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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:48

    Du 28 janvier au 8 février 2014

Le titre parle de lui-même, vous verrez que sur cette étape, nous n’avons pas beaucoup de photos ou en tout cas pas de belles photos. D’abord parce que le temps ni était pas, nous avons eu pas mal de pluie, et aussi parce que les vacances scolaires ont fait que certains endroits étaient surpeuplés et donc nous avons tracé !

map-chili2.jpg

Bref, après être passé près du toit des Amériques (Aconcagua), nous passons la frontière chilienne assez rapidement. Le paso Tunel de Cristo redomptor est une sorte de drive où il est à peine nécessaire de quitter son véhicule.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago

La fouille ici sera tout de même très complète. Nous avons droit au chien pour détecter toute nourriture restée planquée. La poubelle de la douane accueillera donc notre melon, des tomates, des oignons, de l’ail, des œufs et un steack haché surgelé.

Nous faisons un arrêt quelques kilomètres plus loin au bord d’un lac pour manger. L’eau est bleu turquoise, c’est une station de ski et en cette période tout est désert, il n’y a personne.

1 Frontière, vers Valparaiso, vers Santiago1

Nous prenons la route en direction de Vinã del Mar et Valparaiso. Pas loin de 200km à parcourir sur une bonne route, mais payante. Nous commençons par aborder la route par une descente pleine de virages où la circulation est alternée. Nous faisons la file derrière de nombreux camions, ce qui nous retarde déjà pas mal.

Arrivés sur la côte, cela nous fait un drôle d’effet. On vient de la montagne et nous n’avions pas vu l’océan depuis longtemps. Malheureusement, ce sont les vacances scolaires, le trafic est dense et il y a foule sur les plages. En plus, ces villes sont réputées pour les vols, difficile de trouver un stationnement sérieux. On est un peu dégoutés, on décide de poursuivre notre route en direction de la capitale.

Nous trouvons un bivouac pour la nuit : une petite aire de service bien aménagée, il y a de nombreux jeux pour enfants et des wc.

Le lendemain, nous approchons de Santiago, la capitale. Sous les conseils de voyageurs, nous allons nous poser dans un petit camping sympa « Los Puentes » à une trentaine de km de la ville, dans le quartier Isla de Maipo.

2 Isla de Maipo

2 Isla de Maipo1

Finalement, comme nous ne sommes pas motivés à visiter la capitale (pas envie de prendre le bus, pas envie d’être dans la foule…), nous restons au camping dans lequel nous nous sentons bien. Nous avons sympathisé avec le patron qui nous offre des abricots de son verger et permet aux enfants de faire du quad à l’œil, de profiter du trampoline et même des chevaux ! Théo est au paradis, il a des activités à volonté et des copains (les enfants du patron) ! Il y a une belle piscine, des jeux pour les enfants et le camping n’est, pour une fois, pas bondé de monde. Bref, nous sommes tranquilles et passons donc 3 jours là. On fera école, lessives à la main, ménage, barbecue, ect…  

2 Isla de Maipo2

2 Isla de Maipo3

2 Isla de Maipo4

On partira avant le week-end car il y a du monde qui arrive et ça sent la longue soirée arrosée avec musique à fond et ça, on a déjà donné !

Après avoir refait le plein de courses au supermarché, nous voilà sur la ruta 5 en direction de Temuco. Sur cette partie du Chili, il n’y a strictement rien d’intéressant. Pierre fait donc 500km dans la journée. Les enfants s’occupent sagement dans le camping-car. On s’arrête pour la nuit sur une aire de service avec douches chaudes, extra !

Nouvelle journée très spéciale puisque c’est l’anniversaire de notre grand Théo (11 ans) ! Malheureusement, ça ne sera pas le plus beau qu’il ait connu puisque nous sommes sur l’autoroute et qu’il y a encore du chemin à faire avant d’arriver dans des lieux sympas. Aucun camping ici pour passer cette journée en mode « agréable ». On s’arrête à station essence COPEC, on sait que là on peut avoir le wifi et donc lui permettre d’avoir la famille et surtout son papa.

3 en route vers la region IX, anniv Théo

On fait un petit repas plus festif en nous posant un moment sur une aire (on n’a pas trouvé mieux), mais nouvelle déception, que nous prenons tout de même tous à la rigolade, le gâteau en glace est presque tout fondu ! Et oui, le congélateur a encore fait des siennes, et comme par hasard toujours quand il ne faut pas !

Après Villarica, nous bifurquons vers le Parc National Tolhuaca, très peu visité. L’entrée est chère, le camping obligatoire et il se met à pleuvioter. On zappe ! Le soir tombe, il faut trouver un endroit où se poser. Un peu plus loin, il y a des thermes, un grand complexe avec hôtel. On tente de voir si nous pouvons y dormir et profiter des sources chaudes. Le prix en est scandaleux ! On zappe aussi !

On commence à être très découragé et avons hâte de repasser en Argentine, où tout finalement nous semble plus facile et plus agréable. C’est du moins notre ressenti sur le moment.

Nous roulons donc tard vers le Parc National Conguillo, mais la piste est en bonne état. Vu l’heure tardive, il n’y a pas de guardaparque (gardien du parc) à l’entrée. Nous passons donc sans payer. Malgré la nuit qui tombe, nous apercevons des coulées de lave qui jalonnent l’entrée du parc (éruption de 2008) et prenons quelques photos depuis la laguna Captren, on voit les Araucarias de toute leur hauteur avec leur forme de parapluie. Ca donne un bel effet.

4 PN Conguillio

Le parc est en effet appelé aussi « Los paraguas » (les parapluies), allusion à ces très beaux arbres symboles de la région. Il abrite aussi le volcan Llaima (3125m) coiffé de ses fumerolles. C’est pour cela que l’entrée et la sortie du parc sont envahies d’immenses coulées de lave datant des éruptions de 1957 et 2008.

On roule quelques km plus loin et allons nous garer au lago Conguillo. Le camping est hors de prix, mais on nous dit que nous pouvons rester là sur le parking face au lac. Que demander de plus, on a la vue, c’est gratuit et on nous permet même d’utiliser les douches chaudes du camping situées juste à côté. Il pleut et ce temps ne changera pas durant toute la journée suivante. La météo indique que cela va durer encore plusieurs jours. On reste donc dans le camping-car à faire de l’école et tenter de s’occuper. Théo, courageux, ira pêcher sous la pluie. Nous prenons le temps de détailler la suite de notre parcours.

4 PN Conguillio2
En fin de journée, après avoir tous pris une bonne et longue douche chaude, Pierre propose subitement de quitter le parc. D’abord parce qu’il pleut de plus en plus et que la piste est très boueuse, il craint de ne pouvoir repartir, et ensuite parce que nous serons assurés de na pas payer le parc à la sortie.

On mange et partons vers 20h30, nous empruntons la route qui mène au sud du parc, nous l’aurons donc complètement traversé, toujours au milieu de ces magnifiques et majestueux araucarias. Belles surprises sur le trajet, malgré le manque de lumière, nous passons devant Arco Iris (arc en ciel), une lagune dont le nom parle de lui-même avec le volcan Llaima en toile de fond.

4 PN Conguillio4

chili-2 5670

Puis plus loin, la laguna verde et le champ de lave (éruption de 1957). Quel regret de n’avoir pas pu en profiter davantage, ce parc recèle de belles balades.

On sort du parc et regagnons la route asphaltée, nous nous posons pour bivouaquer dans un petit village paisible, Melipeuco.

5 Temuco, vers Villarrica

Le lendemain matin, nous quittons le village, apercevant le volcan un peu mieux dégagé. On décide de faire un détour et de passer par la ville de Temuco. En effet, là-bas, il nous sera possible d’acheter au bureau de la CONAF le pass familiale annuel nous donnant droit à tous les parcs nationaux du Chili (sauf Torres del Paine) pour 30000 pesos (40€). Ca vaut le coup, c’est vite amorti et ça ne nous donne plus l’impression de frauder.

On galère un peu à trouver le bon bureau capable de nous délivrer cette fameuse carte (S38°43.748 W072°35.307). Bref, après cette bonne perte de temps, nous filons faire des courses et traçons vers Villarica et Pucon, c’est là que commence la région des lacs côté chilien.

C’est une région couverte de prairies, de forêts, de lacs et de volcans aux sommets enneigés. Ca peut faire penser à la Suisse ou l’Autriche, d’autant plus que beaucoup d’allemands sont venus s’installer ici au XIXè s. Il y a des stations balnéaires un peu partout ainsi que des sources thermales.

Comme pour la côte, c’est une zone très touristique, beaucoup de monde donc, les abords du lac Villarica sont tous privatisés et les très nombreux campings à des prix ahurissants !

Après avoir tourné un peu dans Villarica qui ne nous emballe pas plus que ça, nous filons vers l’entrée ouest du Parc National Villarica (secteur Rucapillan). La piste est bonne mais très sinueuse. La nuit tombe et surtout la brume, on ne voit quasi rien. Guidé par le GPS, nous grimpons sur cette piste jusqu’à ce que le chemin semble s’arrêter. On se pose donc là, sans trop savoir où nous sommes vu l’épais brouillard qui nous entoure. Pour la première fois durant le voyage, nous avons un aperçu de ce qu’est le vent ici ! La nuit sera difficile car le camping-car bouge énormément, nous avons la sensation qu’il va tomber.

Mais quel spectacle au réveil quand on découvre que nous sommes au pied du volcan Villarica (2847m) parfaitement dégagé et le lac en contrebas. Nous sommes en fait garer dans la station de ski du parc.

6 PN Villarrica (entrée pucon)

6 PN Villarrica (entrée pucon)1

Après quelques photos et un tour sur la station, nous redescendons pour aller visiter Pucon.

Le temps est ensoleillé, tout ça nous rebooste bien. On arrive donc tôt dans le village, ce qui nous permet de trouver une place de choix quasiment face au lac et à quelques quadras du centre.

7 Pucon

La vue est plus sympa qu’à Villarica, situé à 25km de l’autre côté du lac, car le volcan est plus visible et le village semble être plus agréable. On se promène le long de la plage, puis vers le centre ville. Pucon est une station pleine de charme où le bois domine tant au niveau des batîments de type chalet bavarois qu’au niveau de l’artisanat fait essentiellement de bois et de laine.

7 Pucon1

Après le repas et un peu d’école dans le camping-car, nous louons pour 1h un vélo familiale et flânons dans les rues, ça fait du bien d’être ici après ces jours de pluie et de route. Du coup, nous passons la nuit là, profitant en plus de la connexion libre de l’hôtel d’en face.

7 Pucon2

On est tellement bien qu’on s’accorde une journée de plus. Ca nous permet de faire école, le blog, donner des nouvelles à la famille et aux amis. L’après-midi, les enfants vont jouer sur la plage puis nous partons marcher dans la ville.

Le lendemain, la pluie refait sont apparition, nous partons donc en direction du lac Caburga.

On fait un arrêt à « Los Ojos del Carburga ». Une rivière souterraine qui prend sa source dans la lac Caburga ressort à cet endroit et forme, vers janvier-février seulement, un grand puits naturel formé de cascades et enfoui dans la forêt. La ballade dans le site dure 1h environ, la végétation et la pluie nous rappelle un peu le Costa Rica.

8 Ojos del Caburga

8 Ojos del Caburga1

On continue notre route vers le lac, mais arrivé sur la plage nous sommes un peu déçus, rien de spectaculaire, la grisaille et la pluie y sont pour beaucoup.

Après avoir mangé, on se rend au Parc National Huerquehue. Ici aussi on trouve des forêts d’araucarias (en France on les appelle désespoirs des singes), des forêts de bambous, des canyons, des cascades et de nombreux lacs.

Nous arrivons dans le parc vers 14h, nous sommes motivés et commençons une longue marche, le sendero Los Lagos, le sentier le plus populaire du parc. Il mène en 5h aller vers 3 lacs magnifiques.

Nous ne faisons pas l’entièreté du trek qui nécessiterait plus de 10h aller-retour, mais allons jusqu’au 2 cascades. Le parcours longe d’abord la lac Tinquilco à travers une forêt de bambous, puis monte pas mal dès que nous pénétrons dans une forêt plus dense. Théo se prend pour Tarzan l’espace d’un moment en se pendant aux lianes des arbres.

9 PN Huerquehue

9 PN Huerquehue1

Nous arrivons enfin à la cascade Nido de Aguilla, petite halte pour goûter et reprendre des forces car après ça grimpe de plus belle pour arriver à un mirador donnant sur le lac Tinquilco tout en bas (c’est dingue tout ce qu’on a monté), puis à la cascadeTrufulco.

De retour après 4h de marche (ça faisait longtemps), nous prenons tous une bonne douche au camping du parc et restons gratuitement garé dans le parking pour la nuit.

Nous quittons le parc vers 10h du matin, il pleuviote. Nous abandonnons l’idée de faire les thermes de la région (il y en a une dizaine), c’est très cher, il y a de la piste à faire et en plus le temps ne s’y prête pas.

On se dirige vers la frontière, Paso Maluil Malal, pour repasser en Argentine. Nous allons traverser le Parc National Villarica, mais côté Est cette fois. Le parc contient 3 volcans : Villarica (2847m) que nous avons déjà vu quelques jours auparavant, le volcan Quetrupillan (2300m) et le volcan Lanin 3760m).  Cette entrée offre un paysage de forêt, lagunes, rivières et cascades. La vue sur Lanin est magnifique !

10 PN Villarrica (entrée frontière)

10 PN Villarrica (entrée frontière)1

Nous sortons du Chili en moins de 5 min de démarche. L’entrée en Argentine, 2km plus loin, nous prendra beaucoup plus de temps car il y a une file d’attente de plus d’1h, période scolaire oblige !!!

 

 

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Published by ensemble-autrement-au-bout-du-monde - dans Chili
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commentaires

Emmanuel 06/04/2014 23:33

Encore de jolis reportages, de belles photos. Content de voir que vous continuez à vous éclater.

nounou 06/04/2014 22:26

C'est beaucoup plus beau que la Belgique mais il y fait moins chaud . Bisous à vous quatre.