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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:38

   Du 8 au 18 février 2014

Nous venons de passer la frontière (paso Mamuil Malal).

1 frontière + PN Lanin, lago tromen

L’entrée en Argentine nous donne accès directement au Parc National Lanin. Ce côté du parc est gratuit et l’endroit est idéal pour un bivouac, nous sommes au pied du volcan Lanin (3776m) dans un terrain herbeux avec une vue imprenable sur le cône enneigé. Les enfants s’amusent avec une veille luge et les lapins qui courent par dizaine sur le terrain.

neuquen parque nacional lanin lagos quillen tromen huechula

1 frontière + PN Lanin, lago tromen1

Le matin, nous partons faire une marche vers le lago Tromen, le sentier de 8km forme une boucle de 3h. Il passe d’abord par un bosque d’araucarias, puis de Nire. Théo et Vatea courent dans les hautes herbes et jouent à cache cache.

1 frontière + PN Lanin, lago tromen2

Sur les arbres, on peut voir de la « barbe de vieillard », c’est une sorte de lichen qui pousse lorsque l’air est très pur. On s’amuse à en faire des moustaches.

1 frontière + PN Lanin, lago tromen3

Nous arrivons ensuite au lago Tromen. Nous sommes seuls sur la plage. On se pose pour le gouter du matin avant de faire quelques ricochets dans l’eau.

1 frontière + PN Lanin, lago tromen4

Nous longeons le lac pour reprendre le chemin de l’autre côté. Des cheveux viennent à notre rencontrent, ils sont curieux et affectueux.

1 frontière + PN Lanin, lago tromen5

A l’autre bout du lac, il y a plus de monde venu pour pique-niquer. On fait connaissance avec un pêcheur du coin, Théo est déçu de ne pas avoir pris sa canne, le lac abonde en truites, du coup il offre une mouche pour la pêche aux enfants. Le chemin du retour est moins agréable car c’est la piste qui permet aux voitures de rejoindre le lac.

1 frontière + PN Lanin, lago tromen6

Nous rentrons au cc pour manger et Pierre repart avec Théo pour une autre marche de 2h vers le la face nord du volcan. Je reste avec Vatea.

   

1 frontière + PN Lanin, lago tromen7

Le lendemain matin, nous partons vers Junin de los Andes, un village où nous pouvons mettre du gazoil et faire les courses avant de bifurquer vers une autre entrée du PN Lanin qui mène au lago Huechulafquen. C’est une escapade qui nous oblige à parcourir 50km de piste (en bonne état).

neuquen parque nacional lanin lagos huechulafquen lolog lac

Cette route épouse d’abord les méandres du Rio Chimehuin, paradis des pêcheurs de truites, puis longe la rive droite du lac Huechulafquen. Les paysages sont grandioses, le bleu du lac sans cesse changeant, des forêts, des rivières et le volcan Lanin en toile de fond que nous admirons maintenant depuis sa face sud.  La piste traverse les terres de la communauté mapuche (peuple indigène), ce sont eux qui gèrent la plupart des campings (ici pas le choix, les bivouacs sauvages sont interdits).

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes

Nous faisons une petite halte près d’une chapelle très mignonne puis continuons les derniers kilomètres, plus pénibles car la piste est défoncée mais ça vaut vraiment le coup car nous longeons maintenant le lac Paimun.

Nous nous posons dans un petit camping dans le secteur Piedra Mala. Nous sommes en pleine nature, au bord du lago Paimun fait de plage de sable noir volcanique : un paradis !

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes1

Le lendemain, nous partons marcher vers la cascade El Saltillo. 2h30 de balade dans la forêt, avec des points de vue différents sur le lac. Théo préfère rester au camping. Nous avons sympathisé avec deux familles de camping-caristes chiliens habitant Santiago, ils laissent à notre disposition leur kayac, Théo se régale donc d’aller au milieu du lac pour pêcher.

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes2

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes3

Nous rentrons pour le repas, Pierre nous fait un barbecue. Nous passons ensuite la fin de journée avec les amis chiliens. En plus de nous prêter le kayac, il nous file aussi leur zodiac, planche à voile et quad ! Oui ils sont bien équipés et Théo s’éclate comme un fou ! Impossible donc de ne pas rester 1 jour de plus, les enfants ne nous le pardonneraient pas !

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes4

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes5

On fait donc la lessive à la main (ouille l’eau est très froide pour les petites mains de Pedro), on se balade en kayac ou avec le zodiac, les enfants jouent, pêchent, Pierre bidouille sur le camping-car, je m’occupe du blog,…

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes6

Le soir : barbecue, musique et danse pour tout les 4 devant le camping-car. L’ambiance est très joyeuse.

Le lendemain, le vent se lève, le sable s’envole, il est difficile de rester dehors. Cela décide tout le monde à partir.

2 PN Lanin, lago Paimum et Junin de Los Andes7

Nous faisons la piste du retour en 2h vers Junin de los Andes, puis retrouvons l’asphalte pour nous rendre vers San Martin de Los Andes. On s’arrête juste avant, en empruntant une piste de 15km menant au lago Lolog. Rien de spectaculaire à ce lac mais nous y sommes seuls et tranquilles, garé juste sur la plage. On fait de l’école l’après-midi, passons la nuit là avec un bruit de vague et un peu de vent tout de même.

3 San Martin de Los Andes et lago Lolog

Au réveil, nous partons à San Martin, petite ville semblable à Bariloche mais en plus reposante, nous remplissons nos bouteilles de gaz et allons ensuite nous poser au parking de la plage du lago Lacar situé à la lisière ouest de la ville, c’est là que bivouaquent en général les voyageurs, nous ne sommes en effet pas les seuls. Nous y retrouvons nos amis chiliens et faisons connaissance avec d’autres.

3 San Martin de Los Andes et lago Lolog1

On va se promener en ville. On s’offre quelques livres sur les animaux et sur la Patagonie (Patalibro). Vatea achète une canne à pêche pour pouvoir pêcher avec son frère. Le permis est obligatoire mais gratuit pour les enfants, on va donc leur en faire faire un.

Aujourd’hui, étant le jour des amoureux (Saint-Valentin), les enfants insistent pour que nous leur mettions un film et que nous sortions le soir Pierre et moi boire un pot en ville. Nous sommes à 5 min à pied du centre et nos amis chiliens garés à côté sont là en cas de besoin. Nous partons donc tous les 2 pendant 1h30 dans un pub anglais.

3 San Martin de Los Andes et lago Lolog2

Le lendemain, il fait gris. On décide donc de ne pas bouger car il serait dommage de parcourir la magnifique route des 7 lacs sous la grisaille.

On en profite donc pour faire une longue matinée d’école. Théo, aujourd’hui, n’est pas très motivé et la leçon sur les déterminants du nom est très pénible.

L’après-midi, nous sortons aérer les esprits, courses, petit tour en ville et dégustation de glace artisanale, les meilleures de tout le voyage !

La nuit est un peu moins bonne car on est samedi et il y a des jeunes venus en voitures squatter le parking avec leur grosse musique.

Fatigués mais motivés, nous entamons la route des 7 lacs ! Célèbre dans toute l’Argentine pour la magnificence de ses paysages, la ruta de los siete lagos parcourt les 100km de la ruta 234 séparant San Martin de los Andes au nord, de Villa la Angostura au sud. Comme son nom l’indique, elle serpente de lac en lac, dans le cadre imposant de monts escarpés couverts de forêts.

neuquen parque nacional lanin lagos lacar siete lagos mapa0

On longe d’abord par le sud le lago Lacar (qui ne fait pas partie des 7 lacs) où nous faisons une halte photo car de là nous avons une belle vue, notamment sur la plage de San Martin de los Andes où nous avons bivouaqué.

3 San Martin de Los Andes et lago Lolog3

Dans l’ordre, nous commençons par le lago Machonico (à droite), véritable miroir où les montagnes se reflètent.

4 Route des 7 lacs

Le lago Hermoso, accessible par une piste de 3 km sur la droite. Belle étendue d’eau avec un pontaux qui s’avance sur le lac.

4 Route des 7 lacs1

Le lago Falkner (à gauche), encadré par 2 sierras majestueuses aux crêtes déchiquetées que domine le Cerro El Buque.

Juste après sur la droite, le lago Villarino, relié au précédent par une minuscule rivière. C’est ici que nous nous posons. Le bivouac est une aire de camping gratuite. Le cadre est fabuleux et il fait très beau. Nous déplions le store et les enfants en profitent pour pêcher. Je fais un grand ménage vu que j’ai l’eau du lac à disposition. Le soir, on fait connaissance avec des argentins en camping-car, puis on se lave dans le lac, on est heureux de retrouver ce mode de vie en communion avec la nature.

4 Route des 7 lacs2

4 Route des 7 lacs3

Le lendemain, nous quittons le camp en milieu d’après-midi, un peu à contre cœur car le site est vraiment agréable mais il faut bien avancer maintenant, il nous reste encore un long parcours et la fin du voyage approche, 4 mois ça passe vite…

La route des 7 lacs devient une piste en bonne état, des travaux sont en cours pour qu’elle soit asphaltée jusqu’au bout.

La piste se poursuit donc le long d’un rio d’une couleur turquoise avec de gros rochers au milieu et des minis cascades, puis on roule au cœur d’une forêt dense, en surplomb du lago Escondido (le « lac caché ») et de ses eaux émeraude.

4 Route des 7 lacs4

Nous décidons de bifurquer sur la gauche en direction de Villa Traful et du lago Traful, ne faisant pas partie de la route mythique. Mais la piste est en moins bonne état et lorsque nous arrivons au pied du lac, nous décidons de faire demi-tour. Un bivouac ici aurait été une halte sympa mais le seul camping sur place est cher (pas de bivouac sauvage possible).

4 Route des 7 lacs5

Nous arrivons donc au lago Correntoso (à gauche) et au lago Espejo (à droite). Ce dernier possède une plage sympa avec une aire de camping gratuite aussi. Il y a un peu de monde mais on s’en contente très bien.

4 Route des 7 lacs6

Après une bonne nuit calme, nous filons à quelques kilomètres de là, terminus de la route des 7 lacs : Villa la Angostura. Cette ville est l’entrée du grand Parc National Nahuel Huapi avec son lac du même nom.

4 Route des 7 lacs7

Nous prenons quelques photos depuis le mirador à l’entrée de la ville puis, nous y faisons un arrêt rapide, histoire d’y faire quelques courses, mettre de l’essence avant de passer la frontière du Chili. Nous reviendrons ici dans quelques jours après la boucle chilienne dans la région de Puerto Montt, autour du lac Llanquihue.

neuquen parque nacional lanin mapa

 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:48

    Du 28 janvier au 8 février 2014

Le titre parle de lui-même, vous verrez que sur cette étape, nous n’avons pas beaucoup de photos ou en tout cas pas de belles photos. D’abord parce que le temps ni était pas, nous avons eu pas mal de pluie, et aussi parce que les vacances scolaires ont fait que certains endroits étaient surpeuplés et donc nous avons tracé !

map-chili2.jpg

Bref, après être passé près du toit des Amériques (Aconcagua), nous passons la frontière chilienne assez rapidement. Le paso Tunel de Cristo redomptor est une sorte de drive où il est à peine nécessaire de quitter son véhicule.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago

La fouille ici sera tout de même très complète. Nous avons droit au chien pour détecter toute nourriture restée planquée. La poubelle de la douane accueillera donc notre melon, des tomates, des oignons, de l’ail, des œufs et un steack haché surgelé.

Nous faisons un arrêt quelques kilomètres plus loin au bord d’un lac pour manger. L’eau est bleu turquoise, c’est une station de ski et en cette période tout est désert, il n’y a personne.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago1

Nous prenons la route en direction de Vinã del Mar et Valparaiso. Pas loin de 200km à parcourir sur une bonne route, mais payante. Nous commençons par aborder la route par une descente pleine de virages où la circulation est alternée. Nous faisons la file derrière de nombreux camions, ce qui nous retarde déjà pas mal.

Arrivés sur la côte, cela nous fait un drôle d’effet. On vient de la montagne et nous n’avions pas vu l’océan depuis longtemps. Malheureusement, ce sont les vacances scolaires, le trafic est dense et il y a foule sur les plages. En plus, ces villes sont réputées pour les vols, difficile de trouver un stationnement sérieux. On est un peu dégoutés, on décide de poursuivre notre route en direction de la capitale.

Nous trouvons un bivouac pour la nuit : une petite aire de service bien aménagée, il y a de nombreux jeux pour enfants et des wc.

Le lendemain, nous approchons de Santiago, la capitale. Sous les conseils de voyageurs, nous allons nous poser dans un petit camping sympa « Los Puentes » à une trentaine de km de la ville, dans le quartier Isla de Maipo.

2 Isla de Maipo

2 Isla de Maipo1

Finalement, comme nous ne sommes pas motivés à visiter la capitale (pas envie de prendre le bus, pas envie d’être dans la foule…), nous restons au camping dans lequel nous nous sentons bien. Nous avons sympathisé avec le patron qui nous offre des abricots de son verger et permet aux enfants de faire du quad à l’œil, de profiter du trampoline et même des chevaux ! Théo est au paradis, il a des activités à volonté et des copains (les enfants du patron) ! Il y a une belle piscine, des jeux pour les enfants et le camping n’est, pour une fois, pas bondé de monde. Bref, nous sommes tranquilles et passons donc 3 jours là. On fera école, lessives à la main, ménage, barbecue, ect…  

2 Isla de Maipo2

2 Isla de Maipo3

2 Isla de Maipo4

On partira avant le week-end car il y a du monde qui arrive et ça sent la longue soirée arrosée avec musique à fond et ça, on a déjà donné !

Après avoir refait le plein de courses au supermarché, nous voilà sur la ruta 5 en direction de Temuco. Sur cette partie du Chili, il n’y a strictement rien d’intéressant. Pierre fait donc 500km dans la journée. Les enfants s’occupent sagement dans le camping-car. On s’arrête pour la nuit sur une aire de service avec douches chaudes, extra !

Nouvelle journée très spéciale puisque c’est l’anniversaire de notre grand Théo (11 ans) ! Malheureusement, ça ne sera pas le plus beau qu’il ait connu puisque nous sommes sur l’autoroute et qu’il y a encore du chemin à faire avant d’arriver dans des lieux sympas. Aucun camping ici pour passer cette journée en mode « agréable ». On s’arrête à station essence COPEC, on sait que là on peut avoir le wifi et donc lui permettre d’avoir la famille et surtout son papa.

3 en route vers la region IX, anniv Théo

On fait un petit repas plus festif en nous posant un moment sur une aire (on n’a pas trouvé mieux), mais nouvelle déception, que nous prenons tout de même tous à la rigolade, le gâteau en glace est presque tout fondu ! Et oui, le congélateur a encore fait des siennes, et comme par hasard toujours quand il ne faut pas !

Après Villarica, nous bifurquons vers le Parc National Tolhuaca, très peu visité. L’entrée est chère, le camping obligatoire et il se met à pleuvioter. On zappe ! Le soir tombe, il faut trouver un endroit où se poser. Un peu plus loin, il y a des thermes, un grand complexe avec hôtel. On tente de voir si nous pouvons y dormir et profiter des sources chaudes. Le prix en est scandaleux ! On zappe aussi !

On commence à être très découragé et avons hâte de repasser en Argentine, où tout finalement nous semble plus facile et plus agréable. C’est du moins notre ressenti sur le moment.

Nous roulons donc tard vers le Parc National Conguillo, mais la piste est en bonne état. Vu l’heure tardive, il n’y a pas de guardaparque (gardien du parc) à l’entrée. Nous passons donc sans payer. Malgré la nuit qui tombe, nous apercevons des coulées de lave qui jalonnent l’entrée du parc (éruption de 2008) et prenons quelques photos depuis la laguna Captren, on voit les Araucarias de toute leur hauteur avec leur forme de parapluie. Ca donne un bel effet.

4 PN Conguillio

Le parc est en effet appelé aussi « Los paraguas » (les parapluies), allusion à ces très beaux arbres symboles de la région. Il abrite aussi le volcan Llaima (3125m) coiffé de ses fumerolles. C’est pour cela que l’entrée et la sortie du parc sont envahies d’immenses coulées de lave datant des éruptions de 1957 et 2008.

On roule quelques km plus loin et allons nous garer au lago Conguillo. Le camping est hors de prix, mais on nous dit que nous pouvons rester là sur le parking face au lac. Que demander de plus, on a la vue, c’est gratuit et on nous permet même d’utiliser les douches chaudes du camping situées juste à côté. Il pleut et ce temps ne changera pas durant toute la journée suivante. La météo indique que cela va durer encore plusieurs jours. On reste donc dans le camping-car à faire de l’école et tenter de s’occuper. Théo, courageux, ira pêcher sous la pluie. Nous prenons le temps de détailler la suite de notre parcours.

4 PN Conguillio2
En fin de journée, après avoir tous pris une bonne et longue douche chaude, Pierre propose subitement de quitter le parc. D’abord parce qu’il pleut de plus en plus et que la piste est très boueuse, il craint de ne pouvoir repartir, et ensuite parce que nous serons assurés de na pas payer le parc à la sortie.

On mange et partons vers 20h30, nous empruntons la route qui mène au sud du parc, nous l’aurons donc complètement traversé, toujours au milieu de ces magnifiques et majestueux araucarias. Belles surprises sur le trajet, malgré le manque de lumière, nous passons devant Arco Iris (arc en ciel), une lagune dont le nom parle de lui-même avec le volcan Llaima en toile de fond.

4 PN Conguillio4

chili-2 5670

Puis plus loin, la laguna verde et le champ de lave (éruption de 1957). Quel regret de n’avoir pas pu en profiter davantage, ce parc recèle de belles balades.

On sort du parc et regagnons la route asphaltée, nous nous posons pour bivouaquer dans un petit village paisible, Melipeuco.

5 Temuco, vers Villarrica

Le lendemain matin, nous quittons le village, apercevant le volcan un peu mieux dégagé. On décide de faire un détour et de passer par la ville de Temuco. En effet, là-bas, il nous sera possible d’acheter au bureau de la CONAF le pass familiale annuel nous donnant droit à tous les parcs nationaux du Chili (sauf Torres del Paine) pour 30000 pesos (40€). Ca vaut le coup, c’est vite amorti et ça ne nous donne plus l’impression de frauder.

On galère un peu à trouver le bon bureau capable de nous délivrer cette fameuse carte (S38°43.748 W072°35.307). Bref, après cette bonne perte de temps, nous filons faire des courses et traçons vers Villarica et Pucon, c’est là que commence la région des lacs côté chilien.

C’est une région couverte de prairies, de forêts, de lacs et de volcans aux sommets enneigés. Ca peut faire penser à la Suisse ou l’Autriche, d’autant plus que beaucoup d’allemands sont venus s’installer ici au XIXè s. Il y a des stations balnéaires un peu partout ainsi que des sources thermales.

Comme pour la côte, c’est une zone très touristique, beaucoup de monde donc, les abords du lac Villarica sont tous privatisés et les très nombreux campings à des prix ahurissants !

Après avoir tourné un peu dans Villarica qui ne nous emballe pas plus que ça, nous filons vers l’entrée ouest du Parc National Villarica (secteur Rucapillan). La piste est bonne mais très sinueuse. La nuit tombe et surtout la brume, on ne voit quasi rien. Guidé par le GPS, nous grimpons sur cette piste jusqu’à ce que le chemin semble s’arrêter. On se pose donc là, sans trop savoir où nous sommes vu l’épais brouillard qui nous entoure. Pour la première fois durant le voyage, nous avons un aperçu de ce qu’est le vent ici ! La nuit sera difficile car le camping-car bouge énormément, nous avons la sensation qu’il va tomber.

Mais quel spectacle au réveil quand on découvre que nous sommes au pied du volcan Villarica (2847m) parfaitement dégagé et le lac en contrebas. Nous sommes en fait garer dans la station de ski du parc.

6 PN Villarrica (entrée pucon)

6 PN Villarrica (entrée pucon)1

Après quelques photos et un tour sur la station, nous redescendons pour aller visiter Pucon.

Le temps est ensoleillé, tout ça nous rebooste bien. On arrive donc tôt dans le village, ce qui nous permet de trouver une place de choix quasiment face au lac et à quelques quadras du centre.

7 Pucon

La vue est plus sympa qu’à Villarica, situé à 25km de l’autre côté du lac, car le volcan est plus visible et le village semble être plus agréable. On se promène le long de la plage, puis vers le centre ville. Pucon est une station pleine de charme où le bois domine tant au niveau des batîments de type chalet bavarois qu’au niveau de l’artisanat fait essentiellement de bois et de laine.

7 Pucon1

Après le repas et un peu d’école dans le camping-car, nous louons pour 1h un vélo familiale et flânons dans les rues, ça fait du bien d’être ici après ces jours de pluie et de route. Du coup, nous passons la nuit là, profitant en plus de la connexion libre de l’hôtel d’en face.

7 Pucon2

On est tellement bien qu’on s’accorde une journée de plus. Ca nous permet de faire école, le blog, donner des nouvelles à la famille et aux amis. L’après-midi, les enfants vont jouer sur la plage puis nous partons marcher dans la ville.

Le lendemain, la pluie refait sont apparition, nous partons donc en direction du lac Caburga.

On fait un arrêt à « Los Ojos del Carburga ». Une rivière souterraine qui prend sa source dans la lac Caburga ressort à cet endroit et forme, vers janvier-février seulement, un grand puits naturel formé de cascades et enfoui dans la forêt. La ballade dans le site dure 1h environ, la végétation et la pluie nous rappelle un peu le Costa Rica.

8 Ojos del Caburga

8 Ojos del Caburga1

On continue notre route vers le lac, mais arrivé sur la plage nous sommes un peu déçus, rien de spectaculaire, la grisaille et la pluie y sont pour beaucoup.

Après avoir mangé, on se rend au Parc National Huerquehue. Ici aussi on trouve des forêts d’araucarias (en France on les appelle désespoirs des singes), des forêts de bambous, des canyons, des cascades et de nombreux lacs.

Nous arrivons dans le parc vers 14h, nous sommes motivés et commençons une longue marche, le sendero Los Lagos, le sentier le plus populaire du parc. Il mène en 5h aller vers 3 lacs magnifiques.

Nous ne faisons pas l’entièreté du trek qui nécessiterait plus de 10h aller-retour, mais allons jusqu’au 2 cascades. Le parcours longe d’abord la lac Tinquilco à travers une forêt de bambous, puis monte pas mal dès que nous pénétrons dans une forêt plus dense. Théo se prend pour Tarzan l’espace d’un moment en se pendant aux lianes des arbres.

9 PN Huerquehue

9 PN Huerquehue1

Nous arrivons enfin à la cascade Nido de Aguilla, petite halte pour goûter et reprendre des forces car après ça grimpe de plus belle pour arriver à un mirador donnant sur le lac Tinquilco tout en bas (c’est dingue tout ce qu’on a monté), puis à la cascadeTrufulco.

De retour après 4h de marche (ça faisait longtemps), nous prenons tous une bonne douche au camping du parc et restons gratuitement garé dans le parking pour la nuit.

Nous quittons le parc vers 10h du matin, il pleuviote. Nous abandonnons l’idée de faire les thermes de la région (il y en a une dizaine), c’est très cher, il y a de la piste à faire et en plus le temps ne s’y prête pas.

On se dirige vers la frontière, Paso Maluil Malal, pour repasser en Argentine. Nous allons traverser le Parc National Villarica, mais côté Est cette fois. Le parc contient 3 volcans : Villarica (2847m) que nous avons déjà vu quelques jours auparavant, le volcan Quetrupillan (2300m) et le volcan Lanin 3760m).  Cette entrée offre un paysage de forêt, lagunes, rivières et cascades. La vue sur Lanin est magnifique !

10 PN Villarrica (entrée frontière)

10 PN Villarrica (entrée frontière)1

Nous sortons du Chili en moins de 5 min de démarche. L’entrée en Argentine, 2km plus loin, nous prendra beaucoup plus de temps car il y a une file d’attente de plus d’1h, période scolaire oblige !!!

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 21:10

        Du 21 au 28 janvier 2014  

 

La route depuis Cafayate est longue et sans véritable intérêt, nous sommes sur la mythique Ruta 40 et traversons des petits villages comme Belen, Londres et Chilecito…

6 ruta de Cafayate à Chilecito, Cuesta Miranda4

Nous entamons ensuite la cuesta de Miranda, une route panoramique en lacet qui offre un décor sublime et sans cesse changeant : parois déchiquetées et multicolores de la quebrada du Rio Miranda, roches bigarrées de Los Colorados, crêtes enneigées du Famatina.

Mais quelle mauvaise surprise quand à mi-chemin de cette belle route, des travaux nous empêchent de poursuivre. Je suis en colère et demande à l’ouvrier pourquoi aucun panneau n’annonçait ce fait avant ? Bref, nous faisons demi-tour, toujours sous la chaleur et décidons de nous poser au bord du rio Miranda pour s’octroyer une pause fraicheur dans la rivière, au milieu d’un super décor.

6 ruta de Cafayate à Chilecito, Cuesta Miranda5

On repart ensuite vers Chilecito et prenons, par la route 74, la direction de Patquia, ou nous nous arrêtons pour y faire 2-3 courses. Avec cette chaleur, on achète au fur et à mesure nos fruits et nos boissons. La vendeuse nous apprend que c’est dans le coin qu’est mort de chaleur un participant du Dakar. Il fait trop chaud pour cuisiner, nous commandons une pizza et reprenons la route vers 19h30. Il est plus agréable de rouler après le coucher du soleil. Nous arrivons au parc national de Talampaya vers 21h30, on se gare au parking pour le bivouac et admirons le lever de lune avant de se coucher toutes vitres ouvertes !

7 PN Talampaya

Le parc Talampaya, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco fait partie du même bassin que le parc Ischigualasto, situé un peu plus au sud.

Les dépôts sédimentaires qui les composent datent de l’ère triasique. Nées de l’accumulation de débris animaux et végétaux, à une époque où les dinosaures abondaient, ces strates sédimentaires furent brusquement ramenées à la surface au moment du surgissement de la cordillère des Andes. D’où l’aspect chaotique et le gigantisme des formations géologiques. Du parc, déchiquetées par le vent et un climat extrême : suivant les saisons, la température peut attendre 60° et chuter sous 0° la nuit. D’où l’intérêt des paléontologues pour cette contrée où il suffit de se baisser pour découvrir des fossiles de dinosaures ! Car à la différence des autres régions du monde, où les strates triasiques sont enfouies à près de 1km sous terre, l’ère triasique se lit ici comme un livre ouvert.

Talamapaya est en fait une sorte de canyon, une faille de 4km de longueur sur 140m de hauteur. Ses parois rouge vif (oxyde de fer) sont splendides dans la lumière du matin. On peut alors observer des étonnantes formations aux noms évocateurs : la cathédrale, le totem, le moine, le tunnel acoustique…

A l’entrée, des centaines de pétroglyphes témoignent du caractère sacré des lieux.

7 PN Talampaya1

On se lève tôt pour visiter le parc, qui n’est qu’accessible qu’en excursion organisée à bord d’un petit bus. On part donc pour une balade de 3 heures.

7 PN Talampaya2

Sur la route, nous apercevons des lièvres de Patagonie, des condors et des nandous. Le canyon est superbe, mais on est assez déçu par le prix et surtout le manque de liberté quand on passe par un tour. Pas le temps de faire toutes les photos que l’on voudrait. Les paysages sont de plus assez ressemblants à ceux des quebradas autour de Cafayate ou même ceux des Etats-unis.

7 PN Talampaya3

7 PN Talampaya4

A la fin de cette visite, on mange des délicieuses pâtes au camarones et décidons donc de zapper la vallée de la lune (PN Ischigualasto), située un peu plus bas.

7 PN Talampaya5-001

On file donc vers San Augustin del  Valle Fertil. Il fait très chaud, on rêve de se baigner, mais on ne trouve aucun camping avec piscine à un prix abordable et continuons donc notre route vers San juan.

Sur le trajet, se trouve un sanctuaire consacré à  « la Difunta Correa ».  Ce sanctuaire, à l’image de ceux que l’on trouve sur toutes les routes argentines du « Gaucho Gil », la difunta correa est un personnage incontournable de la tradition du pays. Elle est l’objet d’une immense vénération, comme en témoignent les innombralables oratoires érigés sur toutes les routes et pistes argentines, reconnaissables à leur couleur bleues et aux bouteilles déposées au pied des autels (ceux du Gaucho Gil sont rouges).  

L’histoire raconte que cette femme était partie de chez elle avec son bébé pour rejoindre son mari, prisonnier de guerre. Elle traversa les montagnes désertiques de San Juan et mouru d’épuisement et de soif (d’où les bouteilles), mais le nourrisson avait miraculeusement survécu en tétant le sein de sa mère.

8 Difunta correa-001

Aujourd’hui, elle est enterrée dans le hameau de Vallecito. Sur une bute où a été construite une petite église, les gens viennent par milliers déposer des ex-voto. Le lieu est hallucinant, il y a des bouteilles en plastiques par centaine, toutes sortes de choses incroyables que les gens déposent pour attirer la chance (maquettes de maisons, plâtres, plaques de voitures, vêtements de bébé,…)

Après cet arrêt bucolique, on arrive à San juan, nous tombons sur un Walmart, c’est toujours une drôle d’émotions de retrouver ces supermarchés. Après 1h30 de courses, nous reprenons la route la nuit tombée. On s’arrête pour le bivouac sur une petite aire en pleine quebrada.

9 San Juan, vers Calingasta

Au reveil la journée s’annonce encore très chaude. On roule dans la vallée de Calingasta, longue vallée fertile irriguée par les eaux du Rio Los Patos et du Rio Blanco. Ici ça respire la mort au vu des nombreux animaux étalés au bord de la route. La chaleur y est intenable, avec son vent brulant ( Zonda, le vent des fous), impossible d’ouvrir les fenêtres en roulant. Nous faisons un petit arrêt photos au Cerro El Alcazar, splendide ! Son nom vient des formes étranges rappelant celle de l’Alcazar de Séville.

10 cerro el alakazar dans la valle de calingasta

talampaya 5078

Puis nous continuons vers Barreal. Le village est charmant et tranquille, une halte bienvenue après ces journées de routes sous la chaleur. Son cadre est grandiose, à 2000m d’altitude, au pied de la section la plus élevée de la cordillère des Andes. Le Cordon de Ramada et le Cordon de la Ancilta regroupant à eux seuls 6 pics dépassant les 6000m.

On se pose au camping municipal, qui pour une fois n’est pas bondé de monde. Il y a une piscine, des douches chaudes, des lavabos ou je fais la lessive à la main et des stationnements munis d’électricité, tables et parias. Les enfants s’amusent et se font des nouveaux amis. Pour nous, comme d’hab, c’est rangement, ménage et lessive. Le soir Pierre nous fait un assado. On fait ensuite connaissance avec un jeune couple de français vivant à Bruxelles : Pierre et Elodie, venus passer un mois et demi en Argentine. Nous discutons et buvons ensemble toute la soirée.

11 Barreal + PN Leoncito

Le lendemain, on quitte le camping vers 10h et embarquons avec nous le jeune couple, pour le PN de Leoncito connu pour ses arbres et son observatoire astrologique. Il y a 30km à faire, dont 8 de piste. On se pose au camping du parc qui est gratuit, mangeons, et partons ensuite à pieds vers la cascade (5km A/R). L’endroit est tranquille, nous y passons un bon moment, et prenons tous une petite douche, puissante et froide.

11 Barreal + PN Leoncito1

11 Barreal + PN Leoncito2

De retour au camping, on fait un peu d’école. Le soir, il fait froid et le ciel assez couvert, impossible donc de profiter d’une visite nocturne à l’observatoire du parc. On partage tous ensemble des pizzas cuites au barbecue, dont une finira par terre (merci Pierre), et une salade de fruit. La nuit sera très fraiche.

On part vers 10h, toujours en compagnie de nos amis. Débute une piste de 40km vers Uspallata. On aperçoit au loin Barreal Blanco, une immense dépression qui est en fait un lac asséché dont le lit très étendu (14km x 2km !) parfaitement plat et lisse, est balayé par des vents thermiques quotidiens. C’est donc un cadre idéal et mondialement connu pour pratiquer le char à voile (carrovelismo).

12 Uspallata + ruta 52 (7ans au Tibet)

On s’arrête ensuite en bord de route pour manger, avec une très belle vue sur les montagnes de la cordillère. Il y a des cheveux sauvages et beaucoup de nandous (sorte de petite autruche).

A Uspallata, jolie oasis de peupliers dans une vallée désertique, on dépose Pierre et Elodie, qui prennent le bus pour Mendoza, leur voyage touche à sa fin.

Nous prenons de notre coté la route 52, qui a servi de décor pour le film «  7ans au Tibet » : magnifique paysage de montagnes et piste vertigineuse en lacet, avec un col à 2800 mètres. Les sommets polychromes rappellent ceux des montagnes d’Asie. Sur le trajet, nous croisons un joli renard des Andes peu farouche. et nous coinçons une pierre entre les roues jumelées que Pierre parviendra assez facilement à enlever avec la barre à mine.

12 Uspallata + ruta 52 (7ans au Tibet)1

12 Uspallata + ruta 52 (7ans au Tibet)2

Nous arrivons vers Mendoza après plusieurs heures de piste, la route deviens enfin goudronnée, il est 19h, on est fatigué. On va dans le quartier d’El Challao, en périphérie de la ville, pour un peu plus de tranquillité. On dégote un camping sympa, pas cher, avec tous les services.

13 Mendoza

Le lendemain, nous skypons un peu la famille et Pierre s’organise pour retrouver Paulo un pot du skatepark de Millau venu passer du temps en Amérique du sud, il est à Mendoza en ce moment. Après le repas, nous partons donc dans le centre ville retrouver l’ami Paulo. On passe l’aprèm avec lui. Nous retournons au camping dans la soirée.

13 Mendoza1

Le lendemain, nous prenons la direction de la RN 7 et traversons au passage les vignobles de Mendoza. On s’arrête au lac artificiel de Potrerillos pour manger. On continu notre route dans des paysages de montagnes, passant la station de ski de Los Penitentes.

        14 Ruta 7 + Aconcagua

Plus loin, on fait un arrêt photos au Puente del Inca, une formation géologique de 47m de long sur 20m de large et 6 m d’épaisseur, construite au fil des millénaires par les dépôts de fer et de souffre contenus dans l’eau de la rivière et reconnaissable à leur couleur jaune-orangé. Cela forme donc un pont naturel au dessus du Rio Las Cuevas. Dommage que le décor soit gâché par les ruines d’un ancien hôtel thermal de luxe.

14 Ruta 7 + Aconcagua1

A quelques kilomètres de là, nous distinguons le toit des Amériques : le mont Aconcagua ! C’est le plus haut sommet de l’hémisphère sud 6960m ! Nous nous garons sur le parking à l’entrée du parc national de l’Aconcagua. Nous y faisons un peu d’école avant de nous coucher.

14 Ruta 7 + Aconcagua2

Réveil à 8h, le temps est clair et ensoleillé. Nous partons sur le sentier faire la petite balade de 2 km au pied du géant. Les trekkings de plusieurs jours pour escalader le mont, les enfants en rêvent mais je pense que c’est viser trop haut pour nous. Nous aurons la chance de voir l'hélico venu réapprovisionner les refuges, Théo en profite pour aller voir l'intérieur.

14 Ruta 7 + Aconcagua5

14 Ruta 7 + Aconcagua4

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Après notre petite rando, nous prenons ensuite la route pour notre second passage au Chili…

14 Ruta 7 + Aconcagua6

 

mendoza

   

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 22:22

    Du 15 au 20 janvier 2014

 

cafayate

Nous avons laissé derrière nous Salta et son camping et nous dirigeons maintenant vers Cafayate. Nous allons effectuer presque une boucle dans des paysages incroyables.

2 de Salta à Cachi

Nous commençons par la route menant à Cachi et les vallées de Calchaquies. Après la ruta 68, nous entamons la ruta 33 qui remonte une vallée, la quebrada de Escoipe, et passe par un col spectaculaire, la Cuesta del Obispo, une succession de lacets étroits qui semblent interminables et nous conduisent à la Piedra del Molino, point culminant de la route (3348m) d’où le regard embrasse toute la quebrada  et les lacets enchevêtrés de la Cuesta del Obispo.

2 de Salta à Cachi1

La route redescend ensuite vers la Recta Tin-Tin, portion de 18km en ligne droite parfaite traversant un haut plateau aride à 3000m d’altitude, en plein Parque Nacional de los Cardones (cactus candélabres). C’est là que nous nous posons pour la nuit, au milieu des milliers de cactus géants ! Nous y faisons une petite balade à la recherche d’un bois de cactus sécher en souvenir avant d’aller nous coucher.

2 de Salta à Cachi2

Le lendemain matin, nous nous déplaçons un peu dans le parc et repartons faire une belle balade d’1h30 au milieu des cardones.

2 de Salta à Cachi3

2 de Salta à Cachi4

Nous reprenons la route et arrivons à Cachi dans l’après-midi. C’est un charmant village de montagne. Nous y faisons une halte pour manger une délicieuse glace artisanale et visiter son église, iglesia de San José, dont la charpente et le confessionnal ont été fabriqué en bois de cactus. Nous avons aussi la chance d’admirer les danseurs traditionnels sur la plaza.

3 Valle Calchaquies

Après cette pause bien agréable, nous continuons notre chemin. Commence maintenant une piste de 165km  vers Cafayate, à travers des paysages remarquables et jalonnés d’antiques villages de pisé et d’églises coloniales, le long du Rio Calchaquie. Dans ces vallées, les indiens diaguita ont opposé une résistance des plus farouches à la domination espagnole. Nous sommes en fait sur la ruta 40, empruntée il y a quelques jours par le Dakar.

3 Valle Calchaquies1

Nous traversons Seclantas (spécialité : le poncho, nombreux ateliers e tisserands), la route des artisans, puis Molinos et sa jolie petite église. En chemin, des perroquets verts par dizaine volent juste au-dessus de nous.

3 Valle Calchaquies2

Nous arrivons à Angastaco, nous entrons dans le hameau par une piste secondaire de quelques km. Il est temps de se poser pour le bivouac. La place est agréable, près de la Iglesia del Carmen et d’une aire de jeux pour les enfants. La nuit est calme et reposante.

Durant la matinée, nous traversons la plus belle des quebradas de la région : Quebrada de las flechas, qui lance vers le ciel ses aiguilles de roche acérées.

3 Valle Calchaquies3

3 Valle Calchaquies4

3 Valle Calchaquies5

3 Valle Calchaquies6

Enfin, nous retrouvons l’asphalte au village de San Carlos où nous nous arrêtons pour manger et flâner autour de sa plaza. Nous tombons aussi par hasard sur la famille belge en Landrover rencontrée à Salta, Johan, Lieve et leur 3 fils.

3 Valle Calchaquies7

On parcourt les 20 derniers km, les cultures de vignes se font plus nombreuses au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’oasis de Cafayate.

C’est le village le plus touristique mais aussi le plus important des Valles Calchaquies. Base inconditionnelle pour de multiples excursions aux alentours, c’est aussi et surtout une terre de vignobles. La région est réputée pour la qualité de ses vins, issus de raisins récoltés entre 1600m et 2600m d’altitude. Outre les cépages classiques que sont les cabernet sauvignon, le merlot, le chardonnay ou le malbec, les vignerons de Cafayate sont passés maîtres dans la culture du tannat (cépage proche du malbec, qui produit des vins rouges corsés) et surtout du torrontès, cépage blanc importé d’Espagne il y a 4 ou 5 siècles, et qui a trouvé ici son terrain de prédilection.

Nous apprécions le vin mais très modérément, nous ne ferons donc pas la visite d’une des nombreuses caves, appelées ici Bodega.

Il fait très très chaud, on arrive à Cafayate, on se pose au camping Luz y Fuerza avec les belges, il y a une piscine où les enfants pourront se rafraichir. Comme d’hab, les pistes étant fatales pour la propreté du camping-car, je fais un brin de ménage et la lessive à la main dans les lavabos prévus pour ça !

Le soir, malgré la pluie, on partage soupe et pizzas dehors sous l’abri avec les belges.

4 Cafayate et quebrada de las conchas

Le lendemain, après une bonne douche longue et chaude au camping, on part en ville avec nos amis faire quelques courses et mettre du gazoil. Nous allons à la découverte de la Quebrada de Las Conchas (ou Quebrada de Cafayate). C’est un aller-retour cette fois (60km x 2), car la route asphaltée mène à Salta. Nous visiterons Cafayate au retour donc.

La Quebrada de las Conchas forme un paysage spectaculaire rappelant celui de l’ouest américain.

C’est une zone sauvage et aride composée de grès aux couleurs chaudes et de formations rocheuses surréalistes. Sculptées par le Rio de las Conchas, les strates sédimentaires tortueuses du canyon dévoilent une fascinante polychromie, allant du riche ocre rouge au vert vaporeux. La vue depuis la route est un régal pour les yeux.

La quebrada débute 10km au nord de Cafayate, à peine franchi le premier virage il se dévoile un univers stupéfiant. Au loin, se dressent les sommets embrumés de la précordillère et de part et d’autre de la route, le contraste des couleurs.

On commence par une promenade dans une gorge asséchée, les formations rocheuses d’un ton rouge vif sont impressionnantes. On peut admirer leur forme et laisser libre cour à son imagination (des fesses géantes, un champignon… à vous de deviner !).

début quebrada

début quebrada1

début quebrada2

début quebrada3

début quebrada4

On reprend la route, les formations rocheuses se succèdent, les plus marquantes affublées d’un surnom : las ventanas (les fenêtres), los castillos (les forteresses), el obelisco, el sapo (le crapaud), ect…

quebrada suite 1

quebrada suite 11

On fait une pause gouter au mirador des « Tres Cruces », une grande dune d’où l’on jouit d’une vue d’ensemble sur le Rio de las Conchas et toute la vallée. Les 5 enfants s’amusent à dévaler la pente dans la terre rouge et reviennent complètement en sueur et maquillé comme des massaïs !

quebrada suite 2

Nous nous arrêtons pour le bivouac dans l’endroit le plus magique du canyon : l’anfiteatro.  C’est une sorte de grotte à l’acoustique exceptionnelle, dont profitent quelques musiciens amateurs ou professionnels. L’endroit est très touristique, il y a d’ailleurs pas mal de vendeurs ambulants venu ici vendre leur artisanat. Mais après 19h, nous sommes seuls et profitons du lieu en toute quiétude. Nous passons la soirée dehors avec les belges.

quebrada suite 3

Après une bonne nuit de sommeil, nous allons 300m plus loin à la garganta del diablo (gorge du diable), une grotte en forme de couloir creusé dans la roche déformée par les mouvements tectoniques.

quebrada suite 31

Passé ce site, la quebrada devient moins spectaculaire, elle s’achève au lieu-dit Alemania, nous traversons le vieux pont métallique pour y faire une halte et manger avant de reprendre la route en sens inverse. Les belges quant à eux, continuent vers Salta.

quebrada suite 4

 

De retour sur Cafayate, nous allons goûter aux glaces au vin chez Miranda, issus de cépages tels que le cabernet ou le torrontès. L’expérience gustative est assez originale !

Nous marchons ensuite autour de la place, allons visiter la Catedral Nuestra Senora del Rosario, puis le Mercado Artesanal. Nous croisons des amis brésiliens que nous avons connus à Salta (ah Salta, on en a vu du monde !!!). On leur donne rendez-vous au camping Luz y Fuerza.

Nous faisons un petit détour hors de la ville vers le Cerro San Isidro, le Rio Colorado, et le site d’El Divisadero. C’est une piste d’une dizaine de km. Le secteur vaut la peine d’être exploré car il y a des peintures rupestres dans la montagne, des cascades le long du rio, ect…Le cerro qui domine la vallée nécessite une longue marche, le sentier pour voir les cascades grimpe sur 6km, bref, il fait très chaud et on est pas motivé pour marcher !

Nous faisons donc demi-tour vers le camping, nous avons tout de même profité d’une belle vue sur la ville et ses vignobles. Nous retrouvons la troupe des brésiliens avec qui nous prenons l’apéro. Ils font des petits cadeaux aux enfants et nous invitent chez eux lorsque nous serons au Brésil.  

Dernier jour sur Cafayate, on quitte le camping, on va en ville pour y faire 2-3 courses. On mange quelques empanadas pour le repas de midi dans un petit resto autour de la place, avant de reprendre la route vers le sud ouest.

quebrada suite 41

 

Une quarantaine de km plus loin, nous faisons la visite des ruines de Quilmes, un site archéologique datant du IXè siècle, le plus vaste et le mieux restauré d’Argentine. C’était une cité appartenant aux indiens Quilmes, l’une des nombreuses tribus composant la nation diaguita. Les ruines s’étendent à perte de vue dans un décor de roches et de cactus au pied du Cerro Alto del Rey. Ici vécurent jusqu’à 3000 personnes. Les demeures, en forme circulaire, étaient enfouies dans le sol pour résister aux vents froids et violents de la vallée et était recouvertes en partie de chaume. On peut voir aussi des « silos », édifications équipées de mortiers pour moudre les aliments. Les Quilmes cultivaient des céréales et des pommes de terre grâce à un système d’irrigation. Ils élevaient aussi des lamas. Ils étaient réputés pour leur caractère vaillant et insoumis, ils résistèrent d’ailleurs longtemps à l’invasion des incas puis celle des espagnols avant d’être exilés vers Buenos Aires.

5 ruines de Quilmes

5 ruines de Quilmes1

5 ruines de Quilmes2

 

Après cette étape, nous décidons de rouler un maximum car il n’y pas grand-chose d’intéressant dans le coin. La route 40 redevient une piste où nous roulons à 30km/h en moyenne. On croise quelques gauchos (le cow-boy argentin).

Nous nous posons pour le bivouac dans un petit village, Hualfin, derrière une station service. Il est tard, on mange et on se couche. La route va être encore longue avant la prochaine étape…

6-ruta-de-Cafayate-a-Chilecito--Cuesta-Miranda1.jpg

 

 

 

   

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:40

Du 6 au 14 janvier 2014    

Nous avons quitté le camping Xamena à Salta ce matin, après 2 semaines passées là-bas pour les vacances de Noël.

Nous faisons maintenant un aller-retour vers le Chili pour visiter San Pedro d’Atacama et ses alentours.

Nous remontons donc vers le nord de l’Argentine, mais passons cette fois par une jolie route secondaire, la 9, route de la corniche, qui traverse des paysages plus intéressant que l’autoroute. Cette route bien goudronnée mais très étroite, grimpe et serpente à travers la précordillère dans un superbe décor de yunga, forêt tropicale endémique.

1 route vers Passo de Jama

Notre premier arrêt pour cette longue route de 570km nous menant au Chili : Purmamarca, que nous avions déjà visité lors de notre descente vers Salta. Nous avions bien aimé ce village et sa « montagne aux 7 couleurs », du coup le bivouac nous tente bien à nouveau. En fin de journée, nous y faisons une balade autour de la place, dans les stands et les vendeurs d’artisanat. Le soir, je trouve par hasard en préparant la cuisine, le cadeau caché par Laetitia quelques jours auparavant, avant leur départ de Salta. Un bracelet gravé « Espacla », trop la classe !!!


1 route vers Passo de Jama1

1 Quebrada de Hu4

1 route vers Passo de Jama2

Le lendemain matin, nous partons tôt, nous prenons maintenant la route 52, une des plus belles routes que nous avons parcourues durant notre voyage.

1 route vers Passo de Jama3

Dans la quebrada de Coquena, le long du rio Purmamarca, elle déroule d’abord des paysages entre ranchos en terre crue et maisons aux murs de pisé, troupeaux de chèvres paissant au pied de montagnes multicolores, bosquets de saules et de peupliers. Ensuite, elle s’attaque à la vertigineuse Cuesta de Lipan, un col titanesque de 32km, aux lacets extrêmement serrés. Cette montée interminable s’achève aux portes de l’Abra potrerillos, passage routier de 4170m, en moins de 2h, nous venons de prendre 2000m d’altitude dans la tête ! La route, enfin, redescend pour croiser la fameuse ruta 40, en pleine puna (haut plateau désertique), menant vers le sud. Ici, on commence à croiser quelques vigognes, lamas ou ânes.

1 route vers Passo de Jama4

Devant nous, à perte de vue, l’immense lac salé des Salinas Grandes que la route 52 traverse.

A 3350m, ces « grandes salines » contrastent avec la masse sombre de la Sierra del Cobre qui culmine à plus de 4500m. La couche de sel déposée au creux de cette dépression par l’évaporation d’un lac à l’ère quaternaire, mesure de 10 à 50 cm d’épaisseur.

1 route vers Passo de Jama5

1 route vers Passo de Jama6

1 route vers Passo de Jama7

Pour la récolte, les hommes creusent des petites piscines dans la croute de sel, puis laissent le sel décanter. Une autre technique consiste à tailler à la hache des blocs de sel de 25kg, ces blocs servent aussi à construire des maisons. Durant leur temps libre, les ouvriers sculptent le sel et vendent sur place leurs productions. Bien sûr, ce salar n’a rien d’aussi spectaculaire que celui d’Uyuni, nettement plus grand, mais nous nous amusons bien à patauger dans les petites piscines de sel. Finalement, après 1 petite heure passée sur les salinas, nous serons à nouveau brûlés par le soleil ! On reste sur le parking pour manger.

1 route vers Passo de Jama8

1 route vers Passo de Jama9

1 route vers Passo de Jama10

1 route vers Passo de Jama11

La route reprend, nous menant à Susques, un tout petit village très simple mais dont l’église coloniale au toit de chaume passe pour l’une des plus anciennes du pays. Malheureusement, elle est en rénovation au moment de notre passage. Nous bivouaquons ensuite un peu après le village, sur un magnifique champ entouré de rochers où paissent des lamas et des moutons. On est bien au milieu de cette nature.

1 route vers Passo de Jama12

1 route vers Passo de Jama13

1 route vers Passo de Jama14

1 route vers Passo de Jama15

Le lendemain, nous partons vers 9h, la route est toujours magnifique, on passe à nouveau près de petits salars. Nous arrivons à la frontière du Paso de Jama. On tombe sur Rat y Loup qui viennent du Chili et repartent à Salta.

1 route vers Passo de Jama16

Le passage est hyper facile, les bureaux sont bien organisés, les différents guichets sont situésles uns à la suite des autres et toutes les démarches se font en 30 minutes. La fouille du camping-car est rapide, le douanier nous jettera juste 1 kiwi, 1 orange, 1 tomate et 1 mangue. Nous avions caché pas mal de choses au fond de notre poubelle !

1 route vers Passo de Jama17

Après la frontière, le paysage devient très riche : montagnes multicolores, salars, lagunes et rochers déchiquetés au milieu de la puna. On croise des vigognes et des flamants roses. On prend en altitude et montons à 4800m. Les effets de l’altitude nous frappent, on a tous un peu la tête embrumée ! Mais ça ne dure pas, nous sommes à 40km de San Pedro d’Atacama et entamons une méchante descente qui fera bien chauffer nos freins tous neufs ! Ca sent le brulé dans le camping-car, Pierre est obligé de faire plusieurs arrêts sur la voie prévue pour ça et d’arroser les plaquettes d’eau froide. Sur la descente, nous avons tout de même une vue spectaculaire sur le volcan Licancabur (5916m) au cône parfait et situé juste à nos pieds !

2 San Pedro d'Atacama

2 San Pedro d'Atacama1

2 San Pedro d'Atacama3

2 San Pedro d'Atacama4

 

San Pedro d’Atacama

Après près de 600km parcourus, nous arrivons enfin dans ce gros village aux maisons d’adobe qui se love au cœur d’une oasis perdue en plein désert d’Atacama, le plus aride au monde.

L’Atacama est une steppe rocheuse à perte de vue, par endroit, il n’a pas plu depuis 80 ans !

C’est une terre craquelée par la chaleur intense et, à l’approche des Andes, des volcans aux cimes enneigées, des lagunes minérales aux couleurs irréelles, des salars habités par des flamants roses, des mystérieux geysers, des dunes de sable ocre et de petites oasis dans des paysages lunaires. L’Atacama reste une région essentiellement minière, elle fournit au Chili l’une de ses principales ressources : le cuivre.

 Le village de San Pedro, devenu très touristiques, est le point de départ vers de nombreuses excursions dans le désert. Nous nous garons sur le parking du marché où bivouaquent déjà nos amis brésiliens Carlito et Rozane.

Nous allons nous balader dans les rues piétonnes, découvrons une belle place et sa petite église dont la charpente est faite en bois de cactus.

2 San Pedro d'Atacama5

Il nous faut maintenant retirer des pesos chiliens, mais après avoir testé les 3 distributeurs du village avec la master et la visa, aucun ne nous délivre d’espèces. On nous avait pourtant prévenus qu’ici ça n’était pas simple. Il nous reste quelques dollars, conscients de perdre au change, mais pas le choix ! Changer nos pesos argentins est encore pire, cette monnaie ne vaut strictement rien et dévalue de plus en plus.

San Pedro et le désert en général est un haut lieu pour l’astronomie car le ciel  est d’une pureté incomparable. C’est donc ici que se trouve un des plus grands observatoires au monde.

Les agences touristiques l’ont bien compris, des tours très réputés sont organisés tous les soirs pour visiter l’observatoire et admirer les étoiles et quelques planètes de notre galaxie.

Nous rêvons de cette excursion depuis longtemps, elle fait partie de nos points forts du voyage. L’organisateur étant, en plus, un français très connus des autres voyageurs. Nous filons donc à l’agence « SPACE » pour réserver notre soirée. DECEPTION : tout est complet et la pleine lune est dans 3 jours, pas de sorties 2 jours avant et après car le ciel n’est pas propice. C’est donc mort pour nous ! On se console en se disant que d’autres endroits plus au sud nous permettront de voir notre ciel sous télescope.

Nous achetons quelques fruits et légumes au marché, la douane chilienne étant sévère sur l’interdiction de transiter de la nourriture, nous n’avons plus grand chose.

Au réveil, nous filons vers le sud de San Pedro, nous nous enfonçons dans le désert à la découverte des différentes lagunes et du salar d’Atacama. En toile de fond, les volcans majestueux Lascar (5592m) et Licancabur (5916m).

2 San Pedro d'Atacama6

D’abord la laguna Cejar, à 20km de San Pedro par une piste (ripio) très poussiéreuse (le camping-car en sera une bonne preuve). Une eau turquoise et laiteuse, bordée par d’impressionnantes concrétions salines. Nous en faisons le tour, admirant les reflets des volcans et des montagnes alentours dans la lagune.

2 San Pedro d'Atacama7

2 San Pedro d'Atacama8

2 San Pedro d'Atacama9

2 San Pedro d'Atacama10

300m plus loin, la laguna Piedra, où l’on flotte aussi bien que dans la mer morte. Nous enfilons nos maillots et courons donc tenter l’expérience, sensation incroyable !!! Le rinçage est par contre indispensable à la sortie car nous sommes couverts de sel.

2 San Pedro d'Atacama11

Nous bifurquons ensuite vers la laguna Tebenquiche, 10km de piste. Nous passons à côté de « los ojos del salar » (les yeux du salar), 2 profonds trous d’eau douce parfaitement circulaire. Mais nous n’allons pas jusqu’à la lagune, chaque entrée est payante, nous faisons des photos de loin et retournons sur l’axe principale en reprenant nos 30km de piste en sens inverse. Ce qui pour nous prend tout de même 1h !

2 San Pedro d'Atacama12

Nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger avant de continuer vers la laguna Chaxca.

2 San Pedro d'Atacama13

Cette lagune, au cœur du salar d’Atacama, compose l’un des 7 secteurs de la « Reserva Nacional Los Flamencos ». On peut y observer 3 espèces de flamants roses : flamant de James, flamant du Chili et le flamant andin. Le site est incroyable, un sentier de 800m longe la lagune où on voit de près une centaine de flamants roses se nourrir. Tout autour, un paysage de concrétions salines.

2 San Pedro d'Atacama14

2 San Pedro d'Atacama15

2 San Pedro d'Atacama16

2 San Pedro d'Atacama17

Il est 16h, nous hésitons à poursuivre la route, mais Mauro a fait pas mal de piste et nous estimons avoir vu les lagunes les plus intéressantes. Nous retournons sur San Pedro.

Quelques kilomètres au nord du village se déploie la Valle de la Luna, longue de 12,5km. Une splendide vallée nichée au creux de la Cordillera de la Sal. Lorsque le soleil décline, il souligne les étranges formations rocheuses et les hautes dunes ciselées par le vent.  

L’heure étant donc propice, nous filons vers un mirador pour admirer cette vallée d’en haut.

2 San Pedro d'Atacama18

Au retour, sur la même route, nous faisons une halte vers la Valle de la Muerte, roches rouges torturées par l’érosion. Mais la petit piste qui nous y amène devient vite mortelle, des trous énormes nous empêchent de passer, nous prenons quelques photos et redescendons à San Pedro, 5km plus loin.

2 San Pedro d'Atacama19

On bivouaque à nouveau sur le parking. En soirée, nous allons flâner dans le marché artisanal et finissons dans un petit resto où nous dégustons de succulents empanadas (chaussons frits fourrés de fromages, poulet, viande, ect… au choix).

2 San Pedro d'Atacama20

Dans 2 jours c’est l’anniversaire de Pedro, il veut retourner en Argentine pour le fêter à Salta. En plus, cela nous permettrait de voir le Dakar. Comme nous avons fait l’essentiel de ce que nous voulions à San Pedro, nous décidons de reprendre la route du retour dès demain. Il y a d’autres lieux intéressants mais la route est longue (Calama) et parfois compliquée (geyser de tatio qui n’a rien à envier parait-il à Yellowstone).

On se lève à 7h30, on va mettre du gazoil qui s’avère être un vrai labyrinthe pour trouver la station planquée dans une minuscule rue au milieu du village.

Pierre veut être à Salta ce soir ! 600 bornes en une traite, il est fou, mais bon la route est bonne et on la connait !

Après les 40km de remontée en seconde en quittant San Pedro, nous ne sommes pas très loin de la frontière bolivienne. Nous nous étions dis que la virée dans le Lipez pour voir la laguna verde serait plus facile d’ici que depuis le salar d’Uyuni. C’est donc le moment puisque le panneau indique qu’elle n’est qu’à 7km. On quitte la route 52 et entamons une piste qui s’approche du volcan Licancabur, déjà, c’est spectaculaire.

    2 San Pedro d'Atacama21

Arrivés à la frontière, les douaniers refusent de nous laisser passer. En effet, c’est absurde mais cette frontière ne comporte pas de douane chilienne. Nous ne pouvons entrer en Bolivie sans le tampon de sortie du Chili qu’il faut faire à San Pedro. Et vice versa, nous devrons repartir à San Pedro après la sortie de la Bolivie pour entrer au Chili. Mais les 40km de cette longue descente (puis remontée) est un calvaire pour notre Mauro que nous voulons préserver.

Pas moyen non plus de soudoyer les douaniers en leur disant que nous n’en avons que pour 1h ou 2 !

Nouvelle déception donc, nous repartons frustrés, littéralement frustrés, car la lagune est juste là derrière…à 2km !!!

2 San Pedro d'Atacama22

De retour sur l’axe 52, nous apercevons au loin et brièvement la laguna verde, on a grave les boules !!!

La frontière Chili-Argentine du Paso de Jama prendra 45min, il n’y aura pas de contrôle du véhicule, les argentins étant moins strictes sur la marchandise qui transite depuis le Chili.

  3 Route du retour vers Salta 

La route se passe bien, les enfants regardent des dessins animés, jouent un peu à la console et ragarde le paysage. Nous n’avons pas l’habitude de faire autant de kilomètres et c’est long !

Nous arrivons enfin à Salta vers 21h30. Le camping est bondé de monde, pire que tout ce qu’on a connu ici, normal on est en plein cœur des grandes vacances scolaires et le Dakar est en ville depuis hier. Pour peu, il n’y a même plus de place pour nous ! Pierre est super déçu.

Heureusement que nous retrouvons nos amis : Jacky et Françoise sont revenus de leur virée en Bolivie, Rat y Loup, Carlito et Rozana, les brésiliens, Jean-Louis avec son gros Renault vert et nous faisons connaissance avec les duduland, Nicole et Philippe, ainsi que Philippe en Man bleu. Bref, du monde pour fêter les 36 ans de Pedro !

Samedi 11 janvier : Joyeux anniversaiiiiiiiiiiiiire Pierre !!!

Nous commençons cette journée par les courses que nous partons faire en taxi à Libertad, nous retrouvons nos habitudes argentines très vite. Ensuite c’est grand ménage pour Mauro qui est couvert de poussières jusque dans les moindres recoins.

Il fait gris et pluvieux, la piscine du camping a été vidée et les enfants s’amusent à rouler dedans en skate.

Le soir, nous organisons, malgré le temps, un apéritif dinatoire avec tous nos amis. Pierre reçoit du vin en cadeau et d’autres petites choses bien utiles.

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Après cette première partie de soirée bien arrosée déjà, nous ne faisons ensuite inviter chez les brésiliens. Carlito nous servira du bon vin et nous fera une petite démo de ses talents de chanteur et de guitariste !

On se couche, HS !

Le lendemain, on reprend plus activement l’école, les vacances c’est fini ! Je publie sur le blog.

Nous partons dans l’après-midi pour visiter « le village » aménagé pour le Dakar. Il y a beaucoup de monde et d’animation, ça nous fait penser aux « Naturals Games » chez nous à Millau.

1 Salta + dakar1

Les enfants font des jeux et gagnent une casquette du Dakar, on reçoit aussi des posters et des calendriers.

Les véhicules arrivent de leur étape, c’est le français Stephan Peteransen avec sa mini qui arrive le premier sur le podium. Les concurrents vont ensuite faire laver leur voiture, système karsher écologique puisque l’eau de lavage est filtrée pour être récupérée.

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Pierre commence à se passionner pour les camions, j’ai du mal à le décoller, il attend l’arrivée de ses monstres. Un jour nous voyagerons en MAN !

De retour au camping, nous finissons la soirée avec nos amis, chacun amenant de quoi partager le repas.

Les 2 jours suivants s’écoulent sagement, lessive à la main, préparation de la video sur le salar d’Uyuni, école avec les enfants, bracelets macramé commandés par Nicole. Les enfants jouent dehors et font leur vie. Le soir, nous nous retrouvons comme d’habitude entre amis pour l’apero.

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Le dernier soir, les duduland, Nicole et Philippe, nous invitent pour le repas, demain, nous quittons tous le camping, chacun prenant maintenant des chemins différents …

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:18

Du 20 décembre 2013 au 6 janvier 2014  

Nous venons d’entrer en Argentine, à la Quiaca, où nous avons passé la nuit. Nous nous dirigeons maintenant vers Salta, mais un bloqueos à la sortie de la ville nous empêche de prendre la nationale. Nous devons contourner par une piste. Sans trop savoir jusqu’où elle va nous mener et si cette piste est praticable pour notre Mauro, nous avançons tranquillement à une moyenne de 20km/h. Nous ferons finalement une bonne 50aine de km sur une route caillouteuse traversant des immenses champs où paissent les lamas et les vaches. Au bout de 2h, nous retrouvons enfin la RN9.

Nous venons de traverser la puna (hauts plateaux arides du nord est de l’Argentine) et depuis notre arrivée dans la pays, le contraste avec la Bolivie est saisissant ! Les paysages sont plus vastes, les villages semblent plus développés et la population moins typée. On est d’emblée surpris par les installations de barbecues (parillas) un peu partout dans les villages ou aux abords des routes. Bref, l’Argentine semble pleine de belles surprises et nous sommes tout excités d’en découvrir davantage…

1 Quebrada de Hu1

Après une pause repas, nous continuons et abordons maintenant la début de la Quebrada de Humahuaca. Cette vaste vallée de 155km de long est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce canyon sculpté par l’érosion du Rio Grande, se pare de formations géologiques absolument superbes. Les roches sédimentaires de la région, dont les strates bigarrées ont été malmenées par une intense activité géologique, ont donné naissance à des massifs spectaculaires aux multiples couleurs. Une des plus connues « la montagne aux 7 couleurs de Purmamarca » que nous allons découvrir plus au sud de la Quebrada.

Nous faisons une petite halte au village andin de Humahuaca. Il y a ici quelques curiosités qui nous permettent de nous dégourdir les jambes. Nous marchons autour de la plaza Sargento Gomez pour admirer la cathédrale et le Cabildo (hôtel de ville) célèbre pour sa tour d’horloge dotée d’un automate représentant en taille réelle un missionnaire du XVIè siècle.. Tous les jours à midi, la figurine sort de sa niche pour bénir les passants, pour nous c’est trop tard !

1 Quebrada de Hu2

Un peu plus loin, une esplanade accueille les stands d’artisans, on y retrouve beaucoup de similitude avec l’artisanat bolivien ou péruvien finalement, juste 2 fois plus cher ! Et enfin, point culminant du village, le Monumento a los Heroes de la Independencia. Nous achetons des fruits et légumes dans un petit marché avant de reprendre la route de la Quebrada.

Le trajet continue de nous éblouïr, nous passons même le tropique du Capricorne (après celui du Cancer au Mexique et la ligne de l’Equateur en Equateur). A Maimara, nous longeons la Paleta del Pintor (palette du peintre), sur le flanc oriental de la quebrada, les strates sédimentaires multicolores ont été déformées par les caprices de la nature en une quinzaines de plis parfaits, comme dessinés à la main, sur une largeur totale de 6km.

1 Quebrada de Hu3

Enfin, nous arrivons à Purmamarca, un des derniers villages de la Quebrada. Dans ce petit bourg, on a l’impression que le temps s’est arrêté, la physionomie du village est restée intacte : maisons basses en pisé, toit de terre crue, rues poussiéreuses. Mais ce minuscule village paisible est néanmoins très touristique car le paysage qui l’entoure est stupéfiant. C’est ici que se trouve le fameux « Cerro de Siete Colores », la montagne aux 7 couleurs. Les strates sédimentaires qui la composent semblent changer de couleur au fil de la journée suivant l’inclinaison du soleil, vert, pourpre, ocre… Le meilleur moment étant tôt le matin ou en fin de journée. Voilà pourquoi nous tenions à bivouaquer ici pour la nuit.

L’ambiance de ce village est très agréable, une petite fête traditionelle à lieu sur la place, nous y faisons un petit tour avant de nous coucher.

Au petit matin, nous montons au mirador pour admirer les couleurs de la montagne, baignée de soleil, puis nous reprenons notre route en direction de Salta.

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1 Quebrada de Hu5

Le paysage devient différent, plus vert. Nous descendons en altitude, ça faisait longtemps ! On est vraiment surpris par le pays dont le réseau routier et les villes nous font penser aux USA ou à l’Europe.

Vers 13h30, nous arrivons au camping municipal de Salta, le camping Xamena, très connu des voyageurs. Il coute une misère (5€) malgré ses nombreux services (électricité, eau, douches chaudes, internet, table et barbecue pour chaque emplacement) et aussi sa gigantesque piscine de 300m de long, la plus grande d’Argentine !

Nous sommes contents puisque c’est ici que nous voulions passer les fêtes en compagnie d’autres voyageurs. L’année dernière, nous étions au Mexique, en Baja California avec Maureen et Kevin (le voyage de dudu) ; les buguet (bugfamilyontheroad) et Renée et Gaby, un super souvenir de voyage. On espère bien partager ça à nouveau, et souhait exaucé puisque nous retrouvons Jackie et Françoise rencontrés à Cusco au Pérou (Sous les étoiles du monde) et nous faisons connaissance avec une famille française, Sylvie, Guy et leur fils Julien (Dodorun), ainsi qu’un couple de retraité belge, Michelle et Louis (Rat y Loup).

Tout s’annonce donc au top, seul bémol, c’est les grandes vacances scolaires ici puisque c’est l’été, l’équivalent de juillet-août chez nous, il y a donc un monde de folie. Malgré la centaine de parillas (barbecue) et d’emplacements dans le camping, tout est full. Nous nous sommes donc mis au bout du camping avec les autres camping-cars.

Mais les argentins sont très festifs, l’asado (le moment du barbecue) est une institution chez eux, ils en sont les maîtres, cuisson parfaite de la viande placée bien hauteur (40aine de cm) dans un minimum de braises qu’ils alimentent en permanence, tout ça pendant plus d’1h. Il faut dire qu’ils ont de quoi, la viande dans ce pays est une des meilleures du monde !

Bref, l’asado est un moment qui dure, accompagné d’une bonne bière et de musique évidemment, avec de grosses enceintes, histoire que tout le monde en profite !

Nous sommes malgré tout ravis de retrouver une telle ambiance, on s’accommode donc…

Il fait une chaleur digne d’un mois d’août méditerranéen ! Après s’être installé, avalé notre dernier repas misère (sandwich) et fait un petit plongeon dans la piscine, nous partons en taxi au supermarché « Libertad ». Sylvie nous accompagne et s’étonne de notre air ébahi en passant dans l’allée du centre commercial. Ca faisait un bail qu’on avait plus vu ça ! On retrouve un supermarché avec de tout ! Pierre revit en voyant des danette au chocolat. On se lâche donc pas mal et achetons enfin de la viande : 1kg de Cuadril (une des meilleures parties du bœuf) pour moins de 5€ ! Et je peux vous dire que la viande argentine mérite amplement sa réputation, un vrai délice que ce soit au barbecue ou à la poêle.

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Dimanche 22 décembre

2ème jour au camping, c’est dimanche, donc le rush, on reste tranquille à discuter avec les autres voyageurs. Sylvie et Françoise sont mes premières grosses clientes pour mes bracelets macramés, Michelle suit aussi en me faisant des commandes sur mesure.

Lundi 23 décembre

Lundi, le camping est quasi vide, c’est pas désagréable. Pierre et moi prenons le bus pour le centre ville, les enfants sont avec nos amis voyageurs. Il nous faut acheter les cadeaux de Noël pour les enfants et changer nos dollars en pesos argentins. C’est très avantageux car le taux officiel est de 5,3 ; tandis que le taux officieux à 9,6 (il change constamment et sillonne autour de 10), bref le petit bonus en changeant dans la rue n’est pas du tout négligeable. Nous avons eu une adresse sérieuse, un petit bureau dans un bar près de la place principale.

De retour au camping, Théo est tout triste de nous apprendre que quelqu’un nous a volé la chaise pliante que papi m’avait offerte. Il est allé comme un grand faire sa déclaration au commissariat situé à côté du camp. Il a aussi préparé une salade de tomates concombre pour le repas. Un amour !

La chaleur est intense, cool qu’il y ait la piscine. Internet me permet aussi de mettre le blog à jour, enfin presqu’à jour.

L’après-midi, toutes les femmes allons à Libertad pour faire les courses du repas de Noël que nous partagerons tous ensemble.

Le soir, Pierre et moi sommes malades, un bon rhume, génial pour Noël !

Mardi 24 décembre

On se réveille encore plus patraque que la veille à cause du rhume. Le matin, je suis sur l’ordi, entre skype avec la famille et le blog. L’aprem nous préparons le repas de Noël, humus, guacamole, toasts apero, caviar d’aubergine, salades, ect…

La police vient nous demander de nous déplacer et de nous rapprocher de l’entrée car le camping aujourd’hui est exceptionnellement fermé au public et seuls tout au fond, au bord du grillage qui borde un sentier, nous sommes plus sujets aux vols !

On s’exécute et allons nous placer près des machines de muscu, sur le béton.

On débute l’apero, 2 autres familles qui voyagent à plus court terme se joignent à nous. Le champagne est délicieux, les enfants ont droit à leur mousseux…sans alcool et à l’ananas.

On se régale de bonne viande. L’ambiance est super sympa.

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Le père Noël passe dans la soirée dans le camping-car de Jacki et Françoise, normal c’est le plus gros ! Les enfants étaient impatients. Ils sont contents malgré que les cadeaux n’étaient pas tout à fait ceux demandés.

Les grands ont aussi droits à leur petite surprise dans l’assiette, Françoise offre des bons chocolats à tout le monde.

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Minuit : Feliz Navidad !!! Des feux d’artifices éclatent dans toute la ville, depuis le grand balcon de la piscine, on a une vue panoramique sur le ciel coloré et les lanternes rouge qui s’envolent. C’est surprenant, on avait jamais vu ça ! Ca pétarade tout autour de nous.

Nous terminons notre belle soirée par une délicieuse salade de fruits maison. Je vais me coucher complètement pompette.

Mercredi 25 décembre

Notre rhume semble déjà un vieux souvenir, l’alcool a parfois du bon pour tout nettoyer !

Nous passons la journée tranquille au camping car il est toujours fermé au public et l’avons donc pour nous, au calme.

Je skype à nouveau la famille et suis très émue de voir ma grand-mère venue passer la journée chez mes parents, le moment coïncidait bien, on a pu tous se parler. Mon frère est là aussi avec sa copie mimi enceinte de 5 mois.

Nous mangeons tous ensemble les restes de la veille.

Le soir, les grands s’offrent leurs petits cadeaux : Sylvie m’offre une théière. Je fais des macramés pour les femmes, les hommes ont droit à du vin.

Nous mangeons ensuite dehors tous ensemble.

Jeudi 26 décembre

Dernier jour avec les amis au camping, on part refaire ensemble nos courses individuelles à Libertad. Ils partent demain pour la Bolivie et vont faire le plein sous nos conseils. Je les accompagne pour le plaisir.

Au camping, c’est de nouveau la cohue, mais cette fois nous sommes au cœur de l’action puisque nous nous sommes déplacés. Une sono digne de discothèque a été installée juste à côté de notre camping-car.

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On passe donc une dernière soirée tous réunis, un moment que nous apprécions puisque tous les jours, après 19h, le camping ferme au public. Nous retrouvons le calme et une température idéale. Cela explique que depuis que nous sommes à Salta, nous n’allons pas dans nous coucher avant minuit voir plus. Les enfants aussi jouent dehors. Après tout, c’est aussi les vacances en France !

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Vendredi 27 décembre

Françoise et jacky, ainsi que Sylvie, Guy et Julien quittent le camping pour aller en Bolivie. Matinée un peu mélancolique donc après leur départ. Mais heureusement, nous restons avec Rat y Loup, nos amis belges. Une famille brésilienne est également arrivée au camping et nous sympathisons bien ensemble malgré que le portugais nous soit totalement inconnu, on rigole d’ailleurs beaucoup du langage de chacun et le courant passe, Carlito et Rozane parlant un peu espagnol.

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Noël étant passé, nous prenons rendez-vous pour l’assurance du camping-car à Salta, ainsi que dans un garage pour une révision de Mauro et surtout changer nos plaquettes de freins.

Samedi 28 décembre

Rat y Loup quittent le camping pour le we qui en général ici est toujours bien animé.

Nous restons. Je fais un tri dans les fringues. La plupart de nos vêtements d’été étant rangés dans le coffre de toit, nous n’avions plus grand-chose à nous mettre vu les chaleurs. Je change aussi les draps de tous les lits.

Le soir, apero avec les brésiliens.

Dimanche 29 décembre

Il fait vraiment de plus en plus chaud. Après le repas, nous filons dans un centre commercial (Jumbo), histoire de fuir la foule du camping et aussi la chaleur. On passe dans un magasin de bricolage pour trouver une rallonge électrique et un ventilo 12v, mais ils n’ont pas.

Au retour, on entend quelqu’un crié nos prénoms, bizarre ! La voix nous est inconnue, qui peut bien nous connaître à l’autre bout du monde ?

Surprise : les ESPACLA !!! Nos mentors, nos idoles ! Les pionniers du voyage en famille en camping-car !

Bref, ils sont là, devant nous à Salta en Argentine. Mais que font-ils ici, loin de la France ?

Ils ont un mariage dans le pays et en profite pour passer 3 semaines de vacances à bord d’un Renault aménagé de location.

Nous faisons un asado le soir avec eux et échangeons l’expérience de nos aventures.

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Lundi 30 décembre

Nous avons rendez-vous au garage pour le camping-car. Nous devons changer les plaquettes de freins. Nous en profitons pour faire la vidange et les changements de filtres à gazoil et huile, ainsi que retendre le frein à main. Sous les conseils du mécano, nous changeons aussi les amortisseurs qui sont nazes (tu m’étonnes !) et mettons du coup des plus renforcés.

Nous y passons la matinée. José, le patron est super cool. Nous payons environ 250€ pour le tout, pas cher !

Nous devrons néanmoins revenir dans quelques jours car le cylinte bloc de la lame sous le camping-car est fendu, cela pourrait poser problème à long terme, il faut le changer mais cela prend une bonne journée de travail.

On a rendez-vous donc le 2 janvier.

De retour au camping, on retrouve les Espacla, Pascal est un peu malade aujourd’hui. Je lui file de l’ibuprofène pour le remettre sur pied pour le nouvel an et surtout pour le mariage. Les enfants jouent ensemble. Cléo et Estaban ont sensiblement le même âge que Théo et Vatea. Gros coup de cœur aussi avec Laetitia, dommage qu’on ne se soit pas connus en voyage en même temps.

Le soir, Rat y Loup rentre de leur we passé un peu plus à l’écart. Malheureusement, ils se sont fait cambriolé alors qu’ils faisaient des courses.

On se couche donc toujours aussi tard car après des journées caniculaires, la fraicheur et le calme nous sont appréciable.

Mardi 31décembre

Le camping est à nouveau fermé au public pour 2 jours, cool !

Je fais des macramés pour Laetitia et ses fils, ainsi que celui commandé comme cadeau de Noël pour la mère de Pascal.

Nous préparons le repas de ce soir tous ensemble, asado, pomme de terre, poivrons grillés, et tapenades en apero. Les parents de Pascal arrivent dans la soirée au camping.

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Nous débutons au champagne, la soirée et l’ambiance est super. Rat y Loup ont partagé un gigot d’agneau qu’ils finissent comme des enragés.

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A minuit, c’est le moment des grandes embrassades et des souhaits. Puis, comme pour Noël, un festival de feux d’artifices tout au autour du camping.

Nous nous couchons à 3h après un super réveillon !

Mercredi 1 janvier

Les Espacla partent, ils ont prévu un trip en 4x4 vers les salinas grande, ils reviennent samedi. Du coup,  après la réparation de notre Mauro demain, on reviendra ici pour les attendre.

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L’après-midi, Michelle me propose de laver mes draps dans sa machine à laver (y a des camping-cars vraiment bien équipés !).

Jeudi 2 janvier

Nous sommes au garage à 9h30, ils vont passer la journée à remplacer le cylinte bloc et également changer nos plaquettes de freins arrière qui étaient encore plus usées qu’à l’avant. Mais les disques n’étaient pas touchés.

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Nous partons donc en taxi dans le centre historique de Salta que nous n’avons toujours pas visité (ba oui c’est bête).

Nous commençons par l’assurance San Cristobal, la nôtre s’arrêtait au 31 décembre. Ils ont besoin de voir le véhicule, ok, on repassera demain.

On retourne changer nos derniers dollars, le taux officieux à sensiblement augmenté, nous le touchons à 9,8.

« Salta la Linda » (Salta la belle), capitale du nord est, dynamique et moderne, a su préserver son architecture coloniale, dont ses balcons couverts qui lui confère un charme fou. On se balade autour de la Plaza 9 de Julio, campée au centre de la ville et plantée de hauts palmiers, d’araucarias et d’orangers, elle est bordée de plaisantes arcades où s’épanouissent les terrasses des cafés.

Le flanc nord est dominé par la silhouette rose et blanche de la cathédrale, avec ses 2 tours symétriques de style classique italien.

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Nous traversons la place et allons au McDo d’en face pour le plus grand bonheur de nos loulous.

On se promène dans les rues autour de la place, on s’achète la fameuse tasse pour le mate, ici il y a l’embarras du choix…

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Nous allons ensuite faire une petite visite du MAC (Musée d’Arts Contemporain), c’est une expo sur des dessins et peintures d’enfants en ce moment.

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Ensuite, le MAAM (Museo de Arqueologia de Alta Montana), consacré à l’archéologie de haute montagne, intimement liée aux spécificités de la culture inca. Les montagnes avaient un caractère sacré pour les civilisations précolombiennes. Il y a plus de 200 sanctuaires sur les pentes des sommets andins. Tout comme à Arequipa, où nous avions vu la princesse des glaces, Juanita. Ici, sont exposés les « ninos del Llullaillaco », 3 momies d’enfants découvertes sur les pentes du volcan Llullaillaco qui culmine à 6739m. Le site abritait également une centaine d’objets et d’offrandes exposé au musée.

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Après cette visite intéressante, nous allons manger une glace et continuons notre découverte du centre historique. Nous arrivons devant une église très surprenante, iglesia de la Viña. Architecture néobaroque, façade aux tons bleu, rose et crème, noyée sous une avalanche de moulures et de colonnes, dominée par un haut campanile et des dômes aux azulejos bigarrés.

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Nous allons ensuite au parc San Martin. De là part le téléphérique qui grimpe au sommet du Cerro San Bernardo. Pierre n’est pas très motivé par la montée assez raide, il nous attend en bas. C’est vrai que c’est assez impressionnant, mais une fois arrivés là-haut, la vue sur la ville est superbe, avec en arrière plan les monts de la précordillère. Il y a aussi un agréable petit sentier égayé de cascades artificielles.

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Une fois redescendus, nous prenons un taxi pour retourner au garage.

Ils ont quasi fini. Rat y Loup sont là aussi car ils avaient eux aussi des réparations à effectuer. Nous payons cette fois 150€.

Il est 20h30 quand on quitte le garage et allons au camping. Il pleut des cordes, nous sommes crevés et allons rapidement nous coucher.

Vendredi 3 janvier

On part vers 10h en camping-car pour aller souscrire l’assurance. San Cristobal, la plus connue des voyageurs, assure le Mercosur (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay, Brésil, Bolivie et Perou). Nous souscrivons pour 6 mois, jusque fin juin et payons environs 150€.

Au retour, on passe à Libertad faire des courses et manger des empanadas.

Arrivés au camping, il faut dire aurevoir à Rat y Loup qui partent vers le chili, ils reviendront dans quelques jours, on se croisera sans doute à nouveau, sur la route. Il pleut toujours.

Samedi 4 janvier

Le soleil est revenu, ça tombe bien je vais pouvoir faire la lessive à la main.

On fait connaissance avec Jean-Louis, le monde est petit, c’est Marc, rencontré sur la plage du Costa Rica qui a fait son camion, un beau Renault vert.

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En fin d’après-midi, nos amis les Espacla arrivent. On est contents de les retrouver, une belle amitié est née et on est sûr de se retrouver en France, n’est-ce pas madame la Mairesse ?

Nous terminons donc par une dernière soirée tous ensembles, asado bien sûr !

Dimanche 5 janvier

Nos amis nous quittent, pour de bon cette fois. On se retrouve seul au camping.

J’offre un macramé à Laeti, elle me cache un cadeau dans le camping-car, j’aurai 6 mois pour le trouver !

Soirée tranquille, Pierre et moi écoutons de la musique en buvant des bières, les enfants sont dehors à jouer.

Lundi 6 janvier

Levés tôt, on se douche, on replie tout et on quitte Xamena et son immense piscine pour des contrées plus sauvages : le désert d’Atacama… Un aller-retour que nous faisons vers le Chili avant de redescendre vers Cafayate depuis Salta.

Dommage, le Dakar arrive dans 5 jours, on n’aura sans doute pas la chance de le voir à notre retour, mais après 15 jours au camping de Salta, il est temps de bouger, non ?

 

 

   

   

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 19:29

    bolivia relief map2 

 

C’est le pays que nous redoutions le plus. Pour le climat réputé froid, pour ses habitants un peu rustres, pour la pauvreté et pour certaines difficultés d’ordre pratique dont on avait entendu parler (pas de supermarché, essence difficile à obtenir, ect…).

 

Finalement, rien de tout ça. Nous sommes tombés dans une saison idéale pour le climat puisque c’est l’été. Les habitants, indiens en majorité (quechuas et aymaras) sont plutôt réservés et discrets  mais après un petit temps ils se montrent très chaleureux et souriants.

Il est vrai que la Bolivie est le pays le plus pauvre d’Amérique du sud, les conditions de vie y sont difficiles. 

Hormis (dans ce que l’on a visité) La Paz et Sucre, les villes et villages sont très peu développés. Les rues sont des pistes sableuses et on ne trouve pas de supermarché. Nous avons pris plaisir à acheter nos fruits et légumes dans les marchés, façon sans doute plus authentique de faire ses courses, pas plus mal finalement. C’est complètement dépaysant. Mais ceci dit, pour mes 3 carnivores, le manque de bonne viande a été rude, ainsi que le pain et les desserts en tout genre et le chocolat. Pas évident de trouver de la qualité, le manque d’hygiène sur les étales nous rebutait souvent.

 

Pour le gazoil, nous n’avons jamais été refoulés, nous n’avons pas pu obtenir le prix local à 0.37, mais n’avons que très rarement payé le prix fort 0.9 réservé aux touristes. La bonne moyenne étant entre 0.6 et 0.7.

 

38 jours passés en Bolivie (du 11 novembre au 19 décembre) et 2200km parcourus, nous n’avons pourtant pas visité le quart du pays et nous sommes essentiellement cantonnés à l’altiplano. L’Amazonie au nord est inaccessible en véhicule comme le nôtre. L’Est, par manque de temps, ne faisait pas partie de notre itinéraire, mais les missions jésuites nous auraient beaucoup tentées (cf le magnifique film avec De Niro « The Mission »). Nous en visiterons quelques unes au nord est argentin.

 

Nous pensions rester 3 semaines dans le pays, la perte de notre carte bancaire nous a fait aussi prendre du retard. On ne pourra pas dire que nous n’étions pas acclimatés à l’altitude après presque 2 semaines passées dans la plus haute capitale du monde !

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Nous retenons de la Bolivie, le pays le plus haut de l’hémisphère et un des plus isolé, des paysages incroyables: du lac titicaca, de la cordillère royale avec ses hauts sommets enneigés, du spectaculaire salar d’Uyuni qui sera pour nous le top 1 dans le pays et les superbes quebradas vers Tupiza. Pas mal des paysages ici nous ont rappelés les Etats-Unis. Mais nous gardons aussi le souvenir de belles rencontres, c’est aussi ça qu’on aime dans notre voyage. Nos amis backpackers français : Sad, Max, Tangui et Gaëtano. Les NOCYBB110, les Landanol, ces 2 familles rencontrées au camping Oberland. Quintastour et la famille allemande rencontrée à Uyuni et avec qui nous avons passé 4 jours sur le salar.

 

Sans compter la richesse culturelle de certains sites, comme Potosi, Tupiza, Sucre et La Paz.

Pour les souvenirs, c’est sans conteste ici qu’il faut se faire plaisir, ponchos, bonnets multicolores, tissus, ect, l’artisanat est ici varié, typique et très très bon marché.

 

Nous avons choisis de ne pas faire le Lipez car les tours sont trop chers pour nous et nous ne voulons pas non plus prendre le risque de nous y aventurer avec Mauro, en pleine saison des pluies et seuls.

On espère pouvoir nous y rendre depuis le Chili.

 

Voilà, nous avons finalement été agréablement surpris par ce pays, avec plus de temps, la Bolivie mériterait vraiment qu’on s’y attarde davantage.

Mais nous avouons être contents de passer dans un pays radicalement différent, l’Argentine, que nous avons hâte de découvrir tant on nous en a venté la beauté et la douceur de vivre.

 

Pour avoir la liste de nos bivouacs c’est ici.

 

 

 

Dates

 

 du 11 novembre au 19 décembre = 38 jours

Monnaie

 

 Bolivianos (1€ = 10 Bol.)

Carburant

 

 Prix local 0,37 bol.

Prix touriste négociable mais officiellement 0.9. On a souvent pu l’avoir entre 0,6 et 0,7

 

Gaz

 

Il y a des stations dans les grandes villes, en périphérie. Voir dans nos bivouacs les coordonnées GPS.

 

Bivouacs

 

bivouacs sauvages sur les plazas des petits villages ou des villes. Il y a aussi des campings soit les parkings d’hôtel, il y a moyen de négocier les tarifs.

Routes

 

    L’état des routes goudronnées est en très bon état. Nous avons emprunté celle allant de La Paz à Potosi,  

   de Potosi à Sucre, de Potosi à Uyuni et de Potosi à Tupiza puis Villazon.

   Il y a quelques péages mais le tarif est dérisoire, nous avons du payer environ 30 bol au total.

   Pour les routes secondaires, ça va de la bonne piste à la piste carrément pourrie.

 

Sécurité

 

Aucun souci dans tous le pays.

 

 

Eau

 

Non potable. Nous avons essentiellement filtré avec katadyn et rarement  acheté des bouteilles.

Pour le camping-car, on peut remplir gratuitement dans les stations services, sinon dans les campings (celui de Oberland à LaPaz).

Vidanges

 

il n’y a pas de dump station, même dans les campings. Nous vidons dans la nature en prenant soin de ne pas mettre le papier dans les toilettes et à n’utiliser aucun produit.

 

Internet

 

Le wifi gratuit est possible dans les campings ou en demandant aux hôtels, dans certains restos,…

Nous avons une antenne Alfa achetée sur Amazon qui amplifie le signal et ça nous est bien utile.

Les cybercafés sont courants et très bon marché (quelques centimes d’€ de l’heure).

 

Alimentation

 

Il y a des supermarchés à La Paz et à Sucre, pour le reste, ce sont des tiendas où l’on trouve l’essentiel mais ça reste trèssimple. Les marchés sont très bien fournis en fruits et légumes ou autre produits du quotidien. Parfois, l’hygiène laisse un peu à désirer, surtout pour la viande. Difficile de trouver du bœuf, les boliviens mange beaucoup de lamas.

Dans l’ensemble les produits locaux sont très bons marchés. On peut manger un completo (entrée, plat, boisson ou/et dessert) dans les marchés ou dans des bouiboui pour moins de 2€.  

Mécanique - entretien

 

  Le pare-choc arrière a été reconsolidé.

Santé

 

  Habitués à l’altitude, nous n’avons pas eu de problème de mal des montagnes.

Electricité

 

220 volt

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 02:04

Du 17 au 20 décembre 2013  

 

Après nos bons moments passés sur le salar d’Uyuni, nous voilà de retour sur Potosi.

Nous sommes en compagnie des 2 autres familles et nous décidons  après cette journée de route d’aller se détendre dans la lagune chaude de « ojo del inca », que nous avions déjà testée la semaine dernière.

9 retour Potosi et Tupiza

Il est tard, mais tout le monde se prend au jeu malgré la fraîcheur extérieure et se prélasse dans l’eau chaude.

Le lendemain, nous allons faire réparer notre pare-choc chez un soudeur, un travail rapide, efficace et bon marché.

C’est ici que nous quittons nos amis. Les allemands, Valérie et Polo partent vers Sucre, nous descendons vers Tupiza. Les fêtes de fin d’année approchent et nous voulons être en Argentine. Salta est une grande ville sympathique aux dires des autres voyageurs, nous espérerons surtout y rencontrer d’autres familles avec qui passer les fêtes.

Nous prenons donc une belle route asphaltée nous menant à Tupiza. Celle allant du Salar à Tupiza est magnifique mais il faut s’avaler les 150 km de ripio, nous avions donc opté pour le détour par Potosi.

9 retour Potosi et Tupiza1
Nous avons eu droit à un bel arc-en-ciel en guise d’accueil avant le village.

Tupiza est un village très paisible, c’est un peu le western bolivien (histoire de Butch Cassidy et de Sundance Kid) avec ses paysages déchiquetés et ses étranges rochers érodés aux multiples couleurs. La région compte aussi de superbes quebradas (canyons) dont les pentes sont parsemées de cactus.

Nous arrivons en fin de journée et allons nous posé dans une petite rue tranquille perpendiculaire à la plaza independecia. Une petite pizzeria pleine de charme fera notre bonheur pour le repas du soir. Nous allons nous coucher repus et fatigués.

9 retour Potosi et Tupiza2

Au réveil, nous décidons de prendre des risques et partons découvrir les quabradas alentours avec notre camping-car ! Nous achetons une carte un peu plus détaillées du coin  et commençons par la quebrada seca.

9 retour Potosi et Tupiza3

9 retour Potosi et Tupiza4

La piste est très chaotique mais nous continuons en avançant doucement car le paysage est de plus en plus spectaculaire, nous sommes donc tentés d’en voir plus. Nous passons devant le canyon del duende, passons un pont d’où la vue est grandiose et arrivons dans le lit d’une rivière. Nous nous arrêtons ici car difficile de pousser plus loin. La balade nous enchante tant les formations rocheuses sont surprenantes. Nous mangeons sur place nos restes de pizzas de la veille.

9 retour Potosi et Tupiza5

9 retour Potosi et Tupiza6

9 retour Potosi et Tupiza7

Retour ensuite vers le village et changement de quebrada. Nous tentons celle de Palmira pour voir le canyon del diablo et la valle de los machos. Ici la piste est tout aussi difficile, nous sommes surpris par la tonne de débris et les décharges qui s’amoncellent autour. Après plusieurs kilomètres, on s’aperçoit que ça n’est pas le bon chemin, il fallait tourner dans le lit de la rivière et continuer dedans, ce qui est pour nous trop risqué, même si le rio est à sec, l’enlisement est quasi certain.

9 retour Potosi et Tupiza8

On fait demi-tour. Il est 15h, je propose de partir vers Villazon qui n’est pas très loin. C’est la ville frontière avec l’Argentine.

Rien d’intéressant à faire ici et aucun bivouac sympa, on arrive donc devant le poste de douane.

La file d’attente pour entrer en Argentine est longue et je n’imagine pas qu’il nous faudra 4h pour passer de l’autre côté !!!

Les démarches pour le véhicule sont quant à elles assez rapides. La fouille de Mauro très brèves.

Il est maintenant 21h, 22h en fait en Argentine puisque nous changeons d’horaire.

1 Quebrada de Hu

Nous voilà donc à La Quiaca, en Argentine, il fait nuit et nous ne tournons pas longtemps avant de nous poser devant chez les militaires pour la nuit.

Adios Bolivia…

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 23:47

Du 12 au 17 décembre 2013


Nous nous réveillon à Uyuni et préparons notre départ pour le Salar : on passe au marché acheter quelques fruits et légumes. On va mettre de l’essence et passons à la station de lavage pour graisser le châssis du camping-car afin de le protéger de la corrosion due au sel.

Nous sommes avec une famille française : Valérie, Polo et leur 2 enfants, ainsi qu’une famille allemande : Mélanie, Mickaël et     Mia.

On est tous prêt pour attaquer les 30km de piste entre la sortie d’Uyuni et le village de Colchani, soit presque 1h de route.

  8 salar d'uyuni 

A 3650m d’altitude, le salar d’Uyuni est le désert de sel le plus grand du monde, 12500km2 sur 40m d’épaisseur. On traverse ici un des paysages les plus beaux des Andes. Un paysage hallucinant d’où se détache, au loin, pour marquer l’horizon, l’ocre des montagnes.

En arrivant sur le salar, on se fait un peu peur, il est bien mouillé, mais c’est ici que passent tout les camions transportant le sel ainsi que les nombreux 4x4 des touristes. On peut aussi voir des tas de monticules de sel que les travailleurs placent afin de faire sécher les cristaux et pouvoir les transporter dans les villages. Il faut passer ce cap et après quelques centaines de mètres la magie opère, on roule à près de 80km/h sur ce désert blanc, impression fabuleuse et indescriptible. Par endroits, la croûte de sel se craquelle en plaques géométriques.  

8 salar d'uyuni1

Vatea se met même au volant, histoire de gouter à la sensation. On fait un petit arrêt photo pour immortaliser les premiers moments tous ensemble.

8 salar d'uyuni4

Nous roulons d’abord sur les traces laissées par les véhicules mais prenons finalement vite confiance et allons aux grés de nos envies, en direction de l’Isla Inca Huasi. Le GPS nous indique le point, nous allons droit dessus, à 75km de l’entrée du salar.

8 salar d'uyuni2

Au milieu du grand rien, cette île volcanique est couverte de centaines de cactus, elle abrite un petit musée, une boutique et un bar resto. C’est ici que viennent s’amarrer par dizaine les 4x4 des excursionnistes.

8 salar d'uyuni3

Nous restons là un bon moment car du côté nord de l’île, c’est tranquille et il y a des centaines de briques de sel. Nous nous mettons tous à faire des constructions en tous genres, on s’éclate ! Il y a du vent mais il fait chaud.

8 salar d'uyuni7

8 salar d'uyuni5

Nous visitons ensuite le minuscule musée et nous baladons un peu sur l’île au milieu des cactus faisant parfois jusqu’à 12m de haut et des quelques lamas vivant sur l’île pour le bonheur des touristes !

8 salar d'uyuni8

Un peu avant le coucher du soleil, nous nous rendons sur l’Isla del Pescado, 25km plus loin. Nous admirons en chemin le soleil descendre sur le salar, les couleurs sont spectaculaires.

8 salar d'uyuni9

Le salar est semé de nombreuses îles désertes, celle-ci, comme la précédente est recouverte de cactus géants, mais à la différence ici les 4x4 ne s’arrêtent pas, nous sommes tranquilles et abrités du vent devant une partie de l’île formant comme une baie.

Le soir est tombé, il fait froid maintenant, nous prenons un petit verre tous ensemble avant d’aller se coucher.

8 salar d'uyuni10

 

La 2ème journée sur le salar, on profite tous de ce bivouac hors du commun. Les enfants ont découvert une grotte juste en face, sur l’île. Valérie et moi cherchons du bois de cactus en souvenir, les hommes s’échangent des films…

8 salar d'uyuni11

8 salar d'uyuni12

Viens aussi le temps des mythiques photos montages, très fun, les parents y prenant plus de plaisir que les enfants. Mais attention, le soleil cogne fort et se réverbère davantage sur le sel, résultat en fin de journée, on est tous écarlates !

    montage photos salar2

montage photos salar

8 salar d'uyuni13

 

Le 3ème jour, nous nous éclatons encore à faire des photos rigolotes.

montage photos salar1

montage photos salar4

montage photos salar5

montage photos salar3

Nous partons dans l’après-midi pour nous rendre au pied du volcan Tunupa. Il doit être à environ 40km de notre bivouac. Nous cherchons le village Coquesa et le mirador d’où l’on jouit d’une superbe vue sur le salar. Le problème c’est que le salar dans cette partie est mouillé, difficile donc d’accéder au pied du volcan et des différents villages. Mais la pellicule d’eau qui se forme sur le sel lorsqu’il pleut rend le salar encore plus magique. Il reflète ainsi parfaitement le ciel et le paysage alentour, au point de masquer l’horizon. Nous restons donc un moment dans cet endroit et marchons dans l’eau les pieds nus (très bonne thérapie le sel mais un peu piquant !) avec l’impression de voler parmi les nuages.

8 salar d'uyuni15

8 salar d'uyuni16

bolovie 2320bis

Nous mangeons, faisons quelques photos avant de repartir un peu plus loin autour du volcan. Toujours aussi mouillé et difficile d’accéder aux villages, le risque de se tanquer devient trop grand. Nous décidons tous de faire demi-tour quand on voit au loij un troupeau de vigogne courant sur le salar. On roule à toute allure pour les suivre, le spectacle est unique, elles galopent à nos côtés à près de 50km/h.

8 salar d'uyuni17

Nous retournons vers l’île, notre bivouac étant tranquille et à l’abri du vent pour une dernière nuit.

L’état des camping-cars est impressionnant, ils sont tous blancs, même les vélos des enfants sont intégralement recouverts de sel !

En soirée, Mickaël prend l’initiative d’un barbecue. Pierre est un peu mal à l’aise de « Salir » ce désert blanc. Mais nous sommes au bord de l’île, le salar ici devient de la terre et nous balayerons toutes les cendres et remettrons les pierres sur l’île demain matin.

Nous partageons donc tous du poulet, des côtes de porc et des pommes de terre. Le feu nous réchauffe bien mais la fraicheur du soir et surtout le vent nous ramène vite chacun dans nos casas rodantes.

8 salar d'uyuni18

 

Le 4ème et dernier jour, on range le campement. Théo récupère un peu de sel pour nos familles.

On roule vers l’Isla cascara de huevo (île de la coquille d’œuf), elle doit son nom aux coquilles d’œufs d’oiseaux brisées qui jonchent le sol. On la visite pour ses étranges cristallisations de sel ressemblant à des roses.

Durant le trajet, je monte sur le toit du camping-car de Valérie et Polo pour filmer.

Plusieurs problèmes se posent ici aussi : nous n’avons pas le point gps, et dans ce désert blanc difficile de se repérer, ensuite la couche de sel est tantôt mouillée, tantôt très dur avec des cristallisations faisant vibrer tout le camping-car (sensation ripio). Après pas mal de kilomètres, on décide tous de virer  vers la sortie, on se pose juste pour le repas de midi.

La route s’avère maintenant plus difficile qu’à l’aller puisqu’ici le sel n’est pas aussi lisse.

Mais nous arrivons enfin vers la sortie, soulagés mais déjà nostalgiques de cet étrange océan…

8 salar d'uyuni14                                                                     le salar sous toutes ses formes

Il faut encore parcourir les 30km de piste pour rentrer à Uyuni. Nous sommes dimanche et les lavadero sont fermés. Pierre a hâte de refaire une beauté à Mauro mais il faudra attendre demain.

On part faire quelques courses au marché. Je fais un bref ménage à l’intérieur du cc.

Dans la soirée, le temps se gâte, nous sommes sortis à temps du salar.

Le lendemain, Mauro sera bichonné pendant 1h. Lavage intégral et regraissage du chassis, un super boulot pour 10€ ! La mauvaise nouvelle c’est qu’avec les vibrations sur le salar, le pare-choc s’est détaché, il tient brièvement va falloir rapidement s’en occuper !

Le temps est pluvieux, on reste donc à Uyuni tous ensemble. On fera école, mise à jour du blog…

En nous levant ce matin, le soleil semble être revenu.

Nous en profitons pour aller enfin visiter le cimetière des trains, attractions très populaire à Uyuni. Sur fond de paysage désertique, des carcasses rouillées de locomotives à vapeur, qui transportaient le minerai vers le Chili et le Brésil dans les années 1930. Une vision apocalyptique et un grand terrain de jeu pour les enfants…

cimetière train

cimetière train1

cimetière train2

cimetière train3

cimetière train4

Nous mangeons devant ce cimetière hors du temps et prenons ensuite la route, les 3 camping-cars, vers Potosi...

     

Petit récapitulatif en video de nos 4 jours sur le salar (sans son dorénavent, merci Youtube!)


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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 22:13

        Du 5 au 12 décembre 2013    

 

map-bolivie.jpg

Ca fait du bien de reprendre la route après 2 semaines passées à Oberland près de LaPaz et on est tout excité de découvrir d’autres endroits.

4-thermes-de-Obrajes---route.jpg
Après plusieurs heures de conduite, nous nous arrêtons près de Oruro, c’est à mi-chemin entre LaPaz et Potosi. Les thermes de Obrajes sont une belle occasion de se prélasser dans une piscine chaude. En plus, nous avons droit à un bassin privé ! Nous faisons également connaissances avec un couple de hollandais voyageant en MAN. Ah, ces engins nous impressionnent toujours autant ! Ils nous conseillent sur les itinéraires à prendre,…

4 thermes de Obrajes + route1

Le lendemain, nous reprenons la route vers 9h. Nous empruntons les beaux axes, les routes sont asphaltées et les paysages grandioses. La Bolivie a pour nous un air des parcs de l’ouest américain : canyons, formations rocheuses, couleur rouge et ocre.

4 thermes de Obrajes + route2

4 thermes de Obrajes + route3

4 thermes de Obrajes + route5

4 thermes de Obrajes + route4

Il est 17h en approchant de Potosi, on se dit qu’il est préférable de bivouaquer un peu avant la ville et trouvons un parking face à un balnearios dans le village de Tarapaya. Le lieu est tranquille, il n’y a quasi pas de passage. On fait un peu d’école et passons une bonne nuit.

5 Potosi
Le matin, nous quittons notre bivouac pour nous rendre dans la ville. Grâce aux fichiers des autres voyageurs, nous trouvons un hôtel, « résidence Copacabana » dans le centre ville qui accepte notre camping-car dans son modeste parking. Ca fera bien l’affaire pour visiter la ville le cœur léger et dormir tranquille.

Après avoir fait notre matinée CNED, nous partons donc dans l’après-midi à la découverte de Potosi.

5 Potosi7

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et perchée à 4090m d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (Lhassa au Tibet est battue !). Mais l’histoire de Potosi ne se résume pas à son altitude. C’est ici l’un des témoignages les plus marquants du pillage des ressources par la colonisation et qui fut au cœur de l’enrichissement de l’empire espagnol. En 1544, Huallpa, un indien de l’altiplano découvrit une montagne d’argent, les conquistadors apprirent l’immense richesse cachée dans la montagne et très vite Charles Quint fonda Potosi, la ville impériale au pied du fameux Cerro Rico (mont riche). La cité devint la plus grande et la plus riche des Amériques. Lorsque le filon commença à s’épuiser, le déclin et la pauvreté s’abattirent sur la ville. 4 siècles de productivité dans des conditions de travail abominables pour les esclaves indiens et africains qui mouraient surtout d’intoxication ou d’accident lié au danger de la mine. Aujourd’hui encore, les mineurs travaillent dans des conditions difficiles, l’extraction de l’argent est à petite échelle, la mine survit surtout pour celle de l’étain, le zinc et le plomb. Aujourd’hui le cerro rico est un vrai gruyère, plus de 10 000 galeries et plusieurs milliers d’entrées.

Mais Potosi a gardé de son passé, une somptueuse architecture coloniale.

On commence par se balader aux abords du marché et tombons rapidement sur San Lorenzo, une église, de style indigène. Nous passons ensuite dans la Calle Quijarro, restaurée à l’identique, comme en 1700, les couleurs ont été obtenues à partir des pigments du cerro rico.

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La plaza 10 de Noviembre est joliment arborée et bordée d’édifices religieux et coloniaux, dont la Cathédrale malheureusement fermée lors de notre passage.

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On pousse un peu vers l’Iglesia San Francisco, elle présente une belle porte et 2 colonnes torsadées.

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            en haut à droite: le cerro rico                                        en bas à gauche: le diable porte-bonheur des mineurs

 

On revient par le boulevard piéton de Padilla, on s’extasie un peu devant les affiches du cinéma.

On termine notre journée par une visite qui tenait à cœur aux enfants : la casa nacional de Moneda.

Cet édifice est le plus grand et le plus important bâtiment civil colonial des Amériques. C’est ici qu’on frappa la monnaie jusqu’en 1869, sur d’antiques matrices mues par des esclaves d’abord, par des chevaux ensuite. De 1869 à 1909, ce sont des machines à vapeur qui effectuèrent le travail.

Tout est encore en place aujourd’hui, même la charpente et le plancher sont d’origine.

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Cette maison est donc un formidable musée. En plus des nombreuses pièces en argent d’époque, on peut voir des toiles intéressantes par exemple la vierge dont la robe représente le cerro rico. Ce tableau symbolise la trinité de l’histoire bolivienne : les mines, la religion, la pachamama.  

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Il y a aussi une section archéologique et minéralogique, une section meubles coloniaux et argenterie.

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Avec l’argent qui passait ici, on ne s’est pas contenté de faire des piécettes de monnaie, on façonna aussi toute sorte d’objets, comme un pot de chambre par exemple !!!

 

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Après une visite de 2h commentée par un guide en français, les enfants iront frapper leur propre pièce qui deviendra du coup un souvenir très « précieux ».

De retour au camping-car en fin de journée, on décide finalement de partir le lendemain et de ne pas visiter la mine du cerro rico, certains passages étant très étroits et les émanations toxiques importantes.

Nous quittons Potosi pour Sucre, mais un bloqueos à la sortie de la ville nous oblige à emprunter une piste durant une grosse demi-heure.

5 Potosi8

On arrive à Sucre vers 12h. Le jardin de Felicidad et Alberto (repère de voyageurs) est fermé, nous allons donc nous garer au parc Bolivar pour le plus grand bonheur de nos 2 loustics !

Après le repas, nous faisons un rapide tour en ville, mais c’est dimanche et tout est fermé. Nous allons donc comme promis faire un tour au parc Bolivar situé devant le pompeux palais de justice.

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C’est en fait un mini parc d’attraction gratuit, seules quelques activités demandent quelques bolivianos. Les enfants passeront donc l’après-midi à jouer dans un toboggan géant en forme de dinosaure, à faire un tour en voiture électrique, ect…

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En soirée, nous bougeons vers un bivouac plus calme, une petite place non loin du centre ville.

A 9h le matin, nous voilà prêt pour visiter la capitale constitutionnelle du pays. C’est une ville repos, inscrite au patrimoine de l’Unesco, à 2750m d’altitude où l’on savoure la douceur du climat.

6 Sucre5

Mais notre balade commence dans l’angoisse, je m’aperçois que j’ai à nouveau perdu ma carte bancaire. Grand moment de solitude !!! Je fonce à la banque du distributeur dans lequel j’ai retiré hier soir, ouf, elle est là !!!

Nous sommes sur la plaza 25 de mayo, place principale avec ses fontaines, jardinets et grands arbres où trône la statue du maréchal Sucre, elle est entourée d’édifices coloniaux. Nous admirons en premier l’extérieur de la cathédrale, puis l’église et couvent de San Felipe de Neri, l’intérieur étant fermé aujourd’hui.

6 Sucre6

En passant, nous visitons rapidement le petit museo de anatomia humana. Cela ressemble plutôt à une salle destinée aux étudiants en médecine avec des morceaux de pièces humaines, des fœtus, ect dans des bocaux au formol ou des planches en plâtre. Mais les enfants semblent contents d’apprendre plein de choses sur leur corps et comment il est constitué.

On s’arrête dans un petit café manger tacos, panini et sandwich avant d’aller au cyber pour donner des nouvelles à la famille.

Nous allons ensuite nous promener le long des petites boutiques d’artisanat et croisons par hasard Audrey, Gaël et Jules, avec qui nous avions voyagé plus de 4 mois. Ils nous apprennent qu’ils s’installent ici, ils ont loué une maison et cherchent à ouvrir un camping.

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Nous continuons notre balade dans le marché où nous dégustons un délicieux smoothie préparé sur place par les mamitas avec les fruits de notre choix.

6 Sucre8

Le petit musée de Etnografia y Folklore étant gratuit, nous en profitons pour aller admirer l’expo des superbes masques rituels de tout le pays, figures zoomorphes, divines ou hallucinées…

Nous allons ensuite visiter le musée anthropologique Charcas, il est réputé être le plus beau musée de la ville, mais nous en serons un peu déçus. Il y a une section d’art contemporain bolivien avec quelques jolies peintures, une section archéologie (poterie, silex, bijoux, tissus, momies et crânes), section ethnographique et une collection d’art colonial.

6 Sucre9

Avant de rentrer au camping-car, nous passons au supermarché, rares dans ce pays, faire nos dernières provisions pour affronter le salar d’Uyuni.

Au réveil le lendemain, il pleut des cordes, nous devions aller au parque Cretacico, un site où l’on peut voir des empreintes de dinosaures, mais vu le temps pourri, nous traçons directement à Potosi.

Durant les 150km, la pluie ne cessera quasi pas de tomber. Nous arrivons à Potosi vers 15h, comme à l’aller, nous n’avons pas trop envie de bivouaquer dans la ville, nous retournons à Tarapaya, mais cette fois pas sur le parking du balneario, mais juste quelques kilomètres avant, en empruntant une petite piste on arrive à une petite lagune, ojo del inca (œil de l’inca), dont les eaux sont chaudes. Le soir donc on se fait tous les 4 un petit bain, entourés de belles montagnes à 4000m d’altitude, le kiffe !!!

7 ojo del inca + route potosi-uyuni

7 ojo del inca + route potosi-uyuni1

9h, le lendemain, nous partons pour Uyuni, les paysages sont grandioses, nous faisant encore penser à certains endroits des Etats-Unis.

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7 ojo del inca + route potosi-uyuni6
La descente sur Uyuni est impressionnante, nous apercevons au loin l’immensité du salar. Le soleil est revenu et nous espérons que le salar est praticable pour notre Mauro !  

bolovie 1794

Uyuni est un petit bled aux airs de bout du monde, il n’y a pas grand-chose ici à faire, juste le point de départ pour le salar. Son climat pourtant réputé glacial, nous bénéficions d’un beau ciel beu et d’une grosse chaleur.

7 ojo del inca + route potosi-uyuni7

Nous nous garons près d’un petit parc et faisons la connaissance de 2 autres familles, des allemands : Mickaël, Méli et Mia et des français : Polo, Valérie et leurs 2 enfants. C’est génial, on va être plusieurs !!!

A nous le salar !!!

 

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