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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 22:13

        Du 5 au 12 décembre 2013    

 

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Ca fait du bien de reprendre la route après 2 semaines passées à Oberland près de LaPaz et on est tout excité de découvrir d’autres endroits.

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Après plusieurs heures de conduite, nous nous arrêtons près de Oruro, c’est à mi-chemin entre LaPaz et Potosi. Les thermes de Obrajes sont une belle occasion de se prélasser dans une piscine chaude. En plus, nous avons droit à un bassin privé ! Nous faisons également connaissances avec un couple de hollandais voyageant en MAN. Ah, ces engins nous impressionnent toujours autant ! Ils nous conseillent sur les itinéraires à prendre,…

4 thermes de Obrajes + route1

Le lendemain, nous reprenons la route vers 9h. Nous empruntons les beaux axes, les routes sont asphaltées et les paysages grandioses. La Bolivie a pour nous un air des parcs de l’ouest américain : canyons, formations rocheuses, couleur rouge et ocre.

4 thermes de Obrajes + route2

4 thermes de Obrajes + route3

4 thermes de Obrajes + route5

4 thermes de Obrajes + route4

Il est 17h en approchant de Potosi, on se dit qu’il est préférable de bivouaquer un peu avant la ville et trouvons un parking face à un balnearios dans le village de Tarapaya. Le lieu est tranquille, il n’y a quasi pas de passage. On fait un peu d’école et passons une bonne nuit.

5 Potosi
Le matin, nous quittons notre bivouac pour nous rendre dans la ville. Grâce aux fichiers des autres voyageurs, nous trouvons un hôtel, « résidence Copacabana » dans le centre ville qui accepte notre camping-car dans son modeste parking. Ca fera bien l’affaire pour visiter la ville le cœur léger et dormir tranquille.

Après avoir fait notre matinée CNED, nous partons donc dans l’après-midi à la découverte de Potosi.

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Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et perchée à 4090m d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (Lhassa au Tibet est battue !). Mais l’histoire de Potosi ne se résume pas à son altitude. C’est ici l’un des témoignages les plus marquants du pillage des ressources par la colonisation et qui fut au cœur de l’enrichissement de l’empire espagnol. En 1544, Huallpa, un indien de l’altiplano découvrit une montagne d’argent, les conquistadors apprirent l’immense richesse cachée dans la montagne et très vite Charles Quint fonda Potosi, la ville impériale au pied du fameux Cerro Rico (mont riche). La cité devint la plus grande et la plus riche des Amériques. Lorsque le filon commença à s’épuiser, le déclin et la pauvreté s’abattirent sur la ville. 4 siècles de productivité dans des conditions de travail abominables pour les esclaves indiens et africains qui mouraient surtout d’intoxication ou d’accident lié au danger de la mine. Aujourd’hui encore, les mineurs travaillent dans des conditions difficiles, l’extraction de l’argent est à petite échelle, la mine survit surtout pour celle de l’étain, le zinc et le plomb. Aujourd’hui le cerro rico est un vrai gruyère, plus de 10 000 galeries et plusieurs milliers d’entrées.

Mais Potosi a gardé de son passé, une somptueuse architecture coloniale.

On commence par se balader aux abords du marché et tombons rapidement sur San Lorenzo, une église, de style indigène. Nous passons ensuite dans la Calle Quijarro, restaurée à l’identique, comme en 1700, les couleurs ont été obtenues à partir des pigments du cerro rico.

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La plaza 10 de Noviembre est joliment arborée et bordée d’édifices religieux et coloniaux, dont la Cathédrale malheureusement fermée lors de notre passage.

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On pousse un peu vers l’Iglesia San Francisco, elle présente une belle porte et 2 colonnes torsadées.

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            en haut à droite: le cerro rico                                        en bas à gauche: le diable porte-bonheur des mineurs

 

On revient par le boulevard piéton de Padilla, on s’extasie un peu devant les affiches du cinéma.

On termine notre journée par une visite qui tenait à cœur aux enfants : la casa nacional de Moneda.

Cet édifice est le plus grand et le plus important bâtiment civil colonial des Amériques. C’est ici qu’on frappa la monnaie jusqu’en 1869, sur d’antiques matrices mues par des esclaves d’abord, par des chevaux ensuite. De 1869 à 1909, ce sont des machines à vapeur qui effectuèrent le travail.

Tout est encore en place aujourd’hui, même la charpente et le plancher sont d’origine.

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Cette maison est donc un formidable musée. En plus des nombreuses pièces en argent d’époque, on peut voir des toiles intéressantes par exemple la vierge dont la robe représente le cerro rico. Ce tableau symbolise la trinité de l’histoire bolivienne : les mines, la religion, la pachamama.  

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Il y a aussi une section archéologique et minéralogique, une section meubles coloniaux et argenterie.

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Avec l’argent qui passait ici, on ne s’est pas contenté de faire des piécettes de monnaie, on façonna aussi toute sorte d’objets, comme un pot de chambre par exemple !!!

 

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Après une visite de 2h commentée par un guide en français, les enfants iront frapper leur propre pièce qui deviendra du coup un souvenir très « précieux ».

De retour au camping-car en fin de journée, on décide finalement de partir le lendemain et de ne pas visiter la mine du cerro rico, certains passages étant très étroits et les émanations toxiques importantes.

Nous quittons Potosi pour Sucre, mais un bloqueos à la sortie de la ville nous oblige à emprunter une piste durant une grosse demi-heure.

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On arrive à Sucre vers 12h. Le jardin de Felicidad et Alberto (repère de voyageurs) est fermé, nous allons donc nous garer au parc Bolivar pour le plus grand bonheur de nos 2 loustics !

Après le repas, nous faisons un rapide tour en ville, mais c’est dimanche et tout est fermé. Nous allons donc comme promis faire un tour au parc Bolivar situé devant le pompeux palais de justice.

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C’est en fait un mini parc d’attraction gratuit, seules quelques activités demandent quelques bolivianos. Les enfants passeront donc l’après-midi à jouer dans un toboggan géant en forme de dinosaure, à faire un tour en voiture électrique, ect…

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En soirée, nous bougeons vers un bivouac plus calme, une petite place non loin du centre ville.

A 9h le matin, nous voilà prêt pour visiter la capitale constitutionnelle du pays. C’est une ville repos, inscrite au patrimoine de l’Unesco, à 2750m d’altitude où l’on savoure la douceur du climat.

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Mais notre balade commence dans l’angoisse, je m’aperçois que j’ai à nouveau perdu ma carte bancaire. Grand moment de solitude !!! Je fonce à la banque du distributeur dans lequel j’ai retiré hier soir, ouf, elle est là !!!

Nous sommes sur la plaza 25 de mayo, place principale avec ses fontaines, jardinets et grands arbres où trône la statue du maréchal Sucre, elle est entourée d’édifices coloniaux. Nous admirons en premier l’extérieur de la cathédrale, puis l’église et couvent de San Felipe de Neri, l’intérieur étant fermé aujourd’hui.

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En passant, nous visitons rapidement le petit museo de anatomia humana. Cela ressemble plutôt à une salle destinée aux étudiants en médecine avec des morceaux de pièces humaines, des fœtus, ect dans des bocaux au formol ou des planches en plâtre. Mais les enfants semblent contents d’apprendre plein de choses sur leur corps et comment il est constitué.

On s’arrête dans un petit café manger tacos, panini et sandwich avant d’aller au cyber pour donner des nouvelles à la famille.

Nous allons ensuite nous promener le long des petites boutiques d’artisanat et croisons par hasard Audrey, Gaël et Jules, avec qui nous avions voyagé plus de 4 mois. Ils nous apprennent qu’ils s’installent ici, ils ont loué une maison et cherchent à ouvrir un camping.

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Nous continuons notre balade dans le marché où nous dégustons un délicieux smoothie préparé sur place par les mamitas avec les fruits de notre choix.

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Le petit musée de Etnografia y Folklore étant gratuit, nous en profitons pour aller admirer l’expo des superbes masques rituels de tout le pays, figures zoomorphes, divines ou hallucinées…

Nous allons ensuite visiter le musée anthropologique Charcas, il est réputé être le plus beau musée de la ville, mais nous en serons un peu déçus. Il y a une section d’art contemporain bolivien avec quelques jolies peintures, une section archéologie (poterie, silex, bijoux, tissus, momies et crânes), section ethnographique et une collection d’art colonial.

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Avant de rentrer au camping-car, nous passons au supermarché, rares dans ce pays, faire nos dernières provisions pour affronter le salar d’Uyuni.

Au réveil le lendemain, il pleut des cordes, nous devions aller au parque Cretacico, un site où l’on peut voir des empreintes de dinosaures, mais vu le temps pourri, nous traçons directement à Potosi.

Durant les 150km, la pluie ne cessera quasi pas de tomber. Nous arrivons à Potosi vers 15h, comme à l’aller, nous n’avons pas trop envie de bivouaquer dans la ville, nous retournons à Tarapaya, mais cette fois pas sur le parking du balneario, mais juste quelques kilomètres avant, en empruntant une petite piste on arrive à une petite lagune, ojo del inca (œil de l’inca), dont les eaux sont chaudes. Le soir donc on se fait tous les 4 un petit bain, entourés de belles montagnes à 4000m d’altitude, le kiffe !!!

7 ojo del inca + route potosi-uyuni

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9h, le lendemain, nous partons pour Uyuni, les paysages sont grandioses, nous faisant encore penser à certains endroits des Etats-Unis.

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La descente sur Uyuni est impressionnante, nous apercevons au loin l’immensité du salar. Le soleil est revenu et nous espérons que le salar est praticable pour notre Mauro !  

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Uyuni est un petit bled aux airs de bout du monde, il n’y a pas grand-chose ici à faire, juste le point de départ pour le salar. Son climat pourtant réputé glacial, nous bénéficions d’un beau ciel beu et d’une grosse chaleur.

7 ojo del inca + route potosi-uyuni7

Nous nous garons près d’un petit parc et faisons la connaissance de 2 autres familles, des allemands : Mickaël, Méli et Mia et des français : Polo, Valérie et leurs 2 enfants. C’est génial, on va être plusieurs !!!

A nous le salar !!!

 

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Bolivie
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commentaires

Emmanuel CLEMENT 17/01/2014 09:19

C'est bizare, ici, en France, je suis le " Dakar" qui passe justement par Uyuni et tous ces paysages magnifiques, le salar etc.... bravo, continuez ainsi :)

Barbizon 16/01/2014 13:47

Bonjour et bravo pour votre démarche! vos enfants ont de la chance d'avoir des parents comme vous, ouverts au monde. Vos photos sont sublimes, une vraie découverte pour moi qui ne connais pas
l’Amérique du sud1 Bonne continuation.

nounou 13/01/2014 01:36

Toujours de beaux commentaires et de très belles photos , bravo , vous pourrez éditer un beau gros livres.
Gros bisous à vous tous.