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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 14:11

                   

Du 4 au 13 avril 2014

Nous posons le pied en Terre de Feu à Porvenir, après 2h30 de ferry depuis Punta Arenas.

Située à l’extrême sud du continent américain, Tierra del Fuego, ainsi que les canaux et les innombrables îles qui l’entourent, est le vestige de l’érosion exercée par d’anciens glaciers. Séparé du continent par le détroit de Magellan, s’achevant au sud par le Cap Horn, et divisé entre le Chili et l’Argentine, cet archipel enflamme l’imaginaire des voyageurs et des aventuriers. C’est Magellan, son découvreur, qui lui donna le nom magnifique de Tierra del Fuego en 1520, en référence, dit-on, aux feux allumés sur les côtes par les populations indigènes.

map-terre-de-feu.png

D’une superficie totale de 68000km2, l’archipel de la Terre de Feu s’étend sur près de 400km du nord au sud et sur 700km d’est en ouest. L’île principale, Isla Grande, mesure à elle seule 48000km2, répartis entre le Chili et l’Argentine. La chaîne montagneuse ici n’est plus appelée cordillère des Andes mais la cordillère de Darwin, elle culmine à 2500m d’altitude. Au sud, le Canal de Beagle sépare Isla Grande des îles chiliennes et de l’archipel du cap Horn, où se rencontre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Il fut autrefois le lieu de bien des naufrages, les plus célèbres sont ceux du vapeur Sarmiento et du Monte Cervantes qui se fracassa contre l’îlot qui accueille depuis 1930 le célèbre Phare Les Eclaireurs. La partie argentine de la Terre de Feu compte environ 125000 habitants, vivant essentiellement à Ushuaïa et Rio Grande. Nous sommes ici en terre d’extrêmes : climat rude, vents violents. Mais la Terre de Feu offre avant tout l’expérience du bout du monde car nous sommes dans la partie la plus australe de la planète, hormis l’Antarctique par-delà le mythique cap Horn.

Nous commençons donc notre voyage en Terre de Feu à Porvenir. Le village est minuscule mais nous y passons un petit moment, juste le temps de manger.

6 Tierra del Fuego coté chilien

La longue piste commence au milieu d’un paysage désertique de Patagonie. Nous longeons l’océan et observons pas mal d’animaux : flamants roses, renards, guanacos et surtout un groupe de dauphins jouant dans les vagues.

6 Tierra del Fuego coté chilien1

Les 100kms parcourus se sont fait sur une piste en bonne état et nous avons donc roulé à une bonne vitesse. Nous bifurquons ensuite vers Onaisin, il y a une réserve de pingouins, Parque Pingüino Rey, cela nous fait faire un petit crochet de 40km AR, mais ça vaut la peine puisqu’il n’y a qu’ici qu’on peut voir ce type de pingouins au cou jaune-orange, les manchots royaux, les 2ème plus grands manchots après le manchot empereur, la plupart se trouvant en Antarctique.

7 Parque pinguino Rey

7 Parque pinguino Rey1

Après cette halte, on reprend la route en direction de San Sebastian, la frontière entre le Chili et l’Argentine. La piste est un peu moins bonne (trous et ripio par endroit). Arrivés à la douane, on s’aperçoit qu’un voyant rouge s’est allumé et que nous perdons du liquide. C’est le radiateur, il fuit !!! Voilà les aléas des pistes. On se dit aussi que notre vitesse plus rapide sur la route de terre nous a été fatale. Nous qui roulons à une moyenne de 20km/h sur ce genre de route, nous nous sommes lâché en poussant à 50km/h, voilà le résultat ! Bref, on sort du Chili en moins de 10min de paperasse et faisons les 14km jusqu’à la douane argentine, Mauro tient le coup, on perd du liquide mais la température reste normale. L’entrée dans le pays nous prend 20min (toujours plus de temps car il faut faire à chaque fois des nouveaux papiers pour le véhicule). Suite à notre souci mécanique, on décide de rester là pour bivouaquer. De toute façon il fait quasi nuit et le froid se fait sentir.

Au réveil, toute l’eau du radiateur à coulé. Heureusement que nous sommes dans un camping-car car l’eau pour nous est en quantité importante, Pierre met pratiquement 15 litres pour remettre le niveau. On démarre et par chance la route devient asphaltée (elle le sera jusqu’à Ushuaïa). Ce qui nous permet d’aller plus vite et de remplir moins souvent car Pierre est obligé de rajouter du liquide tout les 10km. Sur le trajet, nous retrouvons l’océan Atlantique que nous n’avions pas vu depuis plus d’1 an.

1 Frontière + route vers Rio Grande

Nous arrivons à Rio Grande après 80km, capitale économique de la Terre de Feu à 220 km au nord d’Ushuaïa. Cité industrielle et pétrolière de 70000 habitants qui n’a rien d’attrayant. Bref, tout ce qui nous intéresse c’est de trouver un mécano. Tout semble fermé, et oui on est samedi !

On s’arrête chez « Mercedes truck » à tout hasard, l’homme comprend notre désarroi, d’autant plus que nous espérions être à Ushuaïa pour l’anniversaire de Vatea et que là rien ne pourra être fait avant lundi. Du coup, il nous met un produit dans le radiateur pour colmater la fuite en attendant la réparation que nous pourrons donc faire à Ushuaïa. On repart et ça fonctionne, plus rien ne coule durant les 220 km qui nous y amène.

Les paysages qu’on traverse sont superbes sous les couleurs d’automne. On fait une pause à Tolhuin, un petit village calme et verdoyant au cœur de la Terre de Feu et au bord du lago Fagnano. Ce lac de 117km de long a été formé par des glaciers et se trouve à cheval sur le Chili et l’Argentine.

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Depuis la plage, nous apercevons au loin les montagnes blanches de la cordillère, la route longeant le lac est une fine bande de terre coincée entre ce dernier et une lagune remplie d’arbres morts, du plus bel effet. Nous ferons halte ici à notre retour… mais pour l’heure nous continuons vers le bout du monde toujours au milieu d’un décor incroyable où la nature est reine.

    2 Tolhuin + lago Fagnano

2 Tolhuin + lago Fagnano1

3 route vers Ushuaïa

3 route vers Ushuaïa1

Enfin, nous voilà dans la « ciudad la mas austral del mundo » (ville la plus australe du monde), Ushuaïa, 57000 habitants, éminemment touristique, la ville s’étire le long d’une baie majestueuse baignée par les eaux glaciales du canal de Beagle et encerclée par les sommets de la cordillère de Darwin. C’est une ville attrayante et la nature ici regorge de merveilles à découvrir, sans compter les musées, la station de ski et d’autres sports de pleine nature.

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4 Ushuaïa

Nous prenons la route longeant le canal de Beagle et avons une vue plongeante sur la ville. On y fait un tour rapide avec le camping-car histoire de se repérer un peu, ça n’est pas très grand mais la ville comporte tout ce qui a de plus moderne malgré son isolement. Nous passons au Carrefour pour faire des courses (oui carrefour, enseigne de supermarchés français !), puis allons au camping connu des voyageurs. Nous souhaitons être dans de bonnes conditions pour l’anniversaire de Vatea. On négocie le prix vu que nous sommes hors saison et que nous comptons y rester quelques jours. L’endroit est assez rustique mais il y a des douches chaudes, du wifi, de l’électricité et un grand salon où l’on peut faire la cuisine. Nous sommes sur les hauteurs car le camping est au pied du glacier Martial. Nous avons une vue directe sur la ville et le canal de Beagle.

4 Ushuaïa2

La journée du lendemain se passe tranquillement, on se détend, je m’occupe des mails (j’apprends que mon frère vient d’être papa d’une petite Lilou), du blog, les enfants jouent dehors. On fait la connaissance d’une famille québecquoise avec 2 garçons du même âge que les nôtres, ils ont acheté un cc français et font un trip de 6 mois en Amérique du sud. On prend l’apéro le soir ensemble dans le salon. Il fait froid ! Notre petit radiateur électrique d’appoint nous sert bien quand on est branché à l’électricité.

Lundi, nous partons dans la matinée voir le mécano recommandé par le gérant du camping, il est spécialisé dans les radiateurs. C’est en effet une fuite causée par les vibrations qui ont créé une fissure. Il peut s’en occuper mercredi, il faut compter 1 journée complète de travail car il doit aussi nettoyer le circuit du produit de colmatage.

Nous allons ensuite nous promener en ville. On y retrouve les Passifou qui sont garés face au canal depuis 2 jours, pas si mal comme bivouac, on y viendra surement après l’anniversaire de Vatea. On papote tous ensemble puis retournons au camping, ils nous suivent pour que nous puissions fêter ça avec eux.

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4 Ushuaïa3

Mardi 8 avril : Joyeux anniversaire Vatea, 8 ans aujourd’hui !

Nous mangeons un bon repas : saumon cuit au four et frites. L’après-midi, on fait le gouter d’anniversaire dans le salon qu’on a décoré pour l’occasion. Vatea est heureux de ses petits cadeaux : pingouins en peluche, en pierre, jeux de société, stickers, magnet…).

4 Ushuaïa1

Le soir, je découvre ma nièce, Lilou, sur skype. Après une bonne douche bien chaude, nous nous retrouvons avec Céline et Nico dans le salon du camping, les enfants sont dans le cc en train de regarder un dessin animé.

Mercredi 9 : nous avons rendez-vous au garage à 10h. Durant la matinée, nous restons à l’intérieur du cc pour faire école. L’après-midi, nous partons à pied visiter le centre. L’Avenida Saint-Martin est remplie de boutiques, on y achète quelques petits souvenirs (autocollants, tee-shirt, cartes postales,…). Nous rentrons par la côte, le long du canal de Beagle, la vue est belle, on voit au loin l’Isla Navarino qui fait partie du Chili. On passe par le monument consacré aux combattants des îles Malouines puis par le port. Par endroits, on se croirait dans les rues de San Francisco tellement c’est pentu, mais non, on est presque au bout du monde…

4 Ushuaïa5

4 Ushuaïa4

4 Ushuaïa6

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De retour au garage vers 17h, le mécano n’a pas tout à fait terminé. On en profite pour écrire nos cartes postales, un petit mot depuis le bout du monde c’est assez symbolique pour la famille et nos amis. On quitte le garage vers 20h, 2200 pesos de réparation, ce qui fait 220€ pour une grosse journée de travail. Nous partons nous garer en ville, Plaza Islas Malvinas, là où nous avions retrouvé les Passifou. Nous sommes face au canal, proche du casino et du supermarché La Anonima, à deux pas du centre ville, la vue est sympa, on a même trouvé une prise pour se brancher et une connexion wifi gratuite, franchement que demander de plus ! Seul hic, le passage de la route et donc le bruit des voitures.

Jeudi 10 avril : il y a un bloceos aujourd’hui dans la ville (raison politique), impossible donc d’y entrer ou d’en sortir, on est coincé ici jusqu’à demain.

On part en ville poster nos cartes postales et s’aérer. On croise par hasard Jean-Phi, que j’ai connu grâce à son forum de voyageurs et que  nous avions rencontrés à Puerto Natales. Ils viennent de faire une excursion au cap Horn, fantastique ! Ils filent maintenant vers le Perito Moreno. Sous leur conseil, nous allons à l’office du tourisme pour faire tamponner nos passeports « Ushuaïa ».

On finit notre journée en faisant école et le tri des photos.

Vendredi 11 : ce matin, il neige ! Mais le ciel semble s’éclaircir au loin et on se dit qu’on irait bien visiter le Parque Nacional Tierra del Fuego situé à 12km à l’ouest d’Ushuaïa.

Parque Nacional Tierra del Fuego, 630km2 qui s’étendent du canal de Beagle au lago Fagnano. Les chemins de randonnées sont très faciles, certains longent les baies et les rivières ou traversent les denses forêts indigènes, offrant de superbes paysages. En automne, les forêts de nires prennent des couleurs rougeoyantes.

Mapa-Parque-Nacional-Tierra-del-Fuego-2.jpg

D’innombrables oiseaux vivent dans le parc (condors, albatros, cormorans, goelands, sternes, huîtriers, grèbes…). Des animaux tels que le castor, introduit en 1946, on envahit la région, provoquant d’énorme dégâts écologiques, bouleversant le cours des rivières par la construction de barrages. On peut aussi voir des renards qui profitent de l’abondance des lapins.

Nous entamons la piste du parc jusqu’au lago roca, puis allons au centro de visitantes où un joli musée présente la flore et la faune locale, ainsi que des maquettes représentant la vie des indigène à l’époque.

5 PN Tierra del Fuego

5 PN Tierra del Fuego1

Nous roulons ensuite vers la magnifique bahia de Lapataia. Là se rencontre la forêt australe, la montagne et la mer.

5 PN Tierra del Fuego3

On se pose sur le parking, c’est ici (voir le panneau) que prend fin la ruta 3 qui démarre à Buenos Aires 3079 km avant. Nous mangeons sur place et faisons connaissance avec un renard peu farouche.

5 PN Tierra del Fuego2

5 PN Tierra del Fuego4

On se promène ensuite sur le senda castorera d’où l’on aperçoit d’impressionnants barrages de castors construits sur de petits étangs. Le travail fait autour des troncs est incroyable, la plupart des arbres sont tous coupés.

5 PN Tierra del Fuego5

Tout au bout, la vue sur la baie est magnifique, on ressent là une réelle impression de bout du monde.

5 PN Tierra del Fuego6

Au retour, nous retrouvons Jean-Phi, sa femme et sa fille. On discute ensemble un petit moment avant de monter au mirador Lapataia pour avoir une vue d’ensemble sur la baie : paysage d’herbes jaunes, d’arbres pliés par le vent, de marécages, de monts rocailleux et de cimes enneigées.

Nous reprenons maintenant la route en sens inverse, on s’arrête pour faire un autre sentier de castor. Nous n’en verrons pas mais les barrages qu’ils construisent sont impressionnants.

5 PN Tierra del Fuego7

Nous faisons ensuite la petite boucle autour du lago Negra, joli lac niché dans la forêt, les couleurs d’automne sont spectaculaires. La saison est intéressante pour les couleurs, nous avons eu du soleil, mais il fait relativement froid, ce qui ne nous motive pas à faire davantage de randonnées dans le parc. On se rend pour terminer dans la baie Ensenada, petite crique de galets bordée par la forêt, qui offre une vue sur l’Isla Redonda.

5 PN Tierra del Fuego8

Nous repartons en ville et bivouaquons comme la vieille après avoir fait quelques courses et un passage chez le coiffeur pour Pierre.

6 retour Ushuaïa

Samedi 12 avril : nous allons remplir nos bouteilles de gaz et quittons Ushuaïa pour prendre la piste longeant le canal de Beagle plus à l’est, jusqu’à l’Estancia Haberton , une des plus anciennes estancias de l’île.

7 vers Estancia Haberton

Elle fut fondée en 1886 par l’un des 1er missionnaires, Thomas Bridges, pasteur anglican qui se distingua toute sa vie par son respect et son attitude protectrice à l’égard de la population locale : les Yamanas. Aujourd’hui l’estancia, installée dans une jolie anse, ne pratique plus l’élevage ovin, mais elle est toujours gérée par les descendants de Bridges. Nous décidons de parcourir la piste y menant car les paysages y sont somptueux, un échantillon parfait de ce que peut offrir la Terre de Feu : forêts, marécages, côte déchirées et vastes steppes plantées de lengas banderas (arbres drapeaux) complètement déformés par le vent austral. En chemin, nous apercevons au loin, sur l'île chilienne Navarino, le petit port de Puerto Williams, certains considèrent d'ailleurs que Ushuaïa lui aurait volé le titre de ville la plus australe du monde, mais ça n'est qu'un minuscule village, il n'a donc pas ce titre.

7 vers Estancia Haberton1

Nous sommes seuls sur la route dans ce décor sauvage, seuls au bout du monde…

7 vers Estancia Haberton2

7 vers Estancia Haberton3

7 vers Estancia Haberton4

7 vers Estancia Haberton5

7 vers Estancia Haberton6

Dans l’après-midi, nous rebroussons chemin, nous avons la belle surprise de voir une famille de grands pic-verts, le mâle a la tête rouge vif, mais il fait trop sombre dans la forêt pour avoir un bon rendu de photos, dommage.

On s’arrête au lago Fagnano près de Tolhuin où nous passons une nuit tranquille.

8 route du retour

Dimanche 13 avril : Il pleut des cordes et il fait très froid, pas grave, c’est une longue journée de route qui nous attend, nous quittons Tolhuin vers 10h. On s’arrête après Rio Grande pour manger et passons la frontière en début d’après-midi.

8 route du retour1

La piste commence, on prend la route qui mène vers Onaisin puis qui remonte vers Bahia Azul, des 3 routes possibles, il parait que c’est la moins pire. Celle qui monte directement depuis San Sebastian est très empruntée par les camions et donc complètement défoncée. C’est long, la piste est boueuse, le camping-car aussi ! C’est désertique, à part des guanacos et des moutons, on ne croise personne.

8 route du retour2

Les 40 derniers kilomètres sont goudronnés, ouf ça fait du bien ! Nous arrivons à Bahia Azul et le ferry qui part toutes les heures est déjà là. Il est 19h, il fait presque nuit et nous pensions dormir là, mais finalement autant prendre le bateau tout de suite. On nous indique de monter à bord, après 20 minutes de traversée du détroit de Magellan, nous débarquons. On suit les voitures et les camions, personnes ne s’arrête après la sortie du bateau, on s’étonne donc de partir sans avoir payé quoi que ce soit !

La frontière est à une trentaine de kilomètres, on s’y rend. C’est la première fois que nous passons 2 frontières le même jour. Après avoir mangé et passer la douane, nous nous garons un peu plus loin pour passer la nuit. Nous sommes sur la fameuse ruta 3 qui remonte jusque Buenos Aires, des kilomètres de steppe désertique en perspective, en pleine Patagonie côté Atlantique cette fois. Un sentiment étrange nous envahit puisque nous sommes allés le plus au sud possible et maintenant notre route repart vers le nord! 

 

 

 

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Argentine
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commentaires

Alice 17/06/2014 15:34

Vous étiez ensemble au bout du monde!!!
Bravo pour ce superbe article... Quelle aventure!!

Gilles Galichet 09/06/2014 18:57

Ca sent le retour... Nostalgiques? nous avons tellement partagé, grâce à Vivi, vos émotions que ça va nous manquer...

nounou 09/06/2014 12:03

Qui est la personne âgée qui bivouaque aussi ? ;-)
"Nous repartons en ville et bivouaquons comme la vieille après avoir fait quelques courses"
Preuve que je lis bien ton blog ;-)
Bisous à vous tous.