haut des escaliers, il faut d’abord faire tamponner les passeports pour l’entrée des personnes, aucun frais. Ensuite passer à l’assurance en bas de la rue pour le camping-car, 15$ pour 1 mois. Avec l’attestation d’assurance, retourner faire l’entrée du véhicule.

Nous sommes avec « http://www.lapierreroule.fr/ », nos amis Audrey et Gaël et leur fils Jules. Nous resterons ensemble afin de passer du Panama en Colombie à 2 familles.

 

  1 bocas del toro

 

 

Bocas de Torro :

 

Après le passage de frontière, nous roulons vers Changuinola où nous nous ravitaillons au supermarché et remplissons nos bouteilles de gaz. Nous roulons ensuite dans la montagne. Le paysage est magnifique. Nous arrivons en fin de journée au Bosque Protector de Palo Seco. Il y a un petit chemin goudronné qui mène à une station radio. C’est notre ami Marc qui nous avait indiqué ce bivouac tranquille. Nous passons donc tous une nuit au calme et dans la fraîcheur de l’altitude.

 

1 bocas del toro1 

1 bocas del toro2

 

1 bocas del toro3

 

 

 

Boquete :

 

C’est un gros village de montagne niché dans la vallée du Rio Caldera, beaucoup de voyageurs s’arrêtent ici car les balades peuvent être multiples dans la montagne environnante, au milieu des plantations de café et le long du rio.

La bibliothèque municipale nous permettra de faire un peu d’internet et de commencer à se renseigner pour notre futur passage en Colombie.

 

L’après-midi, nous flânons dans le centre ville. On y achètera des bracelets en macramé, j’ai besoin d’exemples pour apprendre d’autres tissages et me perfectionner dans ce nouveau passe-temps.

Le soir, nous bivouaquons près d’un site d’escalade en bordure de rivière, c’est un mur assez incroyable par son apparence dentelée.

 

2 Boquete 

3 boquete

 

Au 2ème jour, nous partons vers le parc national du volcan Barù, à une dizaine de km de Boquete, ce parc abrite le seul volcan du pays, endormi, il compte tout de même 6 cratères, c’est aussi le point culminant du Panama (3475m). La route pour s’y rendre est fabuleuse, on passe le long du rio, avec ses petits ponts suspendus, les gros galets et la végétation luxuriante.  Le parc est immense et nous nous y baladons dans l’espoir d’apercevoir le quetzal resplendissant, c’est ici son domaine.

 

3 boquete1

 

3 boquete2

 

3 boquete3

 

2 Boquete1 

2 Boquete2

 

 

Notre bivouaquons ensuite à l’entrée du parc, devant le poste de garde, il y a de l’eau et une table de pique-nique. Gaël en profite pour laver son cc.  

 

2 Boquete3

 

Nous sommes seuls, entourés de montagne et il fait frais. On a même ressorti les vestes et les chaussettes (ça faisait des mois !).

 

Le lendemain, un dernier passage à la bibliothèque pour voir où en sont les réponses à nos questions sur le cargo, les réservations, l’inscription au CNED…

Nous y retrouvons les australiens, John et Elisabeth.

Nous partons ensuite et roulons une grosse partie de la journée, nous dormons devant le camping (fermé) de Santa Clara.

Le lendemain, on reprend tous la route, on s’arrête au centre commercial pour faire de grosses courses et changer une des batteries de la cellule qui ne tenait plus la charge depuis quelques temps.

     

 

Punta chame :

 

Nous arrivons à Punta Chame dans l’après-midi, il fait très chaud et nous sommes contents de pouvoir nous baigner. Le soir : apéro et repas bien arrosé ! Je confirme que je ne tiens toujours pas le rhum !

 

3 Punta Chame 

 

 

Panama City :

 

Nous nous posons près du parking du Balboa Yacht Club où nous passerons 2 nuits, endroit connu des voyageurs pour commencer les démarches du cargo, on y a une vue surperbe sur le pont des Amériques.

 

4 Panama city

 

On y fait la connaissance d’un jeune couple allemand, Michaëla et Félix qui passent aussi en Colombie en même temps que nous.  

Durant les démarches, nous rencontrons Roby, un voyageur québecquois et solitaire. Il a le même camping-car que nos amis les dudu et les buguet, ça nous fait sacrément bizarre, surtout qu’il est seul. Enfin, ça rappelle des souvenirs…

Nous sommes donc 4 véhicules à passer en même temps, c’est assez encouragent et motivant.

Ces 2 jours passés à courir à droite à gauche ne nous ont pas permis de visiter la ville, nous sommes stressés par le passage et avons hâte que cela se termine.

 

Le 3ème jour, après avoir fini ce qu’il y avait à faire sur Panama City, nous partons visiter les écluses de Miraflores avant de nous rendre vers Colon pour la suite des démarches.

 

4 Panama city1 

 

 

Le canal et les écluses :

 

Un peu d’histoire : en 1880 c’est un français, Ferdinand Lesseps, qui entreprend les travaux de minage pour la construction du canal. Mais les glissements de terrain, les difficultés financières et la malaria qui terrasse des milliers d’ouvriers obligent à l’arrêt au km 28.

Ce sont ensuite les américains qui reprennent les travaux. Ils abandonnent le projet du canal au niveau de la mer et le redessinent muni d’écluses pour permettre au bateaux de franchir les variations de niveaux, plus besoin de minage. Chaque écluse est conçue avec un compartiment double pour permettre le trafic dans les 2 sens.  Le canal est inauguré en 1914, un véritable exploit, le canal relit l’Atlantique au Pacifique sur 80km et réduit à 9h les interminables semaines de navigation via le cap Horn. Aujourd’hui des travaux sont entreprit pour élargir davantage le canal qui accueille de plus en plus de gros navires.

 

4 Panama city2

 

4 Panama city3

 

4 Panama city4

 

Aux écluses de Miraflores, nous avons donc eu l’occasion de voir le passage de gros bateaux, il y a un musée très bien conçu, une salle de cinéma avec film explicatif 3D et un mirador pour observer les bateaux.

 

 

Shelter Bay :

 

En fin de journée, nous roulons vers Colon et passons les écluses de Gatun où nous devons attendre le passage de gros cargos.

 

5 Colon et Shelter Bay

 

Colon étant une ville peu recommandable, nous allons à une trentaine de km à l’ouest dans la marina de Shelter Bay pour un bivouac beaucoup plus calme et sécuritaire. On y retrouvera les allemands, viendront ensuite nous rejoindre les australiens, puis Roby, 5 camping-cars en tout. Nous y passerons 4 nuits avant d’embarquer nos camping-cars sur le cargo.

 

5 Colon et Shelter Bay1 

5 Colon et Shelter Bay3

 

Le lendemain de notre arrivée sur Shelter Bay, nous partons à Portobello, c’est là que se trouve les départ pour les voiliers qui se rendent à Cartagena en passant par les San Blas.

Nous avons tous choisi cette option pour passer en Colombie. Le prix du voilier en comparaison avec celui des billets d’avion et des nuits d’hôtel n’est pas plus conséquent. C’est pour nous une belle expérience, pas besoin de cuisiner et visite des îles paradisiaques en prime ! Bon, il parait qu’on souffre tous du mal de mer, nous verrons bien !

 

Nous allons donc au bar de Captain Jack, c’est lui qui fait transitaire avec les différents voiliers en partance. Sur le site internet (voir toutes les infos ci-dessous), nous n’avons pas trouvé beaucoup de possibilités et espérons avoir de lui plus de renseignements. C’est effectivement rassurant d’avoir son avis professionnel, mais a posteriori le site suffit amplement et permet une réservation similaire sans se déplacer jusqu’à Portbello, même si le village est très beau et la mer turquoise.

 

Sous les conseils de Jack, nous réservons donc sur « l’Indépendance », c’est le plus gros voilier effectuant ce trajet. Il dit qu’avec des enfants c’est mieux vu l’espace sur le bateau et le fait que sa taille limitera le mal de mer. Nous sommes d’accord même si nous aurions aimé un voilier plus intime où nous aurions été entre nous. Notre départ est prévu le 18 juillet au port de Carti. Cela coïncide bien avec le dépôt du cc le 17 à Colon, mais Carti étant un petit port assez éloigné et non accessible par la côte, il faut se rendre à Panama City et louer les services d’un taxi 4x4 pour nous y amener. La procédure est courante, Jack nous dit de réserver via l’hôtel.

 

De retour à Shelter Bay, le lendemain on s’arrête à Colon pour faire quelques courses, acheter la plaque en bois pour faire la séparation entre la cellule et la cabine de notre camping-car (contre les vols).

Audrey passera un bon moment sur l’internet du Pizza Hut pour trouver un hôtel libre à Panama City et réserver le taxi 4x4 qui nous amènera à carti le jour du départ.

 

Dernier jour avant de lâcher Mauro : tout le monde s’active, ménage, bricolage des séparations cellule, grosses lessives (heureusement qu’il y a une laverie à la marina), préparer les valises…

Le soir, nous nous couchons épuisés ! Cette semaine à été speed et stressante.

 

 

Jour J : le 17 juillet

 

Dernière journée où l’on court à droite à gauche pour la finalisation des papiers.

Mauro et les autres camping-cars seront déposés au port vers 16h. Nous les reverrons, on espère, en bon état, au port de Cartagène en Colombie d’ici une petite semaine.

 

5 Colon et Shelter Bay4

 

5 Colon et Shelter Bay5

 

Nous sommes tous les 8 (Roby, Audrey, Gaël, Jules, Pierre, Théo, Vatea et moi) sans nos véhicules et chargés de nos valises.

Nous prenons le car pour Panama City, direction notre hôtel qu’Audrey avait réservé il y a 2 jours.

Il est 20h quand nous arrivons, toujours aussi épuisés, nous filons au McDo d’à côté se remplir rapidement le ventre. La nuit sera courte, notre 4x4 vient nous chercher le matin à 5h. Il y a presque 2h de route dont une partie dans la montagne pour accéder au port de Carti et pouvoir embarquer à bord de « l’Indépendance ». A nous les San Blas !!!

 

 

Conclusion :

 

Nous n’avons pas pu profiter du pays comme nous l’aurions souhaité, d'ailleurs nous n'avons pas beaucoup de belles photos. Les départs du cargo étant tout les 15 jours, nous ne voulions pas non plus attendre trop longtemps, cela aurait décalé encore un peu plus notre programme. Notre itinéraire est maintenant bien calé sur des saisons qui nous conviennent dans les différents pays d’Amérique du sud.

 

 

Cliquez ici pour le détail des démarches à faire pour le passage du camping-car en cargo.

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Panama
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