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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 17:40

                   

Du 15 novembre au 5 décembre 2013

 

Après cette première nuit sur le parking de l’aéroport où nous avons bien dormi malgré l’altitude et le peu d’avions qui passent, nous prenons un collectivo qui nous amène directement dans le centre ville pour quelques bolivianos.

La Paz est la capitale la plus haute du monde qui s’étage de 3200 à 4000m. La Paz est la capitale gouvernementale bolivienne alors que Sucre est la capitale constitutionnelle.

Nous sommes arrivés par les plaines pelées de l’altiplano et donc dans la banlieue d’El Alto. C’est la cité populaire peuplée de paysans et de migrants, très très animée où se trouvent un des plus gros marché de la ville. C’est ici que se trouve aussi l’aéroport, c’est pourquoi nous sommes à 4035m d’altitude.

 

2 La Paz

 

Durant le trajet en collectivo, on peut admirer le magnifique paysage qui entoure La Paz, située elle dans un canyon en contrebas. Au passage de la route qui descend vers le centre, le mirador d’El Alto  permet de voir le canyon qui abrite la ville et les pics enneigés qui l’entourent, c’est saisissant ! Le premier aperçu de la ville coupe le souffle, elle est accrochée aux parois de la gorge et descend en pente raide, au loin on peut apercevoir le sommet enneigé du majestueux mont Illimani (6402m).

 

Nous sommes sur la place San Francisco, nous avons rendez-vous avec nos amis français mais après plus de 30 minutes d’attente, on ne les voit pas arriver. On décide de démarrer notre visite de la ville.

C’est ici que se trouve la plus belle église coloniale de la ville, dont l’architecture (façade baroque) est bien plus intéressante que la cathédrale. Située au pied de l’avenue au trafic le plus intense, c’est ici en général qu’on lieu diverses manifestations, spectacles, meetings…

 

2 La Paz1

 

Nous marchons ensuite vers la rue la plus animée de la ville, calle Sagarnaga, où se trouve les boutiques artisanales et le marché des sorcières (mercado de las brujas). Là, sur des étals, toutes les herbes, pierres magiques, potions mystérieuses, fœtus de lamas, sont vendus pour soigner des maux divers. On enterre aujourd’hui encore un fœtus de lama sous chaque nouvelle construction en offrande à la pachamama (la terre mère). J’achète ici des feuille de coca pour le mate et un cuillère avec lequel on le consomme. Pierre s’offre une housse pour son charango à moins de 4€.

 

2 La Paz8

 

Nous allons ensuite voir le musée de la coca. Un peu monotone pour les enfants, mais on y apprend dans un cahier traduit en français  et une expo de photos pleins de choses sur son histoire, ses propriétés, ses dérivés,… Le coca-cola, inventé en 1885, ne contient plus de cocaïne mais paraît-il toujours des feuilles de coca pour le goût !

 

2 La Paz2

 

Nous trouvons dans une petite galerie commerciale un petit snack où ils vendent pour 3x rien des empenadas, sorte de chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes. Les enfants adorent.

Nous partons à la recherche d’un magasin de photo. Il nous faut un nouvel objectif pour le Nikon, cela fait un moment qu’il est cassé, il ne s’accroche plus correctement au boitier et ne fait plus la mise au point. Les photos sont des souvenirs importants, l’achat d’un bon objectif est primordial. On tourne pas mal dans la ville sans vraiment trouver notre bonheur. Au passage, on longe tout le prado Edouardo Avaroa). Nous finissons donc dans le quartier de Sopocachi. On souscrit l’assurance pour 2 mois pour le camping-car, on fait quelques courses dans un petit supermarché et on repart en collectivo vers l’aéroport (à la plaza Isabel La Catolica, c’est le départ du collectivo et il n’y a pas trop de monde).

Le soir, nos amis français viennent nous rendre visite. Super sympa, ils ont un cadeau pour les enfants, et bonne pioche, c’est leur héro du moment : Iron Man !

Ils nous proposent de partir avec eux le lendemain matin faire la descente de la mort en VTT. Je suis bien tentée mais les enfants sont morts de peur pour moi et je décide de ne pas y aller finalement.

Notre 2ème journée dans La Paz sera consacrée à nouveau à la recherche de notre objectif qu’on finit par trouver dans un tout petit magasin spécialisé Nikon, ça n’est pas tout à fait l’objectif qu’on souhaitait mais ça fera l’affaire. Dorénavant, on utilisera l’Iphone pour prendre des photos des plans larges. Nous mangeons un morceau dans le centre et visitons après la Plaza Murillo et sa cathédrale très simpliste. A côté, le palais présidentiel fait face à une statue du président Villaroel, qui fut pendu à un lampadaire de la place en 1946. Nous prenons une petite glace dans un petit café de la plaza.

 

2 La Paz3

2 La Paz4

2 La Paz5

 

Nous partons ensuite, traversant une zone de marché, vers la calle Jaèn, c’est ici le vieux quartier colonial dont il ne reste plus grand-chose. Mais cette rue bourrée de charme, pavée de galets abrite quelques musées intéressants. Malheureusement, ils sont pour la plupart fermés à cause de travaux de rénovation. C’est le cas du musée de la musique ou celui des métaux précieux.

 

2 La Paz6

 

Avant de rentrer, nous refaisons un petit détour par la ruelle des boutiques artisanales. Il y a des animations dans le centre avec spectacles et danses folkloriques.

 

2 La Paz7

2 La Paz9

 

La Paz doit une bonne partie de son charme à l’animation de sa vie quotidienne. En journée, des femmes aux longues tresses noires, coiffées d’un chapeau melon et portant des châles aux couleurs vives déambulent dans les ruelles escarpées du centre. Des hommes, eux, poussent des chariots surchargés, bravant la circulation et la pollution.

La pluie fait son apparition dans la soirée. Après le repas du soir, on voit arriver Audrey, Gaël et Jules qui partent le lendemain en Amazonie.

Nous papotons le lendemain matin avec eux avant de quitter l’aéroport pour le sud de la ville. Il y a là un hôtel qui accueille les camping-cars pour environ 10€/jour. L’occasion d’avoir du wifi, de rencontrer sans doute d’autres voyageurs et de visiter à quelques minutes de là, la vallée de la lune…

 

 

La vallée de la Lune: Hôtel Oberland

 

En effet, l’endroit est impressionnant, l’hôtel est tenu par un suisse, c’est parait-il le plus luxueux de La Paz, on comprend ! Il est situé à une 10aine de km du centre dans le quartier chic et très tranquille de Mallasa. Le paysage autour est superbe, des montagnes ocres, la vallée de la lune  et une vue sur la muela del diablo (molaire du diable, un affleurement rocheux).

Nous avons des douches chaudes super clean, un jacuzzi, sauna, une piscine couverte donnant sur le jardin et les montagnes en fond, de l’électricité, un beau jardin avec des jeux pour enfants, un terrain de volley et même un petit snack à la réception où l’on peut manger de délicieuses glaces  pour 1,5€.

 

vallé de la lune

vallé de la lune2

vallé de la lune1   

3 Vallée de la lune + oberland2

 

Un matin, nous allons visiter la Valle de la Luna. C’est un étrange labyrinthe, un canyon dont les eaux ont érodé la roche en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Plusieurs espèces de cactus poussent ici dont le choma hallucinogène (cactus de San Pedro).

 

3 Vallée de la lune + oberland8

3 Vallée de la lune + oberland9

3 Vallée de la lune + oberland10

 

Le sentier aménagé est l’occasion d’une balade paisible de 2h entre les formations rocheuses avec en toile de fond de cette forêt minérale ocre clair qui contrastent avec les montagnes rougeoyantes alentours et La Paz au loin.

 

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3 Vallée de la lune + oberland17

3 Vallée de la lune + oberland18

 

Nous décidons de rester 1 jour ou 2 de plus histoire de s’avancer sur l’école et l’envoi des évaluations au CNED. Mais finalement, ce qu’on pensait être un court séjour à Hôtel Oberland va tourner en séjour longue durée.

 

3 Vallée de la lune + oberland1

 

Un soir, alors que nous commandions de délicieuses pizzas faites par un italien installé là depuis quelques mois, je me rends compte que j’ai perdu ma carte bancaire. On cherche partout dans le camping-car mais elle reste introuvable. Le lendemain matin, j’appelle Jacquie pour qu’elle fasse opposition et s’occupe d’en commander une nouvelle rapidement.

Notre moral en prend un coup car il faudra surement plus d’une semaine avant de recevoir la carte. C’est le week end, 4 jours pour la refaire, au moins 2 jours en DHL pour qu’elle arrive… Bref,on est pas parti et cette nouvelle nous plombe un peu. C’est fou ce qu’on a pris gout à la liberté, liberté de bouger quand on veut pour aller où on veut.

Nous allons aussi changer les dollars que nous avions en cas de besoin et allons faire quelques courses au grand supermarché du coin, le « Ketal hypermercado ». Nous devrions être tranquille pour la semaine.

Durant les jours qui passent, nous occupons notre temps à faire beaucoup d’école, la mise à jour du blog, se prélasser dans le jacuzzi. On fait du rangement, des lessives, du ménage et Pierre refait les jointures des vitres au silicone. L’hôtel accueillant aussi les réceptions, les mariages, ça nous fait de l’animation.

 

3 Vallée de la lune + oberland

 

Nous voyons défiler pas mal de monde, il y a des jours où nous sommes seuls dans la cour, d’autres ou nous sommes 9, comme lorsque « Le raid des baroudeurs » sont arrivés ! Un convoi de 5 camping-cars venus sur le continent pour un trio de 3 mois ! Nous sympathisons bien avec l’équipe technique de cette équipe. Pierre a d’ailleurs trouvé son futur job ;-)

 

3 Vallée de la lune + oberland3

 

Mais nos meilleurs moments à Oberland, c’est lorsque nous avons fait la connaissance de 2 familles françaises voyageant comme nous. D’abord « Landanol », Anne et Olivier roulant à bord d’un landrover. Puis les « NOCYBB110 », Nadine, Steph et leurs 3 filles, Honorine, Cybelia et Colombe.

 

3 Vallée de la lune + oberland4

 

On passe pendant plusieurs jours de très bons moments tous ensemble, barbecues, école à plusieurs, atelier macramé, piscine… Anne coupe même les cheveux de Vatea.

 

3 Vallée de la lune + oberland5

3 Vallée de la lune + oberland7

 

Mais vient le moment où tout le monde doit partir, nous sommes à nouveau seuls et le temps commence à nous sembler long. Cela fait 12 jours que l’on attend notre carte et elle n’est toujours pas arrivée, on s’inquiète. La banque nous apprend que le colis est aux USA. Il faut patienter, mais le colis express prend du temps, nous avons pourtant payé 60€ pour l’avoir sous 48h !!!

Ouf, le lendemain après-midi, l’hôtel nous avertit que la carte est arrivée, il faut aller la chercher à La Paz. Nous partons illico en taxi.

Une dernière journée à Oberland, le plein de courses, ménage et nous partons tôt le matin en direction de Oruro, plus au sud de la Bolivie…

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:21

Du 11 au 14 novembre 2013  

Après avoir découvert le lac Titicaca côté péruvien à Puno, nous le longeons et traversons quelques villages sympathiques avant d’arriver à la frontière bolivienne, une des plus faciles depuis le début du voyage. Il nous faut moins de 30 minutes pour effectuer les démarches habituelles. Seul bémol : pas d’assureur pour le camping-car dans les parages, il nous faudra attendre d’être à La Paz dans quelques jours…

1 frontera et Copacabana1

1 frontera et Copacabana

Nous voilà donc en Bolivie, pays que je redoutais un peu par tout ce qu’on avait entendu dire : le froid, l’austérité des habitants, la pauvreté et le fait que ce soit très peu développé à tout niveau.

Bref, nous avons tout de même hâte de découvrir ça par nous-mêmes.

Nous arrivons à Copacabana en milieu de journée. C’est un petit village plein de charme et assez baba cool situé au bord du lac Titicaca et dont le nom n’a rien avoir avec son homologue de la plage Brésilienne de Rio de Janeiro.

Notre bivouac sauvage est assez sympa puisque nous sommes garés aux abords du village, face au lac, sur la plage, presque les pieds dans l’eau et devant un hôtel dont nous bénéficions du wifi.

1 frontera et Copacabana3

Un village comme on les aime, à taille humaine, et en allant nous y balader, nous découvrons avec joie que l’artisanat est ici encore moins cher qu’au Pérou, c’est en fait le pays le meilleur marché de toute l’Amérique du sud. Nous flânons dans la rue principale en direction de la place où se trouve une jolie cathédrale mauresque d’un blanc éclatant avec ses dômes mudéjars azulejos bigarrés. La porte d’entrée sculptée est impressionnante.

1 frontera et Copacabana2

Il fait doux et nous profitons du superbe coucher de soleil sur le lac.

Le lendemain matin, nous avions prévu de partir visiter l’Isla del Sol. Le bateau est à 8h30 et il faut presque 2h de navigation avant d’atteindre l’île.

C’est sur cette île que son apparut mystérieusement le 1erhomme et la 1ere femme incas, à la demande du soleil (voir l’article précédent sur le lac Titicaca). Aujourd’hui encore, pour les Aymara et Queshua du Pérou et de Bolivie, cette légende relate l’histoire de la création.

Sur la lancha qui nous amène sur l’île, nous faisons connaissance avec un petit groupe de backpackers français : Sad, Max, Tanguy et Gaetano.

1 frontera et Copacabana4

Nous sympathisons bien tous ensemble et partons à la découverte de l’île avec eux. Il faut plus de 3h de marche pour la traverser du nord au sud par le « sentier des crêtes » ou la Ruta Sagrada de la eternidad del sol. La balade offre des points de vue magnifiques, notamment sur la cordillère royale dont on aperçoit les hauts sommets enneigés et le fameux Illampù du haut de ses 6368m..

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Le sentier est bien balisé et on marche le long des eucalyptus dégageant une bonne odeur d’encens, admirant au passage les cultures en terrasses et les plaines arrides.

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1 journée, c’est juste pour visiter tout ce que l’île possède car il y a pas mal de vestiges anciens, 2 musées,… L’île doit faire 8km dans sa longueur mais la marche se fait plus lente à cause des 4000m d’altitude. Aucun véhicules ne circulent ici, les déplacements se font à pied, avec des mules ou en bateau puisqu’il y a de nombreux petits ports sur l’île.

1 frontera et Copacabana7

A mi-chemin, nous nous arrêtons tous pour manger. Nous sommes redescendus sur  une petite plage, bahia Cha’lla et une habitante propose de nous cuisiner de délicieuses truites du lac fraîchement pêchées.

1 frontera et Copacabana8

J’avais prévu des sandwichs mais vu le prix des plats ici, je me laisse tenter. Sans regret, je crois que c’est la meilleure truite de ma vie. Un plat copieux avec un bon morceau de poisson coupé en filet, merveilleusement assaisonné et accompagné de frittes maisons et de petits légumes frais, un régal !!! Et tout ça pour 3€ !

Complètement repus, nous devons pressés le pas pour le reste du trajet car le dernier bateau de la journée est à 16h, il ne faut pas le manquer sous peine de devoir dormir sur l’île. L’idée n’est pas déplaisante mais nous n’avons rien prévu…

1 frontera et Copacabana9

Nous terminons la marche par des belles vues sur l’Isla de la Luna située juste en face et toujours sur les pics enneigés de la cordillère royale. Nous arrivons au port sud de Yumani en empruntant un grand escalier inca où la fille et le fils du soleil nous saluent. Nous prenons la lancha juste à temps, nous sommes lessivés et profitons du trajet pour se prélasser au soleil.

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1 frontera et Copacabana11

Au retour, je fais une dernière balade dans le village avec Sad. Les macramés ici sont superbes et à des prix défiants toutes concurrence. J’en profite donc pour faire un petit stock de pierres.

En soirée, nous nous retrouvons tous au camping-car pour partager un apero.

Nous sommes bien dans ce petit village et décidons de rester 1 journée de plus. Au réveil, on fait donc un peu d’école. Pierre part ensuite avec Vatea escalader le cerro calvario (3966m) qui domine le village. 1 bonne heure de marche et de montée raide avant d’atteindre un point de vue superbe sur la baie de Copacabana.

1 frontera et Copacabana12

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L’après-midi, on se promène dans les rues commerçantes et allons retrouver nos amis français.

Le soir, nous allons ensemble au resto où pour 2,5€ nous aurons droit à un menu complet (soupe, truite et légumes, crêpe au sucre).

Le matin, nous récupérons notre linge à la lavanderia et embarquons avec nous à bord de Mauro nos 4 amis français. En route vers la capitale la plus haute du monde : La Paz !

1 frontera et Copacabana14

En chemin, il nous faut traverser le lac Titicaca à hauteur du détroit de Tiquina. Là, des radeaux permettent la traversée des véhicules et des passagers. A la vue de ces barques, on prend un peu peur, elles ne paraissent pas très solides, les planches sont déglinguées et on imagine mal Mauro et ses 4 tonnes là-dessus. Bon, d’autres camping-cars sont passés avant nous et on voit des bus emprunter ces mêmes barques, on essaie donc de se rassurer et serrons les fesses durant les 20 minutes de traversée.

1 frontera et Copacabana15

Heureusement que les copains sont là pour détendre l’atmosphère. On embarque aussi avec des motards norvégiens avec qui on discute.

1 frontera et Copacabana16

Après ce passage stressant, nous continuons notre route et nous arrêtons sur un joli point de vue pour partager des sandwichs. 

1 frontera et Copacabana17

Nous arrivons vers 15h à La Paz où nous nous garons à l’aéroport à près de 4058m. Bivouac cependant tranquille à 30 minutes en collectivo du centre ville.

Nous saluons nos amis qui partent se trouver un petit hôtel dans le centre, on se donne rendez-vous le lendemain pour visiter la ville ensemble…

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:07

map-perou.png

 

Nous avons d’abord été déçus par le Pérou, mais en arrivant par le nord, la route est monotone le long de la côte désertique et les villes sont salles. Il n’y a pas grand-chose à y découvrir à part le musée des seigneurs de Sipan.

 

Nous avons ensuite repris goût à la plage à la station balnéaire de Huanchaco. La ville de Trujillo est aussi intéressante avec ses sites archéologiques, Chan Chan et Huaca de la luna. On y trouve de tout, c’est d’ailleurs là que nous avons pu changer nos pneus !

 

Nous avons ensuite fait un crochet dans la cordillère blanche, en passant par le canyon del pato et ses 38 tunnels, passables sans problème. Nous avons adoré le parc national de Huascaran, même si pour en visiter les plus belles lagunes nous avons du faire de la piste. Le Calejon est quant à lui parfaitement goudronné tout le long de la cordillera blanca.

 

La petite réserve de Lachay, une oasis au milieu du désert, au nord de Lima, vaut également la visite.

Ainsi que le parc national de Paracas

 

Nous ne sommes pas friands des grosses villes et avons délibérément décidé de zapper Lima, trop tentaculaire et dense pour nous.

 

Pour se défouler un peu, une virée vers la laguna de Huacachina a été forte en sensation, buggy à toute vitesse et descente rapide dans les dunes de sable.

 

Nous avons pris la direction de Cusco en passant par Nazca, cette ville n’a que peu d’intérêt si on ne fait pas le survol des lignes en coucou. Les 2 jours de routes à travers les Andes ont été éprouvants à cause de l’altitude. A refaire, nous passerions directement de Arquipa à Cusco.

 

La région de Cusco a été un véritable coup de cœur, nous sommes restés 2 semaines. Cette ville coloniale, capitale de l’empire inca, est très agréable et le camping a permis de nombreuses belles rencontres. La vallée sacrée en direction du Machu Picchu est aussi extraordinaire, il y a tellement de sites à voir autour de Cusco. Il se dégage dans cette région une atmosphère tellement particulière, mystique et paisible. Difficile d’en partir.

 

Parlons de notre expédition au MP, aucun regret quant au choix de faire la route en camping-car. Il parait que c’est pire que la route de la mort en Bolivie, mais nous l’avons fait sans difficulté malgré nos 7,2m de long. Une super expérience faite avec 2 autres familles. Le MP nous a procuré une grande émotion, ce site est exceptionnel !

 

Nous avons ensuite roulé vers le canyon de Colca, mais avons pris une piste en bon état de 200km à travers la pampa, passant par Espinar, cet itinéraire est plus court en km mais sans doute équivalent en temps. Les paysages y sont saisissants et on peut voir de nombreux camélidés.

La route le long du canyon est tout aussi spectaculaire avec, le clou final : la cruz del condor. Idéal pour passer une nuit en pleine nature, seul au monde. Le moment idéal pour apercevoir le condor emblématique, de 9 à 10h !

 

Nous avons fait ensuite un saut vers Arequipa, ville coloniale sympa où il est bon de se balader. Le musée de la momie Juanita était intéressant et nous regrettons de ne pas avoir fait la visite du monastère (trop cher pour nous).

 

Enfin, le petit village de silustani et ses chullpas étaient une halte tranquille et agréable et pour finir Puno d’où l’on a pu visiter les célèbres îles flottantes.

 

Voilà notre parcours en quelques lignes, mais que dire de plus…

 

 

Nous avons adoré le Pérou, ses habitants en tenues traditionnelles, la nourriture et surtout les ceviche sur la côte, les truites vers le lac Titicaca.

 

Les paysages variés : déserts côtier, hauts sommets andins, comme ceux enneigés de la cordillère blanche, canyon, lagunes… que des merveilles.

 

Sans oublié que le Pérou regroupe des vestiges de plusieurs civilisations précolombiennes : incas bien sûr, mais aussi Moches, Nazcas, Chavin, Chimus, Paracas…

Bref, le monde des merveilleuses citées d’or !

 

Cusco a été notre ville préférée, un vrai bonheur à visiter, sa plaza de Armas, immense, est magnifique. Le marché San Pedro et son quartier San Blas nous ont permis des heures de balade.

L’artisanat ici est varié et très bon marché, on a pu se faire plaisir et penser à la famille.

 

Notre bémol dans le pays: le prix du carburant est élevé. Nous trouvons aussi que le prix des entrées de sites est exagéré. Le système du bolleto regroupant plusieurs sites est une arnaque, le tarif est cher et en plus la validité très limité dans le temps, difficile de pouvoir tout visiter tranquillement et impossible de payer les entrées individuellement.

 

Pour les supermarchés, il y en a essentiellement dans les grandes villes de la côte, difficile ensuite d’en trouver dans les terres. Il y a cependant de nombreux marchés et des tienda, mais on ne trouve pas tout.

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

Pour les infos pratiques c’est là :

 

 

Dates

 

 Du 19 septembre au 11 novembre 2013 = 53 jours et 4500km parcourus. 

Monnaie

 

 Soles (3,7 soles = 1€)

Carburant

 

 Environ 1,10€ le litre. Ici c’est en galon.

 

Gaz

 

Il y a des stations dans certaines grandes villes, en périphérie. Voir dans nos bivouacs les coordonnées GPS.

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages sur les plazas de Armas des petits villages, dans les parcs nationaux, sur certaines plages. Pour les grandes villes, il y a soit camping soit parking d’hôtel, il y a moyen de négocier les tarifs.

Routes

 

    L’état des routes goudronnées est parfois à désiré mais dans l’ensemble ça va. Nous avons payé environ

   86 soles de péages (22€) durant nos 53 jours dans le pays.

   Pour les routes secondaires, ça va de la bonne piste à la piste carrément pourrie.

   Attention, certaines routes comme celles de la cordillère blanche, vers le canyon de colca ou entre   

   Nazca et Cusco peuvent atteindre des altitudes supérieures à 4000m, bien anticipé votre bivouac et  

   respecté les paliers surtout en venant de la côte !

Sécurité

 

Aucun souci dans tous le pays.

 

 

Eau

 

Non potable. Filtrer avec katadyn ou acheter des bouteilles en bidon de 6l au supermarché.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services.

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans les campings ou en demandant aux hôtels, dans certains restos,…

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

Les cybercafés sont courants et très bon marché (quelques centimes de l’heure).

 

Alimentation

 

Il y a des grands supermarchés essentiellement dans les grandes villes de la côte (Metro censosud, plaza vea ou Mega). Dans le centre du pays, il y a des tiendas partout et les marchés sont très bien fourni en fruits et légumes ou autre produits du quotidien.

Dans l’ensemble les produits locaux sont très bons marchés. On peut manger un completo (entrée, plat, boisson ou/et dessert) dans les marchés ou dans des bouiboui pour moins de 2€.

Les ceviche sur la côte sont parmi les meilleurs du continent.

Mécanique - entretien

 

  Nettoyage du frigo (paraffine dans la tuyauterie), changement des 4 pneus arrière

  (+stockage de 3 pneus de secours), changement du filtre à gasoil, vidange de la

  boîte de vitesse.

Santé

 

Quelques épisodes de tourista chez nous 4.

Le soroche a eu raison de nous à la cordillère blanche et sur la route entre Nazca et Cusco.

Electricité

 

220 volt, enfin !

 

 

 

 

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 19:57

Du au novembre 2013

 

Le lac Titicaca est le lac navigable le plus haut du monde (3810m), d’une superficie de 8560 km2, profond de 15 à 275m, entouré de montagnes enneigées, était un lac sacré pour les incas.

L’histoire raconte que le Titicaca « puma de pierre » vit naître la dynastie des incas. En fait, il y a très longtemps, le lac était une très grande vallée fertile,  les dieux avaient interdit aux hommes de monter dans les montagnes. Ceux-ci ayant un jour désobéis furent mangés par des pumas. Le dieu soleil, voyant ça, se mit à pleurer et rempli la vallée d’eau avec ses larmes, c’est de là qui vinrent le premier homme inca et la première femme inca. Les pumas étaient noyés et changés en pierre ! Belle histoire non ? Digne d’un Disney…

 

titicaca 

Le lac est aussi un paradis zoologique : grues, hérons, mouettes, ibis, canards, crapauds comestibles et des dizaines d’espèces de poissons comme la perche et la truite.

La plante est un roseau, le totora, utilisé dans la construction des îles flottantes, des cases (maisons), des embarcations, en vannerie et même dans la cuisine ou pour nourrir le bétail.

 

 

Nous arrivons à Puno dans la matinée. Perchée à 3827m d’altitude et située en amphithéâtre sur la rive ouest du lac Titicaca, Puno est une halte obligatoire pour qui veut profiter du lac et ses célèbres îles flottantes. C’est aussi pour nous la dernière ville étape au Pérou avant le passage en Bolivie.

 

La ville est dense et nous sommes vendredi, un bivouac sauvage devant l’embarcadère ne nous parait pas approprié, trop de risque de bruit.

 

Nous allons donc, comme pas mal de voyageurs, nous garer dans le jardin de l’hôtel « Sonesta Posada del Inca ». Il est en dehors du centre ville (5km) mais à l’avantage de se trouver juste au bord du lac. Nous bénéficions donc d’une belle vue, de tranquillité, de douche chaude, de wifi et même des lamas broutant dans le jardin juste à nos côtés. Vraiment un très bel hôtel.

 

hôtel puno

 

hôtel puno1

 

hôtel puno2

 

Après le repas du midi, nous filons avec  un colectivo vers le centre. Pas grand-chose à faire ici, nous flânons dans la rue piétonne qui mène à la Plaza de Armas.  La cathédrale de style baroque métissé présente une façade assez étonnante avec ses pierres roses et ses sirènes qui jouent du charango.

 

    27 Puno et les ïles flottantes Uros 

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros1

 

Bref, nous n’en profitons pas vraiment puisque la plaza de Armas est aujourd’hui investie par des écoles primaires pour un concours de chants et de poèmes. Mais c’est très sympa de voir tous ces bambins en costumes traditionnels pousser la chansonnette. On peut dire que les péruviens ne passeront jamais à la Star Académie…

 

Nous poussons vers le haut de la ville, il y a un mirador, celui du condor (kuntur wasi), dont les escaliers n’en finissent plus. Mais nous sommes récompensés par la vue sur toute la ville et le lac en face.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros2

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros3

 

Nous revenons ensuite vers les rives du lac, on longe les petits marchés, passons près d’un toboggan géant où les enfants s’éclatent, puis marchons le long du malecon bahia de los incas, c’est une promenade piétonne sur les berges du lac. Nous allons à l’embarcadère prendre des infos pour visiter les îles flottantes demain (prix et horaires du bateau).

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros4

 

 

Pour le retour, les enfants souhaitent prendre un touc-touc, ça faisait longtemps et ils adorent. Pour moins de 2€, il nous ramène à l’hôtel.

 

Nous faisons la connaissance de Catherine, qui est garée là aussi et qui voyage seule avec son camion Mercedes. Elle vient du Sud et est arrivée récemment au Pérou.

Nous retrouvons aussi par hasard les 2 couples de français rencontrés à Arequipa, ils logent ici à l’hôtel. Nous faisons un apéro dans le camping-car tous ensemble.

 

Le soir, nous profitons du grand salon de la réception avec sa cheminée et son atmosphère reposante pour mettre à jour le blog et discuter avec Catherine. Les enfants se gavent de mate de coca à la disposition des clients.

 

Le lendemain, nous nous ne levons tôt pour prendre le bateau nous menant sur les îles flottantes de los Uros.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros5

 

Uniques au monde, ces îles artificielles, 63 au dernier comptage, sont habitées par quelque2500 personnes. Elles sont constituées d’une couche compacte de roseaux (totora) de 3 m d’épaisseur, chaque île est ancrée au fond de l’eau par des poteaux en eucalyptus pour éviter qu’elle ne dérive avec le vent. Sa durée de vie est d’environ 50 ans, mais régulièrement ses habitants doivent rajouter une couche de roseaux.

A l’origine les Uros étaient un peuple qui se sont installés ici pour fuir les incas.

 

La lancha, pour quelques euros, met 30 minutes pour arriver aux îles. C’est assez impressionnant ces minuscules bouts de terre flottant sur l’eau.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros6

 

Nous sommes accueillis par une famille, en fait chaque jour il y a une rotation dans la communauté pour recevoir les touristes. On commence par nous expliquer la fabrication des îles, la vie dans la communauté et on nous invite ensuite à acheter l’artisanat local présenté par les femmes.

Quelle impression étrange lorsqu’on met les pieds sur ces radeaux spongieux, la marche est plus lente, ouatée et précautionneuse.

On fait un peu le tour de l’île, enfin 20m2 c’est vite visité, et on finit par acheter un de leur joli mobile fait en totora représentant les barques locales.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros7

 

Au bout d’une trentaine de minutes, on nous propose de prendre justement une de ces barques en totora moyennant un petit supplément pour aller sur l’île principale.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros8

 

Là, il y a un restaurant et de quoi acheter encore des souvenirs typiques. Le rituel est donc toujours le même pour les touristes, tout est conçu pour nous faire débourser, mais en même temps cette communauté vit du tourisme et de la pêche et il est intéressant de voir leur mode de vie tout de même écologique puisqu’ils filtrent l’eau du lac, s’éclairent à la bougie ou aux panneaux solaires et leur maison, leurs meubles sont fait en roseaux.  

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros9

 

Nous rentrons vers midi, ravis de cette visite malgré son aspect très commerciale. Nous ne faisons pas les îles de Taquile et d’Amantani, qui sont elles, de vraies îles au milieu du lac et encore habitées par des populations très traditionnelles.

 

Dans l’après-midi, nous avons la visite de Monique et Pierre, rencontrés sur la route d’Arequipa. On discute un bon moment ensemble dans le salon de l’hôtel.

 

Le lendemain, après une matinée école, nous saluons Catherine qui continue sa route vers le nord.

Nous envoyons les devoirs du CNED par internet et allons ensuite visiter le Yavari, ancré juste face à notre hôtel.

 

Le Yavari est un bateau dont les pièces (2766) furent fabriquées en Angleterre et acheminées ensuite par bateau, train, puis à dos de mules à travers les Andes jusqu’au lac Titicaca pour servir de bateau touristique. Cette folle expédition dura 6 ans ! Au début, le bateau fonctionnait à la crotte de lama séchée, puis le moteur à vapeur fut changé pour un semi-diesel, une pièce de collection aujourd’hui.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros10

 

Le bateau a été abandonné dans un coin du port de Puno, puis récupéré quelques années plus tard par une anglaise passionnée qui, soutenue par la marine de guerre, entama la rénovation du Yavari.

On visite le salon, l’impressionnante salle des machines, le pont supérieur et la cabine de pilotage.

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros11

 

27 Puno et les ïles flottantes Uros12

 

Le lendemain, nous quittons le campement vers 9h30 et allons faire le plein de courses avant de nous rendre à la frontière bolivienne.

Le Pérou touche à sa fin et comme toujours, nous sommes un peu nostalgiques…

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:52

Le 7 et 8 novembre 2013

 

Nous roulons toute l’après-midi, passant par des paysages très agréables et notamment la laguna Lagunillas où nous verrons de nombreux flamants roses.

 

25-de-Arequipa-a-Puno.jpg

 

25 de Arequipa à Puno1

 

Nous arrivons ensuite dans la ville de Juliaca, une véritable horreur à traverser. Nous n’avions jamais vu de route dans un village en si mauvais états !!! Mais pas le choix, nous devons passer ici pour se rendre à Puno, au bord du lac Titicaca.

Nous perdons pas mal de temps à cause de la circulation dans Juliaca. Si bien que le soir tombe et qu’il nous faut trouver un bivouac. Ce village est absolument contre indiqué car trop d’insécurité apparemment.

 

A une trentaine de kilomètres, il y a une petite lagune, lago Umayo. Au bord, se trouve les chullpas de Sillustani. Les chullpas sont en fait des tours funéraires dans lesquelles les Collas et les Aymaras étaient inhumés au plus près du ciel (période préinca). Plus tard, ce sont les incas qui construisirent des tours semblables mais plus belles et plus hautes (jusqu’à 12m), avec des pierres polies parfaitement agencées.

On en compte une cinquantaine sur le site.

Les tours recevaient plusieurs corps, de 3 à 12, sans doute membre d’une même famille, momifiés et placés en position fœtale, face à une unique entrée tournée à l’Est, là où chaque matin, le soleil renaissait, et avec lui, les morts à la vie.

 

Bien que cela soit en fait un cimetière, nous décidons de nous poser sur le parking du site pour la nuit. La route est une petite piste facile de 15km menant uniquement vers ce lieu. Nous sommes tranquille et au calme.

 

Au réveil, nous allons donc visiter les chullpas.

 

26 Chulpas de Silustuani

 

26 Chulpas de Silustuani1

 

Empreint d’une grande sérénité, ce site occupe une presqu’île accidentée cernée par les eaux bleues du lac d’Umayo, à 4000m d’altitude. Il est vraiment très plaisant de s’y promener.

 

26 Chulpas de Silustuani2

 

26 Chulpas de Silustuani3

 

Au retour, Vatea s’offre un petit taureau en terre cuite. Dans cette région, c’est un porte bonheur que l’on place sur le haut de la porte d’entrée des maisons.

 

En fin de matinée, nous arrivons à Puno et découvrons l’immense lac Titicaca…

 

map arequipa puno 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:05

Du 4 au 7 novembre 2013

 

Arequipa est la 2ème plus grande ville du Pérou, elle veut dire en quechua « vous pouvez rester ». Cette perle des Andes sèches est située à 2000 m d’altitude, au pied de nombreux volcans, dont le Misti (5825m), le Chachani (6075m) et le Pichu-Pichu (5664m).

Arequipa est tout ce que n’est pas Lima : le climat y est tempéré et sec, la ville bénéficie de 300 jours de soleil sur l’année, la ville est à taille humaine, ici tout peut se visiter à pied.

 

Son nom de ville blanche vient du fait que la construction de la plupart des monuments a été faite avec la pierre volcanique blanche, le « sillar ».

Bien qu’elle ait souffert de nombreux séismes meurtriers, dont le dernier tout récemment, Arequipa a toujours relevé le défi et son dynamisme actuel surprend.

 

Arequipa a été déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

 

Nous arrivons dans la ville en milieu d’après-midi et allons nous garer dans le parking de l’hôtel Las Mercedes. Ici le camping-car sera gardé, nous avons en plus du wifi, un jardin agréable et des douches chaudes.

 

24 Arequipa1 

 

Le matin, nous allons visiter le cercado (centre historique), Arequipa est une ville se prêtant merveilleusement à la marche. La plaza de Armas fait partie des plus jolies du Perou, avec ses arcades qui n’en finissent pas, sa cathédrale aux 2 clochers, ses grands palmiers, sa fontaine et la vue sur le volcan Misti.

 

24 Arequipa2

 

La cathédrale a été reconstruite après le séisme de 2001 qui avait fait tomber ses 2 clochers en sillar. Elle exhibe ses 70 colonnes, ses 3 portes et ses 2 arcs latéraux sur tout un pan de la plaza de Armas, une façade de 108m au total, mais qui n’est en fait qu’un décor puisque c’est le côté de l’église.

A l’intérieur, magnifique autel en marbre de carrare et de grandes orgues fabriquées en Belgique (clin d’œil à mes parents).

 

Nous marchons ensuite dans les petites rues du centre et découvrons les nombreuses casonas. Ce sont en fait des édifices, palais et hôtels particuliers de style colonial qui ont été investis par des banques ou des sièges sociaux d’entreprises. Il en est ainsi de la belle casa Goyeneche (banque de réserve du Pérou), de la casa Tristan del Pozo (banco continental) avec son splendide portail ouvragé, ses portes et fenêtres anciennes en bois ciselé. Cette demeure était autrefois occupée par la famille de l’écrivain Flora Tristan.

 

24 Arequipa3

 

Nous arrivons au nord du centre ville, à la plaza San Fransisco, il y a pas mal de boutiques d’artisanat dans lesquelles nous flanons. Plus loin, le complejo et iglesia San Fransico, ce complexe comprend l’église franciscaine de style mudéjar (style arabe andalou), le couvent et un petit temple.

 

24 Arequipa4

 

En revenant vers la place, nous passons devant le superbe et immense Monasterio de Santa Catalina. Nous y faisons la connaissance d’un agent de la circulation très sympathique.

 

24 Arequipa5

 

Pour la petite histoire, ce couvent dominicain, véritable ville dans la ville (20000 m2) et forteresse religieuse unique en son genre, avec ses rues, ses cellules privatives et ses cloîtres, a été fondé en 1579 par une riche veuve. Durant 4 siècles, 170 nonnes et leurs 300 servantes y vécurent à l’abri de tous les regards et interventions extérieurs. Les religieuses issues des grandes familles d’ascendance espagnole devaient verser une dot conséquente au moment de prononcer leurs vœux. En contre partie, elles étaient autorisées à avoir jusqu’à 4 servantes ou esclaves, elles aussi emprisonnées.

Aujourd’hui, une partie du couvent abrite encore une trentaine de religieuses. Depuis la visite du pape Jean-Paul II en 1985, elles ont le droit de parler et de sortir.

 

De retour sur la plaza de Armas, nous visitons selon nous la plus belle église de la ville, La Compania. Cette église jésuite possède une façade splendide de style baroque métissé.

 

24 Arequipa6

 

Enfin, nous rentrons vers l’hôtel en faisant un crochet par le grand mercado. Nous aimons toujours autant nous mêler à la population locale au milieu du marché très coloré et animé, de tous les fruits et légumes disposés en pyramide.  J’achète des fraises, des bananes et des figues.

 

24 Arequipa7

 

Nous passons devant l’église de La Merced et rentrons pour manger au camping-car.

Nous profitons un peu d’internet pour skyper la famille avant de repartir en ville visiter les musées.

 

Pierre, fatigué, se repose. Je visiterai en premier avec les enfants un petit musée d’archéologie (museo arqueologia de la universidad catolica Santa Maria). Ce petit musée, gratuit et méconnu, abrite de beaux objets et notamment des momies du désert antérieures à la civilisation inca. Elles se sont bien conservées en raison de la sécheresse.

 

Les enfants étant fascinés par les momies, nous partons ensuite au Museo Santuarios Andinos. C’est en effet dans ce musée (le plus visité d’Arequipa) que l’on peut voir la célèbre momie « Juanita », émouvante « Princesse des glaces », découverte accidentellement en 1995 au sommet du volcan Ampato (6300m). Pendant près de 550 ans le volcan a gardé en son sein cette fillette inca âgée d’environ 12ans. Pourquoi de tels sacrifices ? Elle a été offerte à l’Apu Ampato (les montagnes sont considérées comme des dieux) par les prêtres incas de l’époque pour calmer les catastrophes naturelles que les incas pensaient être provoquées par les dieux.

 

sans-titre.png

 

Un petit film nous est présenté pour expliquer que Juanita a dû voyager de Cusco accompagnée d’une cour. Un voyage éprouvant dans la haute montagne mais elle était consciente qu’elle établirait un contact privilégié avec les dieux. Après de grands rites, elle dût être endormie ou peut-être droguée à la coca et chicha avant de recevoir le coup de grâce dans la tempe droite. Les riches étoffes qui l’enveloppaient sont exposées au musée, ainsi que les différentes offrandes avec lesquels elle était enterrée en position fœtale. Juanita, quant à elle, est conservée dans un caisson transparent à -20°C.

 

sans-titree.png

 

C’est l’éruption du volcan Sabancaya à côté de l’Ampato qui a rendu possible cette découverte, ayant mis à nu la momie jusqu’alors conservée dans la glace.

La princesse des glaces n’était pas la seule à subir ce genre de sacrifice, c’était assez courant chez les incas. Mais elle est la mieux conservée des 18 momies découvertes à ce jour sur les hauts sommets andins.

 

Après cette visite très instructive, nous nous baladons à la tombée du soir vers la Plaza de Armas, c’est très beau lorsque la ville s’illumine. Nous faisons également connaissance avec 2 couples de français venus en voyage organisé pendant 3 semaines dans tout le Pérou.

 

24 Arequipa8

 

Le lendemain, nous prenons un taxi direction le quartier résidentiel de Yanahuara (nord-ouest du centre). Il y a là une belle église en lave blanche avec une place bordée de palmiers, mais surtout un mirador avec une vue superbe sur la ville et sur les 3 volcans. Ici, je fais également l’acquisition de quelques pierres semi-précieuses pour la fabrication de mes macramés. Au Pérou, leur prix est dérisoire.

 

Nous continuons à pied notre balade dans le secteur, le long de l’avenida Ejercito. Nous espérons trouver un nouvel objectif pour l’appareil photo qui est dans un sale état… Bredouilles, même dans le grand centre commercial (Real Plaza), nous ne trouvons pas !

 

En fin de journée, je profite du jardin pour faire sécher le linge lavé à la main !!!

 

Le soir, nous décidons de faire plaisir aux enfants : nous allons manger au McDo !

 

Au réveil le lendemain, nous quittons le parking de l’hôtel et nous arrêtons au grand supermarché Metro pour refaire le plein. Les grands centres commerciaux existent essentiellement sur les villes de la côte péruvienne, dans le centre, il n’y a pas grand-chose.

 

En route maintenant vers le lac Titicaca…

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 21:22

Le 4 novembre 2013

 

Nous quittons le canyon de Colca et sa vallée pour nous rendre à Arequipa.

 

  23 route de Civay à Arequipa

 

La route traverse une réserve qui s’étage entre 2800 et 6050m d’altitude, sur une superficie de 367000 hectares. Nous passons donc un col avec un nouveau  record d’altitude pour nous : près de 4900 m d’altitude !

 

23 route de Civay à Arequipa1

 

Le parc a pour but de protéger les vigognes, mais il constitue aussi la première réserve d’eau de la ville d’Arequipa.

 

23 route de Civay à Arequipa2

 

23 route de Civay à Arequipa3

 

Les paysages sont toujours aussi beaux, nous avons une vue magnifique sur les volcans les plus célèbres de la région dont certains en activité : le Misti (5825m, emblème de la ville d’Arequipa à la forme parfaite de pyramide, son nom veut dire « El Señor »), le Chachani (6075m) et la chaîne des volcans Hualcahualca, Sabancaya et Ampato (6380m) où la princesse de glace (momie Juanita) a été retrouvée (voir le prochain article).

 

23 route de Civay à Arequipa4

 

23 route de Civay à Arequipa5

 

Sur le trajet, nous rencontrons un couple de retraité venant d’Arequipa, nous nous arrêtons sur la route le temps de discuter un peu. Ils nous rachètent pour moitié prix notre boleto pour le canyon, cool tout le monde est gagnant !

 

En périphérie de la ville, nous faisons de grosses courses au supermarché Metro où nous retrouvons de grands centres commerciaux.

 

Le bivouac habituel des voyageurs ici est le parking d’un hôtel situé en plein centre. Nous galérons pas mal à trouver l’entrée qui se trouve en fait sur l’avenue principale où les voitures roulent trop vite. Bref, nous entrons enfin dans la cour de l’hôtel « Las Mercedes » au bout d’une heure. C’est un peu petit mais nous avons l’avantage d’être en sécurité, avec la douche et le wifi et à 2 pas du centre historique.

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:26

Du 1er au 4 novembre 2013

 

Ciselé au cœur des montagnes, le Colca est le second canyon le plus profond du monde (3400m), après celui de Cotahuasi (3535m) situé non loin d’ici. Il s’étire sur une centaine de km.

Deux fois plus haut que le grand canyon du Colorado, il est tout de même moins impressionnant car il ressemble plus à une vallée qu’à une gorge.

Le canyon est également habité, 14 villages occupent ses flans. Ils ont été créés à l’époque par les conquistadors, utilisant la population indigène pour le travail dans les mines d’or, d’argent et de cuivre. La vallée fertile permettait aussi l’agriculture en terrasse encore utilisée aujourd’hui par les habitants de la région.  

 

colca_02_carte.jpg

 

Nous sommes donc arrivés à Chivay en fin de journée, village aux portes du canyon de Colca, à 3640m d’altitude. Nous cherchons un bivouac pour la nuit. On se gare sur la plaza de Armas face au commissariat.

Pierre ira ensuite se balader avec Vatea le long de la ruelle principale, il y a de jolies statues représentant les costumes traditionnels.

 

22 vallée de Colca1

 

22 vallée de Colca

 

22 vallée de Colca2

 

22-vallee-de-Colca3.jpg

 

Le lendemain matin, nous faisons connaissance avec Jean-Claude, sa femme et leur fille qui voyagent en voiture dans le sud du continent. On discute ensemble avant de faire une dernière balade dans la ruelle et du côté du marché. Les « cui » (cochons d’inde) sont déjà en train de cuire dans les marmites… Les femmes portent de jolis chapeaux brodés à large bord.

 

22 vallée de Colca4

 

22 vallée de Colca5

 

On roule ensuite 8 km vers le village suivant, Yanque, après s’être acquitté du billet d’entrée dans le canyon (70 s par adultes). Cet argent reviendrait aux villages de la vallée pour financer les routes et le développement touristique.

 

22 vallée de Colca6

 

Yanque est minuscule et tranquille, à 3417m, on s’y arrête pour manger. Théo fera quelques photos avec les rapaces contre quelques Soles. La petite église franciscaine est mignonne et la vue, assez dégagée, offre un panorama sur les montagnes enneigées.

 

22 vallée de Colca7

 

22 vallée de Colca8

 

Nous allons ensuite vers les thermes du village. Il y a 2 côtés : la piscine aménagée et les bains situés à même le rio Colca, plus intéressants que ceux de la Calera à Chivay. Néanmoins, Pierre n’est pas très motivé car il y a du monde et du vent aujourd’hui, nous passons notre chemin.

 

22 vallée de Colca9

 

La route devient ensuite une piste en assez bon état, mais les paysages sont spectaculaires et très changeants le long du canyon, terrasses agricoles, montagnes et volcans enneigés à près de 6000m... On prend de plus en plus de hauteur et il fait très chaud. Nous traversons différents petits villages dont celui de Maca qui retiendra notre attention car sa petite place toute tranquille possède des pavés gravés de différents dessins symboliques du pays.

 

22 vallée de Colca10

 

22 vallée de Colca11

 

machu-picchu 3650

 

Nous nous étonnons de ne pas voir de véhicules sur la route et très peu de personnes, mais c’est en fait le jour des morts, ce qui explique qu’il n’y a aucune activité aujourd’hui.

Nous profitons donc de cette solitude sur la route et les différents points de vue sur le canyon.

 

22 vallée de Colca12

 

22 vallée de Colca13

 

machu-picchu 3718

 

machu-picchu 3678

 

Malheureusement, nos photos ont perdus en qualités et Pierre devenu perfectionniste à ce sujet s’en agace. En effet, l’appareil étant tombé, l’objectif abîmé ne tient plus sur le boîtier et ne fait plus correctement la mise au point. Il va être urgent pour nous d’en acheter un neuf. Aïe le budget !

 

22 vallée de Colca14

 

22 vallée de Colca15

 

 

Enfin vers 16h, nous arrivons au but, la Cruz del Condor et son mirador.

 

22 vallée de Colca16

 

22 vallée de Colca17

 

Là, le temps se fige, tant le décor est impressionnant : le rio Colca n’est qu’un mince filet d’argent, les condors, profitant des courants ascendants, hissent sans effort leur énorme carcasse, ailes de plus de 3 mètres étales et immobiles, jusqu’au sommet de la paroi.

 

Ici les murs de l’abîme s’élèvent, côté mirador, à 1200m et, en face, à 3000m. La polémique est que le Grand canyon est moins profond mais comporte 2 versants d’une hauteur vertigineuse. Ici il n’y en a qu’un, mais plus haut !

 

Le mirador comporte un parking assez vaste, nous nous posons là pour la nuit. Durant la fin d’après-midi, nous passons pas mal de temps au bord du canyon, admirant quelques condors haut dans le ciel. Le temps s’est arrêté, il fait beau et nous sommes seuls. La plupart des touristes ne viennent que le matin par convois en colectivos. Nous profitons donc tranquillement de la quiétude du lieu.

 

22 vallée de Colca18

 

Un début de nuit pas banal nous attend : Pierre s’étant juste déplacé un peu sur le parking a oublié de remettre le frein à main (il faut dire qu’il est malade ce soir). Après s’être tous couchés au bout de quelques minutes, le camping-car s’est mis à reculé ! Nous avons tous cru durant un quart de seconde que quelqu’un nous secouait, petite frayeur donc avant de reprendre nos esprits !!!

 

7h du matin, les premiers cars arrivent, il y a au moins 200 personnes espérant apercevoir les condors.

Mis à part le monde, nous ne seront pas déçus, ils volent et passent proche de la paroi à quelques mètres de nous. Bien plus visible qu’hier donc.Il y a même un condor royal, avec sa colerette blanche.  

 

  22 vallée de Colca19

 

Nous restons là toute la matinée et changeons de point d’observation pour aller un peu plus haut. Encore une belle surprise, 3 condors sont là, posés sur un promontoire rocheux, juste en face de nous. Impressionnant de les admirer, leurs ailes sont gigantesques.

 

22 vallée de Colca20

 

22 vallée de Colca21

 

Satisfaits de notre rencontre avec les condors, nous décidons de quitter l’endroit.

Nous roulons un peu plus loin car il y a un autre mirador, celui de Tapay qui offre aussi un très beau point de vue et la possibilité de voir l’oiseau emblématique.

 

22 vallée de Colca22

 

Après quelques photos, nous nous rendons au dernier village du canyon : Cabanaconde (c’est d’ici que partent les sentiers pour aller au fond du canyon), mais celui-ci est en travaux ce qui nous oblige à faire demi-tour.

 

On repart vers Yanque. Le temps se gâte, il pleut, ce qui nous démotivera une fois de plus de faire les thermes. On fait de l’école et des jeux de société.

Nous passons la nuit là.

Seulement ne vous laissez pas tromper par la tranquillité du village ! A 6h du matin, la musique locale de la mairie raisonne dans les hauts parleurs de la plaza de Armas et signale les évènements de la semaine. Incroyable un truc pareil, dans ce minuscule bled où il n’y a pratiquement personne ! Bref, ce désagrément n’était pas unique puisqu’il nous a été confirmé par d’autres voyageurs ayant bivouaqué là aussi.

 

Bref, nous quittons Yanque, repassons par Chivay et disons adieu au canyon de Colca. Le boleto acheté en arrivant nous ne aura donc pas été utile puisque nous n’avons eu aucun contrôle, sans doute parce que c’était la fête des morts.

 

Direction maintenant Arequipa…

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 18:41

Du 31 octobre au 1er novembre 2013

 

Nous quittons Cusco avec une petite pincée au cœur, ici nous sommes restés 2 semaines et avions nos habitudes. Mais il nous faut avancer et ne plus prendre de retard.

 

Nous partons donc vers le Canyon de Colca et décidons de passer par la route secondaire, plus courte mais qui est en fait une piste de terre à travers la pampa. D’autres voyageurs nous ayant affirmé qu’elle était bien praticable pour nous. Cela nous permettra en outre de mieux profiter des paysages sauvages qu’offrent les hauts plateaux andins avec leurs nombreux volcans enneigés.

 

map Cusco Chivay

 

Nous bifurquons à la ville de Sicuani, c’est à peu près ici que la route non goudronnée commence.

Effectivement, les paysages sont assez impressionnants. De grandes étendues de pampa avec de-ci de-là des troupeaux de lamas et d’alpagas.

 

La piste est en effet en bon état, nous roulons bien et gagnons en altitude, mais cela nous ne gêne pas trop étant donné que nous étions habitué à 3600m sur Cusco.

 

21 route entre Cusco et Chivay

 

Le soir tombe, nous roulons jusqu’à atteindre le village de Espinar. On trouve une station service qui accepte que nous bivouaquons dans son parking surveillé.

 

Le lendemain, nous reprenons la route après avoir tourné quelque peu dans le village. Ici les panneaux routiers sont pratiquement inexistants et il est parfois difficile de savoir dans quelle direction aller, surtout que le GPS n’a pas vraiment connaissance de cette piste.

 

On fini par s’orienter grâce à Map Source sur notre ordinateur et continuons donc  notre chemin sur la piste.

Les paysages sont magnifiques, nous ne croisons personnes, juste des troupeaux d’alpaguas. Nous battons même notre record d’altitude : 4850m ! Plus haut que le Mont Blanc…

 

21 route entre Cusco et Chivay1

 

21 route entre Cusco et Chivay2

 

21 route entre Cusco et Chivay3

 

21 route entre Cusco et Chivay4

 

21 route entre Cusco et Chivay5

 

21 route entre Cusco et Chivay6

 

21 route entre Cusco et Chivay7

 

Nous arrivons près d’un pont qui emjambe le rio colca. Il est en construction et il est impossible de passer. On s’inquiète un peu de devoir faire demi-tour vu le chemin parcouru. Pierre explore un peu les lieux avant de tenter une petite piste. Fausse issue, on fait demi-tour. On tente une seconde fois un chemin qui monte. Cela nous fait passer devant un barrage.

 

21 route entre Cusco et Chivay8

 

Nous ne sommes toujours pas certains du bon itinéraire mais la route semble aller dans la bonne direction. Un garde nous rassure, c’est bien par-là, mais la route est encore longue. Peu importe, les paysages en valent la peine…

 

21 route entre Cusco et Chivay9

 

21 route entre Cusco et Chivay10

 

21 route entre Cusco et Chivay11

 

Finalement, nous ferons près de 200km de piste avant d’arriver à Chivay, le village d’entrée de la vallée de Colca.

Aucun regret sur le choix de cet itinéraire vu la beauté du décor et les centaines de camélidés croisés sur notre route. Nous étions pratiquement seuls tout le temps, au beau milieu de la pampa. 

 

 

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:11

Du 22 au 31 octobre 2013

 

Nous retrouvons notre Mauro au camping de Santa Teresa, après notre grande virée au Machu Picchu.

 

En arrivant, on se rend compte d’une fuite de gaz au niveau de l’arrière du frigo (notre bouteille de gaz s’est vidée complètement et le frigo est en échec), Pierre et Ronan répare le problème dans l’après-midi.

 

La fin de journée se passera tranquillement, sous une chaleur tropicale, on partage l’apéro tous ensemble le soir.

 

Le matin, le frigo s’est de nouveau arrêté, nous le redémarrons et en quelques minutes, le feu se déclare à l’arrière. Heureusement que Pierre s’en aperçoit de suite. En fait, la fuite est réapparue et un court circuit à du se produire, on a frôlé la cata !!! On débranche le gaz au niveau du frigo, nous irons réparer cela à Cusco. On file nos denrées à Karine qui les stocke chez elle.

 

Nous partons dans la matinée avec Danielle et Louis pendant que Théo restera avec « les 4 mouss » pour profiter des bains thermaux du village. On se retrouvera ce soir à Ollantaytambo.

 

Nouveau dossier22

 

Nouveau dossier23

 

Nouveau dossier24

 

 

La route du retour se passera bien, la traversée de la rivière se fera avec moins de stress qu’à l’aller.

 

17route du retour

 

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On s’arrête une petite heure pour manger à l’entrée de Santa Maria et passons dans les montagnes moins embrumées que pour venir.

 

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Nous nous posons sur le parking du site archéologique de Ollantaytambo vers 17h30. Nous n’avions pas visité ce joli petit village typiquement inca en venant. Nous y passons la nuit pour en profiter un peu mieux demain.

Théo arrive avec nos amis vers 18h30. Toujours un peu fatigués par notre périple, nous nous couchons tous de bonne heure.

 

Le lendemain, il pleut. Nous partons tout de même visiter le village, après avoir fait école. Malheureusement la visite de la forteresse nécessite le billet touristique à 70 soles par personne, il est valable 2 jours et permet de visiter également d’autres sites de la vallée sacrée comme la citadelle de Pisaq, les ruines de Yucay ou les terrasses de Moray que nous avions fait à l’aller. Mais c’est un peu cher pour nous 4 et décidons de ne pas le faire, on peut déjà voir une belle partie du site depuis l’extérieur.

 

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On se balade donc dans les petites ruelles du village et admirons les étales des vendeurs d’artisanat local. Vatea s’achète un petit tapis et Théo une taie d’oreiller brodée.

 

Nous allons ensuite au marché faire quelques courses. C’est toujours un plaisir toutes ses couleurs et l’animation crée par les habitants habillés en tenue traditionnelle, y compris les hommes, ce qui est rare.

 

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Louis nous dégote un petit resto où le menu n’est qu’à 1,5€. On a la soupe, le plat, un dessert et une boisson (la chicha non alcoolisée). De retour au camping-car, nous reprenons la route vers Pisaq.

 

Pour les même raisons, nous ne visitons pas la citadelle mais nous bivouaquons juste en face, ce qui offre déjà une vue sur les ruines assez sympa. Nous passons devant les maisons construites en adobe, ici ils font des dessins symboliques sur leur façade.

 

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Après une bonne nuit, nous repartons tous vers Cusco.

 

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                                   Arrivée sur Cusco, on peut voir l'ensemble de la ville en contre-bas 

 

Retour donc au camping où il y a à nouveau de nombreux voyageurs. Nous faisons de nouvelles connaissances.  Jean-Pierre (père Noël) et Annie, Françoise et Jacky, Les Akili family avec leurs 2 enfants.

 

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Le soir, apéro tous ensemble (près de 15) dans le bus taille américaine de Jacky, un vrai salon !!!

 

Nous passons, comme avant le Machu Picchu, de bons moments au Quintalala, 6 jours en tout.

La pluie venant cette fois parsemer nos journées, mais cela ne nous empêche pas Karine et moi de nous balader en ville régulièrement pour y faire de nouveaux achats (essentiellement des souvenirs et des cadeaux pour les proches). Comment ne pas craquer vu les prix de l’artisanat ici. Il faut tout de même se retenir puisqu’il paraît que c’est encore moins cher en Bolivie (comment c’est possible ?).  

Pierre s’offrira un charango, mais pas en carapace de tatou, on n’est pas pour l’exploitation animalière !!!

 

Nous passons pas mal de temps à faire école, profitant de la connexion pour envoyer les devoirs. Je mets le blog à jour et m’essaie à faire de nouveaux macramés avec des pierres. On fait de grosses lessives (draps, serviettes, ect…) et Pierre se fait une nouvelle coupe chez le coiffeur.

 

Petit à petit tout le monde continue sa route, il faut d’abord dire au revoir aux 4 mouss, puis à Danielle et Louis.

 

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On profite aussi d’être à Cusco, là où il y a un bon diéséliste que nous avions vu avant pour le changement du filtre à gazoil. Il nous change l’huile de transmission.

 

Enfin, nous allons voir un tourneur pour réparer la pièce défectueuse sur le frigo. Nous avons en fait constaté que le filetage d’une des pièces était écrasé, laissant s’échapper le gaz. Pour quelques soles, le tourneur nous refera tout le pas de vis et plus de fuites !!! Nous pouvons donc remplir nos bouteilles de gaz à la sortie de la ville et repartir chargés pour plusieurs semaines !!!

Le soleil étant revenu sur Cusco, nous décidons de rester une dernière journée (la 6ème). Nous recevons un mail de Nico, rencontré aux USA à Yellowstone (ça date !!!). Il est en fait à Cusco pour quelques jours et a rencontré nos amis belges qui leurs ont dit que nous étions dans les parages, incroyable !!! On lui répond pour lui expliquer où l’on est.

 

Le lendemain, 8h, Nico frappe à la porte, trop cool !!! Il est venu nous dire bonjour. Il est en voyage organisé pour 3 semaines, un peu trop speed pour lui. On discute toute la matinée, heureux de se retrouver plus d’1 an après, c’est fou les coïncidences…

La surprise en plus ce matin, un troupeau d’alpagas et de lamas venus brouter dans l’herbe du camping.

 

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Après quelques photos, des au revoir à tout le monde (J-P, Annie, Françoise, Jacky et Nico), nous reprenons enfin la route.

 

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On sera resté plus de 2 semaines dans la région (Cusco et vallée sacrée), notre endroit coup de cœur au Pérou pour la beauté et la richesse des lieux mais aussi et surtout pour les rencontres avec de nombreux voyageurs avec qui nous avons partagé de bons moments.

 

Nous faisons quelques courses au supermarché et partons en direction du Canyon de Colca pour y rencontrer les fameux condors des Andes et le second canyon le plus profond du monde…

 

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Perou
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